Le Young Adult (yay)



  • Bonjour :rainbow:
    Pour un projet universitaire (écrire une chronique), j’ai choisi le doux et délicieux sujet du Young Adult (je sais que vous l’adorez :smirk: ). Mon angle d’attaque est le décalage entre la vision des ME sur le sujet et les lecteurs. Alors je suis curieuse de connaître vos avis (oui, je suis maso, je me noie déjà dans les lectures, mais vous avez toujours des trucs intéressants à dire). (je suis surtout piquée d’intérêt pour les plumes ayant eu des contacts avec des ME, je dois l’avouer, mais tout le monde peut s’exprimer :slight_smile: ) (soyez rassuré.e.s, je ne vais pas aller vous citer dans ma chronique (sauf si vous le voulez xD ), mon intention est simplement de prendre la température autour de ce genre de débats (je crois que je vais aller faire un stage en Elocutionclaire))
    Donc si vous avez une voix à faire entendre sur le sujet (déverser votre fiel sur un retour quant à la définition incompréhensible de ce genre nouveau-né ( :p ), déclamer une ode aux livres YA qui ont conquis vottre petit coeur ému, cracher sur ce terme fourre-tout qui fait de l’ombre aux biopics historiques médiévaux…), c’est ici (ou par mp) !


  • Plume d'Argent

    Rah cool ça m’intéresse ce sujet! Tu publieras ta chronique sur PA quand elle sera finie? :)
    Si je devais donner une définition du YA, je dirais que c’est un genre littéraire qui rassemble tous les traits de la littérature jeunesse (protagoniste jeune qui découvre le monde et doit faire face à l’adversité, en somme) mais se permet en même temps d’aborder des thématiques plus matures en utilisant un style et/ou un rythme qui relèvent eux plutôt de la littérature adulte.
    Le meilleur des deux mondes quoi :grin: (oui oui cet avis est dénué de toute subjectivité)


  • Plume d'Argent

    En ce qui me concerne, je ne savais pas que le YA existait avant d’arriver sur PA. :rolling_eyes: Peut-être parce que j’ai largement dépassé cette tranche d’âge… :older_woman_tone2: En tout cas, je trouve dommage que les ME recherchent des textes formatés en fonction de toutes ces catégories.
    Désolée pour l’inutilité de cette intervention… :confused:


  • Plume d'Argent

    Je trouve ton sujet très intéressant, @Tac. Je vais juste pour le moment venir poser une petite remarque/question : est-ce que la vision des ME est homogène? Je me pose la question, parce que justement je ne suis pas sûre que leur définition du genre soit toujours la même…



  • @rachael a dit dans Le Young Adult (yay) :

    une petite remarque/question : est-ce que la vision des ME est homogène? Je me pose la question, parce que justement je ne suis pas sûre que leur définition du genre soit toujours la même…

    Suis d’accord. Dans les catalogues de certaines ME, on voit disparaitre la catégorie 13+ au profit de la catégorie YA, ou apparaître des mélanges « ados et jeunes adultes ». La frontière me parait donc relativement floue et sujette à interprétation personnelle. Deux lecteurs peuvent classer le même roman dans des catégories différentes. Sinon, il existe tous les genres en YA : fantasy, dystopie, romance… ; le personnage principal est ado ou jeune adulte ; l’écriture est rythmée…?



  • Alors j’ai appris que le YA est une catégorie, non un genre. Voilà, vous mourrez moins bêtes :grin:

    @Zénodote heu je ne sais pas si j’ai le droit de publier ma chronique en public, vu que c’est un travail qui sera noté, mais je pourrais te l’envoyer en loucedé si tu veux ;) (ou alors j’attendrais la fin du semestre, je crois que ça c’est possible). Merci pour ta réponse ! Mais tu ne dis pas ton rapport avec cette catégorie :smirk:
    @Fannie nonnonnon au contraire c’est très intéressant ! Justement, mon angle d’attaque est de montrer que cet effet générationnel sur lequel les ME misent est complètement absurde, n’en serait-ce, pour preuve, que la difficulté de définir cette génération. Et je suis d’accord avec toi, c’est triste que ce soit au détriment d’autres catégories.
    @Rachael he non, elle n’est pas homogène du tout. C’est pour cela que le sujet est passionnant, c’est que tout est flou et pourtant on veut vendre à une génération précise uniquement sur le papier.
    N’hésitez pas à dire vos préjugés envers cette catégorie, les articles ne s’en privent pas -.-


