Abracadabra


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    ABRACADABRA

    :sparkles: :book: :sparkles:

    Histoire – Science et magie : La SFFF est largement représentée sur PA. Voici l’occasion de mettre à l’honneur des fictions appartenant à ces genres. Hybride ou cas d’école de leur catégorie, classique maîtrisé ou variation inspirée, cette histoire mérite pour vous d’entrer au panthéon de tous les univers alternatifs ou colonisés.

    Lauréates 2017 hors compétition :

    • Science-Fiction : Memoria de Jamreo
    • Fantasy : La Fiancée de Papier de Celinours
    • Fantastique : Fiesta sous les Mottes de Beul
    :sparkles: :boy: :sparkles:

    Personnage – L’aventurier : Bob Morane et Indiana Jones n’ont qu’à bien se ternir ; le véritable explorateur, c’est lui ! Toujours fourré dans les situations les plus inextricables ou embarqué vers les plus lointaines contrées, courageux ascendant téméraire ou joyeusement inconscient, il vous entraîne dans les périples les plus fous et les plus trépidants !


  • Plume d'Argent

    Histoire - Darnley Hall, d’Eilish

    Résumé : C’est l’histoire d’une gouvernante.

    Fantastique or not fantastique ? Là est la question que vous allez adorer vous poser à la lecture envoûtante et angoissante de Darnley Hall, entre deux frissons d’angoisse et de nombreux cris de détresse.
    “C’est l’histoire d’une gouvernante” à qui la vie a déjà joué pas mal de très mauvais tours et pour qui aucune trêve ne semble être au programme. Qui est donc vraiment ce mystérieux adolescent androgyne Benedict, dont elle vient d’accepter de prendre en charge l’éducation ? Pourquoi vit-il seul dans ce manoir isolé et si funèbre ? Et surtout, d’où proviennent les cris étouffés de femmes et de bébés qu’elle entend à chaque nuit tombée ?
    Dans le style toujours aussi précis et élégant d’Eilish, les mystères s’amoncellent, les cauchemars prennent vie et la pauvre Theresa sombre…
    Accrochez-vous, vous n’avez pas fini de trembler !

    Extrait : Deux fois, ils firent le tour de la propriété. Le garçon persistait à trouver d’autres choses à montrer, à s’éloigner subitement pour qu’elle le rattrape, à faire de longues pauses qu’elle prétendait avoir autorisé. S’il avait été plus petit, en âge comme en taille, elle n’aurait pas hésité à l’attraper par le bras et à le ramener fermement à la maison. Chaque fois qu’elle se sentait prête à le faire, elle serrait son mouchoir dans son poing et renonçait. Mr Smith avait beau l’avoir désigné comme garçon, et il avait beau porter un prénom masculin, elle n’arrivait pas à placer son visage. Comme s’il tenait son air étrange mais familier d’un mélange de tous les élèves qu’elle avait connus, filles et garçons confondus. Et elle ne touchait pas les choses dont elle n’était pas certaine.


  • Plume d'Argent

    Histoire - Louis-Ohrim et le Sombre de Aranck
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2696

    Bien qu’un tantinet soupe au lait, Louis est un adolescent ordinaire qui passe la plupart de son temps entre sa mère et ses amis, Charles, Momo et Naïm. Amoureux des arbres, il se prépare à devenir arboriculteur lorsque cette vie tranquille est troublée par l’apparition d’un personnage déroutant très vite baptisé « la Grosse Dame ».
    Fascinés par son extravagance, les quatre compagnons guettent sa venue quotidienne et s’amusent à ses dépens, jusqu’au jour où Louis fonce droit dans le piège qu’elle a patiemment tissé pour lui.
    Face aux révélations qui lui sont faites, ses certitudes s’effritent comme un vieux biscuit. Quand il apprend de surcroît qu’une menace sans pareil pèse sur le monde et qu’il devra participer au combat qui se prépare, Louis prend peur et refuse de changer de vie.
    Ce n’est qu’après avoir été confronté au danger qu’il s’interrogera sur ce qu’il doit faire.
    Alors, que décidera-t-il ? Fermera-t-il les yeux, laissant le soin à d’autres de défendre le monde, ou bien affrontera-t-il les Sombres, ennemis sans vergogne qui s’emparent d’autres vies pour prolonger la leur ?
    Lui, l’enfant mixte, l’enfant aux pouvoirs surprenants, l’enfant unique sur qui presque tout repose réussira-t-il à dépasser ses peurs et à accepter un destin aussi prodigieux qu’effrayant ?

