La ménagerie


  • Administratrice

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    LA MÉNAGERIE

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    Histoire – La diversité : Ici, on en voit de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs ! Libre à vous d’interpréter la notion de diversité : représentation des minorités, roman ultra-polyphonique, profusion de personnages ou mélange des genres… la richesse est dans la variété ! Histoires multiples et kaléidoscopes sont à l’affiche dans cette catégorie.

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    Personnage – La bête et la bête : Parce qu’il n’y a pas que les humains sur Terre et ailleurs, voici l’occasion de mettre en avant les autres personnages qui peuplent les histoires : familier, faune sauvage, extra-terrestre tentaculaire ou créature fantastique, ils ont tous une place dans le quotidien ou la mythologie de vos récits préférés.


  • Plume d'Argent

    Histoire - Sang d’Encre de Olga la banshee
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2698

    La ville de Kaalun, capitale du royaume des Terres-Mêlées, est touchée depuis peu par une maladie étrange : les malades, dont la peau s’écaille et se fissure, voient leur sang devenir bleu comme de l’encre. Olga, jeune guérisseuse taiseuse et étonnement douée, est convoquée au château pour soigner le prince héritier, qui souffre lui aussi de ce sang d’encre. Mais la maladie ne ressemble à rien de connu, et semble issue des forces légendaires des anciennes puissances, à l’époque où les cruelles Fatas dominaient le monde et les hommes…

    Entre toutes les raisons pour lesquelles Sang d’Encre se doit de figurer dans votre PAL, sa galerie de personnages est une des principales. Guérisseuse, saltimbanque, sorcière, jeune et beau prince, son frère mourant, militaires malhonnêtes, commandante au franc-parler, roi de pierre, géant des cuisines… tous sont passionnants, dépeints avec brio ! Certains sont attachants et d’autres carrément détestables mais aucun ne laisse indifférent ! Olga les mets en scène grâce à sa magnifique plume, ils se croisent, sympathisent, s’entraident ou s’entre-tuent au fur et à mesure qu’apparaissent les histoires et les desseins de chacun… Une vraie ménagerie !

    Il était présent tous les jours de marché, Follet, quel que fut le temps. Bondissant, vociférant. Il avait fait irruption quelques lunes auparavant, au début des Nuées, apportant sa jeunesse et ses histoires dans la rue. Le rugissement d’un vilain tambour annonçait le début de ses folies. Alors, flâneurs et badins approchaient, panier au coude, et les commerçants qui ne pouvaient abandonner leur étalage allongeaient le cou comme des tortues. Ils apercevaient le sommet d’une tête virevoltante sur laquelle dansaient des mèches vermillon, raides comme des baguettes, et parfois un quart de visage juvénile bardé de tâches rousses. Des joues pleines, couleur de pivoine. Un drôle d’instrument de sa confection pendait à son cou. Il en pinçait les cordes qui rétorquaient en notes dissonantes, l’insultant d’un si mauvais traitement.



  • Personnage : Le Nabot, La Ville Sans Vent de Zénodote

    Une licorne ? Tout le monde connait ! Animal fantastique à la corne caractéristique, parfois ailé, et réputé pour son sang aux multiples propriétés. Mais si vous lisez : demi-licorne ?

