Refaire le monde de l'édition...



  • Cela fait plusieurs années que je me renseigne sur le monde de l’édition, et plus mes recherches avance, moins ça me fait envie. Une rémunération trop basse, un manque de considération, une juridiction floue…les problèmes s’empilent les uns sur les autres sur le dos des auteurs. J’avais compris depuis longtemps que vivre du métier d’'auteur était extrêmement compliqué, car justement ce n’était pas considéré comme un métier. La rémunération d’un auteur sur son livre est de l’ordre de 6 à 12%, et il n’est payé que si les bénéfices de ses livres dépassent l’avance faite par l’éditeur. Sachant que cette avance s’élève à seulement quelques centaines d’euros, et qu’elle est censée pouvoir faire tenir l’auteur toute l’année avant qu’il ne soit payé (s’il est payé). Suis-je la seule que cela révolte ? Je comprends très bien qu’il y ait de nombreux maillons de la chaîne du livre et qu’il faut pouvoir rémunérer tout le monde. Quant bien même. C’est l’auteur qui fournit la matière première. Pourtant, il est à peine un nom sur la couverture pour les maisons d’édition. Je ne blâme pas tout le monde, j’énonce simplement des vérités, mais la réalité est bien plus complexe et résumer par “C’est les ME et les distributeurs les méchants” serait un eu trop facile. Si l’auteur ne peut être payé plus que ces pourcentages minables parce que trop de personnes interviennent dans la chaîne du livre, alors il faut les supprimer.
    J’ai compris avec le programme Amazon Direct Publishing qu’il était possible de supprimer beaucoup d’intermédiaires. Cependant, même si le monde de l’édition classique me dégoûte, j’ai envie, en tant qu’auteure, de voir mon travail reconnu par des professionnels et de ne plus avoir l’étiquette minimisante “auto-édité”. Alors, pourquoi ne pas faire entre les deux ?

    Il y a longtemps j’ai imaginé les Éditions Nébuleuses. Une maison d’édition en ligne proposant à la fois l’auto-édition sur sa plate-forme (en retirant un petit pourcentage du livre), ou l’édition après que le texte ait été corrigé et que l’auteur ait été conseillé pour lui apporter éventuellement des modifications (en retirant un pourcentage plus grand) mais avec toujours le principe de ne pas faire descendre le pourcentage de l’auteur en-dessous de 50%, avec une rémunération immédiate à l’achat du livre. Comme sur KDP, le livre serait en version numérique et papier avec imprimerie à la demande. Et afin de donner le maximum de visibilité aux livres, le nombre de sortie serait limitée et les nouveaux livres sortant affichés sur la première page du site. Ainsi, les intermédiaires seraient réduis à l’imprimerie et la livraison ainsi qu’à des contrats spécifiques avec des librairies de quartier.
    Je ne sais pas si ce projet peut aboutir, s’il sera abouti ou s’il échouera peine lancé. Mais cette idée ouvre pour moi un débat.
    Est-ce que vous aussi vous pensez que le monde de l’édition devrait changer ?
    Et comment ?
    Avez-vous des idées semblables aux Éditions Nébuleuses ?

    Voilà, désolée pour le pavé, mais ce sujet me tient à coeur et partager les préoccupations qui me trottent dans la tête me soulage.
    Pour ceux qui veulent en savoir plus (même si je pense que presque tout le monde ici connait très bine la chanson), je vous conseille ces deux strips de Maliki sur l’édition, qui résume bine tous les problèmes cités plus haut :
    http://maliki.com/strips/tribune-pour-un-roman/
    http://maliki.com/strips/a-croisee-chemins/


  • Plume d'Argent

    Comme je ne pense pas à l’édition actuellement, je n’ai jamais réfléchi à la question. Mais je trouve en effet choquant de voir le faible pourcentage que reçoivent les auteurs.
    Ton idée est très séduisante. Mais quand une ME publie ton livre, tu profites de sa réputation et c’est une forme de reconnaissance. Comment penses-tu donner de la crédibilité aux Éditions Nébuleuses ? Qui corrigerait les textes et qui conseillerait les auteurs ?



