Ecrire et féminisme



  • @JDD j’ai peut être les yeux dans le croutard ce matin et le cerveau qui ne radie pas pardon d’office XD tu peux développer par rapport à la question des viols? En suède il se passe quoi exactement ?
    le dernier point que tu soulèves me fait penser à un film avec Mads Mikkelsen “La chasse” , un très beau film qui effectivement soulève tout à fait l’hystérie qui peut se développer sous prétexte d’une simple accusation infondée et la destruction de la vie d’un homme innocent, il y a également la difficulté perceptible d’être un homme entouré d’enfants (travail, etc…) ici j’ai un ami qui est animateur et travaille avec les ados dans une mjc, il me dit toujours laisser la porte de son bureau ouverte lorsqu’il reçoit un/une ado pour ne pas risquer quoi que ce soit quand je pense que nous femmes ne nous posons pas nécessairement la question (enfin, me semble t il, j’ai peut être tord) , il y a de quoi réfléchir. C’est dur d’exprimer ce point de vue, et c’est bien que tu l’emmènes ici.

    "Je trouve que le féminisme dans les pays développés à pris une tournure un peu malsaine personnellement."
    peux tu développer? c’est intéressant comme point de vue.
    Et maintenant je te fiche la paix, pfffouf! ;-)

    Et en parlant homme/liberté/éducation/paternité/choix de vie : Capitaine Fantastique avec Viggo Mortensen - une claque , un personnage décalé, féministe (éducation des enfants, valeurs transmises) chomkyste (surtout) libre (jusqu’à ce que…) … j’aime beaucoup ce type de personnage celui de Viggo ou de Mads… on ne peut rester indifférent-e-s , ils apportent à la réflexion ou brisent les clichés. ça fait penser à ce que tu disais @Vylma sur l’importance des personnages masculins …



  • @babouhw ce topic est très intéressant et je suis contente qu’il soit là !!!
    À ta liste de livres je rajouterai volontier Les Quatre filles du docteur March (si ça ne fait pas un peu vieillot) de Louisa May Alcott et La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett. Je les ais lu et ils sont absolument merveilleux :star:
    Dans La Couleur des des Sentiments les personnages sont très attachants et fort, et en plus il n’y a que des femmes !



  • @amande_douce quand j’étais petite je voulais être Joe (peut être t’aura t elle parlé aussi ?) ^^ c’était ma favorite dans le roman, c’est même elle qui a provoqué ce rêve de devenir écrivaine (bon j’y suis toujours pas mouhaha) ! Il y a un remake du film (celui avec Winona Ryder) qui va sortir avec Emma Watson… preuve que ce roman n’est pas si vieillot et toujours inspirant. ;-) curieuse de voir comment ils vont actualiser le tout…

    Oh oui la couleur des sentiments!!! J’ai pleuré mais qu’est ce que ces femmes sont belles dans leur combat, des portraits si bien brossés… <3



  • Le sujet est intéressant…
    Depuis quelques années avec mon mari on essaie vraiment de suivre/lire/écouter des choses sur le féminisme. Quand on en parle tous les deux, on se rend compte tous les deux qu’on a vraiment intériorisé des schémas venant des parents/amis/télé/environnement et que c’est pas toujours facile de les dépasser.
    En tout cas j’ai pas l’impression qu’il y ait une “vague” de féminisme en littérature, je lis assez peu de livres papier sur le sujet en lui-même (mais je lis assez peu d’essais en général), je préfère les articles en ligne, les blogs, threads twitter etc. Et de toute façon mes choix s’orientent naturellement vers des féministes (Nadia Daam <3 Pénélope Bagieu <3 Giulia Foïs <3 Klaire fait grrr <3 Florence Porcel <3 et j’en passe…)
    Et en terme de fiction, je me rends compte que de plus en plus mes goûts vont vers des récits qui intègrent “naturellement” des positions féministes. Par exemple, les histoires d’héroïnes (badass ou non) qui tombent systématiquement du bogoss-mystérieux-et-torturé-qui-en-fait-voir-de-toutes-les-couleurs-à-sa-belle, ben non. Ça marche plus chez moi. Je préfère quand l’héroïne tombe amoureuse du gars sympa, qui la soutient dans toutes ses épreuves et se montre compréhensif (les romans de Rainbow Rowell sont un bon exemple à ça), parce que 9 fois sur 10, c’est comme ça que ça se passe dans la vraie vie. (Bon, là c’est tiré de mon vécu personnel, à la fac je suis sortie pendant quelques mois avec un gars du genre bogoss-mystérieux-et-torturé et franchement, ça a été l’enfer. Et puis j’ai rencontré mon mari. Voilà.)
    Bref, à mon sens, si on veut éduquer les générations futures, il suffit de leur mettre les bons auteurs entre les mains… mais c’est sans doute plus facile à dire qu’à faire.
    Enfin, mon féminisme au quotidien… ben comme je le disais plus haut, j’essaie de déconstruire les schémas intégrés, même si parfois c’est dur (ayant un tempérament plutôt doux et passif, j’ai toujours tendance à “laisser faire”, heureusement que monsieur est plus vigilant que moi sur le sujet). Lui et moi on ne veut pas d’enfants, et c’est déjà une petite bataille qu’il a fallu expliquer à nos proches. On est d’ailleurs en train de réfléchir à une solution plus radicale pour éviter l’inconvénient de la pilule (ce bidule chimique que j’ingurgite depuis 20 ans sans m’être jamais demandé quels changements ça provoque), et il est prêt à passer sur la table d’opération (mais bon, pas tout de suite, on a d’autres soucis en tête pour l’instant)…
    (D’ailleurs, un truc qui m’exaspère au plus haut point dans les fictions, c’est la finalité “fonder une famille” sous-entendue dans toutes les romances !)
    Dans mes fictions, et notamment dans (Une Silfine), comme l’histoire a été commencée il y a longtemps, je pense qu’il y a encore des schémas inconscients qui traînent, il faudrait que je balade un oeil critique dedans pour corriger ça. Maintenant, j’essaie vraiment de faire attention à ça et, par exemple, d’écrire le schéma de romance que j’aimerais vivre et pas celui qu’on m’a fourré dans le crâne depuis l’enfance.
    Voilà, j’ai pas vraiment d’oeuvres ou d’auteurs à conseiller, mais je suis preneuse de tous les noms déjà donnés !



  • @Keina /! commentaire perso /Ah tiens c’est intéressant ce que tu mentionnes sur le bogoss-mystérieux-et-torturé… j’étais très attirée par mon ex pour ces raisons (et aujourd’hui je qualifierai notre looongue relation d’assez toxique) et mon chéri actuel est tout l’inverse : bienveillant, compréhensif, etc… et je me rends compte à quel point effectivement les oeuvres dans lesquelles j’ai baigné ont même influencé ma vie amoureuse :o !