    Extrait
    — Je n’ai jamais vu fa, répondit Feuval, encore sous le choc.
    Il s’approcha du cheval et caressa ses flancs parfaitement secs, étonné de voir qu’il était bien réel. L’animal ronfla et se tourna pour lui présenter une croupe menaçante.
    — Comment… Où… Qu’est-fe que f’est que fe bourrin ? dit Feuval.
    — Je l’ai trouvé dans les environs de Laranvall, répondit-elle d’un ton évasif en se laissant glisser à terre.
    Feuval avait beau être un entraîneur médiocre, il connaissait les chevaux comme personne. Or, jamais il n’avait vu une performance pareille, et surtout pas chez un cheval qu’on aurait pu confondre de loin avec une chèvre géante.
    — Fe n’est pas un canaffon normal, dit-il, le sourcil froncé, pour indiquer qu’elle n’avait pas intérêt à lui raconter des salades.
    La cavalière comprit le message.
    — Dans le village où je l’ai trouvé, ils m’ont dit que c’était une demi-licorne, avoua-t-elle à contrecœur, le nez raide, comme si elle se préparait à affronter le scepticisme que sa déclaration ne manquerait pas de susciter.
    — Une demi-licorne ?
    — Oui, une demi-licorne.
    Jusqu’alors, Feuval doutait de l’existence des licornes, et c’était bien la première fois qu’il entendait parler d’un hybride. Mais il trouvait cette explication presque rationnelle au regard de la scène à laquelle il venait d’assister.
    — Et ils te l’ont laiffé ? demanda Feuval en s’approchant pour tâter le chanfrein du cheval, à la recherche d’une corne atrophiée.
    — Il n’a pas que des qualités, répondit Arka tandis que Feuval esquivait un coup de dent hargneux.
    Feuval recula d’un pas et observa l’animal d’un œil critique. Vraiment, il ne ressemblait pas à l’idée qu’il se faisait d’une licorne. Comme pour confirmer ses pensées, le cheval se coucha soudain par terre, se roula dans le sable comme un goret dans sa bauge, et se releva, la crinière hirsute et les flancs noircis par le sable.

    Impossible d’imaginer une demi-licorne plus fantastique que Le Nabot. Malgré son caractère bien trempé, après l’avoir rencontré tout le monde envie son heureuse propriétaire. Arka, surveille le Nabot de près ou tu risques de te le faire chiper !


  • Plume d'Argent

    Personnage - Bourru, L’Homme-Crocs : la Guerre des Clans, de Ritsuka

    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2579&warning

    L’histoire se déroule un peu moins de 5 000 ans avant notre ère.
    Adopté par le Peuple des Rennes alors qu’il n’était qu’un nourrisson, Duneyl est l’un des rares survivants du clan Adero détruit par les mystérieux Anikulapo.
    En revenant d’une partie de chasse avec son frère adoptif Heqa, ils découvrent leur village détruit. Le chef du Peuple des Rennes, Œil d’Aigle, convoque le Conseil de Guerre. Les clans Pluisombre et Camélion se réunissent pour élaborer leurs défenses. Et l’homme sans clan, détenteur de l’ancien savoir, cherche le nouveau guide des clans, le Xa’ll Miran, pour sauver les territoires claniques de la menace de l’envahisseur.

    Bourru est un ours. D’accord mais pourquoi mérite-t-il sa place ici ? Parce que Ritsuka a réussi à en faire un animal à part, qui a sa place dans le récit au même titre que les autres personnages. Parce que les interludes de son point de vue sonnent très juste et que mon coeur a vibré pour cet animal tout au long du récit !

    L’appel a été puissant les premiers soleils, pour finir par s’estomper et ne demeurer qu’un murmure discret, un peu comme celui d’un ourson qui n’ose pas attirer complètement l’attention de sa mère. Or, si l’appel est devenu secondaire, l’odeur elle, est si forte que pas un seul animal des Terres de Janah ne peut l’ignorer.
    Elle est forte. Musquée. Pleine de phéromones et d’hormones humaines mais pas entièrement, tenant plus de la hyène que de l’homme des clans.
    L’ours renifle, tente de trouver une piste. Quand il en repère une, il la suit, pour la perdre à nouveau et retrouver le parfum plus tard, sur le flanc d’une colline. Intrigué, il choisit de suivre son instinct. Si un danger se profile, il sera en mesure de se défendre ou de prendre la fuite, il n’en a pas peur. Il est ours, ils sont hommes. Bien qu’ils aient des armes puissantes en bois et en pierre, ils restent néanmoins tendres et lents.


