Quand les lettres vous chamboulent



  • On à tous (je pense) déjà pleuré en lisant un livre, des phrases bien placées vous ont certainement déjà fait éclater de rire, certains romans vous ont sans doute mis de bonne humeurs pour des semaines et des histoires vous ont très certainement émus.

    Voila pourquoi je crée ce sujet, pour que tout le monde puisse partager les expériences bouleversantes que nous ont fait vivre nos amis de papier. Pour pouvoir explique ce qu’un livre à changé en nous et nous à fait ressentir.

    Pour ma part :
    Personnellement, je pense que le premier livre (saga) qui m’a fait me rendre compte que l’écriture, plus qu’un moyen d’expression fantastique, était tout un univers de possibilité, un art presque magique (c’est le cas de le dire) c’est Harry Potter de J.K.Rowling, que j’ai lu très tard et qui à complètement changé ma vision par rapport à l’écriture.

    Et le deuxième livre, que je pense je garderais dans ma mémoire encore longtemps, et qui m’a donné l’idée de ce topic, c’est L’homme qui rit de Victor Hugo, et ce livre-là, bien que je ne l’ai pas encore finit, m’a fait me rendre compte du niveau d’excellence que l’on peut atteindre quand on maîtrise l’art de l’écriture, tout ce qu’on peut dire, et la manière tellement belle dont on peut le dire.
    Une autre chose dans ce livre qui m’à profondément touché est la manière dont Hugo décrit la relation amoureuse entre Gwynplain et Dea (Gwynplain à 25 ans et est complètement défigure, hideux et Déa qui à 16 ans est aveugle et très belle). Et la manière dont cette relation est décrite, sans cœur qui prend feu sur le soleil couchant ni de sang qui tombe dans les abysses du néant de savoir sa dame loin, la rend très touchante, et très vrai (et ça me brise un peu le moral car, connaissant Hugo, ça ne vas pas rester comme ça)

    Et vous ? :D



  • Quel sujet intéressant ! Pour ma part, je pleure assez souvent devant les romans, les mangas et autres séries. Après ce n’est pas parce que je vais pleurer sur une scène que le livre va me marquer.
    Quand j’étais plus jeune et que j’ai lu La Guerre des Clans, beaucoup de morts de personnages m’ont fait pleurer (Étoile Bleue, Petite Feuille, Croc Jaune, Jolie Plume, Feuille de Houx, Plume de Flamme etc…), et c’est vrai que cette saga m’a marqué, par le temps que j’ai passé dessus et toutes les émotions qui m’ont traversées pendant sa lecture (je suis allé jusqu’au cycle 5 quand même).
    Après il y a ma série préférée all time : Artemis Fowl. Je ne saurais dire à quel point j’aime cette série. Je l’ai relue trois fois, et plus je le lis, plus je l’aime. Même si elle est détrônée un jour, elle restera toujours un monument dans mon coeur.
    Au niveau des lectures du français, Le Message d’André Chedide, et Thérèse Raquin de Zola.
    Le premier est un roman haletant sur la guerre. Et je dis bien LA guerre. L’auteure, bien que s’étant inspirée d’une guerre précise, ne donne aucune position spatio-temporelle. Le but de se roman est de dégoûter tout le monde de la guerre. L’histoire se passe en quelques heures. Elle raconte le périple d’un jeune homme, qui accoure pour retrouver la femme qui l’aime, car elle ne s’est pas présentée à leur rendez-vous. Pour cause : elle s’est prise une balle dans le dos alors qu’elle partait le rejoindre. C’est le genre de roman qui vous laisse scotché du début à la fin.
    Thérèse Raquin, je pense que tout le monde ici connait. Comme tu l’as dit avec Victor Hugo, @JDD , Zola m’a impressionné par sa manière de décrire de manière si vivante, si palpable. Ce roman donne la nausée, et Zola ne nous épargne rien. Mais en même temps, comment ne pas admirer sa virtuosité à manier les mots ? Depuis que j’ai lu ce livre, j’essaie de m’en inspirer pour mon écriture.

    Cependant, il y a autant de romans qui m’ont marqués de mangas, est-ce que je peux en parler aussi ?