  • on a bercé dans les histoires de bogoss-mystérieux-torturé genre dirty dancing (même si je l’ai toujours trouvé moche avec sa banane XD ) c’était typique, souvent dans ces films et histoires du genre ce qui prévalait c’était aussi la capacité de l’héroïne à faire “changer” le bogoss torturé (le piège pour nous) en bogoss-mystérieux-clean et ça existe encore hélas… mais on voit aussi de plus en plus prévaloir les côtés sombres de ces personnages et l’incapacité de l’héroïne a changer celui qui peut devenir le monstre (sauf si elle s’y soumet de plein gré et que ça fini en Grey ^^ )…
    je me demande combien on est à avoir connu ce genre de bonhommes…trop surement.
    Comme quoi encore une fois, il faut réfléchir à deux fois lorsque l’on créée pour ne pas laisser ces vieux clichés du prince charmant exister mais comme tu dis @Keina mettre le mec sympa (et tout autant charmant c’est juste qu’il n’est pas torturé lui) en valeur par une relation amicale ou amoureuse.
    Et c’est un beau cheminement que vous vivez avec ton partenaire, vous avez l’air de vous apporter beaucoup l’un l’autre ;-)


  • Plume d'Argent

    First things first : ces vidéos sur l’histoire du féminisme sont super.

    Now, le petit questionnaire.

    :urn: Que pensez vous de cette vague féministe qui envahit les étagères de nos librairies ?
    Bah je suis pas spécialiste du sujet mais bien que je sois d’accord avec l’augmentation générale des personnages féminins pas trop stéréotypés, je dirais pas que c’est une vague, plutôt un rapprochement avec le 50/50. Mais si la parité homme-femme c’est la submersion du tsunami féministe…

    :urn: Quelles sont les recettes pour un bon roman féministe ?
    Comme dit Litchie, un romans avec des personnages féminins bêtement humains. Et je rajoute une petite louche de mon cru : un roman pas plus hétéro-normé que la société dans laquelle nous vivons. Donc des personnages LGBTQ+ (je ne fais pas un manifeste ou quoi que ce soit, je dis juste que autant la représentation des femmes a clairement progressé, autant il reste du chemin à parcourir côté LGBTQ+, et ça me paraît être aussi une cause du féminisme (mais j’entends que vous puissiez ne pas être d’accord)).

    :urn: Politique et Féminisme dans un roman ça te parle ?
    Margaret Atwood (je n’ai aucune originalité @Mary) et Jeanne A-Debats (et G.R.R. Martin ? ça se discute).

    :urn: Freud et les femmes dans les romans ?
    Vraiment à part ses écrits sur l’inconscient qu’on étudie en cours de philo Sigmund est un territoire vierge pour moi.

    :urn: Comment intégrer le féminisme dans une optique de sensibilisation ou d’éducation auprès d’un public jeune (ado enfant) ?
    Ouhlà… Question casse-gueule. En leur faisant lire des romans féministes (évidemment pas que, mais il faut en lire, et il faut insister pour replacer les romans sexistes dans leur contexte, expliquer que c’est une représentation qui n’est plus applicable aujourd’hui) et en faisant des cours d’éducation civique sur le sujet (un cours sur l’histoire du féminisme par exemple, pour faire comprendre d’où vient le combat et pourquoi il est important).

    :urn: C’est quoi ton féminisme au quotidien ?
    Bah étant donné que ma prépa cinéma est une sorte de havre rêvé du féminisme, une safe place pour les femmes et plus généralement pour tout le monde, quelque soit ton orientation ou ton genre et où que tu te places par rapport à ces notions-là, et que vraiment tout le monde, homme, femme, homos, hétéros, cis, trans et autres, sans forcément être féministe, respecte les principes du féminisme, je dirai que mon féminisme au quotidien, c’est… bah, mon quotidien. Sérieusement. Ce genre d’endroit existe :-)

    :urn: Tu vois ça de quel œil ?
    Malheureusement, comme une nécessité toujours absolue, d’être féministe et de défendre le fémnisme. Il y a encore tellement de progrès à faire que je ne vois pas comment on peu se passer des combats féministes.

    Voilà… C’est drôle, j’ai été hyper-sérieuse dans cette réponse, je m’y attendais pas mais en même temps c’est un combat qui me tient tellement à cœur… Enfin voilà :green_heart:



  • Allez, je réponds aussi du coup ^^ et puis qui regarde Sex Education? paraît que ça vaut le détour selon cheek magazine.

    Que pensez vous de cette vague féministe qui envahit les étagères de nos librairies ? dixit ma libraire
    si cela pouvait être une norme et que l’on n’en soit plus à en faire ce type de constat ce serait ça de gagné, le féminisme ne devrait plus être une entité à part mais part intégrante à bien des romans, .comme cela devrait être courant dans la vie de tous les jours. Se sentir étonnée d’une telle “vague” n’est il pas aussi le tenant d’une société qui évolue vers du positif certes mais reste encore malade? Je rejoins également @Mary et @Litchie quant au problème du marketing (mais déjà développé plus haut)

    Quelles sont les recettes pour un bon roman féministe ?
    De l’humain encore et encore, tant qu’il y en aura continuer à sensibiliser sur différentes causes/luttes, tenter d’ouvrir les esprits, de dénoncer ou d’ouvrir sur un autre monde possible, faire grandir des individus que l’on croise tous les jours qu’importe le genre, l’âge, etc… révéler les beautés multiples de l’humanité, ces failles aussi…

    Politique et Féminisme dans un roman ça te parle ?
    Tant que les politiques ne seront pas humanistes et du coup féministes, qu’il y aura encore une gouvernance patriarcale ou que les politiques useront du féminisme pour arriver au summum de l’état et le mettre à la poubelle par la suite, oui, c’est nécessaire de l’aborder peu importe la fiction (la servante écarlate, la couleur des sentiments, le cœur battant de nos mères et tant d’autres qui embrassent des causes diverses puisque le féminisme est pluriel et de fait politique dans son combat)

    Freud et les femmes dans les romans ?
    J’aurais aimé que mon père lise un peu plus de romans anti freud que de trouver des solutions à ses problèmes paternel quant à sa bande de filles à élever au travers du barbu XD Freud et le féminisme c’est comme Fallope pour nos trompes, deux mondes aux antipodes l’un de l’autre!

    Comment intégrer le féminisme dans une optique de sensibilisation ou d’éducation auprès d’un public jeune (ado enfant) ?
    @Mouette a tout dit et @Keina avec, je rajoute que dans nos processus créatifs, utiliser l’humour pour déconstruire des stéréotypes sexistes c’est une bonne astuce (albums jeunesse, c’est pas mal) , la douceur des métaphores comme pour l’album des papillons noirs (magnifique) , avec les ados ont peut oser bien plus le féminisme se retrouve souvent (avortement, règle, recherche identitaire, expériences sexuelles, mais aussi lutte contre les discriminations etc…) mais je crois que le plus important réside dans l’ouverture d’esprit offert par les parents (c’est pas gagné) ou l’éducation nationale (c’est pas gagné) dès l’enfance où les modèles (familiaux particulièrement) sont importants, mimés etc…

