Interview d’Edith Kabuya #PA #PRO


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    Une interview d’Edith Kabuya

    23 juillet 2012 par La ptite Clo

    Bientôt les vacances. Qui dit vacances, dit bien entendu soleil, plage, bouquinage sous le parasol, puis qui dit vacances, dit aussi rentrée, donc forcément école, mais aussi rentrée littéraire. J’étais très excitée pour ce numéro du PAen. Parce que Paroles de Pros s’accorde aujourd’hui l’INTERVIEW DE L’ANNÉE. C’est une exclusivité, parce qu’il est évident que pas tout le monde n’aura la même chance que vous, lecteurs PAen, de lire une interview qui vous ait dédiés ; et que moi, d’interviewer un auteur 100 % pure race (d’autant plus que cette Pro va certainement rencontrer un grand succès dans les mois prochains, dont c’est un IMMENSE HONNEUR qui nous ait fait, SOYEZ-EN CONSCIENTS SINON JE VOUS TAPE).

    Plus qu’une jeune auteure en devenir publiée à la rentrée prochaine, c’est surtout une jeune auteure issue de PA, et oui, vous avez bien entendu, une made in PA dont le succès n’est pas à redouter tant on se souvient comme nous étions scotchés à notre écran quand elle publiait ses chapitres chez nous. La pire des sadiques a bien fait du chemin depuis cette époque…

    Aaricia ou Edith Kabuya, appelez-la comme vous voulez, répond ici à sa vraie première interview (je sais que tu as déjà donné des interviews Aari’, mais on s’en fout, officiellement, c’est à nous que tu nous accordes ta toute première !).


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    La ptite Clo : Aaricia, tu es la première Plume made in PA à avoir été publiée, et il se trouve en plus que Résurrection (de la série Les Maudits) est ton tout premier roman. Comment le vis-tu ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Je le vis encore comme si je rêvais et que j’allais bientôt me réveiller. Ça m’arrive parfois de me pincer pour m’assurer que c’est bien réel ! (rires) Je pense que c’est seulement lorsque je tiendrai le livre dans mes mains que je réaliserai que c’est vrai. Pour l’instant, je flotte dans une bulle.

    La ptite Clo : Selon toi, qu’est-ce qui t’a permis d’arriver jusqu’ici ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Le soutien incroyable que j’ai reçu de mon entourage et l’expérience que j’ai vécue avec PA. Sincèrement, sans l’existence de PA, je ne crois pas que j’aurais mené ce projet à terme.

    La ptite Clo : Est-ce que tu angoisses à l’idée de l’arrivée imminente de la rentrée littéraire, qui amènera avec elle la parution de ton roman ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Comme je le disais plus tôt, j’ai encore l’impression de rêver, donc je ne m’en fais pas trop pour la rentrée littéraire. Plus les jours avancent, plus j’ai hâte, mais peut-être qu’en août, ce sera différent ! On verra ;P

    La ptite Clo : Peux-tu nous toucher deux mots sur les Éditions de Mortagne, LA maison d’édition qui a COMPRIS que ton manuscrit était EXCEPTIONNEL ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Les Éditions de Mortagne ont été fondées en 1979, par Max Permingeat, et elles sont maintenant gérées par ses trois filles. De nombreux titres célèbres ont été publiés, tels que la Saga des Chevaliers d’Émeraude (Anne Robillard) ou Filles de Lune (Élisabeth Tremblay). Leurs ouvrages sont variés : guides pratiques, biographies, romans jeunesse et fantastique. Vous pouvez en savoir plus en cliquant ici : www.editionsdemortagne.com

    Ma maison est formidable, je n’aurais pas pu tomber mieux. Je travaille avec des femmes qui ADORENT leur travail.

    La ptite Clo : Que s’est-il passé entre l’envoi de ton manuscrit et aujourd’hui ? Comment s’est déroulée ta collaboration avec ton éditeur ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Ouf ! Ça se résume en un seul mot : CORRECTIONS. Il y a toujours du retravail à effectuer sur un manuscrit : remplir les lacunes, couper les longueurs, détailler certaines scènes, éliminer les contradictions, etc. Je reçois d’abord un rapport de lecture de la « coach » littéraire, ainsi que mon manuscrit annoté. J’ai le choix d’accepter ou refuser ses modifications, mais la coach possède un véritable œil de lynx pour relever les coquilles alors je peux lui faire confiance, tant que ça ne contredit pas le message que je veux transmettre. C’est une expérience qui se déroule dans le respect total, et j’en ai beaucoup appris en tant qu’auteure. J’en ressors bien plus expérimentée et la qualité de mon travail s’est nettement améliorée.

