Le prodige du fakir


  • Administratrice

    0_1533831707310_Fakir.png
    LE PRODIGE DU FAKIR

    :sparkles: :book: :sparkles:

    Histoire – L’exotisme : Expéditions lointaines ou choc des cultures, épopée galactique ou périple dans le temps, cette histoire vous arrache à votre quotidien pour vous plonge délicieusement dans l’inconnu. Vos envies de voyage assouvies en un clic de souris, et tant de rencontres extraordinaires en perspective !

    Lauréate 2017 hors compétition : La Trilogie du Grand Retour - L’Université de EryBlack

    :sparkles: :boy: :sparkles:

    Personnage – L’original : Il n’y en a pas deux comme lui, mal assorti à son monde ou inédit dans le paysage des personnages connus jusqu’ici. Unique ou extravagant, toujours à contre-courant, affiché dès le départ ou se révélant par un coup de théâtre, il ne fait rien comme les autres et sort du lot pour votre plus grand plaisir ! Surprise et audace sont les maîtres mots !


  • Plume d'Argent

    Histoire - L’Homme-Crocs : La guerre des clans de Ritsuka

    L’histoire se déroule un peu moins de 5 000 ans avant notre ère.
    Adopté par le Peuple des Rennes alors qu’il n’était qu’un nourrisson, Duneyl est l’un des rares survivants du clan Adero détruit par les mystérieux Anikulapo.
    En revenant d’une partie de chasse avec son frère adoptif Heqa, ils découvrent leur village détruit. Le chef du Peuple des Rennes, Œil d’Aigle, convoque le Conseil de Guerre. Les clans Pluisombre et Camélion se réunissent pour élaborer leurs défenses. Et l’homme sans clan, détenteur de l’ancien savoir, cherche le nouveau guide des clans, le Xa’ll Miran, pour sauver les territoires claniques de la menace de l’envahisseur.

    Vous ne refuserez pas une expédition dans les Terres de Janah ? Que dire de plus ? Les Terres de Janah sauront vous dépayser, autant pour les guerres de clans, avec son lot d’alliances et de trahisons, que pour ses coutumes qui vous donneront l’impression de remonter dans les temps anciens ? Ou pour ses séduisants guerriers, tantôt fiers tantôt courageux ?

    L’appel, cependant, revient, inquisiteur, jusqu’au plus loin de ses songes de pêches et de chasses fructueuses. D’un grognement sourd, l’ours sort doucement son museau d’entre ses pattes avant, cligne à deux reprises des paupières. Ses yeux sont encore embués du long sommeil, se ferment rapidement dès que la lumière devient trop forte pour lui. L’animal grogne à nouveau, excédé de devoir se réveiller si tôt.
    Bien plus tôt que d’habitude.


  • Plume d'Argent

    Personnage : Lulu, Louis-Ohrim et le Sombre, de Aranck
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2696

    Bien qu’un tantinet soupe au lait, Louis est un adolescent ordinaire qui passe la plupart de son temps entre sa mère et ses amis, Charles, Momo et Naïm. Amoureux des arbres, il se prépare à devenir arboriculteur lorsque cette vie tranquille est troublée par l’apparition d’un personnage déroutant très vite baptisé « la Grosse Dame ».
    Fascinés par son extravagance, les quatre compagnons guettent sa venue quotidienne et s’amusent à ses dépens, jusqu’au jour où Louis fonce droit dans le piège qu’elle a patiemment tissé pour lui.
    Face aux révélations qui lui sont faites, ses certitudes s’effritent comme un vieux biscuit. Quand il apprend de surcroît qu’une menace sans pareil pèse sur le monde et qu’il devra participer au combat qui se prépare, Louis prend peur et refuse de changer de vie.
    Ce n’est qu’après avoir été confronté au danger qu’il s’interrogera sur ce qu’il doit faire. Alors, que décidera-t-il ? Fermera-t-il les yeux, laissant le soin à d’autres de défendre le monde, ou bien affrontera-t-il les Sombres, ennemis sans vergogne qui s’emparent d’autres vies pour prolonger la leur ?
    Lui, l’enfant mixte, l’enfant aux pouvoirs surprenants, l’enfant unique sur qui presque tout repose réussira-t-il à dépasser ses peurs et à accepter un destin aussi prodigieux qu’effrayant ?*

    Parce que ça fait plaisir de voir une histoire dépeindre un personnage haut en couleur comme Lulu, émotive aussi. Parce que montrer ses émotions dans un monde de brute n’est pas une tare, merci Lulu d’être aussi humaine, drôle, touchante et extravagante ! Tu es géniale, comme l’histoire dans laquelle tu prends place !

    Louis se tut, se rendant compte de l’énormité de ce qu’il venait de dire. Remarquant la mine décomposée d’Élusine, il réalisa qu’il y était peut-être allé un peu fort, d’autant qu’il s’était vraiment attaché à cette (…) fantasque. Il soupira un grand coup et réfléchit. Le matou allait lui manquer énormément, il le savait, mais (…) ne méritait probablement pas qu’il la traite de cette façon. Il s’était emporté, une fois de plus, mais il commençait à s’en vouloir d’avoir été aussi brutal.
    – Bon, dit-il après avoir repris son calme, on y va boire ce chocolat ?
    Lulu fut si heureuse qu’elle faillit l’étouffer sous ses baisers.