  • Il faut bien comprendre les différents intermédiaires pour réinventer l’édition.

    • Il faut penser au comité de lecture (On peut peut être s’en passer? On gagnerait en liberté des auteurs et on perdrait tout système de réputation et de ligne éditorial).
    • Il faut penser aux correcteurs qui doivent “conseiller” l’auteur pour l’aider à rendre son roman plus en adéquation avec son publique. (Peut-on remplacer cela par quelqu’un qui se content de corriger les fautes, et laisser à l’auteur le soin de trouver des bêta lecteur sur plume d’argent? )
    • Il faut penser à l’impression. Ca représente un coût très important sur un roman, surtout si c’est fait à la demande. (Peut on s’en passer et faire du tout numérique? Moi je considère qu’un livre, c’est imprimé sur du papier, mais de plus en plus de gens sont prêt à acheter des livres numérique, donc la question reste entière)
    • Il faut penser au libraire. Il a une marge importante sur le coût du livre. C’est un coût qui disparaît si on ne fait qu du livre numérique. (Et on se débarrasse en même temps du coût du démarcheur qui vient apporter des livres au libraire). Veut-on que les librairies disparaissent? Une fois de plus, ça doit dépendre des lecteurs.
    • Il faut penser à la promotion du livre, surtout si on est sur une maison d’édition sans présence en librairie. Qui va venir spontanément acheter les livres sur le site? Y aura il un “community manager” qui va en faire la promotion sur les réseaux sociaux? Ou compte-on juste sur l’auteur pour faire lui même son auto promotion?

    Je suis très intéressé par la question, (j’ai eu un engagement politique autour des questions de la rémunération des artistes, et je travaille de temps à autre dans l’audiovisuel, ou les problèmes sont encore plus complexes que dans l’édition, car pour tourner un film il faut avancer énormément d’argent…), mais je pense qu’elle est vraiment complexes, et que la solution de tout sacrifier (promotion du livre, livre papier, présence en librairie, correcteurs, comité de lecture…) pour maximiser la marge de l’auteur soit la meilleure stratégie, même si je comprend ton énervement face au fait que celui qui écrit le livre touche moins de la moitié de ce que paye le lecteur.



  • @Fannie , j’ai remarqué que les éditrices du bas de l’échelle avaient à peu près le même statut que les auteurs. Je comptais recruter des correcteurs dans ce cas. Cependant passer un contrat ne serait pas dans risque : j’aimerais que comme l’auteur et la ME, le correcteur ait un pourcentage de son livre. Ce qui ferait qu’il n’y aurait pas vraiment d’employeur et que tout le monde dépendrait de la réussite du livre. Une manière d’encourager le bon travail.
    Après pour la visibilité, c’est sûr que ça ne s’invente pas. Mais dans la mesure où même avec des ME connues, un livre n’a pas forcément de place en rayon, noyé par la masse…je ne sais pas si on y perd vraiment. Mais au départ c’est sûr qu’il risque de n’y avoir personne sur le site. Après ça passe ou ça casse



  • Ton idée est très intéressante @Audrey-Lys , je fais d’ailleurs des études de langues et lettre romanes dans le but de pouvoir tenter d’ouvrir ma maison d’édition.
    Par contre, elle souffre de certains problèmes qu’à évoqué @Dworkin
    La grande quantité des intervenants que tu souhaite supprimer sont justement ceux qui permettent au livre d’obtenir de la visibilité. (Distribution, publicité, …) Ce qui fait le succès d’un livre, ce n’est pas tant l’auteur que l’investissement que la maison d’édition auras mis pour le faire connaitre.
    Je pense que vivre de sa plume est un idéal, autant que de vivre de la musique ou de la peinture et que c’est un objectif très compliqué à atteindre. Et malgré les différentes alternatives mises en place (amazone direct publishing, KDP, et ce genre de choses) les (grandes) maison d’édition ont toujours l’avantage d’être des grandes entreprises organisés, qui n’acceptent que des livres qui marcheront à coup sur pour rembourses l’à valoir des livres.
    Et je pense que lorsque tu te fait éditer à compte d’éditeur, ce que l’auteur ““paye”” en grande partie c’est le service que lui offre cette maison d’édition.
    Malheureusement, je ne pense pas que même un programme comme l’amazon direct publishing pourrait faire de l’ombre à des géants comme Gallimard, Albin Michel et autre car se qui est, et qui seras pris au “sérieux” dans le monde du livre encore très longtemps est le circuit classique. De plus, le bouche à oreille et la couverture ne suffiront jamais pour qu’un livre se connaisse, et c’est sur ça que se base toutes les méthodes de publication "alternative"
    Bon je suis vraiment désolé pour mon avis un peu pessimiste sur la question, mais je ne pense que le circuit classique est juste trop “fort” pour que passer à côté marche.
    Pour moi, vivre de sa plume est tout aussi compliqué que de vivre de la musique, voir même plus compliqué encore. Et je ne pense pas qu’une personne qui écrit devrait avoir cet objectif. (C’est comme faire de l’escalade en étant amateur et de se fixer comme objectif de grimer l’Everest sans assurances, certains y arrives, d’autres n’y arriveront jamais, et certains y restent)