    C’est quoi ton féminisme au quotidien ?
    Porter toutes ces valeurs jusque dans la tête de mes enfants? Reprendre les cours d’histoire de ma fille (puisqu’elle est la seule en âge) pour lui expliquer l’histoire des opprimé-e-s qu’elle recèle, en faire de même avec mon deuxième dès que possible et même chose pour le 3eme (pis c’est tout :p )? Montrer à mes enfants des modèles (on s’en fiche du genre) qui peuvent les faire rêver, leur donner des envies, d’être plus tard? Écrire dans une optique de sensibilisation? Agir bénévolement au planning du coin (bon d’accord, je n’y suis plus depuis num 3) mais ça fait partie de mon retour à faire. En fait c’est tout dans la question mon féminisme étant aussi notre féminisme avec zhom , il fait part intégrante du quotidien tout comme on essaie d’inculquer aux enfants la nécessité de respecter le Vivant (il n’y a pas que les humains sur terre ^^) …

    Tu vois ça de quel œil ?
    Tant qu’il y aura oppressions, il y aura luttes, tant qu’il y aura luttes il faudra des poings levés tout humains que nous sommes…
    Et pour demain penser à faire grandir le féminisme positivement dans la tête des plus jeunes…incorporer à tout ça le respect de dame Gaïa si les scientifiques disent vrai Gaïa s’en sortira nous bah…ça va être chaud (quoi qu’ils pensent trouver une autre planète non, pour refaire la même? ;-) )



  • Découverte côté série :
    Black Earth Rising :


    Un retour dans les mailles historiques du Rwanda , une protagoniste torturée par son passé, une réflexion quant à l’oppression des pays occidentaux sur l’Afrique … c’est sur Netflix ou BBC

    Et je ne sais pas si ici quelqu’un regarde Sex Education ? il parait que c’est pas mal du tout selon Cheek magazine (masculinité positive, LGBT+, etc etc… )

    Bon je m’en retourne à mes petites activités IRL et vous souhaite un dimanche douillet!


  • Plume d'Argent

    Je n’ai pas regardé Sex Education mais j’en ai aussi entendu du bien sur diverses plateformes de la part de personnes assez engagées dans la communauté LGBTQ+ et féministe en général.

    Pour répondre aux questions :

    1.Que pensez vous de cette vague féministe qui envahit les étagères de nos librairies? (dixit ma libraire)
    J’imagine que c’est plutôt une bonne chose, du moment qu’on n’entre pas dans la surenchère éditoriale avec un bouquin sur le féminisme ou qui se revendique féministe simplement pour vendre et sans réel intérêt dans le contenu (ça vaut pour toutes les vagues d’ailleurs, on a eu les vampires, etc.)

    2. Quelles sont les recettes pour un bon roman féministe?
    Pour moi, il faut des personnages cohérents avec notre époque et éviter d’entrer dans les clichés du personnage féminin super badass qui écrasent tout le monde et les personnages masculins qui ne sont là que pour souligner à quel point ils sont inutiles dans l’histoire.
    L’un de mes personnages préféré est Delilah Bard, de la série A darker shade of magic de V.E. Schwab car justement, il s’agit d’un personnage fort et indépendant mais qui a aussi ses faiblesses (sa force résidant justement dans la manière dont elle les acceptent), qui ne va pas refuser l’aide d’un homme sous prétexte qu’une fille ça devrait se débrouiller seule en toute circonstances et qui sait tout simplement passer outre la distinction homme/femme pour interagir avec les autres d’humain à humain. Du côté des personnages masculins c’est pareil. Je ne vois pas l’intérêt d’un personnage masculin en arrière plan, uniquement là pour souligner que l’héroïne n’a pas besoin de lui. Je suis à fond pour le travail d’équipe !

    3. Politique et Féminisme dans un roman ça te parle ?
    Je pense à Ecarlate (When she woke) de Hillary Jordan.

    4. Freud et les femmes dans les romans ?
    J’ai jamais trop compris ses bouquins…

    5. Comment intégrer le féminisme dans une optique de sensibilisation ou d’éducation auprès d’un public jeune (ado enfant) ?
    En évitant de transformer son bouquin en leçon de morale ? Pour moi la sensibilisation au féminisme se fait par la mise en contact avec des situations qui feront que l’on se pose des questions. Dans un roman pour un jeune public (ou une BD, ou un conte, ou peu importe), il faudrait montrer des personnages qui évoluent dans la société qui est la notre, se retrouve confrontés à des situations bien réelles qui font bondir (que ce soit des sujets dont on parle souvent comme le harcèlement de rue ou des choses simples de la vie courante, des petites réflexions du style “t’as tes règles aujourd’hui ou quoi ?”) et montrer comment les personnages vont aller au-delà et essayer de sortir de ce mécanisme où l’on finit par penser que c’est tout à fait normal. J’aimerais voir également plus de garçons/hommes qui entrent dans cette dynamique ! C’est bien de montrer des filles féministes, mais c’est aussi génial de voir que la problématique ne les concernent pas elles uniquement ! Car oui, les hommes ont le droit de pleurer, de vouloir faire un métier dit “féminin” ( * roule des yeux * ), de faire de la danse etc. sans que quiconque trouve cela anormal.

    6.C’est quoi Ton féminisme au quotidien?
    Faire attention à ces petits détails mentionnés plus haut qui essaient de rabaisser les hommes et les femmes chacun dans une position dictée arbitrairement par la société. J’ai la chance d’être prof, et de travailler autant avec des enfants, des ados et des adultes, et j’essaie toujours d’amener mes élèves à se poser des questions.
    Mon exercice préféré : la fameuse histoire de “Abigaël aime Tome” (à lire ici)
    A chaque fois qu’un.e élève me dit “et pourquoi c’est pas Tom qui a essayé de traverser la rivière ?” j’ai un petit sursaut d’espoir :)

    7. Tu vois ça de quel œil ?
    Surtout de loeil gauche, le droit voit moins bien.

    Et parce que, sauf erreur de ma part, elle n’a pas été mentionnée, je vous conseille de suivre la chaine booktube d’Opalyne qui présente régulièrement les Feminibooks (qui comme son nom l’indique, sont des livres à portée féministe) et organise cette année le Feminibooks challenge

    .
    Une bonne occasion de découvrir des bouquins sur le thème :)


  • Plume d'Argent

    Attention gros pavé de Vava râleur =D
    Mon mode grinch est encore activé, et j’aime jeter des cailloux dans les marres (mes excuses aux grenouilles !) toutes mes excuses d’avance si ça paraît agressif / méchant / Vavahien des mauvais jours, j’ai la gastro, mes règles (oooouuuh l’excuse clichée/sexiste xD j’ai honte) et c’est globalement un sujet qui m’irrite =D
    Mais je vous aime èOé



    Alors, avant de répondre, des définitions, histoire qu’on ne se perde pas en route :
    Concernant le mouvement appellé féminisme Larousse nous que c’est un « Mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société. » tandis que le CNRTL (le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) nous informe que le féminisme c’est un « Mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique; doctrine, idéologie correspondante. » et Wikipédia de renchérir « Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, promouvoir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Le féminisme a donc pour objectif d’abolir, dans ces différents domaines, les inégalités homme-femme dont les femmes sont les principales victimes, et ainsi de promouvoir les droits des femmes dans la société civile et dans la vie privée. »
    Si on résume, l’idée principale est donc une égalisation des droits des femmes sur ceux des hommes dans tous les domaines, et non pas un écrasement du masculin par le féminin, ou une inversion matriarcale de la société.