  • Plume d'Argent

    Histoire : Moonshine de Danah
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2174

    La colonisation des planètes du système solaire était une question de survie pour la Première Humanité. La colonisation de leurs lunes, elle, était un accident.
    Pour les empathes, télépathes ou clairvoyants qui y prospèrent aujourd’hui grâce au commerce frauduleux d’hydrogène ou au recel de tire-bouchons, ce fut une heureuse erreur. Mais les gouvernements planétiens ne voient pas leurs excentricités d’un bon œil, et ils pourraient décider de ramener les luniens dans le droit chemin ; si une menace plus grande et plus vaste ne venait pas bientôt bouleverser leurs priorités…

    Pour du dépaysement, c’est du dépaysement ! On a beau toujours se trouver dans notre système solaire, les décors ne sont pas ceux qu’on connaît ! De planètes en satellites, Danah nous fait parcourir des milliers (des millions ?) de kilomètres, de marchés en usines désaffectées, de sièges de gouvernements en bars dézingués… accompagnés de personnages hauts en couleur.

    Wilde ricana et l’entraîna dans les méandres du marché d’Inverness. Il était tôt et la plupart des commerçants avaient à peine désouté, mais Guevara percevait déjà l’effervescence des grands rassemblements : ronronnement résiduel des propulseurs, grincement des palettes autoporteuses, invectives des négociants qui se disputaient un mètre carré de caillasse entre deux pitons rocheux. Guevara ne voyait évidemment rien du décor accidenté qui accueillait la plus grande plaque tournante de ce coin de système, mais elle n’était pas complètement aveugle pour autant.


  • Plume d'Argent

    Personnage : Rebecca, La Noirceur du blanc de Liné
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=1542

    Alors que la “Lente Guerre” fait rage, Rebecca Reden rejoint les rangs des infirmiers du Locus, manoir luxueux et délabré reconverti en hôpital de fortune.
    Elle devra surpasser ses peurs maladives et son naturel réservé pour retrouver la trace de sa mère perdue dans la guerre.
    Mais le Locus, ses blessés traumatisés et Mrs. Judith, son intendante, barrent la route de la jeune femme. Peu à peu, le Locus se transforme en un théâtre d’ombres, et il se pourrait que Rebecca s’y perde…

    Rebecca est une héroïne atypique : timide, versatile, légèrement cleptomane, torturée, elle navigue à l’aveugle au Locus alors que tout le monde semble y trouver sa place. Personnellement, je la comprends : le Locus est tout sauf un lieu chaleureux. On ne peut s’empêcher de trembler pour elle et pourtant, elle est parfois attachante, parfois très déconcertante. Ses réactions sont d’ailleurs magnifiquement servies par la plume originale de Liné.

    La voix de la marchande avait sonné comme un couperet ; alarmée, Rebecca courba l’échine. Malgré le bourdonnement intempestif qui sifflait à ses oreilles, elle écouta les pas de la vendeuse s’éloigner. Une porte s’ouvrit, se referma en grinçant, toujours en filigrane loin, de plus en plus loin derrière le vrombissement inaudible qui tambourinait désormais les tempes de Rebecca. Le sang lui monta aux joues et, en passant, enflamma sa gorge à coups de chiquenaudes brûlantes. Elle le sentit affluer avec force le long de ses bras jusqu’au bout de ses doigts, et chauffer le cœur de sa paume où se nichait encore le pendentif à loquets. Un premier spasme, à peine perceptible, le fit trembler ; et puis, aussi simplement que si elle avait voulu nouer ses lacets, Rebecca ferma son poing autour de l’objet, dirigea sa main vers son ventre… et laissa tomber le pendentif dans la minuscule poche avant de sa veste. La chaîne d’argent coula entre ses doigts avec un bruit de rouages qui lui sembla éclater comme un long coup de tonnerre.



  • Personnage : Pr Lindhal, Les mémoires grises de Dan
    Lien

    Elle ignorait donc à quoi il ressemblait – tout ce qu’elle savait, c’est qu’il était Terrien, et beaucoup plus âgé que son apparence pourrait le laisser supposer. Sa très vieille âme transparaissait-elle sur son enveloppe maintes fois régénérée ? S’était-il lassé de son apparence après toutes ces années, et avait-il choisi de la remodeler pour se donner l’illusion de la nouveauté ? Quelques heures plus tôt, Freddie n’aurait pas cru que l’entité « Blake Lindhal » existe encore telle que sa mère en avait accouché, qu’un seul homme en porte encore l’identité. Elle supposait que toutes les issues la surprendraient.

