Monsieur Loyal


  • Administratrice

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    MONSIEUR LOYAL

    :sparkles: :book: :sparkles:

    Votre histoire préférée : Lue, relue, coup de cœur immédiat ou long amour, victime d’une boulimie passionnée ou lentement savourée, cette histoire vous a marqué durablement et constitue pour vous un récit incontournable. Qu’attend donc le reste du monde pour la découvrir ?

    Lauréate 2017 hors compétition : Ville Noire de Gueuledeloup

    :sparkles: :boy: :sparkles:

    Votre personnage préféré : Difficile de les départager, hein ? Mais allez, avouez, comme tous les parents, parmi ces personnages géniaux et touchants, vous avez bien votre chouchou !


  • Plume d'Argent

    Histoire - L’éveil, tome 1: Réel de Eresia
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2775&warning=4

    22e siècle, la planète n’en a plus que pour quelques années et il est trop tard pour faire machine arrière. Entre mouvements de population, manque de ressources et soucis climatiques, les Humains essaient tant bien que mal de continuer à vivre en attendant la fin. Parmi eux, Liz roule sa bosse comme elle peut, sans se douter un seul instant qu’elle pourrait être à l’origine de grands changements…

    Bon, autant dire que j’ai dévoré cette histoire qui de prime abord fait un peu peur, parce que c’est sombre. Sombre, mais terriblement réaliste et surtout, un coup de coeur pour chacun des personnages qui composent cette histoire. Donc voilà, quand on passe le prologue un peu cru, on se plonge dans un univers noir, mais super profond et bien creusé !
    Si vous aimez les personnages et intrigues plus réelles que jamais, voilà l’adresse :dagger:

    « Le temps, c’est de l’argent ! » avait dit Benjamin Franklin. Ah ! Le Dieu dollar, que de dégâts avait-il causé ! Du profit, du profit, toujours plus de profit ! C’était une course sans fin pour être celui qui en posséderait le plus, une loi du plus fort rendant les gens égoïstes et cruels. Des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres, se débattant comme ils pouvaient pour survivre, des politiques corrompus, un gouvernement bancal… Ah ! Triste époque ! Le vieil américain reposa la feuille noircie de chiffres qu’il tenait dans la main et ferma les yeux tout en se massant les tempes. Cinquante ans. Un demi-siècle. Voilà ce qui les séparait de la fin du monde. Les scientifiques étaient formels : désormais, ce temps après lequel ils courraient était un compte à rebours. La nouvelle avait créé une onde de choc mondiale.


  • Plume d'Argent

    Histoire - La Ville sans vent de Zénodote
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2926

    Quand Lastyanax, dix-neuf ans, devient ministre d’Hyperborée après le meurtre de son mentor, il se retrouve entraîné dans un tourbillon de complots politiques. Pour affronter les défis de la ville sans vent, il ne peut compter que sur sa disciple de treize ans : elle s’appelle Arka, et elle n’a pas fini de l’étonner.

    Une histoire comme je les aime : une aventure fantasy sur fond d’enquête, dans un univers très au point inspiré de la Grèce antique, vécu par des personnages attachants et ô combien dissemblables : le jeune ministre ambitieux et la mini guerrière badass. C’est drôle, ça bouge, c’est intelligent, ça transporte… Que demander de plus ? Ah oui : une plume vivante et efficace au vocabulaire riche ? Vous l’avez !

    Collectionneur compulsif, son mentor passait l’essentiel de ses journées à parcourir la ville à la recherche d’objets improbables, au lieu de remplir ses devoirs de Ministre du Nivellement. Sa dernière obsession était les poules : en l’espace d’un mois, Palatès avait accumulé un nombre considérable d’œufs de poule peints, de statuettes de poules, de plumes de poules — heureusement, pas d’oiseaux vivants. En cette heure, il devait sans doute acquérir à prix d’or une effigie de volaille chez un obscur antiquaire du cinquième niveau.
    Lastyanax était le seul à pâtir de la triste manie de son mentor. Les autres ministres s’en frottaient les mains : le dilettantisme de Palatès leur laissait le champ libre. Lastyanax les soupçonnait d’ailleurs d’avoir encouragé l’élection de son mentor dans ce but. En attendant, c’était lui qui s’occupait des dossiers, en plus du travail qu’exigeait la préparation de sa soutenance, tandis que Palatès folâtrait dans Hyperborée avec l’insouciance d’un étudiant.
    Agacé, Lastyanax décida d’aller s’asseoir sur la terrasse en attendant. Le jury mettrait de toute façon un certain temps à délibérer. Les notes coincées sous le bras, il parcourut la galerie, ses pas résonnant sur le sol de mosaïque, et passa sous une arche pour accéder à la terrasse. Le soleil éclatant l’éblouit aussitôt. La vision troublée par de grandes tâches noires, il mit plusieurs secondes à distinguer la forme sombre étendue par terre.
    C’était Palatès, mort.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Olga, Sang d’encre de Olga la banshee
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2698

