Voltige


  • Administratrice

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    VOLTIGE

    :sparkles: :book: :sparkles:

    Histoire – Les beaux mots : Quand la forme vous subjugue bien avant que vous puissiez analyser le fond, quand les tournures de phrases, les figures de style ou la musicalité des mots vous prennent dans leurs filets, il ne vous reste qu’une chose à faire : baver d’admiration et vous faire violence pour ne pas glisser vers le côté obscur de la jalousie !

    Lauréate 2017 hors compétition : Quand la mousse tousse de Seja

    :sparkles: :boy: :sparkles:

    Personnage – L’envoûteur : Vous avez du mal à le cerner, vous n’êtes pas tout à fait sûr qu’il soit bon pour votre santé mentale, mais vous percevez un petit quelque chose qui vous pousse à en réclamer davantage. Ensorcelé, déjà ? Il se pourrait bien que son charme ou ses magouilles ne vous laissent pas le choix…


  • Plume d'Argent

    Histoire : La Guerre des Ombres, de Mart
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2718

    Dans un monde divisé entre le Bien et le Mal par la chaîne montagneuse des Ombres, Will, jeune orphelin sous la tutelle d’un cruel maître voleur, se bat pour trouver sa place. Celle qui finira par lui revenir et les aventures qui l’y mèneront surpassent de loin ses rêves d’enfant les plus fous.
    Pendant qu’il grandit en écumant les rues de Cornude, une petite bourgade au pied des Ombres, les grands du Bien se réunissent à Vallion sur les actions à prendre contre le Mal qui pour la première fois depuis la désormais légendaire Grande Paix remue et semble vouloir s’étendre au nord.
    Le drame de la jeune héritière Vallion, Éliane, n’est en rien moins important à ses yeux: l’ennui de grandir et d’être éduquée comme seule descendance de la plus grande maison du Bien. Mais elle se le promet: elle ne vivra pas éternellement dans cet ennui et le choix de son époux sera sien, pas de ses parents!

    Ok, j’avoue que j’ai hésité aussi à soumettre la merveilleuse plume de Liné, mais je me suis dit que ce serait sympa de mettre en avant la plume de Mart, qui est très fluide, très agréable et très naturelle. C’est un plaisir de le lire et il me tarde de pouvoir lire la suite de ce récit <3

    Lorsque la porte s’ouvrit, il en sortit une large silhouette nimbée de la même lumière accompagnée des éclats de discussions animées et de rires. Soudain la nuit prenait vie. Mais elle mourut l’instant d’après avec le claquement sec du bois froid contre le chambranle.
    L’homme s’arrêta le temps de donner à ses yeux le temps de s’accoutumer à l’obscurité. Il descendit ensuite la rue, passant à côté de la petite fille en pleurs en feignant ne pas la remarquer.
    Lorsqu’il fut hors de vue, la fillette redressa un instant la tête pour regarder en direction de Will, sans arrêter ses geignements. Le garçon lui fit signe de baisser la tête, il pensait entendre des pas s’approcher de la porte.
    Il ne s’était pas trompé ; l’instant d’après la nuit s’illuminait et s’animait de nouveau lorsque la porte céda le passage à une nouvelle silhouette, mieux proportionnée cette fois.


  • Plume d'Argent

    Personnage - l’envoûteur L’Eveil, tome 1: Réel de Eresia, Hector Valentine:
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2775
    Résumé : 22e siècle, la planète n’en a plus que pour quelques années et il est trop tard pour faire machine arrière. Entre mouvements de population, manque de ressources et soucis climatiques, les Humains essaient tant bien que mal de continuer à vivre en attendant la fin. Parmi eux, Liz roule sa bosse comme elle peut, sans se douter un seul instant qu’elle pourrait être à l’origine de grands changements…

    Mon maître, un antagoniste horrible, froid, cruel, mais j’en redemande sans hésiter.

    — Tu es réveillée, susurra-t-il en lui caressant la joue, et elle se retint très fort pour résister à son envie de le mordre.
    Elle se contenta de sourire, docile, enfilant son costume de petite femme parfaite qui était le sien ces derniers temps. Elle ne savait que répondre de toute façon, elle n’avait pas assez d’informations pour essayer quoi que ce soit. Cependant, en le voyant s’éloigner d’elle, elle ne put s’en empêcher.
    — Tu ne me détaches pas ? interrogea-t-elle d’une voix qu’elle voulut enjôleuse.
    — Non, répondit-il le plus simplement du monde.