    Concernant le sexisme, les mêmes sites nous disent que c’est une « Attitude discriminatoire fondée sur le sexe. » ainsi qu’une *« Attitude discriminatoire adoptée à l’encontre du sexe opposé » et que « Le sexisme1 désigne l’ensemble des préjugés ou des discriminations basés sur le sexe ou par extension, sur le genre d’une personne. Le terme peut-être utilisé soit pour les deux sexes soit pour les deux genres. Il s’étend au concept de stéréotype et de rôle de genre, pouvant inclure la croyance qu’un sexe ou qu’un genre serait intrinsèquement supérieur à l’autre2. Dans sa forme extrême, il peut encourager le harcèlement sexuel, le viol ou toute autre forme de violence sexuelle3. Le sexisme évoque également la discrimination de genre sous la forme des inégalités homme-femme4. »
    Soit le fait qu’on te discrimine sur la base de tes organes génitaux primaires ou secondaires, et ce qu’ils soient féminins ou masculins.



    Voilà, maintenant que ces deux définitions sont posées on va pouvoir attaquer la réponse, parce qu’elle est étroitement liée pour moi à ces deux dernières et aux choses qui m’énervent dans cette fameuse vague féministe / LGTB friendly / libérons nous des méchants hommes qui envahit en ce moment les rayons, l’internet, la vie et les conversations avec les gens au point de faire se fâcher des amis tout comme la vague végan / végétarien / omnivore etc nous à pris la tête durant les quatre ou cinq dernières années, le tout sans rien laisser derrière elle que des gens globalement mécontents mais ravis d’avoir pu défendre leur bout de gras.
    Cela fait des années que le sujet de l’égalité homme-femme, homosexuels-hétérosexuels, humains-humains, est traité de façon complexe, sérieuse, légère, approfondie, etc. et c’est bien qu’aujourd’hui on attire encore plus l’attention dessus via la littérature et les films grand public, parce que c’est important : Les humains naissent libre et égaux en droit.
    PAR CONTRE. Ce qui me GONFLE. C’est la déviation du terme féminisme pour partir sur le :

    • Les hommes sont de vils spoliateurs et de méchants esclavagistes
    • Il faut tout féminiser, après tout, la grande bataille c’est le langage èoé/
    • Je fais du féminisme parce que mon héroïne est une fille
    • Il faut arrêter de faire des héros garçons, c’est sexiste !
    • etc. etc. etc.

    Qui reviennent juste à inverser la tendance et le problème, en devenant sexiste envers les hommes et en plaçant les femmes en général en victime vengeresse qui va tout écrabouiller parce que bon, hein, ça fait des années qu’on nous écrabouille alors maintenant on veut taper pareil.
    Alors autant il y a des perles qui sont publiées grâce à cette mise en lumière du problème (bonjour Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers et Poppy et les métamorphoses!) autant y’a quand même énormément de bouses qui se contentent de surfer sur la vague en faisant du prosélytisme ou en roulant joyeusement sur les notions d’égalités au profit non pas d’une réflexion globale sur ce qu’on pourrait faire de mieux pour qu’on parvienne à un statut-quo sur les questions importantes, mais sur une façon de mieux écraser cette autre moitié de l’humanité qui possède un pénis et dont on met tous les membres dans le même sac, sans se poser la question de « et moi ? Comment je me comporte face à un homme ? Est-ce que je ne suis pas déjà sexiste en assumant de base qu’un garçon va préférer de l’enquête et de l’aventure au lieu d’une histoire calme ? Ou que lui c’est un roc solide parce qu’il a une grande carrure ? Et quel message j’envoie à mes enfants en leur disant « Ne met pas de robe, ne te maquille pas, ne pleure pas, tu es un garçons ? » »

    Parce que le sexisme ça va dans les DEUX SENS et que la question du féminisme, c’est d’obtenir que tout le monde soit traité de la même façon, aka au niveau du job, du salaire, des rôles dans la vie, mais AUSSI des clichés et des attentes.
    Que cieux qui n’utilisent plus les termes « garçon manqué » « girly » « elle est très fille » ou « c’est un vrai mec ! » lèvent la main. Les autres… on va commencer à réfléchir là dessus avant d’attaquer des diatribes concernant les méchants hommes qui écrasent les gentilles femmes.



    Le féminisme et le travail contre le sexisme c’est tout le monde, tous les jours, tous les instants, et pas juste un livre qui serait qualifié de féministe parce que le personnage principal est une femme ou parce qu’on à collé un E majuscule à la fin des mots pour faire de l’inclusion en chiant joyeusement sur la règle typographique qui veut que les majuscules, c’est pour crier ou marquer de l’insistance quand c’est pas en début de phrase (coucou Bâtir Aussi ) et qu’on féminise des mots (genre un médecin, une médecinE. Recoucou Bâtir Aussi oui j’aime pas ce livre xD)
    Et malheureusement en ce moment c’est ce qu’on voit énormément dans les rayons « grand publique » et « tête de gondole »… ce qui m’exaspère.

    Pour reprendre le post du début, j’ai vu que la Passe-Miroir était cité comme féministe et… j’ai beau avoir adoré les 3 livres, convertir le monde entier à cette série, je ne suis pas d’accord : la PM est un ouvrage jeunesse avec une héroïne forte, d’accord, mais pas féministe, on reste dans un monde où le mariage arrangé est une norme, où la place des femmes se détermine quand même par leur mariage et/ou leur capacité à faire des enfants, où la fille d’un dieu est méprisée parce que c’est une fille, et où l’héroïne est timide et n’ose s’affirmer qu’après son évolution de petite fille à femme et globalement pour sauver son monde / son amour et non pas pour révolutionner les mœurs. On est sur une histoire d’aventure avec une héroïne en personnage principal, point. Concernant le féminisme, Les Mystères de Larispem le sont plus avec un univers qui est de base basé sur l’égalité des droits entre les gens.
    (Comment ça le sujet du féminisme dans la littérature et ses déviances m’énervent ? Mais nooooooon XD)



    En résumé un peu moins déconstruit : le fait d’attirer l’attention sur les problématiques du féminisme et du sexisme, sur la question des droits et de leur égalité, sur la maltraitance physique et morale faite aux gens est une chose géniale, mais la façon dont la plupart des ouvrages le font sont très éloignés des « missions » de base du féminisme et de la lutte contre le sexisme pour que ça ne m’énerve pas. Il y a beaucoup d’histoire où on se retrouve en lutte violente contre l’autre sexe parce que ce sont tous des méchants pas beau (sauf le grand amour hein faut pas déconner) ou avec une héroïne forte mais finalement potiche, ou encore avec un monde actuel mais brusquement ultra tolérant où tout le monde est gay sans aucune réflexion de structure derrière, ou alors on fait du prosélytisme et. ça. m’énerve.
    D’autant plus que y’a de pure pépites dans ce qui sort / est sortit, mais que c’est noyé sous l’avalanche de caca.
    Oui parce que y’a ça aussi. On regarde que ce qui sort, et pas du tout les trucs géniaux qui sont sortis depuis un moment, qui proposent de vraies réflexion (David Brin, Ursula Le Guin pour les vieux auteurs, des romans comme Nous Autres aussi ou Le Meilleur des Mondes ou encore Rouge Tagada ou Drôle de famille en jeunesse. Ou Chasseuse de Dragon et Princesse Ugg qui réfléchissent sur les extrêmes des deux côtés en cherchant un juste milieu, et j’en passe) pour traiter la littérature égalitaire comme si c’était une nouveauté à la mode.
    En résumé : GRAOUH >w< Vava pas content.
    Surtout que beaucoup de gens pensent que s’ils l’ont lu, c’est que c’est vrai / la bonne chose à penser. Et prout. (oui c’est constructif XD)