    La ville de Kaalun, capitale du royaume des Terres-Mêlées, est touchée depuis peu par une maladie étrange : les malades, dont la peau s’écaille et se fissure, voient leur sang devenir bleu comme de l’encre. Olga, jeune guérisseuse taiseuse et étonnement douée, est convoquée au château pour soigner le prince héritier, qui souffre lui aussi de ce sang d’encre. Mais la maladie ne ressemble à rien de connu, et semble issue des forces légendaires des anciennes puissances, à l’époque où les cruelles Fatas dominaient le monde et les hommes…

    Bon, j’avoue, je choisis Olga aussi pour contrarier l’auteure qui pense que son héroïne est le personnage le moins utile de son roman. Evidemment, c’est complètement faux. Moi je l’aime d’amour, Olga. Certes, c’est un ours mal léché, une sauvageonne qui ne parle à personne, elle n’aime pas trop les bains, les chaussures ni se coiffer, mais quelle abnégation, quelle ardeur à la tâche ! Quelle répartie aussi, quand elle n’a plus le choix… Et non seulement elle soigne les nécessiteux (qu’avec du bio, en plus) autant que les privilégiés, mais elle fédère aussi, un peu malgré elle, d’autres personnages géniaux. Sa progression au cours de l’histoire est presque impalpable et pourtant indéniable : elle apprend à se servir de son cœur et de sa voix et se laisse peu à peu apprivoiser. Pas de doute, c’est une héroïne ! Vivement le tome 2 pour qu’elle se révèle complètement !

    Elle développa vite une étonnante acuité pour dénicher les herbes rares et, vers douze ou treize ans, se mit à composer de nouveaux remèdes, découvrant des propriétés à des plantes dont on ignorait tout. « Les bois et les fossés y lui causent, disait la Banshee, comme si qu’elle était la fille d’un arbre. » Cet étonnant talent se révéla notamment dans le petit jardin de la vieille, où dorénavant les essences prospéraient, les plus rares comme les plus banales. Elle devint peu à peu Olga-la-noire, à qui les plantes chuchotaient leurs secrets, femme-enfant discrète et dure à la tâche.
    Bientôt, le désir de se confronter aux malades se fit pressant. Olga finit par écouter les consultations de la vieille en cachette, terrée contre le torchis des murs, si bien lovée dans le creux des ombres que la Banshee, qui devinait sa présence, ne s’y opposa plus. Olga découvrit alors brutalement les maux des hommes. Peu sujette elle-même à la maladie, à la faim ou au froid, elle s’étonna de voir défiler chez la vieille Banshee des orphelins de grande insolence et de petite santé, des veuves qui se laissaient mourir, des anciens condamnés aux moignons douloureux, des sans-logis tout en cartilages et des bambins aux pieds gelés. Bien sûr, venaient aussi des artisans dans la force de l’âge, pour soigner une fièvre du Val, ou des dames élégantes qui se pâmaient de chaleur à la saison des Chants, mais ces cas-ci étaient plus rares. La découverte de la misère, dont Olga n’avait pas idée auparavant, trop fascinée par ses élixirs et se nourrissant de rien, lui tomba dessus comme un couperet. De discrète elle devint taiseuse ; de travailleuse appliquée, elle devint acharnée. Elle imposa sa présence aux malades, et surtout à la Banshee, qui vieillissait et confondait parfois ses fioles, et finalement lui offrit sa retraite.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Lastyanax, dans La Ville sans vent, de Zénodote

    résumé : Quand Lastyanax, dix-neuf ans, devient ministre d’Hyperborée après le meurtre de son mentor, il se retrouve entraîné dans un tourbillon de complots politiques. Pour affronter les défis de la ville sans vent, il ne peut compter que sur sa disciple de treize ans : elle s’appelle Arka, et elle n’a pas fini de l’étonner.