  • Plume d'Argent

    Histoire - Guerriers de Liberté de Milyana
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2614

    Certains se battent avec des mots

    Découvert par la voix de Luna qui s’y prêtait admirablement, ce superbe poème de Milyana m’a émue autant par son sujet que par la magnifique musique de ses alexandrins. Je ne connais pas bien la poésie mais je prends comme jauge les battements de mon cœur chaque fois que j’écoute ou que je lis ces vers. Milyana, tu as toute mon admiration.

    Nous n’étions que des noms couchés sur le papier
    Liste d’exécution, tous étions condamnés,
    Jadis des ennemis, nous devenions des frères
    La vie nous rassemblait dans la même misère.


  • Plume d'Argent

    Histoire - A juste titre, de Cliene

    Résumé : Lise n’a rien des personnages des livres qu’elle dévore avec passion. Le monde réel ? Elle l’observe et le dissèque avec minutie, peinant à s’y faire une place. A chaque trajet, elle imagine la vie des habitués du métro parisien. Quand apparaît cette fascinante voyageuse, penchée chaque soir sur un livre recouvert de papier kraft, elle veut en savoir davantage. Ses recherches vont la conduire au-delà de sa timidité, jusqu’à elle-même.

    Découvert au hasard de mes pérégrinations sur les journaux de bords et alléchée par ce résumé, je m’attendais à une nouvelle. Je dois dire que j’ai été agréablement surprise d’y trouver un roman, parce que ça fait toujours plus de jolis mots à lire. Mais comme un extrait vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse ça :

    Extrait : Si elle ne s’asseyait que très rarement, c’est que la position debout lui offrait un poste d’observation privilégié. Au fil des années, elle avait pris le pli d’étudier discrètement les gens qui l’entouraient : leurs petites manies, leurs expressions, leurs attitudes, ce qu’ils faisaient ou pas pour s’occuper.

    Ils lisaient, regardaient leur téléphone ou y parlaient — fort, en général — somnolaient, s’endormaient, ronflaient — fort, de temps en temps — révisaient fiches et cahiers, écrivaient, gribouillaient, écoutaient de la musique — fort, bien trop souvent. Sous ses yeux, la rame devenait un échantillon de la société et de ses distractions, un véritable laboratoire de l’espèce humaine, de ses travers à ses passions, de son irrespect à sa galanterie quasi disparue.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Rodolphe, du Serpent qui Danse, de Elia2000

    Résumé : Isaure Barrera retourne sur son île natale, Millasia, après neuf années d’exil. Jadis nièce de la reine, une malédiction a poussé sa famille à s’entredéchirer, provoquant ainsi la chute de sa dynastie et l’avènement d’un nouveau roi, Rodolphe. Mais avant de retrouver ses terres, il lui faut accomplir un douloureux sacrifice : rencontrer le souverain afin de renoncer à ses prétentions au trône et au reste de son héritage.

    La rancœur entre les deux est vive. Pour Isaure, il n’est qu’un usurpateur, responsable du massacre de sa famille. Pour Rodolphe, la jeune femme ne représente qu’un nom maudit et une potentielle ennemie.

    Cependant, une fois là-bas, Isaure doit refaire face à ses erreurs passées. Malgré sa détermination à mettre un terme à cette longue succession de tragédies qui hantent les derniers survivants de sa famille, il semblerait que d’autres forces complotent dans l’ombre pour les attirer tous vers le néant.

    Ahhh Rodolphe. Que dire de lui si ce n’est qu’il est parfait. ♥ Bon, il a une légère tendance à vouloir tout contrôler, mais ça doit venir de son statut de roi. Sûrement.

    Extrait : “Il me faudrait être un dieu pour te manipuler ainsi. Heureusement pour toi, je n’en suis pas un.”


  • Plume d'Argent

    Personnage - Benedict, dans Darnley Hall, d’Eilish

    résumé : C’est l’histoire d’une gouvernante.

