Extraits


  • Administratrice

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    Bienvenue sur le topic des Extraits ! Pour offrir à vos petits camarades un aperçu de votre production durant le PArathon et découvrir la plume des autres participants au fil de leurs avancées, c’est ici que ça se passe !


    RAPPEL DU RÈGLEMENT :

    C’est un lieu commun à tous les participants, écriveurs et corrigeurs confondus. C’est un lieu commun à tous les participants, écriveurs et corrigeurs confondus. Chaque membre peut y poster un extrait quand il l’entend. Bien sûr, pour se serrer les coudes, c’est bien de commenter les extraits des autres aussi et de pas mitrailler tout le monde de quatre extraits par jour. N’attendez pas non plus que trente personnes aient toutes commenté pour oser poster un de vos extraits, il faut juste veiller à ce que personne ne soit laissé de côté. Paix, amour et comprimés d’iode.


    COMMENTER DES EXTRAITS :

    • Ne floodez pas. Si l’extrait vous inspire des petites boutades, merci de réserver ça au topic d’équipe de l’auteur de l’extrait.
    • Faites des remarques pas nécessairement hautement constructives (on demande pas de faire une analyse de chaque extrait) mais au moins un peu étoffées (donc si c’est juste pour dire « j’ai adoré ! », là encore, merci d’opter plutôt pour le topic d’équipe de l’auteur de l’extrait).
    • Précisez quel extrait vous commentez, surtout si plusieurs membres ont posté d’autres extraits entretemps (il est pas nécessaire de commenter tout le monde, y a pas d’obligation de ce côté-là, il faut simplement que ça reste clair et qu’on sache à quoi vous vous référez sans remonter tout le fil de discussion).
    • Si vous poursuivez la discussion dans les topics d’équipe, voire dans les JdB (c’est tout à fait autorisé si vous pensez que ça risque de surcharger le topic d’équipe) merci de citer l’extrait en question et de tagger son auteur, pour que la discussion reste accessible et facilement compréhensible pour tous ceux qui voudraient y participer.

    POSTER DES EXTRAITS :

    • Proposez des extraits d’une taille suffisante afin que les gens puissent y réagir (nous collez pas trois pages non plus, sinon vous risquez de décourager vos lecteurs) = entre 500 et 1000 mots environ.
    • Annoncez (si vous le souhaitez, pour plus de visibilité) dans vos topics d’équipe que vous postez un extrait en donnant le lien du sujet.
    • Présentez brièvement l’histoire dont l’extrait est issu pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas vos projets.

    Enfin, ici, pour que les extraits soient bien visibles parmi les commentaires, il faudra utiliser les codes suivants :

    ** Votre titre ** (sans les espaces)
    ->Votre extrait (sans le tiret)

    Exemple :

    La démise de Didier le dentier :

    Didier et Dorothée ont dépassé leurs doutes et leurs douleurs : derrière eux, trop de déboires déments, et devant, un destin à deux aussi solide et durable que le diamant. Deux… ou deux et demi ? Dorothée semble devenue plus dodue… Elle se demande comment faire cette douce déclaration à son dulciné quand elle découvre le drame : Didier est décédey !

    Pour les questions, rendez-vous dans la FAQ.
    Pour le flood, l’adresse n’a pas changé, c’est dans le Bunker que ça se passe !

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  • Plume d'Argent

    Allez j’enfile mon pantalon d’audacieuse (cette phrase ne veut rien dire) et ose présenter un premier pitit extrait de La parole du roi, projet fantastico-policier qui se passe dans un hôpital psychiatrique pour adolescents et où il y a eu une mort suspecte donc l’inspectrice Leroy a hérité. Voilà voilà. C’est un peu brut de décoffrage :clown:

    La parole du roi

    Elle partit le lendemain, aux premières lueurs de l’aube. Même à cette heure, la touffeur confinait à l’insupportable et de la sueur collait déjà le col de sa chemise à son cou et descendait dans son dos. Elle imaginait le contact du siège en cuir entre ses omoplates, contre ses reins. Une bouffée de chaleur lui dévora les joues et le front. Serrant les dents, elle s’engouffra dans l’habitacle de la Renault 12, une vieille nausée accrochée à l’estomac. Les mains posées sur le volant qui irradiait tranquillement, elle ferma les paupières.
    Dans la pénombre de son esprit s’agençaient les traits de [X]. C’était lui qui l’avait persuadée de suivre ce chemin tortueux. Dans ces pensées, il avait un air espiègle qu’elle n’aimait pas et ne lui avait jamais vu en vrai. Elle essaya bien de l’effacer, sans succès. Alors elle ouvrit les yeux et se concentra sur un point quelque part entre le tableau de bord et la route, qui s’étirait comme un serpent encré. Les échos brouilleux du lampadaire de police lui donnaient un aspect mouillé, brillant de rien. Le rouge et l’orange criard des voyants sortirent de leur torpeur à son premier coup de clef, et le reflet pâle disparut.
    La petite cassette de musique, dans sa poche de jean, lui comprimait la hanche. Par superstition, elle ne la mit pas dans le lecteur tout de suite, attendit d’avoir avalé plusieurs kilomètres. Derrière la vitre, l’horizon glissait et courait silencieusement sur les formes de la campagne, empreint de rouge nacré. Quand le premier bout de soleil apparut, que la chaleur éclata, elle se décida. Ça ferait passer le temps. […]
    [X] s’invitait encore et toujours quand elle clignait des yeux. Pour le chasser, Leroy pensa à l’établissement Ocimum. Les photographies jaunies qu’elle avait grappillées dans un vieux livre ne l’avaient pas beaucoup renseignée, ni cette voix tout droit venue d’une vieux film des années 1930 qui était sortie du combiné quand elle avait appelé le numéro. De vagues formes, rien de plus ; une impression diffuse dessinée par l’aile d’un bâtiment sur fond d’arbres et de ciel, les deux hommes en costume noir plantés devant une porte-fenêtre, les accents chauds et faux du secrétaire.
    Leroy se faisait l’effet de prendre de l’élan pour sauter dans le vide sans parachute. Ce serait si facile d’arrêter. Elle en avait le pouvoir. Là, comme ça… une pression du pied, un coup de volant, une rétrogradation du plat de la main, avec aisance, sans même appuyer.
    Leroy poussa un soupir déconfit. Elle inspecta rapidement sa tignasse bouclée, sa peau café au lait que la fatigue rendait cireuse. Pas super. Mais ça ferait l’affaire. Elle avait des Treets plein la boîte à gants, c’était tout ce qui comptait.
    Puis elle se dit qu’ils avaient probablement fondu à cause de la chaleur, et elle formula quelques jurons.


  • Plume d'Argent

    @Jamreo Intéressant. Ca se passe en quelle année ?

    En tout cas, on a l’impression d’être en pleine canicule. Pas super pour travailler. Je me demande vraiment quel est cette enquête et qui est cette personne à qui elle pense.


  • Plume d'Argent

    @jamreo a dit dans Extraits :

    Allez j’enfile mon pantalon d’audacieuse (cette phrase ne veut rien dire)

    Je m’inscris en faux sur la partie entre parenthèses : j’ai moi-même un pantalon d’audacieuse de toute bôté (vert pomme), un tee-shirt de fonçeuse et même une chaussette de wineuse, donc je vois tout à fait ce que tu veux dire. J’ai aussi un pyjama de floodeuse pour tous les jours, mais ça vous saviez déjà…

    Alors pardon, mais pour du “brut de décoffrage”, c’est quand même de l’ordre du subjuguant… Hypnotisant. Mais qu’est-ce que j’aime ta plume, Jam !


  • Plume d'Argent

    Alors, cette histoire, c’est celle de la rencontre entre Lynette qui vit dans un cimetière et Dvan qui est un vampire. Suite à la disparition du père de celle-ci, il décide de rester avec elle.