    Résumé de l’histoire:

    Freddie a commis un crime gris, et la punition est sans appel : elle sera privée de la puce qui assure l’immortalité au reste de l’humanité. Une fois opéré, son organisme traumatisé entrera dans une phase de vieillissement accéléré. Elle n’a plus que quelques mois à vivre.
    À moins qu’elle accepte le marché du professeur Blake Lindhal, inventeur de la technologie dont on vient de la déposséder. À moins qu’elle accepte de garder tous ses secrets…

    Hahaha, ça s’est la partie la plus dur. Comment décrire un personnage qu’on a du mal à cerner? Pire encore quand on est dans un format de type novella, comment ne pas gâcher la surprise? Le résumé en dit bien assez en lui-même mais je vais essayer de trouver le bon mot.
    Un des grand charme de cette histoire, outre son univers, vient du fait qu’on ne sait trop à quelle sauce l’héroïne va être mangée. Et même après avoir rencontré de nos yeux de lecteurs le professeur, et bien on ne sait toujours pas.
    Mélange d’absurde, d’humour et de - malgré tout - un petit quelque chose de terrifiant, je crois que ce personnage insaisissable à de quoi tous nous surprendre.


  • Plume d'Argent

    Histoire - 63/84 jours de Gueule de Loup

    Lien !

    C’est le premier jour. Comme tous leurs semblables, Nimrod, Dïri, Haéri et Lissarod sortent de leurs gousses dans le grand arbre.
    Il reste 84 jours pour accomplir le grand Destin, mais très vite les choses ne se passent pas comme prévu: quels sont ces mots terribles que prononce Lissarod et qui ne font pas parti du Code? Et qui sont ces grands anciens qui rodent à la périphérie de l’arbre et ne devraient pas exister?

    Alooors. Pourquoi proposer cette histoire ici ? Tout simplement parce que, pour moi, c’est mon plus gros dépaysement depuis longtemps. J’ai l’habitude de lire de la fantasy, dans des mondes fantastiques, j’ai donc l’habitude d’être dépaysée. Mais là… C’est vraiment un univers très original, très bien pensé de A à Z et cohérent. Et surtout, ce qui m’a marqué énormément, c’est ce monde parle beaucoup à la biologiste que je suis, qu’il est cohérent, et que même si on se retrouve en face de grosses limaces qui ont l’air un peu bizarre au début, tout me parlait et je trouvais tout logique <3

    Bref, un univers très original, mais qui parvient quand même à parler aux lecteurs et qui forme un tout très chouette. Ce qui ne gâche pas le plaisir ? Gueule de Loup a pour moi très bien gérer le fragile équilibre entre découverte de l’univers et avancement de l’intrigue. Et c’est pour toutes ces raisons que je vous conseille de ne pas vous arrêter à l’aspect grosse limace et au début qui peut être un peu déroutant, c’est vraiment super <3

    Le monde était recouvert de dentelles bleutées ; Lissarod entoura son corps de ses bras en frissonnant tandis que les crapauds-licornes patinaient sur la flaque en se fendant la pipe. En s’acharnant, elle dénicha le morceau d’une carapace de lucane, une aile de libellule froissée, et moult plumes de cornus. Elle les ramena à l’intérieur en claquant des dents et s’appliqua à faire une couche qui résistait à l’eau autour de la maison en alternant de petites écailles de l’un ou de l’autre et un toit de plumes.



  • Personnage - Arthur Jakes, dans L’Obsession du papillon par Makara33
    Lien

    Résumé : Un homme, Justin, est renversé par une voiture en pleine nuit. Une boite à musique est déposée près du corps sans vie. Carla, la meilleure amie de la victime, jure de retrouver le coupable coûte que coûte même si cela consiste à défier la loi. L’enquête est confiée au jeune Lieutenant Arthur Jakes, un homme débonnaire et jovial, qui rapidement va se confronter au silence et aux mensonges de Carla. Amandine, jeune danseuse de 9 ans est hospitalisée dans la même chambre que Justin dans le coma. Une cohabitation est-elle possible entre l’enfant et Carla au tempérament enflammé ?

    Ma justification : Un polar mystérieux et frissonnant au cœur duquel un lieutenant loufoque, charismatique et fin limier déboule en tourbillonnant sur son fauteuil à roulette. Arthur Jake, tel un vent de fraîcheur parfum menthe, est toujours là pour dérouter, déconcerter et défriser les autres personnages tout à leur mauvaise humeur et leurs secrets. Son mot d’ordre : « détonner » !
    Sa présence atypique dans une résolution de meurtre le rend très attachant, et on se demande comment il va évoluer au cours de son enquête, surtout que sa vie n’est pas si joyeuse que ça, mais il reste frais et pétillant comme un bonbon sous la langue.

    Extrait : Dehors, il pleuvait, les rares personnes qu’il croisait s’accordaient à l’atmosphère ambiante quelque peu morose. Arthur, dans l’altimètre du bonheur, recherchait perpétuellement une lévitation éloignée du sol. Il détonnait donc avec sa mine réjouie et sa démarche joyeuse.
    Dix heures sonnaient lorsqu’il atteignit le commissariat, il se faufila dans les froids couloirs, distribuant bises, compliments enjôleurs, remarques acidulées et poignées de mains chaleureuses.


  • Plume d'Argent

    Histoire - Mandarines, de @Lyrou (Lyra sur FPA)

    Résumé : Débarquant tout juste dans un monde qu’ils ne connaissent pas, Louna et Numéro neuf prennent la route vers le large et entament un long et étrange voyage. De la plage aux abysses, des montagnes jusqu’à la toundra, démarre alors une errance sans but où d’étapes en étapes, le monde s’ouvre peu à peu à deux parfaits inconnus.