  • Plume d'Argent

    C’est quand même incroyable cette disparité, ne serait-ce que légalement : est-ce que la loi de 1949 s’applique au YA, du coup ?
    Et plus largement, l’autocensure auteurs/éditeurs tacite sur la littérature jeunesse touche-t-elle le YA ?
    De mon côté, je suis assez d’accord avec la définition de @Zénodote, et à titre personnel, j’aurais tendance à moins/ne pas me censurer pour du YA (exemple de base : scène de sexe). Mais si les ME proposent du “YA” à des lecteurs de 13 ou 14 ans, quelles sont les chances de se voir publier si ces scènes sont explicites ?
    (oui, vous pouvez me traiter d’obsédée, n’empêche que tout le monde a compris mon exemple ;) )


  • Plume d'Argent

    @Isapass De mon côté, j’aurais tendance à dire que les scènes explicites sont toujours censurées ou du moins auto-censurées en YA. C’est la raison pour laquelle je placerais plutôt Game of thrones et Fifty Shades of Grey dans la littérature “adulte”, même s’ils comportent, chacun à leur façon, des thématiques typiques de la littérature YA (alors que L’assassin royal et Twilight y trouveront leur place).

    Je tiens à préciser que je ne mets pas Game of thrones et Fifty Shades sur le même plan, hein :grin:

    Et pour te répondre @Tac, mon rapport au YA est que j’aime beaucoup cette catégorie quand elle donne lieu à des livres ambitieux qui peuvent plaire autant aux enfants qu’aux adultes… J’en suis nettement moins fan quand les textes s’adressent uniquement à une catégorie très précises de lecteurs (dystopies manichéennes dépourvues d’humour pour ados en mal de sensations fortes ou romances pour filles entre 14 et 18 ans en mal de fantasmes): d’un côté, on a une grande ouverture, de l’autre, un grand cloisonnement.

    (Et oui je veux bien que tu me l’envoies en loucedé eh eh)



  • Je suis obligée de venir jeter un coup d’œil, car apparemment, mon livre rentre dans cette catégorie… Et pour le coup, autant je ne censure pas les idées, autant pour les passages un peu plus compliqués ou le peu de romance croisée en premier jet… Eh bien, il m’arrive de contourner pour adoucir les choses… Bon, après, il faut dire aussi que mon héros est jeune et du coup, ses propres compagnons l’épargne un minimum…


  • Plume d'Argent

    Je vous copie ci-dessous la réponse d’une éditrice qui me semble très intéressante, et qui cite un article également très intéressant d’Agnès Marot, éditrice chez Scrinéo.

    Pour la question du public cible, c’est en effet une question un peu sensible, et tout le monde ne voit pas la même chose pour le Young Adult.
    Personnellement, je prends plusieurs critères en compte :

    • l’âge des protagonistes (entre 15 et 25 ans)
    • l’identification aux personnages, très importante. Le lecteur doit se sentir proche des protagonistes
    • l’importance de l’émotion : pas seulement des intrigues politiques complexes, pas seulement de l’aventure à n’en plus finir. C’est aussi en lien avec l’identification, le lecteur doit ressentir.
      Alors vous me direz, ça peut aussi s’appliquer pour d’autres lectorats, et c’est vrai, mais pour moi ce sont quand même les critères que je dégage.
      De même, ce que je trouve important (mais c’est aussi subjectif), c’est que sous couvert de divertissement, on a en réalité des thématiques et des réflexions plus profondes, notamment sur des thèmes et problématiques actuels.
      Bref, ce qui est maître à mon sens dans le Young Adult, ce sont les personnages. Ce sont la clef, plus que pour d’autres cibles.
      Je peux vous renvoyer à cet article, d’Agnès Marot, que je trouve particulièrement vrai et juste : http://lesmotsdaelys.blogspot.com/2014/ … e-you.html


