Neufs, d'occasion, prêtés, empruntés, ... d'où viennent vos livres ?


  • Plume d'Argent

    Neufs, d’occasion, prêtés, empruntés, trouvés, offerts, donnés… La liste des origines de nos livres peut être longue et parfois même insolite :smile:

    Comme beaucoup de plumes par ici, je suis très attachée au livre en tant qu’objet et même si j’en ai emprunté plus d’un en bibliothèque par le passé, j’ai de grandes difficultés à ne pas les acquérir pour les avoir sous la main en cas de besoin.

    Ces derniers temps, j’ai décidé de faire le maximum pour acheter mes livres d’occasion et non plus neufs quand cela était possible. A la fois par souci d’écologie et aussi d’économie (oui, ça permet d’en acheter pluuuus :heart_eyes: ).

    En passant par des librairies / sites comme Gibert, Recyclivre, Momox, il est possible de trouver son bonheur et d’obtenir au prix de l’occasion des livres en très (très) bon état.

    Mais je sais qu’acheter des livres d’occasion ne convient pas à tout le monde et c’est pour ça que j’ai eu envie de créer ce sujet et d’en papoter avec vous.

    Alors, quelles sont vos préférences ? Plutôt bibliothèque parfaite de livres neufs ou bibliothèque constituée de livres venus de tous les horizons ? Ou les deux ?

    En bref, d’où viennent vos livres ? :books:


  • Plume d'Argent

    Hum. Une question intéressante.

    J’avoue que la plupart du temps, la provenance d’un livre m’indiffère et que si on le me prête ou autre, ça me va aussi très bien. La bibliothèque, je n’ai malheureusement pas l’habitude ^^"

    Par contre, quand il y a un auteur que j’aime beaucoup, ou que je sais que j’achète un auteur français (qui a dit chauvin ? :p ) je fais attention à bien acheter le livre. C’est certes pas écologique, mais j’ai envie de rétribuer l’auteur pour ma lecture, même si c’est pas forcément grand chose sur le prix du livre ='D Mais du coup, truc que je faisais beaucoup avant d’être à Paris, c’était aussi d’acheter dans des librairies indépendantes, justement pour la même raisons ;) Mais là je suis dans un coin que je connais pas trop, donc pas simple de savoir où aller fouiner ^^"


  • Plume d'Argent

    J’essaie d’acheter mes livres en librairie ou en salon, pour soutenir ces acteurs de la chaine du livre.
    Je n’achète jamais d’occasion, pour que l’auteur soit rétribué pour son travail, même si ce n’est qu’un petit pourcentage.



  • Personnellement, chez moi c’est bibliothèque ou livre d’occasion, très peu d’achat neuf.

    Si vraiment j’ai vraiment aimé un livre, alors comme @Cliène, je vais essayer de le trouver en occasion, en librairie type Gibert mais aussi à la Emmaüs.

    Les seuls livres neufs que j’achète sont ceux que je n’ai pas pu trouver en occasion ou que je suis absolument sûr d’adorer, soit parce que c’est la suite d’une série que je connais, soit parce que je suis une inconditionnelle de l’auteur. J’achète aussi la plupart des livres que je lis en VO, parce que c’est rare d’en trouver en bibliothèque.

    L’avantage, c’est que dans ma bibliothèque personnelle, il n’y a que des livres coup de cœur que je souhaite relire plus tard et garder toute ma vie.

    Pour le reste, j’emprunte environ 6-8 romans par semaine à la bibliothèque, ce qui me permet de découvrir tout un tas de bouquins que je n’aurais probablement jamais regardé en librairie car j’aurais peur que ça ne me plaise pas et de dépenser mon argent pour rien. Après, j’ai la chance d’habiter dans une grande ville qui dispose de plusieurs bibliothèques municipales et donc d’un catalogue assez varié et assez récent (en général, les nouveautés arrivent en rayon 3-4 mois après leur sortie en librairie).

    @elikya, tu dis que les auteurs ne sont pas rétribués lors d’un achat d’occasion. Est-ce le cas seulement pour du particulier à particulier ou aussi lorsqu’on achète d’occasion dans une librairie ?



  • Je suis du même avis que la plupart d’entre vous : je préfère emprunter en bibliothèque et, en deuxième recourt, acheter un livre d’occasion. Pour ça, je me rends spécialement dans des boutiques de livres d’occaz (qui fourmillent à Paris !). Et finalement, si aucun de ces deux moyens ne me permettent de mettre la main sur le livre que je cherche, je l’achète dans une librairie “de particulier” (et pas grandes chaines).