    Les personnages de Mandarines, Louna l’humaine et Numéro Neuf, débarqués on ne sait trop comment dans un monde étrange, voyagent de chapitre en chapitre - plaine, désert, île, abysses, grotte… Un tour d’horizon doux et poétique, onirique, peuplé d’étrangetés, de couleurs et d’images plus belles les unes que les autres :heart:

    Extrait : Les contours des formes dont ils s’approchaient doucement commencèrent à se dessiner, lacérant le bleu du ciel avec de la rouille. Des caravanes et des vielles voiture envahies par le temps et la végétation mêlaient le marron de leur fer à l’ocre de la toundra au bord de la route. Des portières déglinguées écrasaient des fleurs qui passaient ainsi dans le trou qu’avaient laissé les vitres. Rehaussés par la rouille et le soleil, le rouge ou le bleu de certaines voitures tranchaient sur la douceur des plantes qui les dévoraient petit à petit. Les caravanes, elles, s’élevaient plus haut au dessus du sol et semblaient intactes dans leur parties supérieures. Au bruit que fit Neuf en se cognant dans une portière en s’approchant des carcasses de métal leur répondit la chute d’une boîte de conserve rouillée depuis l’une des caravanes. Les deux voyageurs s’immobilisèrent immédiatement et attendirent quelques instants. Un grognement aux consonances métalliques s’échappa du même véhicule d’où était tombée la boîte et une silhouette en sortit. Elle se pencha pour la ramasser puis vit les deux étrangers en se relevant. C’était un robot de taille moyenne, moins rouillé que le reste des carcasses présentes mais tout de même plutôt usé. Sa tête en forme d’un œuf que l’on aurait coupé en deux dans la largeur et posé partie bombée vers le haut et ses yeux en led vertes cerclées d’un anneaux de métal clouté tournés vers eux, il les fixa sans bouger, l’air intrigué.


  • Journaliste PAen

    Histoire - L’Autre Victoire d’Edorra

    Résumé : Marianne est une jeune prof d’Histoire dans le sud-est de la France. Ses journées se passent sans aucune surprise entre ses cours et ses collègues. Jusqu’à ce jour où une violente migraine s’installe. La fin de celle-ci amène également la fin du monde telle que Marianne le connaissait. Elle se retrouve dans un monde différent… et pourtant identique sur certain point. La terrible réponse lui apparaît bientôt : elle découvre un monde où les Nazis ont gagné la Seconde Guerre Mondiale. Tout ce qu’elle a vécu auparavant n’était qu’une illusion programmée par une réalité virtuelle. Elle va devoir réapprendre à vivre dans un monde où elle est devenue la proie.

    Cette histoire de voyage dans le temps est un de mes plus gros coups de cœur PAens (je sais que je soumets l’histoire à chaque HO mais comment faire autrement…). La plume d’Edorra parvient à nous plonger dans un monde alternatif avec tellement de brio, tellement d’audace (et tellement de sadisme…). L"auteure prend aussi le temps de développer ses personnages et de nous faire voyager à travers eux.

    En bref, une pépite qui mérite un peu de lumière dans le Plumest Show !

    Extrait :
    Je traversai la route et entrai dans le cimetière, marchant d’un pas décidé vers le bâtiment. La cloche sonna cinq coups dans le silence pesant. Je frissonnai à nouveau tout en continuant d’avancer. Soudain, je me figeai de stupeur au centre du cimetière. Une impression de vide, que je ne parvenais pas à définir, me tenaillait l’estomac. Je réfléchis un instant, puis compris. Le monument aux morts de 39-45 était absent. Je fronçai les sourcils. Que cela signifiait-il ? Je portai mon regard sur la droite pour découvrir que le monument aux morts de 14-18 était lui en ruine.
    L’angoisse s’empara de moi. Prise de panique, je me mis à courir à toute allure vers le portail de Saint-Antoine. J’ouvris la lourde porte de bois d’un coup sec et m’engouffrai dans le bâtiment, laissant la porte se refermer derrière moi. Je m’adossai et repris peu à peu mon souffle.
    Je reportai mon regard vers l’intérieur de l’édifice. L’obscurité était seulement troublée par la lueur des bougies et des cierges. J’eus la soudaine impression de me retrouver dans un film d’horreur. Habituellement, les sentiments que je ressentais dans un tel lieu étaient beaucoup plus paisibles. Mais aujourd’hui, il me semblait que le monde s’était radicalement transformé. J’entendis soudain une voix masculine auprès de moi.



  • Catégorie Histoire
    Utopea 1 – La cité dans le désert @Lulu-Has-A-Gun
    texte du lien
    Résumé :
    Depuis deux siècles, l’humanité a migré sur la planète désertique Utopea où elle survit en vénérant la prophète, femme mi-humaine mi-utopeane, qui les a guidés dans les premières années de la colonisation, ainsi que chacune de ses descendantes. Minae Ceti est la dernière prophète d’Utopea. De faible constitution, elle est incapable de donner la vie et de perpétuer l’espèce utopeane. Elle est envoyée dans la cité de Lakazine, dont l’étrange gouverneur se dit capable de la guérir de sa débilité physique.
    Dans le désert qui recouvre la quasi-totalité de la planète se forme un groupe disparate dont l’apparente insignifiance pourrait amener le chaos dans l’ordre établi par la base lunaire… En cours de route, Minae et ses compagnons d’infortune affronteront les dangers de la planète Utopea, les humains sclérosés par le pouvoir et la cruauté du destin qui attend ceux qui ne sont pas prêts à prendre les armes.