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’univers inventé par Aranck est foisonnant. Le monde magique qu’elle a créé est d’une précision chirurgicale : tous les détails ont été pensés, tous les personnages, lieux, créatures sont racontés si finement qu’on a l’impression d’y être. Plantes, potions, objets, sorts ou pouvoirs… je me demande si Aranck n’appartient pas elle-même à ce monde ?
    Et non seulement le décor est planté à merveille, mais grâce à sa plume tout en émotions et en délicatesse, on entre en empathie avec les nombreux personnages, variés et attachants. Et particulièrement le jeune Louis, héros de cette passionnante histoire.

    Pointant son index sur le sol, il fit jaillir un filet d’eau qui s’élança vigoureusement dans les airs comme un geyser. Plein d’énergie, le jet enfla, pulsant à intervalles réguliers, ondulant, jusqu’à ressembler à une danseuse dont les mouvements évoquaient ceux des danseuses orientales. Louis en profita pour attribuer deux bras bien distincts à cette silhouette aquatique. Les ondoiements se transformèrent peu à peu en une danse effrénée, presque hypnotique, les bras s’allongèrent démesurément et les doigts se recroquevillèrent comme s’ils cherchaient à agripper quelque chose. Ils s’étendirent au-dessus du public éberlué, prenant cette fois l’apparence des crêtes crochues des vagues. Puis, ils enflèrent, s’élargirent, s’amplifièrent jusqu’à se réunir pour former une vaste mer suspendue à la couleur profonde de l’émeraude. L’effet était saisissant. La houle, de plus en plus marquée, se chargeait d’écume. Clapotant, grondant, roulant sur elle-même, elle s’approchait dangereusement des têtes et par endroits, commençait à éclabousser les parois de la pièce.
    Percevant l’angoisse de certains spectateurs, Louis apaisa les eaux jusqu’à les rendre planes, puis après avoir matérialisé un vase à ses pieds, il frappa dans ses mains. Le plafond aquatique se rassembla sur lui-même et se déversa dans le récipient. Pas une seule goutte ne tomba à côté et quand tout le liquide fut avalé, le vase était aussi vide qu’un puits sans fond. Louis en effleura le rebord jusqu’à ce qu’il se fendille et dans un craquement léger évoquant le froissement d’une feuille morte, l’objet s’effrita, ne laissant sur le sol qu’un petit monticule de sable fin. C’est alors qu’un souffle d’air le dispersa, puis le son de la flûte s’éleva de nouveau et Louis salua.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Sengo, Les Chroniques du conjureur de Rachael
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=1994&warning=4

    La porte du sarcophage se referme avec un chuintement, suivi d’un claquement bref et définitif.
    Le tombeau métallique devient pratiquement indestructible une fois clos. L’État fédéral prend tant de précautions que plusieurs niveaux d’autorisation seront requis le jour où une improbable crise nécessitera le réveil d’un télépathe surpuissant, incontrôlable et imperméable à l’intérêt général. Autant dire jamais…
    Il est presque plus facile de fourrer dans un caisson un de ces monstres que de l’en faire sortir plus tard.
    Presque.

    L’aventurier, c’est lui : Sengo, héros et narrateur de ces Chroniques. Officier déchu, il passe de la lumière d’une vie exemplaire et codifiée à l’ombre en acceptant une dangereuse mission officieuse. Il devient baroudeur de l’espace aux commandes d’un croiseur chargé de surveiller et de mettre hors d’état de nuire les télépathes puissants. La chasse dure des années, pendant lesquelles il poursuit sporadiquement la rédaction de son journal.
    Cette vie clandestine est ponctuée des rencontres avec l’Autre… Ce mystérieux personnage, année après année, va s’insinuer à travers les barrières que Sengo dresse autour de lui : valeurs, fierté, devoir, éducation. L’aventurier le laissera-t-il fendre sa carapace de froideur et de rage ?
    Rédigé au présent et à la première personne, non linéaire chronologiquement, ce roman de Rachael est une prouesse technique, en plus d’être passionnant et très surprenant.