    Mais qu’il est bizarre ce Benedict… qu’il est étrange, qu’il est dérangé, qu’il est triste, qu’il est beau, qu’il est seul, qu’il est complètement taré, qu’il est effrayant, flippant, troublant, attirant, pénible, agaçant, louvoyant, touchant. Bref, qu’il est envoûtant ! :snake:

    extrait : Mon Dieu, il y avait tant à prendre en considération… Ses vêtements étaient propres et de bonne facture, mais il y avait quelque chose d’incongru de les voir sur lui. Comme si un sauvage avait enfilé des étoffes au petit bonheur. Comme si on avait coupé dans des robes pastel pour faire un habit de garçon. Comme si lui même hésitait à se faire fille ou garçon. Son image était aussi fantasmagorique que les gravures des contes.


  • Plume d'Argent

    Histoire - 63/84 jours, de Gueule-de-Loup
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2343&textsize=0&chapter=5

    Résumé : C’est le premier jour. Comme tous leurs semblables, Nimrod, Dïri, Haéri et Lissarod sortent de leurs gousses dans le grand arbre.
    Il reste 84 jours pour accomplir le grand Destin, mais très vite les choses ne se passent pas comme prévu: quels sont ces mots terribles que prononce Lissarod et qui ne font pas parti du Code ? Et qui sont ces grands anciens qui rodent à la périphérie de l’arbre et ne devraient pas exister ?

    Traditionnellement, la fantasy, genre qui a le malheur d’être l’enfant de notre époque moderne, n’est pas considérée comme de la littérature. Je pense que 63/84 jours est la meilleure preuve que ce préjugé est faux. Il s’agit simplement d’une des plus belles plumes que j’ai jamais lues. Gueule-de-Loup est très à son aise dans cette histoire lente et complexe comme l’éclosion d’un bourgeon, dans les profondeurs du multivers qu’elle a imaginé. On découvre donc un récit assez court où toute la poésie tient dans la peinture délicate de ce monde merveilleux où évolue l’intrigue. Mais rien n’est plus parlant qu’un exemple :

    Au-dessus de lui, des fleurs nouvelles avaient remplacé celles qui avaient gelé et des cornus l’observaient de leurs yeux ronds et pénétrants, lovés les uns contre les autres, comme plantés sur des brochettes. Leurs têtes ornées de bois leur donnaient une dignité qui n’était peut-être qu’un leurre.



  • Histoire - Moonshine de Danah
    -> http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2174

    Résumé :
    La colonisation des planètes du système solaire était une question de survie pour la Première Humanité. La colonisation de leurs lunes, elle, était un accident.

    Pour les empathes, télépathes ou clairvoyants qui y prospèrent aujourd’hui grâce au commerce frauduleux d’hydrogène ou au recel de tire-bouchons, ce fut une heureuse erreur. Mais les gouvernements planétiens ne voient pas leurs excentricités d’un bon œil, et ils pourraient décider de ramener les luniens dans le droit chemin ; si une menace plus grande et plus vaste ne venait pas bientôt bouleverser leurs priorités…


    J’aurais pu choisir n’importe quelle histoire de Danah, honnêtement. Depuis le début, je suis béate devant son écriture. Elle est belle, innovante et puissante. Ses descriptions sont un délicieux mélange de précision et de poésie. Je ne me lasserai jamais de son écriture, d’autant plus qu’elle ne semble jamais tomber dans une routine d’écriture. Elle cherche à changer, à contourner la monotonie, et ça, ça force l’admiration !
    Pourquoi Moonshine du coup ? Parce que sur PA c’est l’histoire avec laquelle elle va le plus loin dans les jeux d’écriture. Luniens et planétiens ne parlent pas pareil, la voix de Bowie est pleine d’expressions bien à lui…
    Oui, je bave d’admiration ♥

    […] ils contournèrent le dôme de pierre qui abritait la réception et s’engagèrent dans le réseau d’escaliers et de plate-formes qui liaient les pôles de l’auberge. Bâtie sur le relief escarpé d’une saillie, la pension usait de la hauteur pour se préserver du mouvement des sables. On ne pouvait jamais complètement leur échapper, cela dit, et des cascades de grains fins comme de l’eau coulaient de marche en marche sur leur passage.