    La fille du cimetière

    Il baissa les yeux sur les bottines à talons de la jeune fille. Comment pouvait-elle marcher avec de telles chaussures ? Rosa aussi, y parvenait. Cela le laissait sceptique. Lorsqu’il lui avait demandé l’intérêt de porter ce genre de choses. Elle lui avait répondu que la courbe que cela donnait aux jambes plaisaient aux hommes. A ce moment-là, il n’y avait pas vu grand intérêt. Surtout qu’il s’agissait des jambes de sa sœur.
    Seulement là, il se prit à imaginer la courbure de celle de Lynette, et il se sentit rougir. Il les avait pourtant vu, lorsqu’il l’avait déshabillé pour l’allonger dans le lit. Mais à cette époque-là, il n’y avait pas fait attention se préoccupant en priorité de son état général. A présent…
    A présent, il ferait mieux de chasser ses pensées parasites qui ne l’aiderait guère à se rendre à la morgue. Heureusement la jeune fille était occupée à fermer la porte de l’habitation et ne s’était rendu compte de rien.
    Il ne devait plus penser à elle. Cela ne les aiderait ni l’un, ni l’autre. Que ferait-il lorsqu’elle épouserait un autre homme, s’il commençait à se faire des idées ? Il ne pouvait pas l’enchaîner à lui, elle devait être libre de vivre sa vie, et cela voulait aussi dire qu’elle se marierait un jour, avec quelqu’un qui ne serait pas lui. Une personne qui n’aurait pas honte de son visage, qui pourrait sortir le jour à son côté et avec laquelle il lui serait possible d’avoir des enfants. A ce moment-là, il disparaîtrait, puisqu’elle n’aurait plus besoin de lui.
    -Nous pouvons y aller, annonça-t-elle.
    Pourtant elle ne fit pas un geste pour avancer. La voyant si démunie, il hésita, avant de glisser sa main dans la sienne, et ses doigts enlacèrent rapidement les siens. Elle leva les yeux vers lui, reconnaissante, et il esquissa un sourire. Après tout pour ce soir, il pouvait bien, faire un compromis.
    Comme chargée d’une énergie nouvelle, la jeune fille se mit en route, Dvan sur ses talons. Le géant qui prenait bien garde à marcher à son rythme, faisait des pas beaucoup plus court qu’à son habitude.


  • Administratrice

    @Nascana oublie pas de fournir une petite mise en contexte avec ton extrait pour que les gens qui connaissent pas ton histoire puissent un peu la situer ; ça fait partie des consignes ;)

    @Jamreo wow dis t’as pas un modèle de coffre à faire tourner pour qu’on ait tous un brut d’aussi bonne qualité ? ♥ Dès les premières lignes je me suis rappelé pourquoi il fallait absolument que je reprenne ma lecture de La parole du roi. J’adore les images que t’utilises et la façon dont tu te sers du décor pour transmettre toute l’atmosphère pesante et le ressenti du personnage, c’est complètement envoûtant :snake: Ahhh et puis ces petits indices que tu sèmes… !


  • Plume d'Argent

    @Jamreo : l’extrait a un goût de trop peu (j’en veeeeux plus), mais il est très bien écrit ! Vivement la reprise des publis !

    @Nascana : bel extrait aussi, j’ai réussi à imaginer l’ambiance et à bien ressentir les pensées des persos.



  • Je me lance aussi, avec un petit extrait d’une nouvelle La Braderie des rêves qui met en scène des personnages secondaires de Paroles de verre. J’écris un peu au pif, donc j’ai pas grand une grande ligne directrice pour le moment, et ça me fait un peu peur :sweat_smile:

    La Braderie des rêves

    Après tout, la braderie reflétait les pires clichés des histoires fantastique à coup de baguette magique, de licornes roses et de tapis volant. Avec un fond d’odeur d’épices sucrées et épicées elle se dessinait devant Kavi avec ses stands hauts en couleurs, ses objets aussi farfelus que leurs vendeurs. Entre plafond qui reflétait une galaxie lointaine en éternel mouvement, les feus follet qui servaient de source de lumières, l’horloge à mille patte qui se baladait en annonçant l’heure à grand coup de gong, le set de thé volant, le minotaure qui arpentait les stands, et un petit prince qui pêchait des étoiles du plafond, la couleur était donné. La braderie ressemblait à un condensé maladroit de tous l’univers merveilleux, à faire mal aux yeux, défier toutes logique, et vous tuer les narines. […]
    Elle dépassa le marchand à chapeau, s’étonnant que ce dernier était toujours là avec ses couvres-chef qui étaient censés vous faire visiter mille et un endroit merveilleux dans votre imagination. Aux dernières nouvelles, la police des rêves lui avait rendu visite à cause d’un nombre de plaintes inquiétant de gens qui se faisait manger le crâne par les chapeaux en question. Elle salua d’un coup de main la bande de princesses en détresse qui vendaient leurs dernières histoires d’aventures merveilleuses. Ah ça, dur métier que d’être une princesse en détresse, avec tous ces héros qui croyaient bon les sauver, alors qu’elle voulait juste vivre pépère avec leur compagnon dragon ou bête.
    – Pourquoi on n’y est pas allés, les dernières année ?
    – Hé bien, parce qu’on a eu d’autres chats à fouetter, répondit-elle avant de s’adresser à un chat botté, si vous m’excusez l’expression, je ne vous ai pas vu.
    Décidément, cette mode de bottes, parmi les chats était en train de dégénérer. Cette boule de poil en portait une paire à strass arc-en-ciel, à faire frissonner Kavi. Au moins, l’animal était nullement offensé et ronronna qu’il allait passer voir leur stand. La fameuse Kavi, le retour, il n’allait pas manquer ça.
    – Ma mère est si connue que ça ? s’étonna Jun.
    – Il n’y a qu’elle pour venir en braderie en chausson roses et jeans troué, miaula le chat. Son absence se remarquait!
    – Ils sont magnifiques, mes chaussons roses, tout pelucheux, lança Kavi avec un bref geste de main qui laissa flotter les caisses quelques mètres plus loin, sur le stand vide qui était le leur. Cette année, j’ai une gamme spéciale de livre pour animaux, je suis sûre qu’il y en a qui vont vous plaire.
    – Je tâcherai de venir, lança l’animal en roulant bien les r avant de s’en aller dans ses bottes brillantes.
    – Je t’avais dit que tu aurais dû t’habiller un peu ! maugréa Jun.
    – Tu penses ? Tu as bien vue que c’est ma trademark, maintenant, répondit la mère en allant vers leur stand pour sortir les livres des caisses. Kavi sans sons chaussons, son hoodie et son tablier de travail, ce n’est pas Kavi.
    – La seule chose qui serait pire, serait de te voir peigné, lança une nouvelle voix.
    – La fin des mondes, approuva Kavi en montant un présentoir pour les carnets. Bonjour, cher marchand des rêves, toujours à l’heure à ce que je vois.
    – Je vois personne, se plaignit Jun perdu, les bras chargés de gros grimoires, le regard posé sur le stand à côté, enseveli sous un nombre incalculable de lanternes et bocaux de toutes les couleurs imaginables, il avait même garni les murs d’étagères pour caller même la dernière fiole.
    – Concentre-toi, le marchand des rêves prendra l’apparence que ton esprit lui donne, expliqua Kavi.
    Pour elle, le marchand était une créature onirique et abstraite, aux cheveux de soie dont on tissait les rêves, drapée d’une cape de brume du matin, celle qu’on avait dans les yeux quand les rêves s’attardaient au matin. Si concret, et si flou à la foi. Les idées poétiques avait toujours un goût d’inachevées et de vague. Cela allait comme un gant à une créature aussi insaisissable.
    L’exclamation de surprise de Jun indiqua qu’elle avait fini par prendre forme pour lui aussi.
    – C’était pas vraiment l’apparence à laquelle je me suis attendu, murmura le jeune homme.
    – J’ai tendance à faire cet effet aux gens, s’amusa la créature.
    – Et donc, vous vendez des rêves ?
    – Tout à fait. J’ai de tout. Rêve de richesse, de luxure, de calme. Une petite promenade en forêt, une aventure en pleine air, et les pires cauchemars. Les êtres vivants ont tendance à les éparpiller partout, leur rêves, ça serait bête qu’ils finissent dans l’Oublie. J’ai même toute une gramme pour les mérays comme toi !


  • Plume d'Argent

    @Nascana oui c’est la canicule en plein été ^^ et ça se passe en 1985. Merci pour ton retour !
    Ton extrait est intéressant, surtout que les pensées du personnage ne sont pas vraiment raccord avec la situation, car si j’ai bien compris ils vont à la morgue et ça c’est jamais vraiment bon signe. Et du coup c’est un frère et une soeur ?

    @Isapass super le pantalon vert pomme ! Bon t’as raison en fait, pourquoi se priver du self-empowerement par les vêtements 8) merci pour le compliment c’est vraiment chou ♥

    @Dan je suis vraiment contente si ce petit extrait t’a plu ♥ c’est la reprise et j’ai un peu peur d’en faire trop voire pas assez, notamment pour ce qui est d’utiliser le décor pour refléter l’état des persos, l’utilisation des métaphores etc. Bref merfi pour ton retour qui met du baume au coeur pour la suite :sparkles: :snake:

    @Reven très sympa cet extrait, on sent que tu te fais plaisir en tout cas et ça c’est un régal ! Je rêverais de pouvoir visiter un endroit comme ça :p le vendeur de rêves est super intrigant. Donc on peut lui acheter n’importe quel rêve, et même des cauchemars pour nos ennemis ?