  • Plume d'Argent

    Personnage - F’lyr Nin, Les Héritiers Célestes : Arthen et les Secrets d’Arcande de Rachael
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=1550

    – C’est qui les Spatiaux, m’man ?
    – Des humains qui sont venus de très loin, de l’espace au-delà de la terre.
    – Pourquoi ils sont plus là ?
    – Il faut croire que ce qu’ils avaient découvert ici, c’était trop pour eux…
    Sur la planète d’Arthen, plusieurs races cohabitent dans un monde dévasté par la guerre. Les humains tentent de reconstruire leur civilisation à Arcande, une ville bâtie par de mystérieux étrangers, repartis aussitôt qu’arrivés.
    Arcande ! Arthen en rêve depuis toujours.
    Après avoir quitté la montagne, où il a vécu douze années d’une existence protégée avec sa mère et son oncle, il va découvrir à Arcande que sa naissance le place au centre d’enjeux qui le dépassent.
    Jeté avec ses amis sur les chemins, que découvrira-t-il au bout de sa route ?

    F’lyr Nin est une “alter” : une adolescente hybride mi-humain mi-oiseau. Sur la planète où vivent Arthen, Djefen et la jeune fille (les trois héros de l’histoire), la cohabitation des hommes et des alter s’avère compliquée. Ulcérée par cette situation injuste, F’lyr Nin va sensibiliser ses deux compagnons au prix de l’existence de chaque être, quelle que soit sa nature. Fière, boudeuse, révoltée, la jeune oiselle est un personnage extrêmement attachant. Son petit côté “je sais tout” est un peu mis à mal par leurs aventures, mais ses pouvoirs sont impressionnants. Inhabituels, même pour ceux de son espèce.
    Et elle affole le cœur du pauvre Arthen.
    J’ai eu un gros coup de cœur pour cette jeune héroïne.

    – Eh ! Quand t’auras fini de me dévisager ! protesta-t-elle d’un ton gouailleur, en se levant d’un bond léger.
    Arthen rougit, pris en flagrant délit. Était-elle télépathe, comme Djéfen l’avait affirmé ? Avait-elle vu qu’il l’avait déshabillée en pensées ? La chaleur monta jusqu’à ses oreilles, et il se sentit horriblement gêné.
    – Tu… tu ne ressembles pas à ta tante, jeta-t-il pour tenter de se donner une contenance, en butant sur les mots d’une façon qu’il jugea lamentable.
    – K’min Ser est la demi-sœur de ma mère. Sa mère à elle était une « peau-nue ». Tous mes ancêtres à moi sont du peuple des oiseaux, expliqua-t-elle fièrement. Tu me trouves jolie ? fit-elle sans transition, en tournant sur elle-même avec grâce.
    Fine et déliée, elle mesurait environ une demi-tête de moins qu’Arthen. Physiquement, elle était encore une enfant, ce que son attitude mutine ne démentait pas. Djéfen grogna d’un ton dégoûté. Arthen, lui, avala sa salive, intimidé soudain.
    – Euh, je ne sais pas, non, enfin oui ! bafouilla-t-il, avec embarras.
    Elle éclata d’un rire franc, arborant un air dédaigneux et moqueur.
    – Toi, tu ne sais pas grand-chose, petit étourneau ! lança-t-elle à Arthen.


  • Plume d'Argent

    Histoire - La Parole du roi, de Jamreo

    résumé : Louis. Annabel. Donnie. Jade. Théa. Cinq enfants résidant à la prestigieuse Clinique du Laurier-noble. Cinq enfants que l’inspectrice Leroy espère faire parler pour élucider la mort d’Elias.
    C’est sans compter le fonctionnement particulier de la clinique et les obstacles qui vont se mettre sur sa route. Et surtout, c’est sans compter la parole du roi, qui contrôle ce jeu étrange. Une fois prononcée, elle doit être suivie.