  • Plume d'Argent

    Histoire : La Noirceur du Blanc, de Liné
    C’est ici
    Résumé:

    Alors que la “Lente Guerre” fait rage, Rebecca Reden rejoint les rangs des infirmiers du Locus, manoir luxueux et délabré reconverti en hôpital de fortune.
    Elle devra surpasser ses peurs maladives et son naturel réservé pour retrouver la trace de sa mère perdue dans la guerre.
    Mais le Locus, ses blessés traumatisés et Mrs. Judith, son intendante, barrent la route de la jeune femme. Peu à peu, le Locus se transforme en un théâtre d’ombres, et il se pourrait que Rebecca s’y perde…

    J’ai été happée dès les premières lignes par l’écriture magnifique de @Liné, son sens des petits détails, et en même temps la subtilité des sentiments qu’elle décrit. Elle excelle à dépeindre à la fois un décor et l’ambiance qui lui est associé, par le choix des mots, des images et du rythme.
    Un petit extrait du tout début, que je ne me lasse pas de relire:

    L’objet était magnifique. Tout petit, tout délicat. Si l’on s’y attardait de très près, on pouvait y percevoir un infinitésimal réseau composé de vis, de boulons, d’écrous, serrés, travaillant les uns contre les autres tels de petites puces regroupées dans un nid d’argent. Le fermoir à photographie n’était quant à lui pas plus large qu’une épingle ; à peine pouvait-on y placer le portrait étriqué d’un visage qui, si on le voulait d’emblée reconnaissable, se devait d’être le plus exact possible. Même l’œil bleu de Rebecca n’aurait su s’y immiscer – quoique ?
    Mais il était un détail plus remarquable auquel la jeune femme n’avait pas encore prêté attention : l’étiquette blanche rattachée au médaillon, avec pour seul décor une écriture noire patte-de-mouche indiquant le prix :
    -Soixante-dix-huit pièces… ! lut-elle en un murmure interloqué.


  • Plume d'Argent

    Histoire - Mille Marées, de @itchane

    Résumé : Je me réveille sur la plage d’une planète inconnue. Mes jambes et mes bras sont réticents, rouillés par endroits. Du sable coule de mes articulations et un fond d’eau désagréable chavire sous mon crâne à chacun de mes mouvements.

    Une de mes belles découvertes PAenne de cette année :heart:
    Itchane nous présente ici une très belle nouvelle de SF, avec une androïde oscillant entre humanité et “froideur” mécanique - et elle a su trouver un équilibre très juste. Que ce soient les descriptions d’une nature particulièrement envoûtante (je n’en dirais pas plus !), les analyses robotiques, ou encore les moments où ANna “écrit” un mot à la place d’un autre, ces lapsus ayant parfois plus de sens que le mot juste… Bref, un très beau texte, très poétique, qui respecte les contraintes liées au caractère robotique de la narratrice :stuck_out_tongue:

    Extrait : Analyse : 8%…
    Après un coucher de soleil flambant de rose et de sanguine, la nuit est tombée. Mes capteurs solaires ne m’apportent plus d’énergie ; je vais devoir passer en veille. À ce rythme, je ne suis pas sûre de me réveiller demain.
    Je ne crains pas les animaux sauvages, ils s’intéressent rarement aux carcasses de métal sentant l’huile de moteur. Au pire, l’un d’entre eux pourrait se soulager sur moi pour marquer son territoire, peu importe, je n’ai pas été programmée pour avoir de l’amour-propre. Une rencontre avec un être intelligent et technologiquement avancé me poserait davantage problème. Il aurait vite fait de se servir de mon corps – crrr – sur mon corps de tout ce qui pourrait l’intéresser, et de me démanteler pièce par pièce.
    Par prudence, je préfère laisser mes capacités auditives opérationnelles.
    Mise en veille.

    Un frémissement de feuilles.
    Réveillée, j’ai romancé – crrr – relancé les caméras oculaires mais ne vois pas grand chose ; plus assez d’énergie pour tourner la tête. Me voilà prisonnière de ma carapace de métal.
    Les deux lunes éclairent la nuit d’une tendre lumière bleutée, l’air est glacé.



  • Histoire - Darnley Hall, par @Eilish

    Résumé : Une gouvernante endurcie rencontre son nouvel élève et tente de démêler les mystères qui l’entourent. Est-il à l’origine des bruits qui la réveillent la nuit ? Quels sont ses intentions envers elle ?