    Ma justification :
    Alors cette histoire c’est ma petite dose d’évasion quotidienne :)
    Une histoire qui se passe sur une autre planète, la planète Utopéa, colonisée avec difficultés par les Terriens. C’est un dépaysement car nous y croisons toutes sortes d’espèces étranges : des Kapra-korna, des lucanides et même une veuve-pierre… Les héros sont nombreux et tous atypiques, ils sortent des sentiers battus (on est loin des princes et princesses). Cette équipe est très attachante et c’est un plaisir de voir évoluer ce petit monde dans ce désert si peu hospitalier… Les lames s’entrechoquent, les sarcasmes fusent, le sang coule mais les héros se rassemblent tous dans un but commun : protéger la dernière Utopéane jusqu’à la cité de Lakazine.
    Pour tout vous dire j’adore aussi la plume de Lulu qui est autant douée dans les descriptions que dans les scènes d’action !
    Je serai vous, en catimini, je prendrai un petit vaisseau ayant pour destination Utopéa (promis la veuve-pierre ne vous mangera pas).

    Extrait :

    La terre se mit subitement à trembler sous les véhicules, manquant d’égailler l’escorte qui tentait tant bien que mal de tenir la formation. Puis la secousse reflua jusqu’à disparaître. Les voyageurs s’entreregardèrent d’un air épouvanté, avec au fond des yeux cette espérance que le tremblement n’avait été qu’un soubresaut de leurs machines échauffées.
    Mais leur repos fut de courte durée, car la veuve-pierre creva la surface du désert avec une telle force que le souffle de la bête renversa plusieurs aéros qui se couchèrent sur le flanc.
    Quand le nuage de poussière s’affaissa, Garin maudit mille fois Utopea. Déjà la silhouette longiligne et terrifiante de la veuve se dessinait sur un fond de ciel mordoré.
    Aucune créature terrienne ne pouvait rivaliser avec un tel monstre. Le capitaine Sainte-Hélène contemplait la veuve avec la même stupeur qu’Ishmaël avait dû ressentir en voyant Moby Dick, le cachalot tueur, émerger de l’océan pour la première fois.

    Chapitre 5


  • Plume d'Argent

    histoire - Harmonie - Être loup de @Lily

    Résumé : « Quatre peuples guident ce monde : les Humains —communément appelés Hommes —, les Loups, les Perles et les Entités […].
    Les Humains vivent exclusivement dans la Vallée.
    Si l’on peut y rencontrer certains Loups et de plus rares Perles, il est à noter que la plupart des représentants de ces deux peuples se sont installés en dehors de ces limites.
    Les Entités, peuple humanoïde aux origines et aux capacités obscures, sont les êtres les plus anciens et les plus mystérieux de Tër. Celles-ci semblent s’être totalement retirées de la Vallée […].
    Les Loups ont la particularité de pouvoir basculer entre deux corps : une enveloppe humaine et une enveloppe animale.
    Les Perles, peuple mineur, sont le fruit de rares unions entre un Humain et un Loup. Elles ne possèdent que l’enveloppe humaine. »
    (Extrait de l’Encyclopédie d’Ako, Entité des connaissances — revue et corrigée par Emerson Krick)

    Alaée est une Perle bien particulière.
    Un terrible drame l’avait poussée, une semaine après ses 18 ans, à tout abandonner, à tout quitter pour suivre de parfaits inconnus afin de rejoindre leur clan.
    Au terme de deux années, elle n’y trouve toujours pas sa place. Mais que pourrait-elle faire d’autre ?
    Jusqu’au jour où, à nouveau, un drame revient bouleverser sa vie. Que décidera-t-elle cette fois ?

    Lily nous entraine avec elle dans un monde habité par quatre peuple mais dont seul un semble diriger le monde. On découvre ce monde étrange à travers les yeux d’Alaée. Une histoire qui parle de différence, de clan, d’amitié et de prise de position. On voyage dans l’univers de Lily à travers la découverte des spécificités des Loups, des Perles et de leurs pouvoirs mais aussi à travers les belles descriptions que Lily nous offre de son univers. Une histoire qui vaut le coup d’être découverte :heart:

    Extrait

    Petite, lorsque la brume se levait et que l’azur baignait le ciel, elle aimait courir vers le gros rocher avachi au fond de son jardin. Elle l’escaladait sans se soucier des écorchures et, depuis son sommet, oubliait le temps en inspirant les embruns salés et en se laissant plonger dans le paysage des lointaines formes fantomatiques de la Vallée et des deux moitiés du Continent. […]
    Face à elle, les deux presqu’îles de la Vallée donnaient l’impression de lui tendre les bras, l’invitant à venir fouler sa terre choyée au climat tempéré. Adulte, elle irait à sa rencontre. Il lui tardait de découvrir les merveilles de cette vaste combe aux cités modernisées.