    Il y a les héros badass, les héros charismatiques ; il y a les héros torturés, ceux qui ont vécu des atrocités ; il y a ceux qui nous transportent, ceux qui nous font pleurer, ceux en qui on se reconnaît, ceux que l’on aimerait être… et il y a Lastyanax. Un intello studieux, ambitieux et très sérieux, un premier de la classe pas franchement affriolant qui passe le tome 1 de son aventure à préparer des dossiers compliqués pour des réunions avec des gens occupés… Et qui n’en démordra pas, peu importe le regard des autres, peu importe même le regard de celle qu’il aime. Parce qu’il a ses priorités et qu’il a un monde à sauver.
    Laaaaaaaaast !! :heart_eyes:

    extrait :
    — Combien de caravanes ont accès au caravansérail ? demanda l’Éparque, ayant finalement opté pour l’œil droit.
    — C’est une question déloyale, Mézence, elle concerne le siège du commerce ! protesta le mystographe.
    — Quatre cent soixante, répondit Lastyanax.
    L’Éparque sourit et fit quelques pas en regardant autour de lui, comme pour attirer l’attention sur sa supériorité.
    — Faux, quatre cent soixante-deux. Vous devriez réviser vos cours, jeune homme.
    — Il y en avait encore quatre cent soixante-deux il y a une décade, répondit Lastyanax, imperturbable, mais deux caravanes ont été attaquées près de Thémiscyra. Une nouvelle arrivée ce matin. Vous n’étiez pas au courant ? demanda-t-il en clignant les yeux d’un air innocent.


  • Journaliste PAen

    Personnage - Jaes, dans L’Œil dans la Peau de Léthé

    Résumé : “Et tous furent jugés selon ce qu’ils avaient fait.” — Le jugement dernier
    Dieu est là, quelque part, qui regarde, qui observe.
    Les hommes ne L’ont jamais vu, mais ils craignent son œil qui les suit et les épie, où qu’ils aillent. Dieu punit les criminels en faisant hériter leurs enfants. En quête de rédemption et de pardon, ces descendants portent le poids d’atrocités qu’ils n’ont pas commises.
    Aujourd’hui, les héritiers constituent une part infime de la société. Ils ont reçu un châtiment, une marque qu’ils ne pourront plus oublier ni retirer jusqu’à leur mort. Ils portent leur héritage, pour que justice soit faite.

    Certes, la version est obsolète mais elle est encore sur PA :P Et, Jaes est un personnage qui m’aura marqué au fil de mes lectures PAennes (en dehors du fait que c’est l’alter-ego masculin par anagramme de Seja). Il a un charisme qui élève ses scènes à un tout autre niveau. Je l’ai laissé hélas au bord de la route mais j’espère le retrouver bientôt…
    (Il apparaît vers les chapitres 5 et 6)
    Je vous laisse juger de son charisme par vous-mêmes :

    Extrait : Jaés écrasa sa clope sur une feuille et la froissa pour cacher son méfait, avant de jeter le tout à la corbeille. Un juge qui fumait, c’était l’avertissement assuré. Ils étaient un peu tatillons, question règlement. Mais si on se débrouillait bien, on pouvait passer outre très facilement. Des astuces pour contourner les lois, tout le monde en connaissait. On était jamais mieux à l’abri d’une dictature que quand on en était à la tête.
    Il ouvrit un tiroir du secrétaire et souleva le double fond. Une cachette simple, mais efficace. Personne ne s’amusait à fouiller le bureau d’un juge qui faisait bien son travail. Il grommela en passant sa main sous le bois. Non, il n’avait définitivement plus de clopes. Et aucun moyen d’avancer la livraison non plus.
    Jaés tenta de relativiser. Encore quelques semaines à tenir et il serait débarrassé de cette vie de merde. Il inspecta une dernière fois l’office en vérifiant qu’il n’avait rien oublié. Tout était à sa place. Le juge quitta la pièce et ferma à clef derrière lui. La vigilance, c’était encore ce qui protégeait le mieux quand on enfreignait la loi.



  • Histoire - Les mémoires grises, par @Dan

    Résumé Freddie a commis un crime gris, et la punition est sans appel : elle sera privée de la puce qui assure l’immortalité au reste de l’humanité. Une fois opéré, son organisme traumatisé entrera dans une phase de vieillissement accéléré. Elle n’a plus que quelques mois à vivre.
    À moins qu’elle accepte le marché du professeur Blake Lindhal, inventeur de la technologie dont on vient de la déposséder. À moins qu’elle accepte de garder tous ses secrets…

    Comment introduire une histoire aussi émouvante, captivante, remuante ? Une écriture fine et élégante, des mystères savamment dosés, un background maîtrisé (dans le genre je-dis-juste-ce-que-je-veux-pour-te-tenir-en-haleine-mais-pas-plus-alors-pas-un-chouilla-de-plus), des personnages aux couleurs éclatantes, une réflexion philosophique en filigrane… Mon coeur se serre rien que d’y repenser alors je vais vous laisser aller découvrir cette histoire par vous-même. (et moi, je vais aller la relire une deuxième fois)