    Quelles sont les recettes pour un bon roman féministe?
    Avant toutes choses, se demander si on veut faire un roman engagé ou pas. Parce que oui, un roman féministe est forcément un roman engagé à notre époque. Pour le moment, le féministe est un mouvement social de combat pour les droits et l’égalité entre les sexes, il faut donc aller jusqu’au bout de sa démarche, que ça soit dans le scénario, dans les personnages, dans les propos ou dans la structure : un roman féministe, c’est un roman qui veille a l’égalité de tous ses personnages dans un univers cohérent où cette égalité est possible et qui n’inverse pas la balance en spoliant les personnages masculins de leurs propres droits.
    Si la question était « quelles sont les recettes pour un bon roman féminin / féminisé » la réponse ne serait pas la même, avec plutôt une tendance à travailler ses personnages féminins et leurs interactions, leur mise en avant et le monde dans lequel elles évoluent, mais aussi l’importance de leur rôle et le fait de les sortir des clichés.



    Politique et Féminisme dans un roman ça te parle ?
    C’est juste obligatoire… à l’heure actuelle, on ne peut pas faire de roman féministe sans être politique… puisque le mouvement de base s’inscrit dans une lutte politique pour la reconnaissance de l’égalité des sexes et des droits dans le cadre de la politique, du travail, des salaires, du rôle social et de la façon dont les humains d’un même peuple sont considérés les un par rapport aux autres…


    Freud et les femmes dans les romans ?
    Euh là je considère qu’on sort du sujet… Freud à fait des grandes avancées dans la psychanalyse mais à fait l’énorme erreur de prendre les codes de mœurs très fermés de sa société comme étant une norme universelle…
    Après je dis pas, ses textes ont eu de l’influence, justement à cause de ce que je disais plus haut : ça a été publié, donc c’est que c’est vrai. Et aussi parce que ses idées de base sur la psychanalyse étaient révolutionnaires.
    Plus généralement, la question du traitement de la femme en Europe est vraiment parti en couille vers la fin du 14e siècle et le début de la Renaissance (Et le mythe de la femme objet du moyen âge alors ? Non ça c’est un autre débat Vava !) pour revenir en avant au moment de la Commune avec les idées communistes et socialistes (oh les gros mots !) et ensuite via la lutte de grandes dames comme Simone Weil par exemple. C’est toujours un peu flippant de se rappeler que sa grand-mère pouvait pas ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son mari… et que sa tante a été l’une des premières en France à avoir son compte sans autorisation paternelle !



    Comment intégrer le féminisme dans une optique de sensibilisation ou d’éducation auprès d’un public jeune (ado enfant) ?
    En parler, en mettant l’accent sur le fait que l’égalité est à tous les niveaux, en bannissant certains mots de son langages, ainsi que certains automatisme quotidiens. Être à l’écoute, ne jamais se moquer, être ouvert à la discussion, faire réfléchir sur l’origine des mots ou sur certaines attitudes. Les enfants reproduisent très souvent les attitudes et habitudes de leurs parents, mais quand on les amène à réfléchir sur la question, ils trouvent assez vite les incohérences et osent s’exprimer.


    C’est quoi Ton féminisme au quotidien?
    Voir plus haut =D
    Bêtement, au quotidien, c’est arrêter avec « garçon manqué » (coucou ma fille, tu es un double échec!) « girly » (qui est ultra réducteur) ou autres termes génériques pour qualifier un enfant. De refuser d’avoir un rayon « fille » et un « garçon » dans la librairie. De toujours m’adresser directement à l’enfant et arrêter d’assumer que parce qu’on me demande de l’action c’est forcément pour un garçon. Essayer de parler de façon générique « qu’est ce qu’aime l’enfant ? » « C’est pour qui et quel âge ? Quel est son caractère, ses centres d’intérêt » plutôt que « il aime quoi ? » « Elle est plus fille ou garçon manqué » etc. Essayer de sensibiliser les gens à la problématique dans la vie de tous les jours non pas en faisant du prosélytisme mais en m’appliquant mes propres règles : l’emploi du neutre quand je peux, le fait de faire attention à la façon dont j’agis avec les gens et les messages que j’envoie. En privilégiant les ouvrages qui sont égalitaires mais toujours en respectant les goûts de la personne qui demande le livre, en traitant tout le monde de la même façon, femme ou homme, même si des fois ça donne des situations bizarres aux yeux des gens. Et en oubliant jamais que chacun, femme ou homme, est unique.
    Juste essayer d’être un humain acceptable (même si j’échoue souvent xD je reste un grinch à la base =D) en ayant le moins d’aprioris possible et un maximum d’ouverture d’esprit =)


    Tu vois ça de quel œil ?
    Un œil prudent et averti je dirais. Autant La Charge mentale d’Emma a pu faire bouger les choses, autant l’humain étant l’humain, c’est aussi devenu : je me décharge en toute bonne conscience sur mon compagnon ce feignant parce qu’il me charge. Au lieu de se dire « Hey… iel me dit « mais pourquoi t’as pas demandé ? » parce qu’iel n’a jamais été éduqué.e autrement que par « maman fait tout à la maison » peut-être qu’on peut en discuter et répartir ? ». On oublie trop souvent qu’on est nous même, nos compagnons et compagnes, élevés et éduqués dans un système qui nous donne nos habitudes et nos réflexes… et que comme ce sont les notre, tant que personne ne nous dit que ça les déranges, on se rend pas compte que c’est pénible !
    Pour moi dans la question de la charge mentale, tout le monde est en cause : la personne avec qui tu vis, qui à pas le réflexe de venir t’aider, et toi-même parce que tu as accepté ça comme base dès le début sans qu’il y ai discussion au préalable.
    La question de l’égalité, c’est l’affaire de tout le monde, de discussion et de débat, pas d’une partie unique de la population qui devrait se charger de tout parce que l’autre est malheureuse.

    Je n’irai pas du côté des héroïnes fantasy il y a un autre topic super intéressant sur le forum mais pourquoi ne pas s’interroger sur le comment monter un binôme ou trio ou groupes de jeunes sur un pied égalitaire pour briser les stéréotypes sexistes?
    Je pense que c’est une super idée =)
    Perso dans la Reine des Limaces, j’essaie de garder les relations de mes personnages aussi dynamiques et « neutre » que possible du point de vue de leur importance. Ce sont des gens qui sont proches déjà de base, intimes même, du coup… les faire se traiter les un les autres de façon égalitaire n’est pas très dur. La question se pose plutôt lorsque tu fais intervenir des antagonistes… parce que là tomber dans le cliché c’est super vite fait (et, avouons le, confortable pour ceux qui lisent comme ceux qui écrivent oh une périphrase pour éviter de dire le lecteur) et si tu te retrouve dans un contexte où les personnages ne sont pas proches du tout… Adrien Tomas à écris récemment un roman qui s’appelle Engrenages et Sortilèges qui est assez bien équilibré sur la question même si on y trouve encore quelque clichés…
    En fait, pour avoir des gens à pied d’égalité, suffit de les traiter comme on voudrait être traité tout en restant cohérent avec son histoire et le caractères de ses personnages non ?