    Vous ne trouverez pas ce résumé sur FPA, c’est celui qui est sur le JDB de l’auteure. Eilish nous transporte au début de l’ère victorienne, dans un manoir isolé dont l’ambiance suintera jusque dans votre confortable lit où vous lirez cette histoire - mais je vous déconseille fortement de la lire avant de vous coucher. L’histoire est géniale, mais je ne suis pas ici pour vous en parler (et puis, il vous suffit de me croire sur parole héhé). Le mystère qui s’infiltre jusque dans les mots dispute la place à l’élégance des tournures, la délicatesse de la stylistique. Entre deux “ohmondieumamanj’aipeur”, j’ai dû essuyer la bave qui mouillait mon tee-shirt : Eilish fait partie de ces personnes qui nous donnent envie de leur donner nos histoires, pour qu’elle les écrive à notre place tant elle maîtrise bien sa plume.

    Il se dirigea vers l’Est, là où il l’avait menée la veille, là où il avait joué avec ses nerfs et ce satané lavoir. S’il croyait recommencer… ! Theresa resta plantée comme une souche récalcitrante, vers laquelle il ne tarda pas à revenir d’un air faussement penaud. S’il fallait qu’elle soit bornée comme une mule pour qu’il comprenne que c’était à lui de danser à sa musique, alors mule elle serait.
    L’un comme l’autre, ils n’eurent même pas besoin de baisser la tête pour franchir l’arche du verger côté Ouest. Bien que la saison soit passée depuis des mois, quelques pommes fripées et véreuses pendaient encore aux branches des arbres délaissés. Les cerisiers et les cognassiers s’étendaient au loin, tous endormis. L’absence de feuillages ne les empêchait pas de se blottir les uns contre les autres, en quinconce, menant Theresa et Benedict sur des chemins sinueux qui hésitaient entre les rapprocher ou les séparer.



  • Personnage - Charles O’Connor (Chargée d’épines) par @Chalice

    Résumé :“Le monde s’est éveillé avec le Maître-Temps. Son existence est des plus malheureuses. Le repos et le sommeil lui sont interdits. Car tu sais chère enfant, le temps ne s’arrête jamais et s’écoule inexorablement…” “L’histoire du Monde” racontée par Owen.

    Charles est celui qui détient de nombreuses clefs dans la quête de l’héroïne. Mais il ne dévoile que ce qu’il veut bien dévoiler… qu’il m’agace ! Mais qu’est-ce qu’il m’intrigue ! Rhaaaaaa :weary:

    – Vous allez vraiment me révéler vos secrets ?
    – Déjà, je peux vous assurer que je garderai une part de mystère, et ensuite parce que j’en avais envie tout simplement. Je cède facilement à la tentation.
    Sa dernière phrase est vraiment étrange. J’ai même cru entendre de la mélancolie dans sa voix. Mais il se reprend vite et retrouve vite son sourire ravageur.
    – Êtes-vous prête pour rencontrer mes secrets ?


  • Plume d'Argent

    Histoire (nouvelle)
    La Peur vue par un cerveau métaphorique @schneevickchen
    texte du lien

    Résumé : On est dans un cerveau, et le cerveau essaie d’éradiquer un accès de peur. Le Brise-Peur, Souvenirs, Vergeoise et les autres fonctions fictives du cerveau vont plus ou moins dans ce sens.

    Mon avis :
    Dès le début j’ai été emporté par la plume de Schneevi :)
    Et il faut dire que les mots c’est son dada :)
    Clairement parfois on ne sait plus qui commande, les mots ou le cerveau ! Pour notre plus grand bonheur car cela donne quelque chose de très poétique <3 Alors allez lire cette magnifique métaphore à mi-chemin entre Vice-versa et Amélie Poulain

    Extrait :
    Le bocal du tire-larmes gisait en morceaux par terre. Les larmes, telle une petite marée montante, s’étendaient sur le parquet pour s’immobiliser en une flaque où jouaient les lueurs distantes des fioles. Horrifiés, Souvenirs et le Brise-Peur se penchèrent au-dessus de sa surface. Preuve éclatante de l’accident, la flaque lisse resta imperturbable et renvoya leur reflet sans la moindre pudeur.