    Extrait Chaque correspondance lui donna la sensation de s’effacer davantage ; elle laissait des lambeaux d’âme dans tous les spatioports. Elle était seule dans le dernier appareil – privé – qui reliait une mégalopole tentaculaire au domaine de Lindhal, mais si une IA de bord avait scanné la nacelle, peut-être n’aurait-elle plus détecté aucun signe de vie.
    Quand Freddie posa le pied sur le quai de débarquement, le contact rude des pierres de taille troubla ses perceptions fantomatiques du monde : la terre était si ferme, la gravité si forte et l’air si parfumé qu’elle se durcit et s’emplit comme si elle ressuscitait.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Aminthe, dans La Garache de Tac

    Résumé : Un combo de malédictions s’acharne sur Aminthe, une jeune fille à qui la solitude pèse. Elle passe en première année de licence, et pas dans n’importe quelle université : la voilà en plein cœur des Pyrénées, coincée avec ces étudiants pour le moins étranges, pour le meilleur comme pour le pire.

    Dans la catégorie des héros ordinaires, il est difficile de ne pas se prendre d’amitié pour Aminthe. Timide, solitaire, torturée par ses pensées et ses doutes incessants, on a envie à chaque chapitre de traverser l’écran pour aller lui faire un câlin. Elle fait son petit bonhomme de chemin, l’air de rien, et une fois passée l’envie de lui mettre une baffe ou deux, on s’attache à elle plus qu’on ne l’aurait cru possible.

    Extrait : J’avais envie de me coucher, mais je n’avais pas envie que les premiers à revenir du Hall me découvrent une brosse à dents à la main en train de cracher dans les lavabos, ni que la première image que ma colocataire ait de moi soit celle d’un saucisson recroquevillé dans sa couette dans le noir.
    L’attente, l’angoisse, l’inquiétude, la peur, les fantasmes : les pensées tournoyaient, plus bruyantes que les lignes du livre. Impossible de me concentrer. Il n’y avait que cela à faire, pourtant.



  • Histoire - Le Bal Aveugle de @Jowie

    Résumé : Pot-au-Feu, village montagnard perdu au milieu de nulle part, est dans le pétrin. Un hiver des plus ravageurs l’enserre depuis plusieurs mois. Ses habitants sont persuadés d’avoir trouvé la meilleure solution pour arrêter les intempéries : un sacrifice humain.
    Alors, qui sera l’heureux élu ? Et surtout, garantira-t-il le salut de Pot-au-Feu ?

    Le Bal Aveugle est un fiction avec un sacré caractère qui ne s’oublie pas de sitôt. Les personnages sont tous tourbillonnants dans cette affaire étrange qu’est le vote d’un sacrifié, et ce serait peu dire que laisser supposer que l’histoire prend des tournures pour le moins inattendues, le tout dans l’ambiance survoltée qui touche à l’absurde de villageois fan de cassoulet. C’est une histoire qu’on parcours avec le rire et le frisson du suspense, comme un bon chocolat chaud un soir d’hiver dans lequel on aurait versé un peu de piment :coffee:

    Extrait :
    Malaxant et pétrissant chacune un ballon de pâte, Esther, ses sœurs et ses demi-sœurs donnaient un coup de main à Annette, leur mère. Elles confectionnaient les huitante miches qui deviendraient bientôt les casse-croûtes des suicidaires qui escaladeraient le Cravin. À chaque fois que la boulangère abattait sa pâte sur sa surface de travail, un nuage immaculé quittait la table. Ses adjuvantes imitaient automatiquement ses gestes, l’une après l’autre, si bien que des nuages poudreux naissaient à un rythme musical et régulier, semblable à des coups de canon. Les manches de leurs robes retroussées, un bandeau noué autour de leurs fronts rougis, elles ne s’étaient pas reposées depuis huit heures du matin.
    Il en était de même pour le reste de la parenté. Sifflotant, les vieillards actionnaient et alimentaient les fours à pain avec les bûches coupées par le père de famille. Les fils nourrissaient et trayaient les brebis en se racontant des blagues. Les cousins réparaient et vérifiaient l’état des outils de grimpe. La cousine, un panier de toison au pied de son rouet grinçant, braillait distraitement un vieil air. Les grand-mères caquetaient au-dessus de leurs aiguilles de tricot cliquetantes. La tante prévoyait déjà le souper et chauffait du lait, pendant que les oncles fabriquaient des tomes de brebis. Acharnée et affairée, l’honorable communauté avait du pain sur la planche et ça se devinait par un chaos sonore.


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