    Toutes mes excuses pour le pavé x.x je n’ai pas encore lu les réponses des autres, je m’y met !
    Et mes excuses si j’ai vexé quelqu’un au passage ‘.’ c’était pas volontaire. J’vous dit, je suis indigne, j’ai pas encore lu les réponses des gens xD °s’enfuit°

    P.S. Si vous avec l’occasion de voir Martin Sexe Faible de Studio 4 sur youtube, faites-vous plaisir, c’est très réaliste dans les deux sens =D


  • Plume d'Argent

    @vava-omete a dit dans Ecrire et féminisme :

    Attention gros pavé de Vava râleur =D
    Mon mode grinch est encore activé, et j’aime jeter des cailloux dans les marres (mes excuses aux grenouilles !) toutes mes excuses d’avance si ça paraît agressif / méchant / Vavahien des mauvais jours, j’ai la gastro, mes règles (oooouuuh l’excuse clichée/sexiste j’ai honte) et c’est globalement un sujet qui m’irrite =D
    Mais je vous aime èOé

    Je t’aime aussi <3

    Juste pour dire, c’est pas la première fois que je te vois lancer un gros pavé, et je dois avouer qu’à chaque fois, j’ai beaucoup aimé tes réflexions, donc n’hésite pas à continuer ! Pas que les autres Plumes n’étaient pas intéressantes, naturellement ='D Mais ça fait plusieurs fois que je me le dis en te lisant Vava, donc fallait l’exprimer ! Ce que tu dis me parles beaucoup ^^

    Et je ne me lancerais pas dans une réponse, je n’ai pas encore poussé mes petites réflexions assez loin pour être satisfaite de ce que je pourrais dire ^^

    Mais pleins de <3 sur tout le monde <3



  • Hello @Vava-Omete !

    Je comprends ton ébullition, c’est un sujet sensible et, comme tu l’évoques très bien, il concerne tout le monde qu’on le veuille ou non :slight_smile:

    Petite interrogation, histoire de bien comprendre tout ce que tu dis. Je baigne moi-même dans le milieu féministe (parisien) depuis 1 ou 2 ans maintenant. Et je n’ai pas rencontré les dérives du féminisme que tu exposes (c’est que j’ai du tomber dans les bonnes manifs/rencontres/conférences !).

    Du coup, à qui ou à quoi fais-tu référence quand tu mentionnes l’idée (totalement contre-productrice) des “hommes spoliateurs”, des "garçons héros c’est sexiste’… ?

    (petit aparté : en revanche, je défends la féminisation de notre langue ! Je n’étais pas forcément convaincue que cette “bataille” avait une quelconque importance, mais cette conférence de l’historienne Eliane Viennot m’a convaincue qu’il y avait tout de même une marge d’amélioration à franchir et que c’était possible : https://effrontees.wordpress.com/2017/06/05/cafeministe-4-non-le-masculin-ne-lemporte-pas-avec-eliane-viennot/)



  • @Vava-Omete comme c’est agréable de te lire ! Merci beaucoup pour ton regard et il ne fallait pas s’énerver (bon OK je te le concède, il y a vraiment de quoi se choper des tachycardies sur le sujet) XD , si ce topic est là c’est surtout pour que l’on puisse échanger sur ce qu’est selon nous, le féminisme, un bon roman féministe, une écriture dite féministe, et pourquoi aujourd’hui cette opération marketing autour d’un combat qui n’est pas là ni fait pour enrichir les profiteurs existe.

    Suite à ta réponse, la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est de l’importance de la subjectivité dans ce que l’on perçoit comme étant un roman féministe/humaniste (après tout, l’un est l’autre si l’on en croit Steinem). Exemple : La PM est un ouvrage jeunesse avec une héroïne forte, d’accord, mais pas féministe, on reste dans un monde où le mariage arrangé est une norme, où la place des femmes se détermine quand même par leur mariage et/ou leur capacité à faire des enfants, où la fille d’un dieu est méprisée parce que c’est une fille, et où l’héroïne est timide et n’ose s’affirmer qu’après son évolution de petite fille à femme et globalement pour sauver son monde / son amour et non pas pour révolutionner les mœurs… Je comprends ce que tu veux dire et argumentes ici, pourtant, j’en ai retiré tout autre chose de cette lecture et ma fille également (un jour ce seront mes fils s’ils s’y intéressent), l’on a longuement pu échanger sur les points que tu abordes, sur la nécessité de protéger et de ne pas tenir pour acquis les droits et libertés gagnés dans les combats passés qui restent encore fragiles ou non acquis ailleurs dans le monde, l’on a également pu aborder l’importance pour tout être humain de batailler pour rester intègre à ce qu’il est pour exister….bref…d’avoir ainsi soulevé des sujets existants dans le réel, cricri en le voulant ou non nous aura permis d’échanger sur des combats féministes en famille. Pour la lecture et l’enseignement retirés, ce roman porte une fibre féministe à titre totalement subjectif… tout comme pour toi il ne l’est pas. C’est très intéressant du coup :D comme quoi indépendamment de l’auteur, un livre peut porter un message, des valeurs à des degrés de perceptions différentes selon les sensibilités, le vécu, l’enseignement reçus et l’utilisation qui en est fait…

    Une question aussi juste pour être certaine d’avoir bien cerné ton argumentation : un roman engagé et féministe ne peut-il pas montrer les travers de la société ? Les combats, les injustices, les crimes qui existent ou ont existé pour témoigner du fait que notre société n’est pas encore guérie malgré les progrès, qu’aujourd’hui encore des femmes sont victimes d’hommes majoritairement mais de femmes aussi (ainsi va la société), etc parce que les combats féministes ne s’arrêtent pas à ça? Certes, il doit pouvoir mettre sur un pied d’égalité hommes et femmes ou qu’importe le genre pour casser les clichés sexistes mais cela va plus loin, nous sommes d’accord ? Justement pour la raison que tu évoques : « la question du féminisme, c’est d’obtenir que tout le monde soit traité de la même façon, aka au niveau du job, du salaire, des rôles dans la vie, mais AUSSI des clichés et des attentes. »
    Il y a pour cela différentes façons de procéder, Jane Austen utilise l’ironie pour permettre de justement témoigner de la situation des femmes et de la société patriarcale dans laquelle elle évolue … Atwood utilise la dystopie en se basant sur des évènements ayant bien existés un jour dans l’Histoire et dans nos sociétés actuelles afin d’emmener une réflexion quant à la nécessité de protéger nos droits humains et les droits/liberté des femmes…. D’autres romans, témoignent de combats d’êtres, de femmes, face à l’homophobie, face au racisme, au patriarcat, au sexisme etc…
    L’on pourra se rendre compte dès lors qu’au final le féminisme/humanisme fait exister ses combats depuis longtemps dans bien des romans qui ne sont pourtant pas catalogués dans ce genre « nouveau » compte tenu de l’effusion et des étiquettes qui se collent facilement sur eux dorénavant.
    Mais je crois que tu parlais surtout de la qualité des livres dans la mise en lumière de la femme victime d’un bourreau masculin, tu ne disais pas que ce n’était pas nécessaire. Et là, je te rejoins complètement, je voulais juste en être certaine 😉 pas t’énerver ni rien hein XD