  • Plume d'Argent

    @Dan : désolée, c’est ça poster des messages à pas d’heure, on oubli la moitié des choses. Enfin, c’est rectifié.

    @Reven : Cette horloge m’interpelle, j’aimerais la voir en vrai ^^. En tout cas, l’ambiance a l’air d’être au rendez-vous et j’ai envie d’en savoir plus sur les personnages. L’histoire des chaussons roses me fait sourire.

    @Jamreo oui, ils vont à la morgue. Mais ils ne sont pas frère et soeur, c’est juste Dvan qui pense à sa soeur et ensuite, se rend compte qu’il est attiré par sa compagne sans vouloir lui dire.


  • Plume d'Argent

    Hey en vrai ils sont biens vos extraits :D je viens déposer le mien, je le trouve intéressant car il fixe un peu la géographie et la mythologie de mon univers ^^

    Les deux frères vivaient dans une région qu’on nommait l’Ideleard, un pays constitué de toute une série de clans et qui faisait office de frontière entre Fyreard et Aelfeard, les deux continents. La légende raconte que c’était un combat apocalyptique entre les hommes et les fées qui avait coupé le continent en deux – ce qui expliquait la constitution archipellée de l’Ideleard. Le combat avait été tellement violent qu’il avait même brisé le temps, forçant la neige à ne plus cesser de tomber sans pour autant tuer les arbres. La légende racontais aussi que le carnage était tel, et les deux camps étant immortels, que les corps des humains et des fées finirent par fusionner à force de n’être plus que des plaies laissées par les combats. C’est ainsi que seraient nés les dieux.


  • Plume d'Argent

    @JDD Mais c’est intéressant ma foi :smiley: j’adore cette mythologie en tout cas^^



  • Bon, je me lance aussi, vous m’avez donné du courage en postant les votres

    Pour remettre dans le contexte, c’est un extrait de mon projet de nouvelles dans mon univers SF visant à écrire de bout d’histoires dont l’écriture au format “roman” a été abandonnée. Je suis parti sur des écrits qui ciblaient un personnage et une situation précise. Là j’essaye de présenter Théia que je résumerai de la manière suivante :

    “Théia a quatorze ans et est la fille d’un des nobles les plus puissants de l’empire. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il y a plus d’inconvénients que d’avantages à ce fait, même si cela lui permet de laisser libre cours à ses pulsions, tout en réfléchissant au meilleur moyen de se hisser au sommet de la pyramide.”

    Ce sont des choses qui finiront probablement par être publié sur PA mais pour l’instant je travaille encore pas mal dessus. D’où “juste” l’extrait.