    En tant que cadet d’une des Premières Familles, mon destin était gravé dans la pierre ou plutôt dans la glace, bien plus solide et perpétuelle que la roche volcanique friable de la planète : une éducation donnant le goût de l’effort et du devoir accompli, une carrière dans la flotte fédérale, un mariage au sein de l’aristocratie, quelques enfants pareillement bien élevés, suivant à leur tour le chemin décidé pour eux. Une vie parfaite, rentrant au millimètre dans le cadre défini le jour de ma naissance.
    J’ai poursuivi cet objectif pendant près de quarante ans. À cet âge, je détenais l’insigne honneur d’être le plus jeune commandant d’un secteur de l’espace fédéral. J’entretenais une famille que je ne voyais qu’une ou deux fois par année planétaire, une femme ainsi que trois descendants qui m’étaient presque des inconnus. À l’avenir, je pouvais espérer un poste encore plus prestigieux dans la flotte ; qui sait, un jour… jusqu’au commandement suprême des forces de la Fédération ?
    Ma rencontre avec l’Autre, voilà environ neuf ans, m’a fait totalement dérailler de cette belle voie tracée. Aujourd’hui encore, je reste incapable de trancher : dois-je m’en réjouir ou le déplorer ?


  • Plume d'Argent

    Personnage - Teo, Enflammeurs et Vers Stellaires de Seja

    Résumé : Au commencement étaient les Enflammeurs. Ils parcouraient la Terre et réduisaient en cendres tout ce qui se présentait à leur regard. Mais très vite, les Enflammeurs finirent avec des brûlures d’estomac. Alors, ils durent trouver des activités plus pacifiques.

    Teo est un aventurier dans le genre “joyeusement inconscient”, qui passe un beau jour dans un vortex et décide de continuer à se balader de mondes en mondes, jusqu’à tomber sur une terre un peu spéciale. Et tant qu’à faire, il a amené à sa suite (bien contre son gré) deux autres futurs casse-croûtes pour les étranges habitants de la terre en question.
    Teo est attachant, la narration est légère et drôle, quant à l’inventivité de Seja en matière d’univers… Je crois qu’elle n’est plus à vanter :grin:

    Extrait : Combien de fois il avait regardé passer les voyageurs et combien de fois il avait rêvé de les accompagner. Ils ramenaient toujours plein d’histoires. Ils disaient que le multivers était immense, qu’il n’avait pas de fin, qu’on pouvait explorer toute sa vie sans jamais tomber deux fois sur le même monde. Et ça, ça mettait plein d’étoiles dans les yeux de Teo. Sauf que bien sûr, avant de partir explorer, il fallait finir l’école, il fallait apprendre tout ce qu’il y avait à savoir. Et maintenant, Teo se disait que c’était une occasion inouïe que d’avoir trébuché dans ce vortex. Peut-être qu’il était un peu jeune. Mais après tout, un explorateur de treize ans, c’était carrément possible, non ?
    Les rayons rouges du soleil couraient sur la terre grise. Teo se perdit dans la contemplation de ces couleurs ; elles ne lui paraissaient pas du tout naturelles. Ça manquait de vert, de bleu et de jaune. Mais c’était un nouveau monde et au lieu de se concentrer sur le négatif, Teo se dit qu’il allait juste profiter du moment. Combien de garçons de son âge pourraient se vanter d’avoir déjà vu tellement de coins du multivers ?



  • Histoire - Sillages, par Makara33
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2760

    Résumé : Loin dans le futur, suite à la Marée, un gigantesque tsunami, trois cités se partagent la Terre désormais réduite à des lambeaux : Mallaig, Etioli et Astrakam. Chacune d’elle possède un fonctionnement bien particulier. Si la Cité Mallaig vit en autarcie dans son diamant aseptisé et technologique, Etioli se meurt, touchée par une étrange malédiction. Les naissances de femmes se font rares et la révolte gronde. Quant à Astrakam, qui demeure un réel mystère pour l’ensemble des survivants, rien ni personne ne sait ce qu’il s’y passe. Alya, Cyla, Jun, Nohan, Kian vont se croiser, se battre, s’aimer et par dessus tout, tenter de trouver leur place dans ce monde si proche de l’extinction.

    Sillages ce n’est pas seulement de la science-fiction, ce n’est pas seulement l’histoire de la survie de l’humanité, c’est également une histoire sur la différence. Chaque personnage, dans chaque cité, est différent du reste du monde à sa propre manière. Alya a un caractère de feu, Jun est à la fois scientifique et nostalgique d’un passé depuis longtemps éteint, Cyla vit dans la crainte d’être découverte, tandis que la différence de Nohan est inscrite à même sa peau. Sillages est composé de trajectoires disparates, de vies menacées ou rebelles qui prennent la route pour trouver leur place dans ce monde. Toutes ces trajectoires ont en commun d’être victimes de la cruauté du système… et d’être prêtes à mettre leur vie en jeu pour goûter, au moins une fois, à la liberté.