    Tout ça pour des raisons d’écologie. Et puis aussi parce que, quand on vit à 2 dans un petit 35m², la question de la place se pose =)



  • Je compose avec mon soutien aux auteurs et mon âme de chineuse écolo. Anciennes éditions : occasion. Le reste : librairie. Pour les romans étrangers traduits, je ferais plus facilement une entorse à ma règle. Mais, j’avoue ne pas savoir comment les droits d’auteurs fonctionnent dans ce cas:thinking: .


  • Plume d'Argent

    @patbingsu : je te confirme que l’auteur ne touche un pourcentage que sur l’achat d’un livre neuf. L’auteur ne touche rien lors de l’achat d’un livre d’occasion que ce soit dans le cadre d’un vide grenier, d’une librairie comme Gibert etc.


  • Plume d'Argent

    Et sinon, il y a la solution ultime, écologique ET militante pour l’auteur ET économique ! Le livre numérique ! =D

    Qui a le réflexe d’acheter des livres numériques ? ^^



  • Je n’achète jamais de livres numériques. Je considère qu’un livre ça doit pouvoir se prêter et traverser le temps, ce que les livres numérique ne permettent pas vraiment (pour les prêter c’est pas du tout pratique, et je ne connais aucun format de fichier qui est toujours lisible tentes ans après sa creation, alors que chez moi il y a plein de romans édité dans les années 80 qui sont presque comme neuf).
    J’alterne des achats neuf et des achats d’occasion. Globalement si je suis sur que ça va me plaire j’achète neuf, si je suis presque sur, je regarde si je trouve d’occasion et sinon j’achète neuf, et si j’ai un trop gros doute j’attends que ça sorte d’occasion.
    Sinon j’ai passé de nombreuses années loin des bibliothèques municipales, donc j’ai très peu emprunté de livres, mais il y en a une qui va ouvrir juste à côté de chez moi, je vais bien voir à quel point ça va changer mes habitudes.



  • @Flammy j’ai le réflexe d’acheter des livres numériques, en particulier des fanas, car ils sont moins chers. Ils pèsent moins lourds aussi quand je veux les emmener à école, et ils ne consomment pas de papier. Personnellement, c’est l’alternative que je préfères, même si ce n’est pas parfait



  • Personnellement, je n’emprunte jamais (sauf si je ne trouve pas le livre autrement). J’adore avoir mon livre neuf, tout propre, être la première à tourner les pages, à le sentir (si on omet les libraires). Après, l’occasion, c’est bien aussi, au niveau du prix bien entendu, mais aussi de l’histoire (du livre). Il est déjà passé entre les mains de quelqu’uns, la page 128 est peut-être cornée parce que son propriétaire devait aller s’occuper de ses enfants… Et puis, parfois, les pages sont jaunies, et qu’est-ce que c’est beau ! J’aime les deux :smile: Par contre, jamais de numérique. Wattpad est une exception. Pour des livres publiés, je préfère les tenir entre mes mains comme au bon vieux temps xD



  • @elikya a dit dans Neufs, d'occasion, prêtés, empruntés, ... d'où viennent vos livres ? :

    @patbingsu : je te confirme que l’auteur ne touche un pourcentage que sur l’achat d’un livre neuf. L’auteur ne touche rien lors de l’achat d’un livre d’occasion que ce soit dans le cadre d’un vide grenier, d’une librairie comme Gibert etc.

    Merci @elikya de ta réponse. Je suis surprise de l’apprendre, ça ne me parait pas correct pour l’auteur mais je me coucherai moins bête ce soir. J’espère qu’au moins, ces livres comptent comme une nouvelle vente.

    En ce qui concerne les livres numériques, j’en achète très peu (en fait, les seuls que j’ai achetés étaient pour la rédaction de mon mémoire parce que pour une fois, les prix étaient attractifs et c’était plus pratique pour copier-coller les citations). Ce qui m’embête avec les livres numériques, c’est que souvent les prix sont ne sont pas si économiques que ça. Il m’est arrivé de voir un livre numérique au même prix voire plus cher que la version poche… (dans ce cas, il y a souvent deux versions numériques, une qui correspond à la version grand format et une qui correspond à la version poche, c’est pas très clair). Comme au final je préférerai avec une version papier pour la postérité, j’achète celle-ci directement.