    Chutes Célestes - Nouvelles du passé

    Théia observait la salle, une coupe à la main. Assurément, la famille Drumskerof savait recevoir. La réception était somptueuse. Les tables débordaient de mets tous plus raffinés les uns que les autres. Les vins les plus délicats coulaient à flot. Le bruit des discussions passionnées occupait l’espace. Le tout dans leur luxueux manoir familial.
    Chaque famille noble disposait d’une résidence similaire, plus ou moins grande, plus ou moins tape-à-l’œil, suivant sa puissance et sa richesse. Toutes ses propriétés formaient une ceinture géante autour du palais, le séparant clairement du reste de la mégalopole. C’était à la fois une marque de respect envers les familles nobles de leur permettre d’être aussi proche de la demeure de leur guide, mais aussi une mesure de précaution. En cas d’insurrection de la population, les défenses des maisons seraient prises d’assaut avant celles du palais.
    Portant le verre à ses lèvres sans vraiment boire, elle se mit à avancer d’un pas lent. Tout ici transpirait le luxe. Le sol était en marbre, les rideaux en soie avec des broderies d’or, des pierres précieuses étaient incrustées un peu partout et elle était incapable de reconnaitre le bois de la rambarde d’escalier, preuve que malgré l’embargo total imposé par le gouvernement, certains nobles arrivaient toujours à commercer avec les mondes extérieurs.
    La puissance de la famille Drumskerof était visible de partout et les personnes présentes dans ce décor charmeur n’étaient pas en reste. Ce genre de soirée était l’occasion pour les invités de déballer leurs plus beaux atouts afin de paraitre au mieux de leur forme. Des tenues luxueuses, enchâssées de toutes parts, d’autres frivoles, ne cachant que le nécessaire, certains mystérieuses, quelques-unes extravagantes, tous les goûts et toutes les formes s’exprimaient dans cette soirée.
    Elle-même portait une robe d’un rouge pourpre particulièrement envoutant et constellée d’une myriade d’améthystes étincelantes semblant peiner à briller au sein de cette sombre robe. Chacune d’entre-elle était reliée aux autres par un fil opalin, tressant ainsi un réseau complexe, ajoutant une fascination supplémentaire à sa tenue. La pièce était complétée par l’emblème de sa famille, cousue dans son dos au fil noir : un dragon des mers brisant ses chaines. Cet emblème convenait particulièrement bien à sa famille.
    La majeure partie de l’année, les dragons des mers résidaient dans les abysses des océans d’Ahliankh. Ils n’allaient à la surface que pendant leur période de reproduction et était très agressif avec quiconque semblant représenter une menace pour eux ou leurs petits. Invisible une grande partie du temps et visible uniquement pour se déchainer ou nouer des relations productives, voilà qui correspondait parfaitement à son géniteur.
    Les enfants étaient rarement présents à ce genre de soirée et sa présence, bien plus que sa tenue, avait monopolisé les discussions pendant presque cinq bonnes minutes. Un exploit lorsqu’on savait la facilité qu’avait les invités à changer aussi bien de sujet que d’interlocuteur lors de leurs discussions. Ces rencontres étaient aussi l’occasion de renforcer les alliances entre familles, nouer des liens et arranger discrètement des accords avantageux pour tous les partis. Un grand bal des volontés ou chacun tentait d’imposer la sienne à l’autre avec douceur.
    Au milieu de cette danse se dressait son père, qu’elle aperçue du coin de l’œil, en pleine discussion avec un groupe de nobliaux. Il n’était pas en bon terme avec la famille Drumskerof. Mais il avait quand même été invité et y avait répondu par l’affirmative. Le simple fait d’être présent à cette soirée était une démonstration de force, renforcé par sa propre présence. Théia soupira avant d’humer pensivement le liquide contenu dans son verre. Son père était un génie.
    Il avait bâti un empire au sein des familles nobles et trônait au sommet depuis plus de cinquante ans sans que personne n’ai essayé de lui ravir sa place. Elle eut un léger sourire. Personne de vivant en tout cas.


  • Plume d'Argent

    @JDD : joli mythologie. Mais ça fait un peu peur cette fusion.

    @Danalieth : ca nous indique des complots en devenir tout cas. Par contre, je me demande comment les gens peuvent tisser des alliances, en ne parlant ensemble que 5 min.

    J’aime beaucoup l’ambiance que tu nous dépeints. C’est intriguant.


  • Administratrice

    @Nascana ehehe alors ça y est ton personnage s’est enfin rendu compte que sa nouvelle comparse le laissait pas indifférent ? :smirk: Il a l’air de beaucoup ruminer, le pauvre, mais quelque chose me dit qu’il se prend un peu trop la tête et que ça va mieux se conclure que ce qu’il pense ! Surtout compte-tenu de la fin de l’extrait. Quand tu dis “géant” c’est une image seulement ? Parce que géant plus vampire ça va commencer à faire jaser dans la société :p

    @Reven c’est clair que ça fait rêver comme description ! C’est coloré et fouillé et super détaillé et on en prend plein les yeux, les oreilles et les narines ; c’est vraiment cool de jouer sur autant de facettes pour présenter cette braderie :sparkles: J’aime beaucoup les petites notes de merveilleux qui se mêlent à des éléments plus mythologiques, et les personnages sont déjà super intrigants, surtout la mère et ses chaussons xD Et le marchand de rêves surtout :sleeping: Y a quelques maladresses (genre “d’odeur d’épices sucrées et épicées”) ou des virgules qui m’ont un peu dérangée mais rien qu’une petite relecture ne pourra rectifier ! Du coup cet univers fait partie de celui de ton roman ?