    Extrait : Il souffla sur la feuille. La poussière voleta au sol sous l’expiration. Un nuage de particules se posa sur la jeune fille. Elle l’enferma entre ses doigts et glissa dans sa poche ces traces du temps qu’elle ne voyait jamais. Jun commença à esquisser un visage. L’ébauche, sous son expression concentrée, prit forme. La figure d’un homme émergea de son coup de crayon rapide et précis. Parfois, il levait les yeux vers Alya imprimant ses traits à celui du personnage qui naissait sous ses doigts. Le jeune homme saisissait les contrastes, noircissait certaines zones pour donner une profondeur à son sujet. Alya avait cessé de respirer, son corps se penchait de plus en plus en avant pour mieux voir. Jun releva la tête. Leurs fronts se touchèrent. Il la repoussa doucement d’une main.
    – Restez tranquille.



  • Histoire - Faucheuse, croquemitaine et tartelettes au citron, par @Le_Hérisson

    Résumé : Clémence est La Faucheuse, majuscules à l’appui. Fille d’Hadès et de Perséphone – qui n’ont jamais été des dieux, ça c’est juste les délires mégalo de Tonton Zeus –, elle est invulnérable, immortelle et capable de faire passer n’importe quoi de vie à trépas d’un simple battement de cils. Raison pour laquelle elle terrifie la communauté surnaturelle dans son ensemble, qui refuse de croire qu’elle cherche simplement à trouver sa place et mener une vie sans histoires.
    Bazil est le descendant d’une longue lignée de croquemitaines, mais les seuls auxquels il fait vaguement peur sont ses colocs – et encore, uniquement quand il se met à chanter sous la douche. Il pourrait très bien s’en accommoder, mais ses chers parents ont des méthodes bien à eux pour le rappeler à son devoir.
    Un ascenseur en panne fait naître entre eux une amitié improbable, avec des conséquences pour le moins inattendues…

    Que dire ? C’est imprévu, c’est drôle, c’est inattendu, c’est fluide, c’est naturel, c’est… à lire. Une reprise des mythes sur un ton léger, mêlée à d’autres surnaturalités qui viennent renverser les idées que l’on pourrait préconcevoir en découvrant les noms connus tels que Hadès et Perséphone. (je viens de passer dix minutes à réfléchir sur ce que je pouvais dire pour faire un beau commentaire comme ceux ci-dessous mais la lecture de Kipik m’a fait perdre tous mes mots. désolée. allez lire, vous comprendrez.)

    Extrait : J’ai entendu tellement de fois l’histoire de la vilaine-bestiole-qui-pique que j’ai l’impression de l’avoir vécue. En y réfléchissant, c’est le cas, d’ailleurs. C’est juste que je n’en conserve aucun souvenir. Quoi qu’il en soit, selon la légende familiale, j’étais tout bébé et je dormais paisiblement dans mon berceau quand un truc vrombissant est venu me piquer la joue et est instantanément tombé raide mort. Mes parents auraient pu y voir une étrange coïncidence si mes cheveux n’avaient pas soudain décidé de virer au blanc pur. Papa dit que Maman a fondu en larmes. Maman affirme que lui aussi. Ma cousine Corail ne voit pas où se situe le problème; selon elle, le blanc, ça va avec tout.



  • Algol dans La cité dans le désert @Lulu-Has-A-Gun

    texte du lien
    Résumé :
    Depuis deux siècles, l’humanité a migré sur la planète désertique Utopea où elle survit en vénérant la prophète, femme mi-humaine mi-utopeane, qui les a guidés dans les premières années de la colonisation, ainsi que chacune de ses descendantes. Minae Ceti est la dernière prophète d’Utopea. De faible constitution, elle est incapable de donner la vie et de perpétuer l’espèce utopeane. Elle est envoyée dans la cité de Lakazine, dont l’étrange gouverneur se dit capable de la guérir de sa débilité physique.
    Dans le désert qui recouvre la quasi-totalité de la planète se forme un groupe disparate dont l’apparente insignifiance pourrait amener le chaos dans l’ordre établi par la base lunaire… En cours de route, Minae et ses compagnons d’infortune affronteront les dangers de la planète Utopea, les humains sclérosés par le pouvoir et la cruauté du destin qui attend ceux qui ne sont pas prêts à prendre les armes