    Bref, je suis assez d’accord avec @EcrYvaineDuCafe en ce qui concerne les livres d’occasion (et qui est vrai aussi pour les livres de la bibliothèque). Le fait de savoir que ce livre a été lu par quelqu’un d’autre, ça rend le livre vivant. Et j’aime bien retrouver, parfois, un petit mot ou une carte postale qui servait de marque-page et qui a été oublié là :)


  • Plume d'Argent

    @Patbingsu : les ventes de livres d’occasion ne sont pas comptabilisées, elles ne laissent aucune trace pour l’auteur. Une fois le livre neuf vendu, cela compte pour une vente. Même si le livre est vendu d’occasion trois fois derrière, cela ne compte pas. Tu as raison sur le fait qu’il y a une part d’injustice là-dedans, j’ai entendu des voix s’élever contre, mais en vain pour l’instant.


  • Plume d'Argent

    J’emprunte à la bibliotheque.
    En revanche, je vous dis tout de suite que j’acheterai volontiers en version papier ou numérique tout roman qui sera publié par une plume ! Parce que ce que je considère que c’est le moins que je puisse faire ! :heart:
    Et j’ai l’impression que je vais devoir dégager une grande place dans mes étagères pour toutes les plumes qui vont être publiées…


  • Plume d'Argent

    Il m’est arrivé d’emprunter des livres à la bibliothèque il y a bien des années, et par la suite, j’ai regretté de ne pas avoir dans ma bibliothèque ceux que j’avais aimés. Il y a aussi des livres que j’ai dû lire pour l’école que j’ai empruntés à l’une ou l’autre de mes sœurs. Par la suite, j’ai eu l’impression d’avoir perdu quelque chose, comme s’il ne restait plus de trace de ce que j’avais lu.
    Depuis longtemps, je n’achète que des livres neufs (sauf si on ne les trouve plus que d’occasion) et toujours sur papier. Je ne passerai au numérique que le jour où je serai absolument obligée.
    Chez moi il y a donc beaucoup de livres neufs — ceux que j’ai achetés et ceux qu’on m’a offerts — et également des livres usagés, comme ceux dont des connaissances ont voulu se débarrasser et que j’ai récupérés ou ceux que j’ai hérités. Parmi ceux que j’ai trouvés chez mon père, il y en a de mes grands-parents paternels, de ma mère et même de mes grands-parents maternels. C’est une partie de la mémoire de ma famille.



  • C’est intéressant de voir qu’on a toustes nos petites habitudes :)
    De mon côté je fais un peu de tout mais selon les livres en question : pour les romans j’achète en numérique souvent, quand je veux un livre en particulier ce sera via liseuse, mais dans des contexte plus particuliers - en papier neuf ceux que j’achète en salon du livre, montreuil ou paris en général, en brocante si j’en trouve qui me tape l’œil. Pour la non-fiction en revanche j’ai le réflexe bibliothèque, notamment parce que l’accès à une grande BU permet de trouver beaucoup d’ouvrages de documentation variés sans avoir à se ruiner.
    Pour les bd je les achète neuves en librairie indé si elles viennent de sortir, si plus vieilles et pas trouvables en librairie je les prend d’occase. Pour les livres pour les cours je les achète systématiquement d’occase parce que ça revient vite à cher mine de rien.
    (C’est assez spécifique mis bout à bout tout ça on dirait ah)



  • Bon.
    Je dois avouer que j’ai un peu fait l’ascenceur à émotions en lisant ce poste =D je m’expliquerai plus bas.

    Pour répondre à la question d’origine, j’achète essentiellement mes livres en neuf s’ils sont disponibles sous cette forme, que ça soit par le biais de ma librairie ou par le biais du confrère en face de ma boutique. Pour les introuvables, j’utilise le réseau d’occasion (Gibert, Price Minister, Chapitre.com, Le bon coin) parce que bon… ils ne sont plus trouvables. Et puis le livre à une histoire comme disait @EcrYvaineDuCafe ^^
    J’ai toujours fais ça, même quand j’étais en étude et sans le sous, pour soutenir les auteurs, les libraires, et les différents acteurs de la chaîne du livre, et aussi parce que bien évident, l’occasion ne rapporte que pouic à l’auteur (franchement, quand vous faites un vide grenier et que vous vendez vos ouvrage, vous vous dites ensuite que vous allez reverser un pourcentage à l’auteur ?.. Non ? Bah voilà…) et que le format numérique a à mes yeux deux inconvénients : il est moins cher donc rapporte moins à l’auteur et il pénalise les libraires puisqu’il est acheté de façon dématérialisé.
    Enfant j’empruntais jusqu’à 25 livres par semaine XD ado c’était plutôt 10 par semaine et 5 ou 6 achats, et à la fac… 5 romans minimum par mois, et dévalisage de bibliothèques… maintenant que je suis adulte, c’est une dizaine d’ouvrages par mois environ + les lectures pour le boulot que j’emprunte en rayon.