    [Chapitre 1 - Bribes d’enfance]


  • Plume d'Argent

    Histoire - Prosperine Virgule-Point et la phrase sans fin de @Kittylou
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2740

    Demi-Mot aurait pu être un village ordinaire, s’il n’était pas bâti à la limite du Texte. Jour après jour, les habitants polissent et astiquent les lettres ; ils entretiennent ces milliers de caractères qui, sans leur concours, se seraient déjà effondrés. Chez les Virgule-Point, l’aînée de la fratrie a choisi une voie bien différente : fleuriste ! Elle préfère bichonner des Trompettes à pétales plutôt que de faire prospérer l’empire des points et des virgules. Mais un événement inexplicable ne tarde pas à l’entraîner dans une spirale qui la dépasse.
    Et si l’avenir du village était en jeu ? Et si tout était lié à la Phrase sans fin, cette mystérieuse phrase laissée en suspens par l’Auteur ?

    Dépaysement et exotisme garantis pour cette étrange histoire, qui pourrait également figurer dans la catégorie Nez rouge. L’auteure y file avec bonheur et légèreté la métaphore typologique pour nous plonger dans un monde complètement à part. Ce serait déjà une performance en soi, mais ce n’est pas tout : l’intrigue de Prosperine passe sans transition d’une ambiance policée à un meurtre inexpliqué dont les premiers rebondissements (l’histoire n’est pas complète sur FPA) tiennent carrément en haleine ! Les deux personnages principaux s’annoncent savoureux, et certains dialogues et ambiance ne sont pas sans rappeler l’atmosphère de la PM lors des joutes familiales sur Anima.
    Très prometteur et vivement que Kittylou poste la suite !

    — Ma chérie, est-ce que tu es sûre que tu apprends bien les mots que te donne ton institutrice ? demanda Mme Virgule, perplexe.
    — Oui, pourkoi ?
    Depuis le début de l’année scolaire, son niveau en orthographe ne semblait guère avoir progressé. Certes, elle avait cessé d’enchaîner les lettres dans un ordre aléatoire et même si ses phrases ne provoquaient plus de maux de tête à leur seule écoute, il était parfois difficile de la comprendre.
    — Maréchal, je doute que Clairemonde soit très attentive à l’école. Cela fait six mois qu’elle est entrée en cours élémentaire et elle ne sait toujours pas écrire correctement certains mots simples…
    Mme Virgule n’appelait jamais son époux autrement que par son grade. Il y avait à ce formalisme une explication très simple : le maréchal Point avait perdu son prénom durant la guerre des Trémas. Cette blessure sur le champ de bataille lui avait d’ailleurs valu les honneurs militaires.
    — Tu t’inquiètes trop, répondit le maréchal. Au même âge, Ernest avait des problèmes syntaxiques et vois ce qu’il est devenu. Laissons à cette enfant le temps de découvrir la langue et d’explorer ses subtilités… Par la Ponctuation, il est déjà huit heures ! s’exclama-t-il en tirant sa montre à gousset de sa poche. Je vais être en retard à mon chantier. Aujourd’hui, nous devons polir les points de la page 42 et le Texte est dans un état lamentable, si vous saviez…



  • Histoire - Les Imaginés, par @Milyana

    Résumé L’Homme est seul dans le désert. Il ne peut pas mourir, parce qu’il ne peut pas vivre. Pourtant, son corps a soif. Le voilà qui court, et voici l’oasis …
    Lola danse, chante, vole avec les papillons. Hier elle tournait un film à Hollywood, aujourd’hui elle est artiste de cirque. Chaque jour, elle réinvente sa vie.
    Aucun d’eux n’existe. Ils sont irréels. Rêvés.
    Pourtant notre destin est entre leurs mains.

    Difficile de savoir où caser cette histoire : la poésie des mots aurait tout aussi bien pu m’amener à l’inscrire dans la catégorie Voltige. Mais il fallait faire un choix. Et quoi de mieux que l’exotisme ? En quelques chapitres, Milyana nous emporte dans une joute médiévale, un désert, un cirque, et le pas des moindres… monde des rêves ! Haut lieu des voyages s’il en est, et je peux vous promettre que sous la plume de cette auteure, votre soif de paysages sera assouvie. Sans parler de l’intrigue, des personnages, tous valent le détour ! Alors, qu’attendez-vous pour ploper dans l’Imagin’Air ?

    Extrait -… Qui es-tu ?
    Elle le sonda de ses yeux verts, paraissant jauger s’il fallait ou non lui répondre. Il ignorait ce qu’elle voyait en lui, mais elle dût décider qu’il n’était pas dangereux puisqu’elle se décida à répondre.
    -Lola.
    L’Homme eut un sourire rassurant, l’encourageant à développer sa réponse. Elle n’en fit rien.
    -Juste Lola, reprit-elle d’une voix assurée. Et toi, tu t’appelles comment ?
    -Je suis l’Homme.
    -Ce n’est pas un nom, ça, c’est un peuple. Le peuple des Hommes. Tu dois bien avoir un nom à toi ?



  • Personnage - Elizabeth Lin (La Reine des Limaces), par Ometecuhtli

    Résumé Dehors, il neige.
    Genre. Beaucoup.
    Et dans la ville, quelqu’un a eu la bonne idée de commencer des meurtres en série.
    Bah voyons.
    Et bien sûr qui on appelle au lieu de la laisser bouquiner tranquillement sous sa couette avec son thé et pas de chat ?
    Elizabeth, bien entendu !