  • Plume d'Argent

    Je trouve ta réponses extrêmement cynique et presque glaçante JDD. Je trouve qu’elle reflète exactement un gros problème actuel, à l’origine de mouvement comme #payetonauteur.

    vivre de sa plume est un idéal
    ce que l’auteur ““paye”” en grande partie c’est le service que lui offre cette maison d’édition [Je précise, j’ai bien noté les moults guillemets, mais ça me choque quand même]
    qu’une personne qui écrit devrait avoir cet objectif

    Pour moi, c’est exactement ce genre de façon de penser, ancré très profondément dans la société et enseigner aux enfants dès le biberon qui font que la situation est actuellement aussi merdique en France.

    L’idée qu’écrire ou dessiner est une passion, que ce n’est pas un métier, qu’on ne peut pas en vivre, est profondément ancré dans la société française. Et pourtant, je reste intimement persuadée que c’est CULTUREL. Que ce n’est pas une fatalité, juste une situation auto-entretenue.

    J’avais lu un très bel article sur le sujet, il faudrait que je le retrouve. Mais aux USA, auteur, c’est VRAIMENT un métier, c’est totalement entré dans les esprits et les façons de faire. Les auteurs font payer leur dédicace (parce que oui, c’est du temps et que le temps, c’est de l’argent si on veut être cynique jusqu’au bout), il y a des formations pour devenir auteurs, qui forment aussi bien à l’écriture qu’aux aspects juridique. OUI, c’est un métier où il y a beaucoup de sélection, où peu parviennent à l’objectif final. Mais comme les joueurs de foot ou autre, et là on irait jamais dire à un sportif que c’est pas un métier, ou beaucoup moins frontalement.

    C’est vraiment très français l’aspect “Auteur, c’est pas un métier”. Le truc qui me choque, c’est que dans les formations pour devenir dessinateurs, il n’y a pas souvent de cours pour apprendre les aspects juridique, lire un contrat, tenir un ivre de compte. Style, ça tombe du ciel ces compétences ?

    Pour moi, il n’y a pas forcément de méchant ou de gentil dans cette chaîne du livre, c’est un beau bordel actuellement, comme beaucoup de choses. Mais pour moi, il est primordial de voir l’auteur comme un métier, parce que c’est le cas dans d’autres pays, alors pourquoi continuer à sous estimer les auteurs français ?

    Et Samantha Bailly avait une fois dit une chose qui m’avait marqué. NON, l’auteur ne doit rien à l’éditeur. Ce sont des partenaires de travail, à égalité, qui bossent ensemble pour un produit fini, le livre (objet physique). Et pourtant, souvent, il y a le sentiment qu’un auteur doit se sentir redevable à sa ME de l’avoir édité, ne pas trop râler car il n’est rien sans la ME… C’est très malsain comme situation. L’auteur n’a rien à “payer”. Il a fait sa part du boulot, à la ME de faire la sienne.