    Ensuite pour répondre en vrac à ce qui m’a fait réagir : (je le met en spoil, parce que je suis encore sous le coup de l’émotion XD mes excuses si ça paraît agressif, c’est juste que je suis un poil sous le choc tellement certaines choses me paraissaient évidente alors que vraisemblablement non.

    @Patbingsu j’avoue être… perplexe et dans l’étonnement. Il est évident que les ventes de seconde mains ne rapportent rien au créateur d’origine : est-ce que lorsque tu revends quelque chose (meuble, vêtement, livre) tu reverse quelque chose au fabriquant ou au créateur ? Si non, comment l’auteur pourrait-il toucher quelque chose ? Est-ce que tu signales à l’éditeur avoir revendu ton livre ? Si non, comment peut-il savoir que le livre a été vendu ?
    Toutes mes excuses si ça te paraît sec, mais là j’avoue que je suis réellement dans la surprise.
    Ensuite pour ce qui est de l’injustice ou de l’incorrection comme l’évoquait @elikya c’est un peu comme dire qu’il n’est pas correct de revendre ses vieux vêtements ou ses chaussures, ou ses meubles, parce qu’on ne reverse rien au créateur de base… c’est le principe même du marché de l’occasion ! Comme ce n’est plus “neuf” c’est détaché des réseaux financiers régissants ce domaine (reversement au créateur, au fabriquant, au fournisseur, au vendeur) et on peut y appliquer le prix qu’on veut pour ensuite garder l’argent pour soi… franchement, si chaque vendeur d’occasion, du gamin de 8 ans qui vend ses livres au papy qui débarrasse sa bibliothèque parce qu’il déménage, devait ensuite faire le tour des auteurs pour leur filer des sous, on serait pas rendu xD et ça serait la mort du réseau d’occasion.
    Ensuite… j’avoue, ça m’a choqué de voir que des auteur.e.s en herbe qui veulent vivre de leur plume achètent d’occasion plutôt que neuf quand le livre est encore dispo. Franchement. Je dirais même que ça me (pardonnez moi l’expression) “troue le cul” tellement c’est incohérent dans ma tête xD
    Ne nous méprenons pas hein ^^ je comprends parfaitement les soucis de budget, de place, d’envie de collectionner ou pas, d’occasion qui se présente dans une brocante, de plaisir de chiner, etc etc etc
    Mais ça me semble tellement incohérent avec les discussions qu’on a eu sur la rémunération de l’auteur et les soucis à vivre de sa plume, etc que j’en reste baba.

    Heureusement je vois aussi qu’il y a pas mal de monde qui a le réflexe librairie indé/livre neuf, ça me fais chaud au coeur ! :heart: :heart:
    Mais bon, ma réaction a vif est peut-être due au fait que le monde du livre et ses métiers m’impliquent de façon très personnelle ?.. :thinking:


  • Plume d'Argent

    @Vava-Omete J’avoue que j’ai été surprise aussi que la question de la rémunération de l’auteur, pourtant particulièrement à la mode, ne viennent pas à l’esprit de plus de monde. Mais en même temps, j’ai trouvé ça très symptomatique de ce que les auteurs dénoncent justement. Une méconnaissance du statut des auteurs et de leur rétribution. Et du coup, la sensibilisation qui se fait à l’heure actuelle est très cool.

    Après, je nuancerai quand même un peu tes propos Vava. Il y a aussi une portée économique (et dilemme entre acheter neuf ou plus) et aussi écologique, et on ne peut pas l’ignorer. Chacun est sensibilisé à des choses différentes, et personnellement, je peux pas en vouloir à quelqu’un qui achète de l’occasion pour raison écologique. Le tout pour moi, c’est que tout le monde soit au courant des avantages et inconvénients d’acheter du neuf et de l’occasion, et choisissent en connaissance de cause ce qu’il veut défendre ;)


  • Plume d'Argent

    Personnellement, j’adore les livres neufs, l’odeur de l’inconnu, l’idée de découvrir quelque chose d’entièrement nouveau… En plus j’ai passé une grande partie de mon enfance dans la librairie de ma ville et j’y ai fait mon stage de seconde, ça m’a donné l’amour des librairies et une petite compréhension pour les problématiques des libraires. Et puis je sais pas, il y a quelque chose dans les livres neufs, la blancheur des pages, comme une promesse, je sais pas…



  • @flammy oui j’en ai bien conscience, c’est pour ça que je disais comprendre les arguments économiques et écologiques avancés par les intervenant.e.s !
    Je m’en étonnes cependant tout de même, sur un forum dédié a l’écriture où 80% des membres souhaitent se faire éditer sur le réseau du neuf.

    Je m’excuse encore de la vivacité de mes propos é.è


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