  • Évidemment que tu peux en parler @Audrey-Lys ! C’est surtout pour partager des choses qui nous ont marqué :D lâche toi, du moment que ça reste des lettres ^^



  • Eh bien Tokyo Ghoul pour commencer, m’a marqué (et continue de me marquer) par son ton à la fois horrifique et poétique, par la richesse de son écriture et de son sous-texte. Cette manière de manipuler à la fois les images et les mots, vraiment, j’adore ça. C’est un des meilleurs mangas que j’ai lu. Et comme toutes les séries préférées, plus je le lis, plus je l’aime.
    Il y a aussi Barakamon (titre signifiant “qui a la pêche” dans le patois du sud du Japon). Barakamon est un manga humoristique, qui parle de la création artistique. Il alterne des parties à se tordre de rire et des moments très contemplatifs. Mais pour moi ce qui m’a marqué dans ce manga, c’est le fait que ce soit un concentré de bonne humeur. Lire un chapitre, c’est se prendre un rayon de soleil dans la face. À une époque, je lisais Barakamon pour me remettre des Démons d’Alexia. Je ne sais pas comment l’auteure s’y prend, mais Barakamon c’est une cure de pensées négatives, moi qui aime les histoire plutôt sombres d’habitude, je l’adore.
    Bride Stories (Otoyome Gatari en version originale) est un shôjô, c’est à dire un manga pour filles. Ce genre de manga est censé être des histoire d’amour débordantes de niaiseries. Pourtant, ici, c’est tout le contraire. Bien que le titre veuille dire “histoire de mariées” et que ce soit effectivement le sujet, c’est loin d’être niais : c’est beau. L’histoire se passe au XIXème siècle en Asie Central, dans les grandes steppes arides. J’adore la manière que l’auteure a de décrire cette époque, que je ne connaissais pas du tout et qu’elle m’a faite découvrir. Bride Stories est un manga parle de mariages, de guerre, de survie, de culture, l’historie est très riche et la mangaka mérite sa place aux panthéon des meilleurs dessinateurs de manage. Mais ce qui est pour moi marquant dans Bride Stories, ce sont les personnages, qui, je ne sais pas trop comment, arrivent à être palpables, vivants. Tellement d’ailleurs, que quand je me projettes dans l’Histoire de ces pays et que j’entends parler de la guerre avec les Russes, je pense aux personnages de Bride Stories qui ont du souffrir de ça (l’histoire se passe juste avant cette guerre) comme je penserai à Victor Hugo par exemple, comme s’ils avait vraiment existé. C’est un peu troublant. Je pense que le mot qui décrit le mieux Bride Stories c’est : magnifique.

    Et j’ai dit manga, mais il y a aussi des BD. Je pensais justement à Princesse Sarah, la BD qui est toujours en cours. Je l’ai lue quand j’étais en primaire, et j’ai été marquée par l’histoire. La définition de “princesse” selon ces livres m’a beaucoup plus, je me suis sentis révoltée quand Sarah devait subir sa directrice qui la faisait mourir de faim et de froid. J’étais aussi admirative. Ma mère s’appelle Sarah, et quand j’étais petite, je me disais ma mère jeune devait ressembler à la Sarah de la BD. Je n’ai jamais lu le roman original, mais la BD a marqué mon enfance.


  • Plume d'Argent

    Moi je suis trop bon public pour pouvoir citer tout ce qui m’a fait rire, pleurer, frémir… parce que ça m’arrive très souvent. Encore plus depuis que j’ai des enfants : quand ça se passe mal pour un enfant dans un livre, film (voire dans une pub…), je me place du point de vue de la mère et c’est trop pour moi…
    Je ne vais parler que de ce qui m’a beaucoup marquée :

    • Le serment des catacombes de Odile Weulerse, lu en 6ème (oui, ma prof était une vraie peau de vache mais elle donnait des super lectures imposées) : je l’ai terminé à la lampe torche sous ma couette parce que je n’arrivais pas à le poser malgré les réprimandes de mes parents. C’est une histoire d’amour au temps des premiers chrétiens, à Rome, et l’héroïne finit au cirque, bouffée par les lions. Je sanglotais carrément sous ma couette, prise d’un incommensurable chagrin pour cette pauvre fille.
    • Le chant du monde de Giono. Si vous avez lu Giono, vous savez qu’il ne faut pas avoir envie d’action à tout prix pour aimer. C’est plutôt contemplatif. Mais les descriptions sont si évocatrices qu’il m’est arrivé de pleurer comme devant un paysage si grandiose et saisissant qu’on en a le souffle coupé. Lire une description de Giono, c’est comme si la terre vous parlait…
    • Enfin, je pleure comme une madeleine à chaque fois que je relis Cyrano, c’est à dire une fois par an…

    Côté BD, je ne sais plus si j’ai pleuré, mais j’ai pris une très grosse claque en lisant le dernier tome du Peter Pan de Loisel (en plus on l’avait attendu genre 10 ans après le tome 4) qui est d’une noirceur impressionnante.
    Et bien sûr Maus de Spiegelman m’a aussi bien brassée.