  • Administratrice

    Histoire – Daemones, de @Jamreo

    Californie, 2098. Adhaley est une jeune femme sans histoire. Mais son boulot ne lui plaît pas, et ses anciens rêves la tourmentent parfois. Dans ces moments, elle n’a qu’une envie : reprendre sa caméra et se mettre à filmer. C’est d’ailleurs ce que va lui demander Pete Zackery, mystérieux individu prêt à l’embarquer dans un voyage en terres centrales.
    Adhaley hésite, la tête pleine de questions. Qui est Zackery ? Quelles sont ses motivations ? Et, surtout, pourquoi tient-il tant à embaucher Adhaley ?

    J’avais déjà été complètement subjuguée par le style et l’ambiance de Memoria (premier tome d’une trilogie, Daemones est le second, mais ils peuvent être lus séparément d’après Jamou) ; ici, le changement radical de décor et d’atmosphère a opéré tout aussi rapidement et je me suis retrouvée littéralement happée par ce tableau d’un futur pas si lointain. Décors et habitudes révélés par petites touches, San Francisco familier et étranger à la fois, personnages pleins d’aspérités et de mystères… tout y est pour nous accrocher au moindre mot et aux moindres bribes d’intrigue qu’on devine dans les tout premiers chapitres. Le genre de lecture qui fait voyager très loin autant qu’à l’intérieur de soi-même ♥

    Il faisait encore trop chaud. L’éclat du jour poussiéreux se coulait dans les vitraux jaunes et parsemaient le sol de taches et d’ombres. Les pierres. Ses chaussures en cuir souple, tressées de cordons usés, les caressaient sans presque émettre un son.
    Il observait son paysage quotidien, délivrance autant que prison, celui dans lequel il était venu s’enterrer tant d’années auparavant.
    […]
    Oli leva les yeux vers le vitrail le plus proche. Peut-être était-il déjà midi, finalement ; avec cette luminosité qui n’avait guère changé depuis le matin, et sans être sorti de l’église pour goûter la chaleur ou l’aspect réel du ciel, il avait du mal à se rendre compte. Il revint sur ses pas. L’autre n’avait pas bougé ; un collier pendait de son autre main. Il lui attrapa doucement le poignet, le collier s’emmêlant entre leurs doigts, et tous deux fermèrent les paupières.
    Dieu de cendres Déesse de pluie tombez sur nous venez Déesse de lumière et Dieu de la nuit nous vous attendons dans la mort et la vie tombez sur nous venez Dieu de cendres Déesse de pluie veillez sur nous venez à nous
    Les mots résonnaient dans la pénombre, et le soleil continuait de briller.


  • Administratrice

    Personnage – Keizo, L’éveillé du Vieux Marp, de @Rachael

    Qui est cet homme éveillé d’un long sommeil par l’équipage du Vieux Marp ? Un amnésique ? Vraiment ?
    Pas un type comme les autres, Mu l’a compris au premier regard. Taz, le commandant du vaisseau, et accessoirement le père de la demoiselle, l’a bien dit : “On ne met pas les gens ordinaires en caisson”.
    Peut-il jouer un rôle dans la guerre qui s’éternise entre le régime conquérant de l’Expérion et l’Alliance, dont les territoires rétrécissent d’année en année ?
    Qu’ont donc découvert les deux camps, pour se lancer à sa poursuite ?

    On ne peut pas dire que Keizo nous envoûte par malice, mais de prime abord, on ne pourrait pas jurer non plus qu’il n’a que notre bonheur et notre santé à cœur. Difficile de faire confiance à un étrange amnésique enfermé dans un caisson… mais à travers les yeux de Mu et de tous les personnages qui gravitent autour de lui, on découvre petit à petit de nouvelles facettes à chaque fois plus fascinantes. Secret, mystérieux, poète, dangereux… le voilà au centre d’une intrigue complexe et de toutes les attentions, à commencer par la notre.