    Bref. Pour moi, le souci en France, c’est vraiment le manque de considération envers le métier d’auteur (et je reste intimement persuadée que c’est culturel) et la mise en place de relations parfois biaisées entre auteur et ME. Pour moi, tout le monde peut réussir à vivre de la chaîne de livre décemment. Mais faut que tout le monde y mette du sien, et pour améliorer la condition des auteurs, ya clairement ces deux points-là à corriger.

    [Désolée si c’était pas trop la question, mais ça m’a vraiment fait tiquer. Et vraiment JDD, ce n’est pas trop contre, mais tes paroles sont symptomatiques de beaucoup de choses et du coup, ça m’a fait réagir. Mais je critique la situation actuelle et générale, mais ce que tu dis hein <3 ]



  • Ne t’inquiète pas @Flammy , je suis d’accord avec absolument tout ce que tu dit ! Le ““payer”” était surtout pour évoquer l’argent que l’auteur ne touchait pas sur sont livre.
    Je suis parfaitement d’accord que le fait de ne pas considérer auteur comme un métier à part entière est symptomatique en France (et en Belgique), pareillement pour le processus créatif qui fait l’objet d’une sorte de tabou. C’est d’ailleurs pour cela que je souhaite me lancer dans l’édition et que je fais des études littéraires.
    Pour moi le problème principal est que de manière général, comme “auteur c’est pas un métier” rien n’est mis en place pour qu’il en soit vraiment un du point de vue juridique, sociétal ou de la protection.
    Ce que tu as dit sur le fait que les auteurs ne doivent rien aux maisons d’édition m’à fait tiquer aussi, je suis d’accord avec toi, mais je pense que même la majorité des “petits” auteurs se sentent redevable qu’une maison d’édition les utilises. Trop peu de gens se rendent compte que c’est un système complexe et que “les livres de qualité” (j’utilise trop de guillemets) ne sont pas une resource infinie et qu’il suffit aux maison d’édition de tirer au sort dans leur boite mail pour avoir les best-seller de l’année. En fait, pour reprendre aussi les mots de Sammantha Bailly, même les éditeurs ne considèrent pas l’écriture comme un travail: moins ils en savent mieux ils se portent.
    Pour moi, ce qui faut changer ce n’est pas le circuit de l’édition en contournant le circuit classique, mais l’opinion général sur le métier.


  • Plume d'Argent

    @JDD Exactement <3

    Je suis totalement de ton avis, ça me rassure un peu car j’avais peur de jeter un pavé dans la mare ='D



  • Haha non ne t’inquiète pas @Flammy :D , d’ailleurs si j’ai envie d’ouvrir ma maison d’édition c’est beaucoup pour pouvoir proposer une “variante” (omg calme toi avec les guillemets) du circuit classique tout en restant dedans. :D



  • @flammy Ne t’inquiète pas, je suis planquée derrière le gros rocher sur ta droite, mais je lis tout de même cette conversation très intéressante. ;)

    Par contre, évite le jet de pierre, ça fait mal. ^^


  • Plume d'Argent

    <3

    Je te souhaite bien du courage !

    Dans le même genre, pour des futurs auteurs professionnels, je pense qu’il est important de faire attention aux contrats qu’on signe et de ne pas prendre n’importe quoi sous prétexte que “OMG Il m’a fait un compliment, je lui donne tout !”. Si tout le monde finit par refuser des conditions pas top, ça sera bien obligé d’évoluer ^^



  • Je suis parfaitement d’accord, comme de nos jours on voit plus le fait de se faire éditer comme un miracle que comme l’aboutissement d’un travail accomplis on signe tout et n’importe quoi :/


  • Plume d'Argent

    Enfin, je dis ça, mais si ça m’arrive un jour, faudra peut-être me plaquer au sol pour m’empêcher de signer n’importe quoi xD

    Mais oui, c’est avec toute l’image qu’on a du métier. “C’est un miracle, je vais être publié !”. Non, c’est le fruit du travail. C’est les mentalités qu’il faut changer avant tout, mais ça va prendre du temps.