    Ma justification :
    Comme vous l’avez compris dans le passionnant débat sur les personnages féminins, @Lulu-Has-A-Gun aime bien les femmes qui sortent des sentiers-battus, qui ne se laissent pas faire et qui sont maîtresses de leur destin. Algol en est l’exemple parfait. La femme qu’on a toujours rêvé d’être : belle, athlétique, féline, combattante hors pair au caractère bien trempé. Bref, la classe quoi. Elle sait être douce aussi quand il le faut, une oreille attentive mais attention à ne pas la fâcher ^^
    Allez je vous laisse avec l’extrait qui tue ( c’est le cas de le dire^^)

    Extrait :
    Algol courait sur la falaise, brandissant son énorme lance de combat. Sous les yeux ébahis des deux hommes, d’un bond fulgurant, elle prit son envol. La mercenaire sauta de la falaise qu’elle venait d’escalader et, tel un oiseau de mort, tomba droit sur les anneaux découverts de la veuve-pierre. Le vent sifflait à ses oreilles et l’adrénaline lui donnait une énergie inespérée. Dans un dernier effort, elle banda ses muscles et serra les dents en prévision du choc.
    Avec un cri, elle percuta le monstre. Sa lance s’enfonça de presque toute sa longueur dans la chair molle de la veuve-pierre, déchirant muscles et organes. Ses pieds glissant sur la peau lisse de l’animal, Algol s’accrocha autant qu’elle put à la hampe de bois de son arme profondément fichée dans le corps de son adversaire. La veuve arrêta sa course, relevant sa gueule vers le ciel, et si elle avait pu hurler, la jeune femme en était certaine, elle aurait poussé un râle d’agonie en sentant l’un de ses cinq cœurs, transpercé de part en part, cesser brutalement de battre.


  • Plume d'Argent

    Histoire - Le Cycle des Esprits, de @Flammy

    Résumé : Callune est une princesse déchue, forcée de vivre parmi des parias, des demi-êtres.
    Lise est étudiante à la fac, kidnappée et emmenée de force dans un monde inconnu à cause d’un passé oublié.
    L’une est maladroite, renfermée et peu sûre d’elle.
    L’autre est combattante, colérique et ne craint rien ni personne, si ce n’est elle-même.
    Elles n’ont aucune raison de se rencontrer, évoluant dans des univers parallèles.
    Atlantis, après avoir été figé et immuable durant des siècles, voit son équilibre exploser, une guerre éclater et la magie qui empreignait les terres disparaître.
    Kaea est le berceau de chevaliers, mais aussi de sorciers, de Prêtres et de dieux, dans un vaste monde où rien n’est impossible ou hors-norme.
    Callune et Lise partagent pourtant un point commun. Toutes deux sont les éléments clés de projets qui les dépassent. Dans l’ombre l’Oracle des Esprits oeuvre minutieusement et ajuste ses plans. Le cataclysme n’est plus très loin…

    Flammy nous développe ici un univers complexe et riche, ainsi que deux héroïnes très différentes, mais pourtant attachantes chacune à leur manière (enfin, j’en connais qui ne sont pas d’accord… :stuck_out_tongue: ), tout comme les autres personnages, le tout avec une plume fluide. J’ai passé de supers moments de lecture, immergée dans cette histoire, curieuse à propos du monde et de la suite de l’histoire… Parce que oui, Flammy sait entretenir son suspens !

    Extrait : — Ma mignonne, tu vas me suivre et…
    — Riesz ! Grouille-toi ! Des soldats arrivent avec des armes étranges, je ne réussirai pas à les retenir beaucoup plus !
    L’inconnu se retourna, le temps d’adresser quelques mots furieux à un homme aux yeux écarlates qui venait de les rejoindre.
    Le charme se rompit.
    Le rythme cardiaque de Lise s’accéléra d’un coup, un filet de sueur coula le long de sa tempe tandis que son souffle se faisait court. Sans réfléchir ou même comprendre ce qui lui arrivait, elle tourna les talons et s’enfuit en courant. Elle détala comme jamais, bouscula plusieurs personnes. Une seule chose comptait, mettre le plus de distance possible entre elle et l’agresseur roux. Elle ne le connaissait pas, mais elle savait dans ses tripes l’implacable vérité.
    S’il la rattrapait, elle mourrait.
    Animée par l’énergie du désespoir, elle se sentit voler au-dessus du sol. En quelques secondes, elle avait disparu dans la foule et le dédale de la faculté. Un hurlement retentit au loin. Elle trouva en elle les ressources pour accélérer encore un peu plus.
    Fuir.
    Vite et loin.
    Survivre.



