Chez Vef - Juillet 2013 #IRL


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    Chez Vef - Juillet 2012

    23 juillet 2012 par Saïph et Cricri

    Saïph

    17 Mai, midi
    La valise est prête et le book dessin est bouclé. Il ne reste que moi qui surveille ma montre et mon appareil photo qui trépigne d’impatience. Dans ma tête, plusieurs mots dansent en une grande farandole. Dragonwing, Cristal, Sophinette, Train, Vefree, IRL. Cette liste est la formule magique de mon rêve plumesque. De plus, en grande privilégiée géographique, j’ai déjà vu la cabane bédouine qui nous attend au grenier, senti la métamorphose de la maison sous l’attention soignée de sa maitresse, le feu de joie immolant le bois usé. Les plumes sont attendues de pied ferme chez Vefree.

    Enfin, l’horloge indique l’heure du départ. Un bisou aux chats et me voila dans la rue toute dorée de soleil. Nez au vent, l’esprit se remémore les photos du trombinoscope. Car dans ces falbalas du bonheur, il y a une tache d’appréhension. Vais-je retrouver les plumes à la gare ? Un regard à ma valise flashi, je soupèse la Passe-Miroir dans mon sac et la tache disparaît. En avant camarade !

    17 Mai, 13h30
    Un flot s’écoule sur les escaliers du quai K flambant neuf. Au travers, je cherche une jeune femme en jean, avec un blouson en cuir et deux ailes de dragon invisible pour le commun des voyageurs. Mais j’aurais dû me douter que notre majestueux dragon attendrait que la piétaille soit passée pour apparaître à son tour. Pour moi, l’excitation est à son comble au point d’en perdre la parole. Faut dire qu’un dragon, ça impose.

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    17 Mai, 14h30
    « Le train en provenance de Bruxelles Midi est annoncé voie K. »
    Cinq minutes plus tard, la prédiction de Simone se voyait vérifiée. Avec un sac comme un tambour major et un air rieur, Cristal se détache de la foule. Juste à côté, les yeux pétillants, Sophinette. J’ai rempli ma mission, j’ai retrouvé tout le monde. Ces retrouvailles semblaient IrRéeLles. Quatre plumes d’argent dans la gare Part Dieu. Ce qui m’a amusée, c’est de voir que malgré nos apparences très diverses, nous avions toutes un point commun. La création dans le sang. C’est cette ressemblance qui a animé tout notre trajet de Lyon jusqu’à Roanne et tissé des liens que la toile nous aurait enviés.

    17 Mai, 15h45
    Le train prend un dernier virage, freine puis s’immobilise en gare de Roanne. Nous y voilà. Vef’ doit nous attendre sur le parking de la gare avec d’autres plumes. Nos bagages débordant de nourriture se font remarquer dans le passage souterrain, mais malgré la protestation des muscles contraints, un autre visage empreint de créativité (et de riz) attire nos regard. C’est Shaoran ! Mais l’aura semble plus grande, y aurait-il d’autres plumes ? Oui ! Nascana et Amélio sont là. Nous voilà sept. Moussaillons, le capitaine nous attend sur le pont à bord de sa voiture couleur anis.

    Cricri

    17 Mai, 16h00
    On quitte la ville et le paysage se fait collines, bleu ciel, vert feuille. Sur la banquette arrière de la voiture, j’ai un sourire béat. Pas de silences gênés, pas de flottements, je me sens au milieu d’une famille. Dans le rétroviseur, j’intercepte le regard pétillant de Vefree. Elle est douce et paisible comme une maman de conte de fées. Pourtant, P’tite Voix est bien là, qui jaillit parfois de sa bouche quand elle s’exclame. Saïph rayonne d’énergie et de bonne humeur : en digne scientifique, elle parle botanique pendant le trajet ! Derrière notre voiture, Shaoran et son petit équipage nous suivent à la trace.

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    Je me remémore les recommandations dont Cher Et Tendre m’a assaillie avant que je parte : ne rien casser, passer un bon moment, lui téléphoner quand j’arrive, prendre des photos de jeunes plumes sous la douche. CET, quoi.

    17 Mai, 16h40
    La Halte du Pèlerin apparaît enfin ! On remonte la route, on décharge et j’entends des voix qui nous appellent. SecretSpleen ! Carmae ! Keina ! Isy ! Ils sont là, assis dans l’herbe devant la superbe maison de Vefree, à profiter du soleil. Ni une, ni deux, je pique un sprint. J’ai une démarche de pingouin pressé, et pour cause : je suis encombrée de sacs. Attendre d’avoir rangé les affaires avant de faire les papouilles ? Et puis quoi encore !

    Nous nous installons tous sur la pelouse. À peine j’ai posé mon fessier sur un coussin que Saïph me fourre un livre entre les mains. La Passe-Miroir. C’est la première dédicace d’une longue série ; suivront, au fil du séjour, Vefree, Keina, SecretSpleen, Shaoran, Flammy, Elka, Neila ! J’ai honte de ma calligraphie d’ado mal grandie. Je rouspète pour la forme ; en fait, je suis hyper intimidée. Je crois que j’y ai pris goût.

    17 Mai, heure oubliée
    Tour du propriétaire. Les parquets chantent sous nos pieds. Le séjour est délicieusement désuet et accueillant. La petite cuisine déborde de bonnes choses. Le dortoir semble sorti tout droit des Mille et Une Nuits. Et cette odeur ! Une odeur de bois, de pierre, de campagne dont mon sac de couchage est encore imprégné aujourd’hui… Il y a aussi une vieille grange hantée, des vaches qui nous regardent de travers depuis les champs voisins et des chevaux obèses dont j’ai compris après coup qu’il s’agissait de juments enceintes.