  • @Isapass j’avoue être allée checker cette loi 1949 :angel: tu fais donc référence à l’article 2 ? (wé j’étale ma science nouvellement acquise :p ) (n’allez pas vérifier, l’article 2 constitue le corps de base, après c’est vraiment des détails juridiques).
    (En spoiler le fameux article 2 si ça intéresse quelqu’un)

    “Les publications visées à l’article 1er ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse, ou à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques ou sexistes.” et ça vient de

    Quelqu’un sur le chat avait une fois partagé un témoignage d’un.e auteur.e ayant reçu un retour d’une ME, lui disant - si mes souvenirs sont bons - que la scène du cadavre où il y avait du sang partout, c’était trop choquant pour un public de 15 ans et que le vocabulaire ne devait pas être complexifié et que le sexe ne devait pas être explicite. Mais le YA est censé s’adresser, au moins à des personnes jusqu’à leurs 20 ans ! (s’il n’y a pas consensus sur les limites de l’âge, globalement entre 15-20 ans ils sont toujours compris dedans). (et au-delà de l’obsession d’Isa, c’est une question tout à fait approprié car le sexe est une question importante de la vie de la majorité des êtres humains et il n’est pas normal d’en faire un gros tabou dans les bouquins).
    @Zénodote j’ai justement lu que Fifty Shades était du YA :smirk: (et j’adooooore cette parenthèse ! j’ai comme l’impression que tu as des titres très précis en tête en faisant ces descriptions…)
    (j’espère que ma chronique sera à la hauteur de tes attentes :disappointed_relieved: )
    Le flou artistique, c’est pas mal, mais trop de flou, ben ça fait une purée de poix et ça c’est idiot. En tant que lectrice, ça fait que je tombe sur des bouquins clairement pas pour mon âge (pas assez “mûrs”, “mâtures”, ne serait-ce qu’au niveau du vocabulaire - mais pourquoi, encore, réserver un vocabulaire simplissime à des collégiens ? n’est-ce pas les prendre pour des idiots ?) alors que des fois, je tombe sur des pures perles à plusieurs niveaux de lecture.
    ça n’a peut-être rien à voir, mais puisqu’on en est à parler générations dans la littérature : mettriez-vous Tobie Lolness ou Vango dans le YA ? Je les ai lu au collège. Ma mère les a lu. Toutes deux en sommes fans. A l’époque, pour moi, un “bon livre” était un livre qui pouvait être lu à 15 ans comme à 40. Mais n’est-ce pas plutôt là la définition du YA (mais en réduisant la fenêtre, peutêtre ?) (mais nos goûts changent-ils si définitivement entre 20 et 40 ans qu’entre 9 et 20 ?)
    (je suis partie loiiiiiiiin désolée!)



  • (cet avis risque d’être à la fois long et compliqué à suivre, j’ai plein de trucs à dire)
    Pour moi, le terme YA est une invention récente, nés après quelque succès de librairie qui se ressemblent tous pour plus ou moins. (Hunger Games est, il me semble, le “texte fondateur” de cette catégorie) J’exclue de cette catégorie, les romans appelés “New Romance” à caractère érotique.
    Pour un YA réussit, prenez :

