MOOC Atelier d'écriture créative



  • Coucou les plumes! Je créé ce sujet car je viens de tomber sur un MOOC d’écriture créative sur YouTube.

    ça commencera le 15 septembre, avec un atelier par mois pendant un an. Je ne sais pas ce que ça vaudra, mais je pense que je ferais ma curieuse et je pense que ça pourrait intéresser quelques plumes ! :D


  • Plume d'Argent

    Je me suis inscrite, par curiosité et pour voir ce que ça donne.


  • Journaliste PAen

    Merci @Loki d’avoir créé ce topic ! Je n’avais pas trop eu le temps de le faire…

    Je pense tenter aussi. Je suis inscrit mais je ne pense pas faire les ateliers en temps réel. Trop de contraintes d’emploi du temps… Mais, comme vous, je suis curieux ! :)


  • Plume d'Argent

    @dédé a dit dans MOOC Atelier d'écriture créative :

    Merci @Loki d’avoir créé ce topic ! Je n’avais pas trop eu le temps de le faire…

    Je pense tenter aussi. Je suis inscrit mais je ne pense pas faire les ateliers en temps réel. Trop de contraintes d’emploi du temps… Mais, comme vous, je suis curieux ! :)

    En temps réel, c’est compliqué, en effet. Mais nous pourrions peut-être échanger ici à ce sujet ? Ce serait sympa de partager nos impressions sur ces ateliers.


  • Journaliste PAen

    @elikya : C’est ce que j’avais imaginé. C’est pour ça que je suis content que @Loki en ait pris l’initiative ! Ce peut être sympa ;) Chacun avance à son rythme, quitte à échanger nos écrits pour ceux qui sont au même niveau ou ont déjà fait l’atelier en question…



  • Oui puis éventuellement de faire un rappel pour les plumes têtes en l’air qui ont zappé qu’un nouveau mois était passé ‘o’

    Merci pour l’info @Loki !


  • Plume d'Argent

    Intéressant ! Je vais aller voir ça. Merci @Loki



  • @elikya a dit dans MOOC Atelier d'écriture créative :

    . Mais nous pourrions peut-être échanger ici à ce sujet ? Ce serait sympa de partager nos impressions sur ces ateliers.

    C’est exactement ce à quoi je pensais! :D



  • @Loki : pas eu le temps, là, tout de suite, de regarder les 9 minutes, mais c’est une découverte intéressante. Merci d’avoir partagé, je vais essayer de suivre l’atelier. :thumbsup:



  • Vraiment top ! Je vais essayer de suivre aussi !


  • Plume d'Argent

    Je me suis abonnée aussi pour pouvoir suivre :blush:


  • Journaliste PAen

    C’est partiiiiiii, les amiiiiiiiiis ! :fireworks: :champagne: :pencil:


  • Plume d'Argent

    Le sujet est intéressant… est-ce que vous pensez faire l’exercice ?


  • Journaliste PAen

    @elikya : Je vais essayer ! :)



  • Je viens de faire l’exercice! Bon, sans mettre le temps demandé, cependant. Peut-être devrais-je rendre plus longues les anecdotes?

    Est-ce qu’on partage ici nos anecdotes? Je l’ai déjà fait en commentaire comme elle demandait, mais on pourrait se commenter entre nous aussi, jouer le jeu :) .

    Première anecdote :
    Ce n’est jamais facile de parler de soi-même. Moins encore lorsqu’on ne se souvient pas bien de son passé… J’ai fait des choses dont je ne suis pas fier. Des choses avilissantes, dégradantes. Et pourquoi ? Par convoitise… À six ans déjà , je me roulais dans le fumier. Comment cela va-t-il se terminer ?
    Deuxième anecdote :
    Je ne suis pas une personne sérieuse. Peut-être l’ai-je été un jour. Peut-être… Ce qui est certain, c’est que j’ai longtemps su maintenir l’illusion que je l’étais. Un masque sans rides : ni joie, ni colère, ni tracas ou tristesse. Un sérieux absolu.
    Ce masque est tombé depuis longtemps maintenant. La première fissure qui dut le craqueler fut probablement cette fois que mes parents me retrouvèrent sur le mauvais chemin un mercredi soir. Je ne pense pas qu’ils aient jamais cru que je revenais du judo par un chemin détourné plutôt que de chez mon meilleur ami…
    Troisième anecdote :
    Nous nous sommes toujours battus, mon frère et moi. Avec des bâtons dans les bois, pour jouer, en duels de cartes, pour avoir la dernière glace aux fraises… On a eu nos rivalités, nos petites disputes. Et comme il est l’aîné, il avait généralement le dessus. Il en a pas mal profité, et peut-être aurais-je pu en arriver à éprouver du ressentiment envers lui, mais si nous avions nos différends, nous avions aussi une grande complicité.
    Je me rappelle encore comment nous nous sommes ligués contre les garçons qui jouaient dans le même bois que nous, à saboter leurs ponts de fortune par-dessus le ruisseau. Et qu’il était sale ce ruisseau !
    On l’a bien vu quand Kurt est revenu après être tombé dedans… Je pense que c’était notre première victoire en duo.