    Il y a tellement de clichés associés aux cliniques psychiatriques, surtout dans les oeuvres de fiction… souvent utilisées comme simples background horrifiques, leurs patients-zombies sont alors bien trop souvent de simples prétextes à créer l’angoisse et l’horreur, voir la moquerie.
    Pas de ça ici. “La Parole du roi” est un récit polyphonique extrêmement riche, dont chaque personnage est bien humain, tout à fait humain et donc si complexe et beau. Une diversité de points de vue et de souffrances tout en finesse et en justesse pour une enquête qui ne fait que commencer.

    extrait : Mais Théa ne pouvait pas se calmer, ne pouvait même pas s’arrêter quelques secondes pour tenter d’expliquer ce qu’elle ressentait. Il y avait une barrière, un mur infranchissable, invisible, sur lequel elle aurait aimé écraser ses poings jusqu’à s’ouvrir les phalanges et saigner, rien que pour le minuscule espoir de pouvoir enfin partager un peu de sa tempête aux autres. Des torrents de pluie, de lourds nuages noirs qui roulaient d’une tempe à l’autre, des éclairs qui l’aveuglaient et jetaient la pagaille dans ses pensées. Elle s’enfonçait dans cette tornade bien connue, seule et désarmée, incapable de se faire comprendre, un cri bloqué dans la poitrine et plein de désespoir ridicule.


  • Plume d'Argent

    Histoire : Ce qui ne change pas, de Rimeko

    Lien FPA

    Et si, dans une réalité, vous connaissiez la phrase la plus décisive que vous entendrez de la bouche de votre âme soeur ? Et si, dans une autre, vous commenceriez à vieillir seulement à ses côtés ? Et si, dans une autre encore, des fleurs apparaissaient sur votre peau quand votre partenaire souffre ?
    Est-ce que cela changerait vraiment quelque chose ?

    C’est un recueil de nouvelles, qui traite du thème des âmes-soeurs, mais qui aborde autant de thématiques que de personnages variés et sous-représenté en littérature, le tout avec fluidité et justesse (personnages handicapés, personnages transgenre, etc). C’est un plaisir de les lire à chaque fois !

    Santo avait une peau cuivrée, de beaux yeux noirs avec des cils que beaucoup de filles auraient aimé posséder, et des jambes qui ne fonctionnaient plus depuis une dizaine d’années. Il ne m’avait jamais dit avant être paraplégique, et je n’étais pas très fière de ma réaction quand je l’avais découvert. Après coup, il s’était même excusé de m’avoir prise au dépourvu… comme si cela avait été à lui de s’excuser. Ceci dit, une fois la surprise initiale passée, cela ne changeait pas grand-chose pour moi – excepté cette fois où j’avais découvert que certaines portes, y compris celle de mon café favori, étaient trop étroites pour un fauteuil roulant. En conséquent, nous prenions nos boissons à emporter – au moins, ils avaient des gobelets avec couvercle, plus faciles à transporter pour Santo – et nous allions nous installer sur les bords de la Seine pour profiter des premiers jours du printemps.



  • Histoire :
    Faëries
    @Flowrale
    texte du lien

    Résumé :
    La création de Faëries est si ancienne, qu’elle relève de la légende. Elle raconte qu’un jour, Fés, Faunes, Semeth et, tant d’autres créatures, auraient quitté leurs campements primitifs pour se réunir vivre dans une même cité et ne plus jamais la quitter. Si bien, qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui se souviennent encore de ce qu’il se cache derrière les enceintes de la ville.
    L’appel incessant du mystère et des secrets poussera les plus hardis, les plus inconscients ou simplement ceux qui n’ont rien à perdre, à franchir ces limites. Tandis que d’autre, consacreront leur vie à préserver les habitants de Faëries de l’extérieur. Parce que eux se souviennent.