    Ses yeux étaient ouverts. Elle se releva et se pencha sur le caisson dans lequel il reposait toujours. Elle avait bien vu. Ses yeux étaient d’un bleu sombre, comme celui d’un ciel planétaire au moment qui précède la nuit, lorsqu’on commence à peine à apercevoir les premières étoiles. De ce bleu qu’elle n’avait plus retrouvé depuis qu’elle traînait dans l’espace, errant entre les mondes. Leurs regards se croisèrent et il ne la lâcha plus.
    – Tu m’entends ? Ferme les yeux puis rouvre-les si tu m’entends.
    Les yeux bleu nuit papillotèrent. Elle sourit quand il accomplit l’exploit demandé.
    – Est-ce que tu me vois ?
    Nouveau clignement. Elle rougit, intimidée.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Monsieur Dé dans Cluedo PAen : Qui a tué Monsieur Dé ? de Dede
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2197

    Le 1er décembre 2017, un certain Monsieur Dé a été assassiné. Les suspects sont nombreux… Mais nous pouvons être rassurés : les détectives enquêtent, les médecins légistes sont à l’affût et les journalistes partent à la pêche aux informations. Nul doute que nous aurons le fin mot de l’histoire : qui a bien pu tuer Monsieur Dé ?

    J’ai enfin trouvé mon envoûteur pour finaliser mes soumissions ! Certes, il est mort, mais qui mieux que lui a déchaîné les passions, les jalousies, les intrigues, au point que la liste des suspects s’allonge de chapitre en chapitre ? ;) Dans cette farce au décor PAen, certaines plumes l’ont aimé, d’autres l’ont détesté, mais toutes ont eu à un moment ou à un autre une bonne raison de le tuer. Et ce n’est pas parce que @Dédé nous balade dans son excellent humour absurde et grand-guignolesque, que ce monsieur n’est pas (ou plutôt, n’a pas été de son vivant) un envoûteur de première. D’ailleurs, sommes-nous si sûrs qu’il est mort ?

    En se resservant un nouveau whisky-coco, Camael a une pensée pour ses anciens plans de vengeance. Elle a longtemps renoncé à cette fortune, à cet ex-mari qu’elle a choisi d’ignorer. L’ignorance est le meilleur de mépris, lui a-t-on dit. Sauf que l’annonce de sa mort l’inquiète plus que de raison. Lorsqu’elle a menacé Monsieur Dé de se venger, à la sortie du tribunal, quelqu’un a eu l’idée de filmer la scène et de la diffuser sur la toile. Camael a dû rester cloîtrée chez elle pendant trois mois tant certains fanatiques du milliardaire ont voulu l’attaquer et défendre leur idole. Après cela, l’affaire s’est tassée et la jeune femme a pu refaire sa vie. Désormais, elle est professeur de Goat Yoga en collaboration avec son nouveau mari. Elle prodigue les cours de yoga et le nouveau mari s’occupe des chèvres qui montent sur le dos des sportifs en herbe.



  • Histoire - La Ville sans vent par @Zénodote
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2926&index=1

    Quand Lastyanax, dix-neuf ans, devient ministre d’Hyperborée après le meurtre de son mentor, il se retrouve entraîné dans un tourbillon de complots politiques. Pour affronter les défis de la ville sans vent, il ne peut compter que sur sa disciple de treize ans : elle s’appelle Arka, et elle n’a pas fini de l’étonner.

    Difficile d’argumenter quand justement, on s’est mis à lire l’histoire et non pas à l’analyser… que dire si ce n’est que moi qui mange de l’héroïc fantasy et de la SF tous les matins au petit dej, littéralement parlant XD, pour le travail, j’ai dévoré les trois premiers chapitres sans me rendre compte de ce que je lisais, ni m’arrêter en me disant “moué. Va se passer ça. C’est plat ce truc. Oulllaaaa ça c’est du revus déjà hein…” et ça fait un bien fou ^w^/
    C’est bien écris, c’est fluide, y’a de l’humour absurde comme j’aime, l’univers est intéressant, les personnages complexes, et on sent le travail de l’auteur derrière. Un coup de coeur.

    Extrait :

    Finalement, Palatès était bien venu l’attendre pour sa soutenance. Les bras en croix dans un parterre d’anthénomes, son maître le fixait avec des yeux devenus aveugles. Ses cheveux gris d’ordinaire soigneusement coiffés formaient des touffes autour des tempes. Sa tête rouge et boursouflée était appuyée contre le pied d’un banc de pierre, comme s’il avait glissé de son siège en mourant. Il tenait encore dans la main droite sa dernière acquisition, une statuette de céramique en forme de poule.


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