    • Une héroïne, entre 16 et 18 ans [les lecteurs de cette tranche d’âge étant surtout des lectrices]
    • Un style simple, qui allié généralement la première personne (l’héroïne racontant sa propre histoire) et le présent (pour l’instanéité et favoriser, encore une fois, l’adhésion du public)
    • Concernant l’héroïne, elle doute d’elle-même, refuse ses responsabilités et passe son temps à se comparer (en se descendant au passage) aux personnes qui l’entourent
    • La présence d’un (souvent deux d’ailleurs) garçon, évidemment mignon et amoureux de l’héroïne, pour pouvoir passer des chapitres à faire hésiter cette pauvre fille et voir se déchaîner les deux camps de fan
    • Une histoire “d’amour” basée sur deux composantes essentielles, les hormones qui bouillissent et le désir (rien que du désir), pour des scènes de baisers et de caresses passionnés (il est cependant rare que cela aille plus loin, ou alors ce n’est pas dit franchement)
    • Une histoire rapide, qui ne met pas 100 pages à poser un univers, des chapitres assez courts et de multiples rebondissements, pour tenir en haleine. Taille moyenne : entre 250 et 300 pages, dépassant rarement les 500 (risques de décourager les lecteurs moins chevronnés, qui lisent peu et ont peu de temps à consacrer à cette activité)
    • Bien évidemment, il est recommandé de commencer une trilogie : plus de temps pour développer une intrigue, ou de façon plus prosaïque, plus de ventes de livres
    • Concernant la couverture, le tape à l’œil ou le sensationnel n’est pas interdit. On privilégiera les illustrations, ou dans le cas de romans réalistes, les photos bateau, pouvant illustrer tout et n’importe quoi, en lien avec le titre.
    • N’ayez pas peur des anglicismes ; la plupart des titres étant traduits de l’américain, on garde le même titre que la VO ou en choisis un autre en anglais aussi (je l’ai déjà vu)
    • D’ailleurs même si vous êtes français, placer votre histoire dans ce pays si exotique que sont les US sera toujours bien vu. Et puis ça permet au personnage d’être plus libre ; quand on a le permis à 16 ans on est plus obligé de se servir de papa-maman comme taxi.
    • Le format sera un peu plus grand, (pour vendre plus cher) et le prix justement tournera aux alentours de 15 à 20 euros.

    Je crois que j’ai fait le tour… On remarque vite que beaucoup de romans YA rentrent facilement dans ces cases, la “voie royale” malheureusement pavée de clichés.
    On trouve aussi, de plus en plus, des romans traitant de sujets d’actualité “qui dérangent” : je citerai en vrac The Hate You Give, d’Angie Thomas, sur la violence policière dans les quartiers pauvres aux États-Unis, Autoboygraphie, sur l’homosexualité et la religion mormone, Max et Orphelins 88 de Sarah Cohen Scali, sur les programmes nazis eugénistes de natalité. “Lebensborn”

    Il y a bien sûr des titres qui font exception, et heureusement. Je note quand même, dans pas mal de mes lectures qui rentrent dans cette catégorie, un univers et une histoire bien développés, ternis pas des personnages plats et clichés.

    Et je cite le cas des romances pour finir, même si j’en lis assez peu au final : ici aussi, la recherche de sensationnel prime sur le reste, avec une prépondérance des couples “interdits” ou mal vus (avec son beau-frère [famille recomposée] pour DIMILY, un des énormes succès de ces dernières années, que je n’ai pas lu, ou le classique fille sage - mauvais garçon, ou encore le thème de la fille qui cherche à devenir populaire en sortant avec le boss du lycée) Morale oblige, tout se finit pour le mieux.

    J’ai peur de n’avoir pas fait paraître le genre sous son meilleur jour… ^^’


  • Plume d'Argent

    @clairedelune Tu le vends bien ! :laughing:


  • Plume d'Argent

    @ClaireDeLune Je me suis bien marrée en lisant ta description :joy: Après je trouve que le YA englobe plus de romans que ceux que tu décris - même s’ils sont légion.

    En fait je dirais qu’il y a deux manières de concevoir le YA:

    • Soit comme un genre s’adressant aux “adulescents” (structuré autour des caractéristiques que tu as listées, suite au succès de Hunger Games). La collection Black Moon d’Hachette Jeunesse ou Castelmore de Bragelonne visent ce lectorat-là, par exemple.