    Ma justification :

    Cette histoire est l’une des premières que j’ai lue. Je me suis dis " quel niveau ici" ! J’ai tout de suite été emporté par la plume de Flowrale. Les personnages qu’elle présente sont un hommage à la diversité : on trouve des fés, des faunes, des Semeths, des Weïrann et pleins d’autres espèces encore ! Chaque espèce est mis à l’honneur dans un chapitre. Tout ce petit monde se côtoie dans la ville de Faëries alors qu’une menace au dehors des remparts inquiète tous les habitants…
    Le monde de Flowrale est foisonnant d’idées et on ressort comme nimbé de notre âme d’enfant :)

    Extrait :

    Elle était belle à trôner et à se pavaner au milieu de ses consœurs. Le jeune garçon ne pouvait détacher ses yeux de son éclat écarlate. Un rapide coup d’œil à l’homme qui se tenait plus loin, l’informa qu’il était bien trop occupé à courtiser ses dames pour faire attention à lui. D’un geste vif et précis, il se saisit de la rougeoyante et, tranquillement, sans alarmer personne, s’éloigna du lieu de son crime. Le garçon sourit en pensant s’en être aussi bien tiré. Pas le moindre éclat de voix ne viendrait ponctuer son acte. Un parfait professionnel. Une main rude, large et puissante s’abattit sur son épaule dans un accent de fatalité et le ramena violemment en arrière.



  • Personnage : Le Quatrepas dans Le fils des sorciers - Livre 1 - L’Adjahïn by @LionneBlanche

    texte du lien

    L’histoire se déroule sur l’île d’Atharian, terre dominée par les nonmages qui en occupent presque la totalité, excepté quelques lieux prétendument maudits. Les nonmages ont peur d’une chose : la magie, et puisqu’ils la redoute, ils cherchent à la détruire sous toutes ses formes… Les sorciers se cachent parmi eux, mais ils ont aussi quelques petits villages par-ci par-là, et surtout, ils ont un trésor, un lieu inaccessible et totalement autonome : Ethenne.
    Jusqu’à présent, même si la cité magique ne pouvait contenir tout leur peuple, elle leur donnait toutefois une chance de survie. Seulement, pas de chance, la barrière qui isole la capitale sorcière va tomber : Hivanah l’a annoncé. Mais ce n’était pas sa seule prédiction. À l’aube de la fin, il naîtrait aussi un enfant, un garçon issu de l’amour des deux peuples, fils d’une humaine, fils des sorciers…
    Comment mettre fin à une guerre si profondément ancrée ? Comment réunir deux peuples que tout semble opposer ? Peut-on rassembler sans détruire ? Il existe tellement de chemins ! Emprunter le bon ne se fera pas sans larme…

    Ma justification :
    Bien que je n’ai pas encore lu en entier les chapitres mis en ligne par @LionneBlanche, j’ai été happé par son univers et sa plume. Une créature a immédiatement attiré mon attention au début de son histoire : le quatrepas <3
    Personnellement j’aimerai bien en avoir un :p

    L’extrait :
    Il débarqua dans la vie de mes parents presque en même temps que moi et sans demander son avis à quiconque, il investit mes bras et ne les quitta plus jamais. Grâce à lui, je ne connaissais ni la solitude ni le danger. Irrémédiablement lié à mon esprit, il partageait la moindre de mes pensées, chacune de mes réflexions. Ses pouvoirs ne s’arrêtaient pas là. En un battement de cil, le félin devenait fauve et le compagnon de jeu se métamorphosait en un redoutable protecteur. Comme tous les quatrepas, ma tornade noire pouvait passer du calibre d’un simple lapereau à celui d’un ours : rien ne restait indifférent face à un tel adversaire.


  • Plume d'Argent

    Histoire : La trilogie du grand retour, Tome I - L’Université par @EryBlack
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2532

    Extrait : Vivre dans le Nord, ça signifie être en contact permanent avec une nature sauvage, et parfois dangereuse, que les gens du Sud ne connaissent pas. C’est là-bas qu’habite Endrin, dans l’auberge tenue par son père adoptif, Azar. Personne ne sait vraiment ce qui a bien pu conduire ce Sudiste à ouvrir une auberge au Nord ; personne ne connaît vraiment, non plus, les circonstances de la naissance d’Endrin ; et personne ne s’en est beaucoup préoccupé ces dernières années, car ils sont tous deux des membres de la communauté.
    Mais cet hiver, alors que le grand Rassemblement saisonnier a commencé, il semblerait que certaines questions doivent trouver leurs réponses.