    Eli est une femme pour le moins… surprenante. Irrésistiblement mal lunée, elle affronte les embûches (doux euphémisme) qu’on lui balance au travers du chemin avec un cynisme et un fatalisme délicieux. Elle détone dans son entourage jovial et son boulot scientifique avec ses manières directes et sa fâcheuse tendance à vomir des limaces (sisi). Décidément, Eli ne fait rien comme les autres ! (pour notre plus grand plaisir!)

    Extrait
    -Marc, je te présente Elizabeth Lin, l’une de nos usagées les plus assidues. Mademoiselle Lin est muette de naissance. Et globalement malentendante. Nous avons simplifié les procédures de prêts et de retours pour elle.
    Tout en parlant, Madame Ross avait eu la politesse de signer et de bouger les lèvres de façon distincte, ce dont Elizabeth lui aurait été gréé si elle avait réellement été muette et malentendante.
    A vrai dire, signer était plus une marotte qu’une nécessité, cela lui permettait de rajouter une distance entre elle et les gens, mais aussi d’éviter d’ouvrir la bouche, ce qui valait mieux vu ce qui en sortait parfois depuis quelques années. Par habitude, elle avait commencé à utiliser la langue des signe la première fois qu’elle avait mis les pieds dans la bibliothèque, juste pour faire chier la réceptionniste, et bizarrement, la sauce avait pris : Geneviève (Madame Ross), trop heureuse de pouvoir mettre à profit ses notions de langage signé, s’était empressée de l’accueillir et de la driver au travers des rayonnages, s’épanchant en ce qui pouvait être considéré comme l’équivalent d’un babillage volubile.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Arsène, dans Deus Ex Machina de Arlequine ( @Quine sur le forum)

    Résumé : Arsène et dans sa tête le Grand Théâtre. Arsène, machiniste, et son désir de créer.

    Arsène est fascinée par le théâtre et les acteurs. Elle rêve, elle aussi, de fouler les planches et de subjuguer le public, d’être touchée par cet état de grâce qu’elle observe chez certains acteurs. Sauf qu’elle est machiniste, et qu’on ne l’encourage pas à poursuivre ses rêves. Ca fait d’Arsène un personnage à la fois bien à sa place dans le théâtre et complètement décalé, parce qu’elle aspire à autre chose. Son côté discret et sensible, poétique même, en fait un personnage original qui a du mal à s’intégrer dans son environnement. Et puis c’est tellement bien écrit !

    Extrait : Rhòs s’était à nouveau volatilisée et Arsène fut tirée de sa contemplation par une larme qui lui tombait dans le cou. Un tourbillon de sentiments l’empêchait de penser clairement. Elle avait enfin assisté à cela, et cette transe ne cessait de s’imprimer dans son esprit.
    Arsène ne réfléchissait que par éclats
    ocres,
    platines
    et safrans.
    Par rais de lumière.
    Par flamboiements
    comme couronne de lauriers.
    C’était cela. Arsène le savait maintenant, c’était cela qu’elle désirait ; entrer dans l’état de grâce. D’avoir pu pointer du doigt précisément ce qui l’animait depuis si longtemps transportait la jeune machiniste. Il ne s’agissait pas seulement de créer ni de sentir sa peau épouser les planches. C’était tout à la fois, avec cette étincelle en plus.
    Un rire romarin strident agressa ses oreilles, et pourtant personne aux alentours. Soupir. Arsène se dit que de toute façon, ce n’était pas pour elle, elle n’en était pas capable. Une simple machiniste. Pourquoi un bleu de travail se transmuerait en une aura lumineuse ?

    (je n’ai pas pu garder la mise en page originelle, désoley)



  • Personnage - Alya, dans Sillages de @makara33
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2760

    Résumé : Loin dans le futur, suite à la Marée, un gigantesque tsunami, trois cités se partagent la Terre désormais réduite à des lambeaux : Mallaig, Etioli et Astrakam. Chacune d’elle possède un fonctionnement bien particulier. Si la Cité Mallaig vit en autarcie dans son diamant aseptisé et technologique, Etioli se meurt touchée par une étrange malédiction. Les naissances de femmes se font rares et la révolte gronde. Quant à Astrakam qui demeure un réel mystère pour l’ensemble des survivants rien ni personne ne sait ce qu’il s’y passe.
    Alya, Cyla, Jun, Nohan, Kian vont se croiser, se battre, s’aimer et par dessus tout, tenter de trouver leur place dans ce monde si proche de l’extinction.