    Pour le reste , je rejoints sur certains points.
    Une belle réflexion que tu portes et partage du coup… merci pour cette lecture que tu nous proposes.
    Ceci dit, je suis toujours heureuse de voir que les étalages portent en lumière et non plus cachés dans les étagères des De Gouges, De Beauvoir, Woolf, Cholet, Steinem, Davis etc… de découvrir des pépites dans le rayon jeunesse ouvrant nos enfants à la connaissance de ces personnages rebelles ou important dans l’histoire du féminisme et des combats portés… si cet aspect marketing (faut être réaliste) peut grandement m’énerver, il n’en reste pas moins qu’enfants comme adultes nous allons pouvoir en profiter, les mœurs changent du fait de l’importance d’un récit partagé…c’est à double tranchants comme souvent …

    Je reviendrai sûrement plus tard, ta réflexion étant dense pour te relire et peut être d’autres points me viendront à l’esprit ;-)

    EDIT: je rejoins @Liné sur l’écriture, pour les dérives féministes chez les plus extrémistes il y a parfois des actions ou des discours qui peuvent refroidir, voir un “bourrinage” à toutes les sauces du “GirlPower” qui peut saturer certaines personnes quant à la façon dont les messages sont portés (ou des utilisations faites ou détournées à des fins financières)


  • Plume d'Argent

    @Flammy merci é.è ça me rassure un peu xD j’ai toujours l’impression d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine qui vient râler pour mieux repartir en cassant tout ensuite xD
    Si mes réflexions apportent tout de même quelque chose, j’en suis heureuse é.è j’ai hâte de finir ma lecture des votres !

    @Liné ça m’intéresse beaucoup si vous avez des forums / sites sur le sujet, parce que j’en ai un peu marre des débats stériles sur la question où on apporte aucunes solutions…
    Pour revenir sur le méchant homme spoliateur ou les garçons héros, j’ai malheureusement eu la situation sur Grenoble via un collectif d’auteure (les fameuses de Bâtir Aussi qui m’agace prodigieusement tant ce livre concentre tout ce qui ne vas pas avec l’inclinaison à ne pas faire du féminisme mais du matriarcat), dans les domaines étudiants et artistiques de la ville et/ou de Lyon/Voiron, dans les groupes de copains “féministes qui sont pour l’homme à la maison et la femme au travail” ou qui imposent sans discussion possible une certaine vision de leur couple à leur partenaire parce que “je suis une femme indépendante et libre” ou encore simplement en discutant avec les clients de la librairie dont certains s’étonnent encore que y’ai pas de rayon fille, ou bien qui se retrouvent dans des situations de discrimination “féministes” parce que ce sont des hommes.
    Quant aux héros garçons, malheureusement j’ai entendu ça de la bouche de maman :/ et aussi d’auteur.e.s. édité.e.s ou non, ce qui me peine énormément. La raison principale invoquée était “qu’on faisait des héros garçons pour que les garçons s’identifie mais que les filles devaient se contenter des héros garçons et fille” alors que le sexisme c’est justement de dire qu’un garçon ne peut pas lire une histoire avec une héroïne en personnage principal…
    De plus, avec les extrêmes, comme toujours, il y a une décrédibilisation volontaire du mouvement via la littérature et les médias, que ça soit par les femmes ou par les hommes, qui oublient que le but de base c’est juste que tout le monde soit traité pareil…
    Franchement, au quotidien en tant que libraire, c’est juste épuisant (tout comme le fait de voir les clients aller naturellement s’adresser au seul membre masculin de la pièce, même si c’est un client, plutôt qu’à moi ou à ma collègue xD).

    Je suis d’accord avec l’idée de retravailler la langue française @Liné et @babouhw mais pas sur sa féminisation. Déjà le terme là me dérange. “Féminiser” quelque chose, c’est lui retirer ses attributs premiers pour lui donner un aspect féminin, tout comme masculiniser revient à retirer les attributs premiers pour donner un aspect masculin. Féminiser ou masculiniser reviennent à exclure les autres aspects de genre, et… ça me gêne.
    Je suis pour le neutre, je suis pour une réflexion globale autour de la langue, de notre façon de parler, de réfléchir, contre la flemme langagière qui bannit les périphrases et fait dire “il aime quoi ?” au lieu “qu’aime la personne à qui vous voulez offrir le livre ?”, je pense qu’il y a besoin d’un vrai travail de fond, dans la forme, la grammaire, les accords, notre façon de parler et de penser, de façon à ce que tous les genres soient mieux représentés, plus fluides qu’on ai plus de réformes comme “quand dans un groupe il y a plus de féminin que de masculin, le féminin l’emporte dans l’accord en genre”… mais je suis contre la féminisation de la langue.
    Surtout quand on se retrouve avec des absurdités type un médecin/une médecine (médecine, c’est la discipline, médecin c’est neutre en genre et en nombre, le fait que ça soit la forme dite “masculine” qui prime dans le neutre est une simple question d’étymologie et de syllabe en fin de phrase, pas de patriarcat ou de toute puissance du masculin) ou bien un E majuscule pour biiiiien marquer le féminin (bouh regarde je suis là !)… d’autant qu’on féminise la langue, mais masculiniser certains mots genre “sage-homme” ça fait hurler. Alors bof '.'
    Je pense que le travail autour de la langue est à faire aussi bien à l’échelle nationale qu’à notre propre échelle en travaillant et réfléchissant sur nos automatismes de langages comme sur notre façon d’écrire autrement (personnellement dès que j’écris sur PA, je m’en sert comme exercice où pour éviter d’avoir à mettre des accords quand je parle de moi, ou lorsque je parle de groupes en général). D’autant que la langue française est assez riche pour ça.

    Oui je suis très pénible sur l’utilisation et le sens des mots =D mais c’est à mon sens de là que viennent beaucoup de méprises et de raccourcis langagiers qui portent ensuite préjudice à tout le monde.

    Typiquement @babouhw concernant le féminisme dans la PM =)
    Je ne trouve pas que la PM soit un roman féministe justement parce que pour moi, il ne soulève et ne débat pas, dans le texte, des questions définies par le terme féministe. Le débat et les questions que tu as eu avec ta fille proviennent, pour moi, non pas du livre et de ses arguments, mais du fait que tu as éveillé tes enfants à la question, que tu as développé leur esprit critique et qu’ils sont capables de cibler et de comprendre en quoi le mariage arrangé est dérangeant et d’en parler.
    C’est toi qui est féministe dans ta démarche d’éducation, pas le livre. Quelqu’un qui n’aurait pas ces notions serait passé simplement sur “on la force à se marier, c’est pas cool parce qu’elle est pas amoureuse, mais finalement son mec est trop bien donc heureusement qu’on les a marié de force !” (je grossis le trait hein xD et encore…)
    Heureusement d’ailleurs que tout a chacun est subjectif dans ce qu’il voit / lit ^^ mais ça apporte justement la notion de “connotation” au sens des mots : ils ont leur définition, et ensuite il y a ce qu’on voit / met derrière le terme, et qui là relève du subjectif et du vécu de tout à chacun.
    Pour moi la PM est une énorme aventure, très riche dans son univers, dans les questions qu’il pose, les thèmes qu’il aborde, les personnages qui évoluent etc, mais il n’est pas féministe.