  • Plume d'Argent

    J’ai lu tes anecdotes, mais je suis incapable de départager le vrai du faux. 😁
    Je pense que c’est un peu court par rapport à l’exercice demandé.


  • Plume d'Argent

    J’ai adoré lire tes anecdotes ! Surtout la dernière qui me fait beaucoup penser à ma relation avec mon frère (d’ailleurs mon discours pour son mariage parlait de ces moments ! Il faudrait que je le partage dans mon JDB même s’il n’a pas de lien avec Faëries). La dernière me fait aussi penser a la guerre des boutons.
    Je dirais que c’est la première qui est fausse. J’arrive à la parce qu’elle manque de détails (mais pas sûre d’avoir raison).

    Je pense que la 1 et la 2 manque un peu de description de tes sentiments. Qu’est ce que tu as ressenti quand tes parents t’ont retrouve dans le fumier ? Pourquoi tu as voulu le faire ?
    Qu’est ce que tu as ressenti en allant chez ton meilleur ami plutôt que le judo ? Un sentiment de fierté ? De bravoure ? De la culpabilité ? De la peur d’être attrapé ?

    Il faut que je me prête à l’exercice :D


  • Plume d'Argent

    @mart Idem pas réussi à savoir. Mais c’est vrai qu’elles sont courtes alors on a peu de matière pour deviner.


  • Plume d'Argent

    Bien joué @Flowrale, je ne suis pas aussi douée que toi à ce jeu. Mais je suis curieuse aussi : pourquoi se rouler dans le fumier ? 😄

    Je me lance à mon tour, avec 3 histoires de tempête.

    J’étais encore une enfant et nous campions dans les Pyrénées cette année-là. La tente se composait de deux alcôves pour dormir et d’un espace central pour ranger nos affaires : glacières (avec option fourmis), chaussures de randonnées, table et chaises pliantes, etc. L’orage se leva en fin de soirée et je voyais les éclairs à travers la toile secoué par le vent. Mon père vérifia une fois de plus les sardines qui arrimait notre refuge au sol et constata qu’un flot d’eau boueuse traversait la tente. À ce rythme, la couche en plastique imperméable qui isolait nos matelas du sol ne tiendrait pas longtemps. Armé d’une pelle, mon père se mit au travail. Sous mes yeux admiratifs, mon super papa creusa une tranchée en travers de la tente, pour que l’eau s’y déverse sans passer sous les alcôves. Et c’est ainsi que nous pûmes dormir au sec.

    J’avais 18 ans en 1999, c’était Noël, et tout le monde avait revêtu ses habits de fête dans la grande maison familiale. Champagne et petits fours, farandole de desserts, les plats défilaient dans la joie et les bruits de voix couvraient le souffle du vent. Je me souviens en particulier de ma longue jupe en tulle rose et noire, achetée pour l’occasion, qui se révéla un peu juste à la taille à la fin du repas. C’est tard dans la nuit, que la tempête se leva. Blottie dans mon duvet, j’entendais les craquements sinistres des arbres et la pluie qui martelait le toit. Des tuiles volèrent et des fuites d’eau traversèrent le plafond. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit-là.