    Si j’ai choisi le personnage d’Alya dans cette catégorie, c’est parce qu’elle s’inscrit comme un personnage en décalage avec ce qui l’entoure, mais aussi avec le type assez fréquent de l’héroïne de dystopie pour la jeunesse que nous avons beaucoup rencontré ces dernières années. Alya est un esprit libre et rebelle, elle nous semble si forte… et pourtant, dans la cité aseptisée de Mallaig, elle est aussi fragile d’une brindille. Sa mémoire est fracturée, comme une peinture dont on aurait retiré les couleurs, en plus d’en arracher de grands morceaux. Les autorités lui ont volé une partie de son passé et de sa personnalité. Enfin, malgré ses désirs de rébellion, elle sait qu’elle n’est que peu de choses et que la moindre erreur la condamnerait à un sort pire que la mort. Toutefois, au lieu de se renfermer et de se conformer à ce monde froid, elle trouve encore la force de tendre la main et de faire confiance, notamment à Jun. Elle sait qu’elle ne peut pas prendre les armes pour convaincre une cité entière de ses erreurs. Si elle veut survivre, elle doit fuir… Mais est-ce seulement possible ?

    Extrait : A ces mots, il se tourna face à l’abîme et fit un pas. Alya s’élança vers lui. Le corps du garçon bascula de la terrasse. Ses vêtements se gonflèrent sous la pression du vent et pendant un infime instant, il sembla suspendu dans les airs. Alya tenta de le rattraper, elle émit un gémissement d’horreur lorsque ses doigts se refermèrent sur du vide. Sa vue se brouilla. Le corps n’était déjà plus visible. Des cris percèrent la nuit et des lumières étincelèrent un peu partout. Alya se recroquevilla sur elle-même en serrant la pièce dans son poing. La porte de l’ascenseur s’ouvrit brusquement. Ils savaient déjà. Une cohorte de patrouilleurs surgit sur le toit. L’un d’entre eux sortit calmement son arme, et appuya sur la détente. Une lumière vive traversa les pupilles d’Alya et elle perdit connaissance.



  • Personnage - La trompette à pétales (Prosperine Virgule-Point et la phrase sans fin de @Kittylou )
    Je ne vais pas remettre le résumé, vu qu’Isapass a déjà soumis l’histoire, mais j’ai décidé de rajouter le personnage. Parce que vous en connaissez beaucoup, vous, des plantes qui sont des personnages à part entière de l’histoire ? Sans parler, sans bouger, mais avec une véritable personnalité et un rôle à jouer, rien qu’en mangeant des boutons de manchette ? C’est pas banal, avouez-le…

    extrait :— Non, ne t’inquiète pas, je vais bien…
    Traînant son pot derrière elle, la Trompette à pétales avait bondi depuis le jardin pour sautiller à ses pieds. Sa tige s’était enroulée pour former un point d’interrogation qui précéda bientôt l’imitation d’une aiguille de pendule.
    — Oui, je sais, il est tard… La boutique devrait être fermée depuis longtemps, c’est juste que j’étais fatiguée… Très fatiguée…
    Prosperine se redressa difficilement du sofa végétal qu’avaient formé pour elle > les Muguettes à clochettes. Cela faisait plusieurs heures qu’elle aurait dû être rentrée chez elle. Ses parents, et surtout sa mère, s’inquiétaient sans doute de son retard. La jeune fille était sur le point de partir lorsqu’un « ploc » résonna dans le silence du soir. Sur le sol, un objet rond et métallique venait de jaillir de la gorge d’Héloïse. C’était un bouton de manchette, mais un bouton couvert d’une substance noire et visqueuse qui ne ressemblait pas à de la bave de Trompette.
    — Qu’est-ce qu’il t’a donné à manger, le méchant monsieur ?
    Sa précieuse amie agita ses feuilles en guise de protestation. Manifestement, cet individu grossier qui avait eu l’audace de la comparer à un cornet acoustique avait aussi tenté de l’empoisonner.



  • Histoire - Catrème de @Nana

    Résumé : Une planète, une ville, dix quartiers, cinq-cents blocs. Deux castes que tout sépare depuis des milliers d’années et une société cimentée par ses traditions. Vik va être malgré lui entraîné dans les sombres tréfonds d’une histoire oubliée, à la recherche des origines du monde.

    Quand on entre dans ce texte, on sent tout de suite que Nana a construit un monde solide et intéressant dans lequel on plonge très vite et très facilement. C’est le genre d’histoire immersive qui fait oublier le quotidien et qui fait dire “quoi, je suis déjà à la fin du chapitre ? je ne comprends pas il doit y avoir erreur” et non, il n’y a pas erreur.

    Extrait : Il sentit sa gorge se serrer, ses yeux se remplir de larmes, puis un profond sanglot jaillit de sa poitrine. La vue brouillée, il parcourut du regard l’appartement où ils avaient passé de si bons moments, Zad et lui, à jouer aux cartes, à cache-cache, aux soldats et aux monstres… Où Vik avait aidé Zad à faire ses devoirs de lecture, d’écriture, de calcul. Les vieilles dalles de pierre du sol et les murs de lambris avaient été les témoins de leur amitié durant toutes ces années, et maintenant c’était terminé. Il balaya du regard la vieille table en bois de la cuisine, la vieille gazinière plus du tout émaillée, la cheminée qui avait certainement vu des jours meilleurs. Il n’avait jamais remarqué auparavant à quel point cet appartement était miteux et délabré. Cela ne fit qu’accentuer sa tristesse et sa colère.
    .
    — Mais où est-il maintenant ? Où l’ont-ils emmené ?


Se connecter pour répondre
 

Il semble que votre connexion ait été perdue, veuillez patienter pendant que nous vous re-connectons.