    • Soit comme un genre s’adressant aussi bien aux enfants qu’aux adultes, car la qualité littéraire des romans et leurs nombreux niveaux de lecture permettent à différentes tranches d’âge d’y trouver leur compte. Et là, pour te répondre @Tac je mettrais complètement Vango et Tobie Lolness dans cette catégorie. Gallimard Jeunesse ou la collection Wiz d’Albin Michel (malheureusement arrêtée :cry:) sont des exemples de ME qui publient ce type d’ouvrage. Je mettrais aussi dedans la collection Naos de Mnémos.

    Sinon il y a des ME qui publient les deux sous-genres, comme Scrinéo.


  • Plume d'Argent

    @tac a dit dans Le Young Adult (yay) :

    Tobie Lolness ou Vango dans le YA ?

    Je plussoie @Zénodote pour dire que ce sont des romans à plusieurs niveaux de lecture (d’ailleurs, j’ai lu quelque part que Fombelle avait envoyé simultanément Tobie Lolness à Gallimard Jeunesse et à Gallimard, car il ne savait pas déterminer lui même à qui ça s’adressait), mais pour moi ça n’entre pas dans la catégorie YA, qui est encore vu comme le décrit @ClaireDeLune.
    Pour moi c’est du jeunesse. Au même titre, par exemple, que la PM.


  • Plume d'Argent

    @clairedelune tu as fait ma soirée xD
    J’avoue que je te rejoins pas mal, et, Zéno, j’ai un peu de mal à mettre ta seconde catégorie (“s’adressant aussi bien aux enfants qu’aux adultes”) dans la catégorie YA. La notion même de YA, comme l’écrit Claire, est trés récente, or des livres “universels” existaient, étaient publiés et trouvaient leurs publics bien avant que la catégorie marketing YA ne soit inventée, je ne vois donc pas bien la raison de chercher absolument à faire entrer l’un dans l’autre…

    Pour moi Hunger Games est du YA car il ne plait “qu’à ce public” (bon ok, “très très très très majoritairement à”), la PM, non, cela plait “entre autre à ce public”, on peut donc tout à fait sortir la PM dans une édition YA, mais on remarquera que ce serait doublé d’une édition jeunesse, voir triplé d’une édition adulte aussi tant qu’on y est, donc en fait, c’est pas du “YA”, c’est juste “génial” (♥).

    Pour moi, mais je peux me tromper, le YA fait partie - au même titre que la “chick lit” - de ces catégories assez marketing qui ne plaisent “que à”, ce qui, par principe, est un critère plutôt négatif me concernant, mais ça ne regarde que moi ^^"



  • Je crois que je comprendrais jamais vraiment le problème autour du YA et du marketing. Ou peut-être parce que le YA a été avant tout importé et que le marché anglo-saxon a ses propres segments par cœur de cible (MG = middle-school graders, YA, NA, Adult) et que ça a été ramené parce que c’était « The Big Thing » (et est-ce que certains n’auraient pas tendance à copier ce qui se fait Outre-Atlantique ?)

    Par rapport à l’âge de protagoniste et les libertés, je pense qu’il y a des transgressions possibles (l’ado qui fait de la conduite accompagnée et pique la voiture de ses parents – sachant qu’il y a des adultes qui conduisent sans permis). Tout dépend du caractère du personnage bien sûr ou de ce qu’il y a en jeu.

    Je me souviens d’avoir lu quelques temps un article qui datait de l’année dernière, et une lectrice américaine, une ado, critiquait tous les points de @ClaireDeLune. La lectrice disait qu’elle savait clairement que son opinion n’était pas celle de la majorité, mais pour résumer son article, elle disait avoir l’impression que les livres de YA concernaient davantage des jeunes adultes que des adultes.