    Justification : Entre esprits et humains, nord et sud, nomades et sédentaires, l’Université dessine avec une grande finesse une magnifique galerie d’êtres dont les différences ne se bornent pas à l’aspect physique. Le désir de compréhension de l’autre est ainsi le leitmotiv du roman. Andrev veut comprendre la si fascinante Endrin. Les deux héros, venus du Nord, cherchent à assimiler la culture et la langue du Sud. Et Endrin tente de son côté d’approfondir son lien avec les manifestations naturelles, insaisissables et dangereuses que sont les esprits. Un roman où des êtres se rapprochent, s’éloignent et tissent ensemble une trame de mystères.
    Et puis, il y a les munnins. N’oublions pas les munnins :)

    Extrait: Un jour, au cours d’une de ces chevauchées, elle aperçut des Pans qui s’ébattaient dans la neige. Ils étaient tout petits et nus, tels qu’ils se montraient toujours. Leur peau bleuâtre scintillait faiblement, par endroits parcheminée comme l’écorce d’un bouleau, ailleurs lisse comme de la glace. Chacun de leurs gestes semblait laisser sur l’air une empreinte, un vague faisceau de vapeur, un rayon glacé. Ils avaient l’air de se poursuivre, courant, sautillant, plongeant sous la neige, dans un silence d’une puissance hivernale.
    Gul pila nerveusement en les apercevant, et refusa d’avancer plus. Caressant la gorge du munnin, Endrin se pencha pour mettre pied à terre et avança toute seule vers les esprits de glace.
    Les Pans avaient cessé de jouer, ils la regardaient, immobiles. Si petits, mais si loin de ressembler à des enfants. Comme chaque fois qu’elle se trouvait confrontée à des esprits, Endrin sentait mille questions étreindre sa gorge et son corps tout entier. Elles bruissaient dans sa tête, heurtant sans cesse les parois de son crâne ; elle aurait voulu les murmurer, les crier. Mais elle ne pouvait que regarder les Pans, de tous ses yeux, noisette et crépuscule, de toute son âme.



  • Personnage - Eleonara (Hêtrefoux), par @Jowie

    Résumé Eleonara déteste ses maîtres, leur taverne, les humains en général et par-dessus tout, ses oreilles pointues. Elles sont la raison pour laquelle on l’enferme au cellier et qu’on lui impose de porter une touaille. Ses semblables auraient été exterminés durant l’Ancien Temps, car pour les peuples des Troyaumes, les elfes sont des monstres.
    Propulsée dans le monde du « dehors » suite à la rencontre d’un client étrange, Eleonara se voit obligée d’affronter ses peurs, ses préjugés et pire que tout : plus d’humains. Décidée à fuir leur contact, Eleonara se lance à la recherche de Hêtrefoux, la forêt de ses ancêtres, là où elle espère trouver les réponses à toutes ses questions. Les humains sont-ils vraiment tous les mêmes ? Et qu’est-ce que ça veut dire, au fond, « être une elfe » ?
    Sauf que, évidemment, rien ne se passe comme prévu.
    Attention cette histoire contient : une elfe qui sent l’ail, une fille de tavernier sadique, un alchimiste à la mâchoire de biais, un poney sanguinaire, des Nordiques dépaysés, une guerrière du désert et… pas mal de nonnes.

    Derrière ce qui semble être une simple histoire d’elfe se cache en réalité une réflexion sur la différence et la quête de soi. Jowie renverse les idées reçues pour se tricoter un monde à elle, loiiiiin des histoires d’elfes qu’on nous verse habituellement dans le biberon, monde qu’elle nous fait découvrir à travers sa très touchante héroïne. A se demander qui, à la fin, est réellement humain.