    Et d’un sens, tester d’autres choses, comme ce que propose Audrey, voir du côté de l’AE, c’est bien. Ca fait bouger les choses, ça dynamise un peu ce milieu arthritique et peut-être que ça va pousser les prises de consciences à se faire plus vite. Un coup de pieds dans la fourmilière, cela ne fait jamais de mal ;)



  • Oui mais personnellement j’ai l’impression que la fourmilière est tellement grande et appuyée par des institutions tellement gigantesque (voir séculaires), et d’ailleurs je m’en rend fort compte avec mes études littéraires. La littérature ce n’est pas que les livres, c’est aussi une série de choses (critiques, concours, littérature spécialisé, …) qui ne s’intéresseront jamais (ou dans très longtemps) à ce genre de choses (sauf si les jurys du prix nobel et du goncourt commencent à chercher des candidats sur amazon). Je pense que tenter de donner des coups de pieds dans la fourmilière, c’est dépenser de l’énergie qu’on pourrait mettre dans l’écriture en tant que tel, je sais que c’est avec ce genre d’idée que les situations n’évolues pas, mais pour moi ça reviens à une mission impossible


  • Plume d'Argent

    Ba ya déjà eu pas mal de choses, avec le mouvement #payetonauteur au dernier salon du livre, qui recommence d’ailleurs en ce moment pour un autre scandale.

    Et à a rentrée littéraire, ya eu le scandale avec le concours où ya eu un AE dessus, et aussi Samantha Bailly qui s’aut-publie.

    D’ailleurs, petit article sur le sujet : https://www.actualitte.com/article/monde-edition/autoedition-les-auteurs-contraints-de-trouver-d-autres-revenus/91341



  • Je trouve qu’il y a un manque de considération à tellement de niveaux :/.
    Déjà rien qu’entre les genres, entre ceux qui vont estimer que la blanche est supérieure à l’imaginaire par exemple, le dédain de certains pour la romance, que la littérature du XIXe, y a que ça de vrai, etc. Des préjugés qui peuvent se retrouver aussi bien chez des lecteurs que des libraires par exemple (c’est pas le cas de tous, mais y en a qui existent).

    Les USA et d’autres pays ont aussi pas mal d’organisations (Sisters in Crime, Authors guild, Romance Writers of America, etc.) qui permettent de défendre les intérêts des auteurs, de leur apporter du soutien. Mais est-ce que ce serait possible en France ? Quand on voit comment ça peut être vite le bazar en fonction des initiatives… A ce qui aide à professionnaliser le milieu, on peut ajouter les ateliers d’écriture pro ou les programmes d’écriture dans les universités.

    Même si Amazon tient le haut de panier, il y a aussi un peu plus de choix : Gumroad, Smashword, Inkshares, Draft2Digital. Ça laisse de la place pour expérimenter des plateformes de vente, pour tenter des choses.

    Et puis au début de tout, il y a le business plan, choisir le bon modèle d’entreprise, le financement (et que la banque suive), et j’en passe.

    Je pense pas que c’est un travail impossible (mode optimiste), mais ça ne pourrait se faire qu’avec un énorme effort collectif (et là, je suis moins optimiste).



  • Personellement, je pense que ce qu’il faudrait changer au niveau des maisons d’édition est qu’elles arrètent de considerer les auteurs comme des fournisseurs mais comme des employés



  • Ohlala que de débat ! Au final on est tous d’accord pour dire que c’est le bordel et que cela doit changer. En France le mot artiste a quand même une connotation assez négative, et ce n’est pas considéré comme un métier.
    Les Éditions Nébuleuses ne sont certainement pas une solution miracle et idéale, simplement un projet auquel je pense et qui est pour moi la cristallisation de ce qui me révolte. J’essaie d’imaginer quelque chose de mieux à la hauteur de mes moyens.
    Évidemment c’est un peu bancal, mais vous pensez réellement que ça ne pourra pas marcher ?



  • Moi @Audrey-Lys je ne sais vraiment pas, je pense que ça ne feras pas une révolution, ni même beaucoup de bruit, mais je pense que si tu arrives à faire ça bien ça peut donner une structure viable qui permettrait à des “petits” auteurs d’avoir plus de visibilité.
    En tout cas ton projet et tes retours m’intéressent énormément vu que je veux aussi faire publier des auteurs 😁



  • Hey hey…est quel est ton projet @JDD ? Ce sujet est fait pour que tu en parles


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