    Extrait d’un article de blog d’Ava Jae. Iel écrit/édite/lit de la YA. Son article date d’il y a quatre ans :

    YA:
    • Still dependent. Characters in YA novels are minors, and thus almost always still dependent on someone. It could be their parents, a guardian of some sort, the government, etc., but they’re not usually at a stage in their lives where they have full independence.
    • Coming of age. YA novels are coming of age novels. They’re about surviving the terrifying, confusing years of being a teenager and starting to learn who they are.
    • Thinking about the present. I believe I saw Agent Sarah LaPolla say this on Twitter a while ago, and I have to say I completely agree. YA protagonists are very much focused on the present—how they feel now, how their lives are now, what their relationships are like now, etc. They’re not usually thinking about the future—they just want to get through the now.
    • Teenage audience. While it’s true that many many many adults read YA, ultimately the target audience for YA is indeed teenagers.
    • Emotional focus in intimate scenes. Like I said above, sex is completely allowed in YA—the difference, is rather than focusing on the graphic physical details of intimacy, YA tends to gloss over it and focus on the emotional aspect. How this is handled varies greatly—in Cruel Beauty, for example, the kissing and sex is mentioned very briefly and barely described at all. In Unravel Me and Ignite Me, on the other hand, there’s much more physical description that then shifts to more introspection as the scenes become more heated.

    Sa description du YA m’est restée en tête, mais j’ai souvent eu du mal à la retrouver du côté francophone.

    Avec le YA, j’ai souvent l’impression qu’il y a deux cultures qui s’affrontent et une sorte de fantasme entretenu pour certains pays (discuter avec des rôlistes américains a cassé des mythes que la culture populaire entretient xD).



  • @zénodote Wiz n’est pas arrêté, la preuve c’est qu’un roman est sorti dans cette collection le mois dernier ;)
    Ash Princess qui a un super univers mais des personnages clichés :( J’ai bien aimé mais sans plus alors qu’il y avait du potentiel

    J’ai l’impression d’avoir lancé le pavé dans la mare avec ma description ^^ Je précise quand même, il y a aussi du (très) bon YA, mais la catégorie en soit est plus un effet marketing qu’autre chose…



  • Je suis assez d’accord avec toi, @Zénodote, pour cette distinction. C’est un peu tous les carrés sont des rectangles mais tous les rectangles ne sont pas des carrés. Au final, ce qui ressort surtout c’est un agacement vis-à-vis de ce compartimentage un peu systématique qui envahit un peu tout, au détriment de la diversité, que ce soit au niveau des caractères des personnages ou autre. Il est certain qu’il y a une part de marketing dedans, parce que si on peut coller une étiquette sur un livre et sur un certain nombre de lecteur.trice.s, alors il est plus facile de communiquer autour car c’est très ciblé. Malheureusement c’est réducteur pour les livres, du moins une partie des livres, ainsi que pour les lecteur.trice.s.
    Et il est clair qu’on pourrait discuter de la pertinence de récupérer des catégories anglo-saxonnes alors que notre système éditorial est différent, mais c’est un autre débat (qui impliquerait de s’y connaître en édition française comme anglo-saxonne).


  • Plume d'Argent

    @Isapass @itchane @niel C’est marrant en vous lisant je me rends compte que j’ai probablement mal compris le concept de YA, je pensais que tout le monde l’interprétait juste comme une catégorie de livres jeunesse dont les 15-25, filles ou garçons, seraient le public-cible… Mais il semble que le genre soit en réalité plutôt structuré autour des problèmes existentiels adolescents et de la romance.

    Donc a priori vous colleriez l’étiquette “romans jeunesse” pour Vango, Les royaumes du nord, La trilogie de Bartiméus, Le quadrille des assassins, La PM? J’ai l’impression que c’est un peu réducteur pour ces romans qui ont assez d’envergure pour toucher des adultes.

    Après, comme tu dis @Tac, les classifications sont avant tout pertinentes pour les départements marketing qui peuvent appliquer plus aisément leurs recettes de communication lorsque le lectorat est similaire d’un livre à l’autre… Mais l’envers de la médaille est que ce système favorise la publication de romans standardisés selon les principes que tu énonçais @ClaireDeLune.

    Tout ça ne m’arrange pas car j’ai mis en gros “Fantasy Young Adult” sur la première page de mon manuscrit pour mes envois aux ME, elles ont dû se dire que j’étais à côté de la plaque :grin:

    ( @ClaireDeLune Wiz est de retour?? J’avais vu que la collection avait été arrêtée en 2017… Ils ont publié autre chose à part Ash Princess?)


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