  • Merci pour ce sujet ô combien intéressant !
    Du côté des larmes, je me souviens de :
    _ N’oublie pas que je t’aime", de Jérôme-Arnaud Wagner. Le récit bouleversant d’un homme qui perd sa femme et mère de ses deux enfants. J’ai pleuré comme une madeleine. Il décrit ses sentiments, son amour pour sa femme, la déchirure de sa peine avec des mots simples et magnifiques.
    _ Le Prince des Marées, de Pat Conroy. L’histoire de la fin d’un monde, racontée par un personnage qu’on voit passer de l’enfance à l’âge adulte, l’histoire de sa famille, de leur place dans ce monde qui disparaît… Magnifique.

    Dans les lectures qui m’ont marquée :
    _ Le Comte de Monte-Cristo, de Dumas père. Je le relis régulièrement, et à chaque fois la force du destin d’Edmond me transperce. J’en ressors amoureuse de lui à chaque fois haha.
    _ Le Seigneur des Anneaux, de Tolkien. Mon livre de jeunesse, de chevet, aux pages cornées, qui trône dans ma bibliothèque et qui m’a fait aimer la fantasy d’amour.



  • Je ne peux m’empêcher de venir déposer ma petite pierre ici lorsque je vois @Audrey-Lys parler d’Artemis Fowl <3 J’étais raide dingue de cette série quand j’étais petite, j’ai du les lire cinq ou six fois chacun et je me souviens que j’étais comme une folle le jour de la sortie du dernier tome… Et puis cet été, il m’est venu l’envie de les relire, et ça a été la redécouverte sous la forme d’une claque mémorable. J’ai avalé les huit tomes… puis je les ai relus dans la foulée tant je n’avais aucune envie de sortir de cet univers. L’écriture d’Eoin Colfer est tellement drôle et tellement juste en même temps : d’une page à l’autre je passais du rire aux larmes et si certaines phrases m’ont brisé le coeur (je pense notamment à une en particulier dans Le Dernier Gardien), d’autres me font rire rien qu’en y repensant. Bref, cette série a retrouvé sa place qu’elle avait dans mon coeur d’enfant et je ne pense pas qu’elle est prêt d’en ressortir <3
    Récemment, j’ai également relu Oh Boy ! de Marie-Aude Murail — rien que d’y penser, j’en ai des frissons. Tous les personnages sont incroyablement touchants ; ils entrent sous la peau et n’en ressortent plus. C’est pareil, je suis passée du rire aux larmes en l’espace de quelques lignes — parfois même les deux en même temps. Raah, ce livre, je pourrais en parler durant des heures sans parvenir à lui rendre justice…
    Finalement, le dernier roman qui me vient en tête est Le Vallon Rouge de Sharon Creech. Cela fait bien longtemps que je ne l’ai pas relu, mais je me rappelle de sa beauté toute simple…



  • Oui @Primrose , je n’aurais pas exprimer cela mieux ! Qu’est-ce que j’ai pleuré en lisant Le Dernier Gardien, j’aurais tellement aimé que ça continue (et puis la fin est trop triste), j’ai lu WARP après, c’est super bien, mais pour moi ça n’arrive pas au niveau d’Artemis Fowl.



  • @Audrey-Lys J’ai lu Artemis Fowl aussi, et j’ai bien aimé sans pour autant que ce soit un gros coup de coeur.

    Mais @Primrose, je plussoie totalement pour Oh boy ! Je l’ai découvert l’année dernière et je l’ai beaucoup aimé !

    Les livres qui m’ont marqués sont surtout La cour aux Étoiles d’Évelyne Brisou-Pellen, et Je t’écris du pont de Joëlle Ecormier, un recueil de nouvelles qui vous prend à l’âme et aux tripes. Je dois aussi citer Vango de Timothée de Fombelle, qui restera à jamais mon livre préféré, et aussi Simple de Marie-Aude Murail et Ainsi résonne l’écho infini des montagnes de Khaled Hosseini, qui est un vrai petit bijou.



  • @Milyana bah tout le monde ne peut pas adorer :grinning:


  • Plume d'Argent

    Moi je me souviens avoir ressenti ce genre d’émotions pour les livres de Pagnol ( La gloire de mon père le château de ma mère, le temps des amours et le temps des secrets)



  • J’ai pleuré comme une madeleine dans mon bel oranger
    J’ai complètement perdu dans le premier qui pleure a perdu (que je conseille malgré tout a 100%)
    et en littérature adulte les Steinbeck et les E.M. Remarque me brisent le cœur presque à chaque fois.
    Et une prière pour Owen, de John Irving, mon Dieu !:sob:

    Les lectures marquantes… il y en a trop, c’est pas possible !

    @JDD, c’est marrant, moi j’ai détesté l’homme qui rit ! :laughing:


  • Plume d'Argent

    @sorryf Ah oui ! Irving me fait bien pleurer, en effet : une prière pour Owen mais aussi Le monde selon Garp et l’Oeuvre de Dieu, la part du diable.
    Faut dire qu’il est pas super adepte de happy end :)


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