    Je pense que mes explications ne devaient pas être claires concernant les romans engagés, toutes mes excuses !
    Le principe même d’un roman engagé c’est de mettre en avant / montrer ce qui ne vas pas… et surtout d’y proposer des solutions globales, réfléchies, et travaillées. Si on regarde la PM, on se rend compte que le monde est inégalitaire… mais les buts d’Ophélie ne sont pas d’y remédier : elle cherche à résoudre le mystère des dieux et de la disparition de Thorn, pas de révolutionner le système social en place.
    C’est là toute la nuance que j’ai, je pense, oublié de mettre dans mes propos. Les romans féministes ne peuvent qu’être engagés parce que, comme tu le dis si bien, aujourd’hui encore il y a des injustices (dans le deux sens, pour moi le féminisme couvre aussi le droit aux hommes d’être considérés comme des égaux en tout, ce qui leur refuse aussi le fait d’être supérieur) et qu’en les montrant, on les signales… mais juste montrer, faire un état des lieux, n’est a mes yeux pas suffisant, il faut aussi proposer/réfléchir à des solutions mises en place par les personnages (tout en gardant la notion d’égalité à l’esprit).
    C’est pour ça que je fais la différence entre roman féministe, qui réfléchit là dessus, cherche a éveiller la conscience, bref, est engagé et roman “féminisé” (je déteste vraiment cette notion) où on raconte une histoire en mettant fortement en avant les personnages féminins pour dire de faire du roman “pour femmes/filles féministes”.

    Et oui je râle surtout sur la qualité des livres mis en lumière =D et sur le fait qu’on colle des étiquettes comme si c’était le dernier Fauve d’Or d’Angoulême sur des perles littéraires qui ont plein d’autres qualités en plus de parler de la condition de la femme et de l’égalité des droits dans la société. Plus globalement, je crois que j’en ai marre qu’on veuille mettre des étiquettes sur tout et se priver du fait que la langue française comme sa littérature et profondément transverse…

    Alors autant je suis comme toi, vraiment en joie de voir qu’on ouvre le sujet, et que c’est Le Prince et la Couturière qui a eu le Fauve Jeunesse de cette année, qu’on en parle plus, qu’on en débatte, autant ça me gonfle de voir une avalanche de manga plus ou moins bons sortir sur le sujet suite au succès d’Eclats d’âme et du Mari de mon frère, et de voir des grosses machines s’en emparer pour en faire de la soupe type “Hunger Game, féministe avant l’heure !” “Divergente, les féministes ne l’avaient pas vu venir”.
    Peut-être parce que c’est un sujet qui me touche personnellement depuis longtemps, que ça soit dans la question du genre (transgenre ou autre) que dans la question de la perception des femmes et des hommes au quotidien, ou de l’homosexualité, et que je suis à la fois dans l’angoisse et dans la joie de voir le sujet débarrouller dans la broyeuses des médiats qui vont encore nous en faire de la merdasse si le boulot des libraires/parents/gens éveillés n’est pas assez efficace…
    Suffit de voir qu’on utilise déjà les termes de féminazi (à l’aide !), de féministes extrémistes et encore dictatrice du féminin… parce que dans le mouvement y’a beaucoup trop de monde (partistant.e.s ou pas d’ailleurs) qui oublie la notion d’égalité.

    Promis je n’étais pas en colère =D
    Mais quand je développe mes idées, j’ai tendance à être… un poil trop dans l’analytique ^^"


  • Plume d'Argent

    Je rebondis sur le sujet des livres féministe.

    Je ne suis pas d’accord non plus avec ce que tu dis Vava, sur ce point là en tout cas. Pour moi il y a une vrai différence entre un livre qui présente un monde féministe et un livre qui situe son action dans un univers sexiste mais où l’auteur tente d’être féministe par sa façon de décrire ce monde (par exemple, en choisissant d’utiliser autant de personnages masculin que féminin, en ne limitant pas ses personnages féminins à une tranche d’age située en dessous de 25 ans, en leur donnant des intérêts autre que le sexe/l’amour, etc… et surtout une volonté d’émancipation, de changer les choses et de considérer que le sexisme dans leur univers n’est pas normal)

    Rien que le fait d’habituer un lecteur au fait d’avoir autant de personnages féminins que masculin, c’est déjà un grand pas en avant. Dans un livre qui n’est pas orienté vers un public féminin, c’est déjà un pas en avant.


  • Plume d'Argent

    @Gueule-de-Loup justement, pour moi ça n’est pas tant une démarche féministe que littéraire en fait… on a déjà beaucoup de romans qui le font et des extrêmes dans les deux sens… du coup dire qu’un roman qui équilibre ses personnages et les sorts des clichés est un roman féministe ou à démarche féministe me gêne pas mal…
    Pour moi c’est plus un roman qui tend à être en accord avec son univers et son époque, pas à porter une démarche.
    D’autant que l’inverse, les romans avec plein de personnages féminins et quasi pas de masculins ne sont jamais critiqués / décriés comme non égalitaires… du coup je trouve que la revendication bancale @_@

    Après effectivement, si tu écris ton livre avec une optique égalitaire de représentations / de personnages / d’importances etc, alors oui, il peut être inscrit dans une démarche d’égalitarisme, mais pas de féminisme (aka la définition de féminisme plus haut).
    (C’est pas très clair T.T toutes mes excuses).



  • Je suis en train de lire ça du coup ;-) https://artsrtlettres.ning.com/group/groupeed/page/la-litterature-feministe @Vava-Omete et les autres… C’est intéressant… et ça explique l’Histoire du roman féministe justement avec l’influence en Europe du féminisme à l’américaine etc…


  • Plume d'Argent

    merci @babouhw je vais aller y jeter un coup d’œil =)

    Après lecture des premiers paragraphes :

    Principalement, l’amalgame féminin/féminisme me dérange beaucoup @_@ ça sous entend que toute œuvre faite par une femme est féministe et toute œuvre faite par un homme ne l’est pas à moins qu’il ne mette consciemment en avant le féminin…
    Mais je viens de faire une lecture en lecture rapide, vais me concentrer dessus ^w^



  • @Vava-Omete

    je crois qu’ils parlent surtout de l’apparition des femmes dans le roman, place qui était réservée à la gente phallique, l’émergence des femmes dans l’écriture romanesque a permis au féminisme d’apparaître (mise en avant de la condition des femmes, etc etc)… j’ai lu ça comme ça, mais avec beaucoup de bruits autour (merci les loulous, chuuuuteuh boudi!!!) du coup je vais vous laisser mais si jamais tu trouves des sites intéressants sur le sujet, go! go! XD <<


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