    @JDD c’est vrai que ça pose bien le décor, même si c’est un peu court pour se faire une idée solide. J’aime beaucoup l’idée de temps brisé, même si je pense que la mention des arbres non tués m’a un peu perturbée, je suis pas sûre de saisir ce que tu veux dire par là ? En tout cas ça fait une genèse hyper classe et hyper sombre pour ton monde :sunglasses:

    @Danalieth elle a pas l’air commode cette Théia ! J’aime beaucoup sa lucidité et son cynisme, même à son âge ; ça la rend intrigante et aussi un peu inquiétante ! Les descriptions sont vraiment chouettes, quoi que peut-être un peu “statiques” ? :/ Je sais pas comment le formuler exactement, mais vu qu’elles sont très riches, travaillées et précises, on les absorberait peut-être mieux si elles étaient mêlées à l’action ou aux dialogues plutôt que déroulées les unes après les autres ; enfin je dis ça mais je sais pas du tout si c’est compatible avec le genre de scène que t’imagines, et puis dans tous les cas on en est tous à un stade de premier jet donc c’est plus un ressenti de ma part qu’un vrai conseil ! En tout cas on sent qu’il y a une sacrée matière là-dessous et ça m’étonne pas qu’il s’agisse d’un ancien projet de roman. J’ai hâte de découvrir l’histoire dans son intégralité sur FPA :rocket:


  • Plume d'Argent

    @Dan : je dis “géant” parce qu’il mesure plus de 2 m. C’est pas courant pour l’époque.



  • @Jamreo Je plussoie - je ne comprends pas forcément tous les tenants et aboutissants de ton extrait à cause de mon retard, mais ta plume me fait rappeler qu’il faut que je me replonge dans La Parole du Roi… !

    @Nascana Oh oui, après le cimetière, la morgue :heart: J’aime !
    Petite remarque : est-ce que ces deux phrases n’en feraient pas qu’une ? “Lorsqu’il lui avait demandé l’intérêt de porter ce genre de choses. Elle lui avait répondu…”

    @Reven je retrouve ton écriture toute en couleurs, c’est très agréable !

    @JDD C’est court, mais ça donne envie ! Quoique je suis tellement éloignée des univers SF/F que je pourrais difficilement être de bons conseils…

    @Danalieth J’aime beaucoup les noms de tes personnages :-D On sent la luxure écrasante, bizarrement je n’ai pas trop envie d’être à la place de Theia…


  • Plume d'Argent

    @Liné : c’est vrai que je pourrais en faire une seule phrase.



  • A mon tour je me lance !
    Je vais faire très simple niveau contextualisation, il s’agit des tous premiers mots de mon nouveau projet, Avant les cendres :

    Et, soudain, ses mains cessent de trembler. Les doigts se crispent, la clef cherche son chemin à l’intérieur de la serrure et, enfin, le trouve : le poignet se tourne et se tord, sèchement. L’os aurait pu se rompre mais à la place résonne un claquement sec, abrupt. Un couperet sur un billot ou une hache sur une enclume. La porte vient de se verrouiller, le métal a enfoncé le bois et s’y accroche. Jules a enfermé les femmes dans le dortoir.
    Pour bien s’assurer qu’elles n’en sortiront pas, il enfonce le clou : à double tour, le verrou. Un temps d’inattention, un moment d’insouciance pendant lequel elles continuent leurs petites affaires. Ici un placard se referme, là une fermeture éclair se tire. Et puis, très vite, elles se rendent compte que quelque chose cloche. Ça ne va pas tout à fait, ce calme emporté, ces bagages qui se plient et se déplient dans un mélange d’euphorie et de rébellion soucieuse. Un ingrédient s’est ajouté, un grain de sable menace d’éroder leur plan.
    Jules, lui, se tient à l’affût sur le seuil, immobile. Une statue de sel. De l’autre côté, celui des placards et des bagages, on s’interrompt. On se rapproche de la porte. Une main se tend, ça se devine, et se pose sur la clenche. La poignée s’agite, doucement d’abord, puis s’énerve.
    – C’est fermé ! Pourquoi le dortoir est fermé ?



  • @Liné oooooh! je comprends mieux ta question suite au poisson hahaha ^^ tu tiens le bon bout! <3 j’aime beaucoup l’atmosphère, les points de vue qui s’entrecroisent, le suspense qui en découle! super (encore! encore!) , il a l’air bien trash ton bonhomme…

    Juste ici, ça me fait bizarre, enfin rien de grave mais j’ai fait un bug : Pour bien s’assurer qu’elles n’en sortiront pas, il enfonce le clou : à double tour, le verrou. y a t il besoin de préciser le verrou ? (détails)<<


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