    Extrait La musique cessa brusquement. L’instrumentiste profitait d’une brève pause pour reprendre son souffle. Personne ne prononçait plus un seul mot, laissant place à un silence semblable à l’intervalle entre l’éclair et le grondement du tonnerre.
    Un instant bref, mais assez pour penser. Eleonara se rendit vite compte de sa faute. Par distraction, elle avait versé la fausse bière à un habitué.
    — Hé ! protesta le jeune paysan déçu. Fais attention, veux-tu ? Ribaude !
    — 'Dis pas ça, chantonna gaiement Dalisa en plissant le front. Après tout, l’erreur est humaine, n’est-ce pas, 'Nara ?



  • Histoire - Des Cafards et des âmes de @Seja

    — Qu’est-ce qu’une âme ?
    — Comment ça ? On sait tous ce que c’est.
    — Donc comment tu la définirais ?
    — Une âme, c’est… bah, une âme, quoi. Le truc qui arrive par la petite fenêtre verte, qui se fait nettoyer par les jets oranges et qui repart par la grande fenêtre rouge.

    On ne sait pas à quoi iels ressemblent, on ne sait pas ce qu’iels sont, ni pourquoi iels sont là. S’il y a des ils et des elles. Ou même s’iels ont des corps. Et pourtant ces êtres tout droit sortis du néant ont une présence de fou, et ce au travers de simples dialogues sans jamais aucunes parties de récits ! Du grand talent, beaucoup de rire, et un véritable bonheur de lecture !
    Niveau diversité on se retrouve presque a chaque chapitre avec de nouveaux personnages et de nouvelles situations, des événements qui s’enchaînent et toujours plus de mystère. Et c’est bien la première fois que 1. je lis un texte sans aucunes parties de récits 2. que je n’ai aucunes peines à visualiser les personnages alors même qu’ils ne sont pas décris 3. je lis quelque chose sur les techniciens de la réincarnation =D

    Extrait :

    — Bon, alors voilà. J’ai reçu pour consigne d’aller débloquer le générateur d’âmes au 156e sous-sol.
    — Le… quoi ?
    — C’est mieux quand tu t’arrêtes. Le générateur, oui. Ils m’ont dit de descendre pour dire à un technicien de le débloquer.
    — Mais enfin, Arsène, le générateur n’a pas fonctionné depuis… depuis… non, en fait, je ne sais même pas quand il a fonctionné pour la dernière fois.
    — Et pourtant, on m’a dit de descendre.
    — T’es sûr que t’as bien compris, pas vrai ? Parce que t’as eu vraiment beaucoup de cas où t’avais lu les consignes de travers et où tu t’es retrouvé à faire exactement l’opposé de ce qu’on te demandait. Je dois vraiment te rappeler la catastrophe avec la confusion d’âmes ? Quand t’avais mélangé les niveaux et où la réincarnation s’était faite à l’envers ?



  • Personnage - Noël de Laser. Couteau. Ciseau par Omecihualt ( @Danan-Omeci )
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2844&warning=5

    Devenir adulte, c’est saigner. Depuis sa naissance, Noël sait que trois rendez-vous attendent sa maturité. Le laser par chance. Le couteau par malheur. Les ciseaux pour la libérer.

    Au travers d’une nouvelle de science-fiction, c’est une réflexion sur l’excision et sur l’acceptation des traditions comme des coutumes anciennes par les nouvelles générations comme la banalisation des violences faites aux femmes qu’Omecihualt creuse dans son récit. Son personnage principal, Noël, est une extra-terrestre cousue et “vierge” que l’on vend afin qu’elle porte des descendants forts pour les humains.

    Extrait : Je le met volontairement en spoiler, ne sachant pas si le contenu est considéré comme choquant ou non.

    Elle sentait le bois écorcher ses épaules, son bassin et ses pieds. L’air froid s’enrouler autour de ses jambes nues et venir caresser la nudité de son sexe. Le souffle la faisait frissonner à chaque cliente. Lorsqu’elles se baissaient au niveau de la table pour mieux voir. Lorsque le bâton d’inspection touchait la peau pour vérifier la qualité de la suture. Lorsqu’il s’enfonçait légèrement dans la minuscule ouverture qu’on avait daigné laisser. Elle se raidit autour des attaches qui maintenaient son corps ouvert et fixé à la planche.


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