    Lorsque les corrections sont terminées et approuvées, il y a une dernière révision linguistique, une mise en page puis hop ! Direction imprimerie.

    La ptite Clo : La plupart d’entre nous ont connu la première version de Résurrection. Quelles sont les modifications que tu as dû apporter à l’histoire ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Avant de le soumettre aux Éditions de Mortagne, j’avais déjà réduit des scènes et tué un personnage important. Après le travail éditorial, j’ai ENCORE réduit des scènes et complètement éliminé l’existence d’un perso (R.I.P Colin : je te recyclerai un jour). En gros, la structure de l’histoire est demeurée la même, si ce n’est que l’origine de la Malédiction s’est modifiée, Vince ne fume plus, sa relation avec Robin est plus intense et complexe et des petits autres détails comme ça !

    Pour avoir une idée de ce que j’ai coupé : mon manuscrit est passé de 473 pages Word à 350…

    La ptite Clo : Pour les Plumes encore jeunes qui n’ont pas eu la chance de découvrir Résurrection (nommée Hantise, à une époque bien heureuse) sur PA à l’époque, pourrais-tu résumer l’histoire (même si on devine qu’il y a une fille qui n’en fait qu’à sa tête et un trop beau gosse dedans, comme dans toutes les histoires) ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : C’est l’histoire de Robin, une jeune fille de seize ans qui est victime d’une mort brutale. Elle est ressuscitée par Vince, le meilleur ami de son frère. En la ramenant à la vie, Vince lui transmet la Malédiction qui pesait sur lui et sur toute sa famille depuis des siècles. La nouvelle existence de Robin est une véritable descente aux enfers alors qu’elle doit gérer les symptômes de la Malédiction ET trouver la personne (ou la chose) qui l’a tuée. Fantômes, monstres, beaux gosses au rendez-vous.

    La ptite Clo : Rassure-moi, tu as bien enlevé le personnage de Zack Brocoli que je déteste tant, hein, hein, HEIN ?!

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Malheureusement, j’adore les brocolis. C’est bon pour la santé.

    La ptite Clo : Quels conseils pourrais-tu donner aux auteurs qui souhaitent tenter leur chance dans l’édition ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Les quatre indispensables : 1) Lire, lire, lire, lire. 2) Écrire, écrire, écrire. Surtout, écrire ce qu’ON aimerait lire. 3) Discipline, discipline, discipline. Prendre le temps d’écrire chaque jour, même s’il ne s’agit que de cinq minutes ou de deux lignes. 4) AVOIR DU FUN !

    La ptite Clo : Merci beaucoup Aaricia ! Quelques mots pour la fin ?

    Edith Kabuya (aka Aaricia) : Prout !

    La ptite Clo : Elle est adorable hein ?

    Chères Plumes, déjà victimes d’Aaricia ou pas encore (ça ne saurait tarder, cette fille est trop fatale pour laisser tout en ordre derrière elle), ne loupez en aucun cas la sortie cet automne du premier tome de la série Les Maudits, intitulé Résurrection. Vous ne le regretterez pas !

    En toute Pro qu’elle est, je n’ai pas besoin de parler de la maison d’édition qui a bien flairé le talent de la demoiselle, étant donné que cette dernière l’a évoqué toute seule. Je vous encourage donc à visiter le site internet de la maison… Vous y découvrirez les ouvrages qu’elle publie, mais aussi la bibliographie de notre chère Édith (si c’est pas la classe ça !).

    C’est sans doute le dernier Paroles de Pros que vous lirez. En tout cas, le dernier écrit de ma main. Cela a été un grand plaisir pour moi de rencontrer et interroger des Pros de tous les horizons rien que pour vous. Cela a été d’autant plus important pour moi de finir avec une interview d’Aaricia, pour vous montrer à quel point la passion de l’écriture, et le talent, deux critères dont regorgent les Plumes de PA, peuvent suffire à vous amener sur la même étoile qu’elle.
    Toutes les personnes rencontrées jusqu’ici, auteurs, éditeurs, autres professionnels sont d’accord sur la même chose : c’est possible.

    Saint-Exupéry le disait aussi : fais de ta vie un rêve… et d’un rêve, d’une réalité.

    La ptite Clo


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