    Je me souviendrais toujours de ce bateau secoué par les vagues de la mer Egée. Nous avions embarqué le soir et la traversée vers Mikonos devait durer toute la nuit, pour arriver sur l’île aux toits bleus le matin. L’équipage nous avait demandé de ne pas sortir des cabines, compte-tenu du temps mouvementé, mais mon ami Johann ne résista pas à l’appel des sensations fortes. Sous la lune gibbeuse, Il se faufila sur le pont, agrippé au bastingage, les joues fouettées par les embruns. Le bateau tanguait, les lames battaient contre sa coque, et il riait à pleine voix de la tempête. Je ne le quittais pas des yeux, terrifiée à l’idée qu’il tombe par dessus bord et que personne ne le sache.


  • Plume d'Argent

    @elikya Je dirais que la troisième est fausse. Elle est plus théatrale que les deux autres et cette phrase me paraît exagérée : "et il riait à pleine voix de la tempête"
    Tu les as mis dans les commentaires de la vidéo ?

    A mon tour :

    Quand j’étais petite, j’ai fugué. Un jour j’ai surpris une conversation entre mes parents. Comme j’avais six ou sept ans, je n’en ai pas saisi tous les détails, mais ce que j’ai compris, c’est que la situation était critique et que nous n’avions plus d’argent.
    Nous vivions dans un quartier résidentiel tranquille, et j’avais déjà l’habitude de sortir toute seule pour aller à l’école ou pour acheter du pain. J’ai donc entrepris de remédier aux problèmes financiers de la famille moi-même : si nous manquions d’argent, il fallait aller en chercher à la banque voisine ! J’étais d’ailleurs étonnée que mes parents n’y aient pas pensé. Je suis arrivée dans l’agence et me suis adressée au monsieur du guichet en lui disant quelque chose comme « Je voudrais de l’argent pour mes parents, s’il vous plaît ». Autant vous dire que j’étais très fière de moi. Le monsieur m’a demandé gentiment mon nom et si mes parents savaient que j’étais là, puis il a cherché leur numéro dans l’annuaire et leur a téléphoné. Mon père est venu me chercher en riant et en me remerciant. J’ai eu droit à une petite leçon sur le fonctionnement des banques. Cette histoire ressort encore régulièrement lors des dîners de famille.

    A treize ans j’ai cru me faire dévorer par un requin. Avec ma cousine, nous attendions qu’une petite risée gonfle enfin les voiles de notre catamaran, dérivant tranquillement sur une mer d’huile. Comme il ne se passait rien, nous discutions tranquillement, allongées sur le trampoline. Aussi incroyable que ça puisse paraître, entre autres choses nous avons parlé de cinéma et nous avons évoqué les Dents de la mer. Tout à coup j’ai vu mon équipière se recroqueviller en désignant d’un doigt tendu et tremblant un point derrière le bateau. Je me suis retournée pour voir ce qui l’effrayait et je me suis mise à frissonner aussi : un aileron était bien visible, à quelques mètres derrière nous. Sa taille était impressionnante : une quarantaine de centimètres qui dépassaient de l’eau comme une lame ! Il nous suivait, exactement dans notre sillage. En l’absence de vent, nous ne pouvions rien faire si ce n’est espérer qu’il avait déjà mangé ou que nous ne serions pas à son goût. Impossible de manœuvrer et personne aux alentours. Mais pourquoi nous accompagnait-il comme ça ? Nous n’avons jamais eu la réponse : il a plongé et a disparu au bout de dix minutes, en nous laissant le cœur battant.

    Saviez-vous que les chevaux mangent parfois du métal ?
    Mes parents adoraient la randonnée en montagne. Chaque été, nous partions dans les Pyrénées avec le camion qu’ils avaient aménagé en camping-car. En plus des aménagements ingénieux qui nous permettaient d’y vivre à quatre pendant trois semaines, ils avaient choisi de lui redonner un coup de jeune en lui appliquant une peinture vert olive. Au moins quand nous faisions du camping sauvage, nous nous fondions dans le paysage.
    Un jour, nous nous sommes arrêtés sur un chemin parce que nous avions vu un troupeau de ses chevaux qui vivent en semi-liberté dans la région. Nous avons laissé le camion et nous nous sommes approchés des juments et de leurs poulains. Petit à petit, en broutant, le troupeau nous a cernés. Tout à nos caresses et à notre admiration pour les petits, nous n’avons pas vu que quelques chevaux entouraient le camion, jusqu’à ce que mon père, alerté par son balancement, y revienne en courant. Sur la portière passager, nous avons trouvé de belles marques de dents : l’une des juments avait apparemment trouvé le vert olive appétissant !


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