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    Parenthèse de Saïph

    Au retour de notre excursion champêtre, tous s’attèlent à la préparation du repas sous le regard attentif de la maîtresse de maison. D’un côté on équeute le persil, la coriandre et la menthe, d’un autre on prépare le boulgour ; sous le préau, le charbon devient flamme, la table se débarrasse et ce ballet s’enchaine au rythme des rires et des allusions envers nos écrits.

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    Reprise de Cricri

    Très juste, Saïph, rendons hommage aux bons plats ! Arrive l’heure du dîner, puis du dodo. Shaoran qui rampe, se déhanche, se tortille pour entrer dans un sac de couchage, ça vaut le détour !

    18 Mai, 8h00
    C’est officiel : je ronfle. CET me l’avait dit, mais j’ai toujours pris ça pour de l’humour mal placé. Toutes mes excuses à Shaoran, ma voisine de dortoir-camping. C’est à moitié en pyjama que commencent les échanges de potins. On s’échange nos cahiers de notes, nous scribouillages, nos dessins et parfois, de façon un peu accidentelle, nos spoilers. Le livre ma-gni-fique des Pérégrinations d’une Cuisinière de Vefree, le plan top-secret du nouveau roman de Dragonwing, le trailer inédit d’ALE de Sophinette, les extra-terrestres de Saïph, les architectures génialissimes de Shao, les femmes en belles robes de Keina, et j’en oublie.

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    C’est juste magique. Plume d’Argent qui devient real life à 100%.

    18 Mai, 12h00
    À table ! Il pleuvote, mais rien n’arrête SecretSpleen et Carmae qui préparent le barbecue derrière un tour d’écharpe. Toutes les plumes sont mises à contribution pour préparer le repas. Partout des bonnes odeurs, partout des sourires. Beul jaillit derrière la fenêtre alors que nous entamons les desserts. La famille de plumes est presqu’au complet !

    18 Mai, 15h00
    Vefree organise un Bûcher Collectif, un vrai de vrai, tout en bois et en flammes. Chacun y est allé de sa petite liste de rouspétances et hop, à l’autodafé ! Perso, j’ai cramé mes cours de PHP.

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    18 Mai, 19h20
    On les a entendues avant de les voir : Hadana, Neila, Elka et Flammy poussent de grands cris depuis leur voiture en nous apercevant. Elles auront erré des longues heures sur les routes avant de trouver le bon chemin.

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    On s’embrasse, on rit, on se bouscule, on s’installe autour du feu, on boit et arrive l’heure de la grande photo, celle qui immortalisera le plus grand rassemblement de plumes argentées. Cette photo, rien que de la revoir aujourd’hui, ça me fiche le sourire et le bourdon à la fois.

    Évidemment, une IRL de plumes argentées ne peut pas faire l’impasse sur une partie de LG ! S’entretuer autour d’un bon feu, en mâchant de marshmallows brûlants, c’est un avant-goût du paradis. Carmae est un maître du jeu dans l’âme, il nous plonge immédiatement dans l’ambiance. Keina, Neila et moi serons les loups. Mais bon, je suis une très mauvaise comédienne, je me suis fait cramer en moins de deux (et puis Néné m’a honteusement trahie (et oui, je sais qu’elle n’avait pas le choix, mais flûte quand même (et de toute façon, j’aurai ma revanche un jour (et même que c’était trop bien quand même)))).

    Saïph

    19 Mai, trop tôt le matin
    Un réveil qui sonne avant le coq et des bruits feutrés de couverture. Oh non, c’est déjà l’heure du départ pour Cristal, Sophinette et Flammy ! Tant pis pour Morphée, plusieurs plumes repoussent le sommeil pour embrasser nos consœurs. Mais aussitôt disparues dans l’escalier, le combat s’achève dans les oreillers. Ce n’est qu’une heure plus tard que le soleil me tire des songes. Zigzagant entre les lattes branlantes, je rejoins la salle à manger où se retrouvent les lève-tôt autour d’un petit déjeuner étoffé. Beurre doux, beurre salé, pain, pain de mie, confitures et… des cookies ! Voila ce qui nous a occupés toute la fin de la matinée, un atelier cuisine improvisée.

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    19 Mai, midi et des poussières
    Alors que les cookies refroidissent dans un large saladier, Carmae nous propose un jeu. Nous n’avons qu’à choisir entre réflexion et brutalité. Nous choisissons Banzaï. Les règles sont simples. En se passant une carte, il faut reconstituer une famille et quand l’un des joueurs y parvient enfin, chacun se jette sur un pion. Bien sûr, pour pimenter l’ambiance, il n’y a pas assez de pions pour tous. Un combat endiablé s’ensuit et c’est Elka qui a gagné même si Neila et moi ne lui avons pas facilité la vie.

    Malgré ce combat chaotique, il fait beau et, pour la première fois du week-end, nous allons pouvoir manger dehors. Un délicieux rosé au basilic sert d’apéritif et une foule de plats se succèdent avec une certaine gourmandise. Cependant, dans cette atmosphère vacancière et créative, la montre reprend du service puisque Carmae, SecretSpleen et moi-même nous apprêtons à rentrer. La glace nous redonne un peu de courage, mais il est quand même difficile de quitter l’assemblée.

    19 Mai, je crois qu’il était 15h, mais dans tous les cas c’était trop tôt

    Sur le chemin du retour, le nez collé à la vitre, la miniature citadine reprend de la grandeur et le bruit de la ville étouffe le vent et les insectes. Dans le train, nous devinons les rires et les facéties des plumes restées chez Vef’. Je peux dire qu’une partie de mon esprit y est encore, malgré la cohue de la ville.

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    Merci à toutes les plumes et un immense merci à Vef’.

    Saïph & Cricri


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