  • Personnage - Haido ([Enflammeurs et vers stellaires] de @Seja (http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2099)

    C’est lui le véritable aventurier, celui qui dresse les cafards et les maisons montées sur pattes de poulet et qui reste zen quoi qu’il arrive. Si je dois partir en exploration, c’est sûr que je veux Haido dans mon équipe.

    La preuve en extrait : Leibju retint son souffle. Elle avait l’impression que la cabane la fixait et qu’elle n’était pas contente. Mais elle n’osait pas se lever et se jeter sur elle ; Haido lui murmurait toujours des mots rassurants à… à l’oreille ?
    Elle sentit le gamin accroché à sa manche. Elle l’aurait bien secouée pour qu’il la lâche, mais elle savait qu’il fallait éviter les gestes brusques dans ce genre de cas de figure.
    — Haido ? répéta-t-elle en faisant quelques petits pas dans sa direction.
    Il se tourna vers elle et, avec des mouvements lents, s’approcha d’elle.
    — Comment t’as fait ça ? couina le gamin. Elles… elles… elles voulaient nous tuer !
    — Mais non, répondit Haido avec un large sourire. Il suffit juste de leur parler comme il faut. Elles sont adorables.
    — Raconte ça aux squelettes qu’on a trouvés à l’intérieur, grogna Leibju.
    — Elles avaient une petite faim.



  • Personnage - Véra (Mais où est donc Ornikar ?) par @Dédé

    Résumé Véra est désespérée. À dix-neuf ans, elle rêve de parcourir le monde et de suivre les traces de son père, déclaré mort en expédition il y a quinze ans. C’est alors qu’elle décide de fuguer et de fuir l’autorité de sa mère pour accomplir ses rêves de voyage. Madame Brillance, une voyante hors du commun qu’elle rencontre dans le parc municipal de Bescherelle-sur-Mer, a été très claire à ce sujet : elle va rencontrer le grand amour si elle cherche un certain Ornikar.
    Ornikar ? Quel curieux prénom !
    Mais où est donc Ornikar ?
    La jeune femme n’a jamais voyagé de toute sa vie. Cela ne l’empêche pas de se sentir prête à passer au peigne fin toutes les villes du Livre. Même si les noms de ces villes semblent farfelus. Même si elle n’a pas choisi le meilleur des guides pour lui prêter main forte. Même si une partie d’elle craint ce grand saut dans l’inconnu, elle qui n’est habituée qu’aux escapades dans la bibliothèque municipale de sa ville natale. Même si le danger n’est pas loin et que les imprévus vont être nombreux sur son chemin…

    Véra est une adorable jeune fille… et voilà vous êtes tombés dans le panneau. Parce qu’elle est adorable, charmante, ingénue, vous avez envie de la suivre jusqu’au bout du monde si elle vous le demande. Même si c’est aussi farfelu que de chercher une personne dénommée Ornikar, sans autre indication que ce prénom. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Et pourtant… on dit oui. Et on en redemande.

    Extrait Une fois dehors, le tavernier fait une drôle de tête en voyant les géants endormis :
    — Eh bien ! Voilà qui explique le tremblement de terre de tout à l’heure !
    Je me racle la gorge pour lui rappeler la raison de notre venue.
    — Donc… Euh… Votre Ornikar est par là ! annonce-t-il en désignant le tas de géants étendus sur le sol dans toute la ville.
    Ce qui est rassurant, c’est que Xander a l’air tout aussi surpris que moi.
    — Véra… Ne me dis pas que j’ai endormi le Vaste Conseil avec ma flûte ?
    Je manque de m’évanouir. Xander me rattrape par le bras. Il ne peut retenir un soupir. Je crains qu’il ait commis cette bévue. Je prie pour qu’il soit capable de réparer son erreur, dans les plus brefs délais. Avant que les autres habitants n’ait vent de la situation et ne décident de s’en prendre à nous…



  • Histoire - L’envol de Omecihualt ( @Danan-Omeci )
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2622&chapter=1

    Tous les jours, elle coud pour les nobles des Hauts Etages.
    Tous les jours, elle prie pour sa sécurité et celle de sa soeur.
    Tous les jours, elle rêve de partir.
    Entouré de terres acides, de grands arbres abritent pauvres et hautes classes. Abritent ? Ou retiennent prisonniers ? A l’occasion d’un accident, Naëlle accède à une rare porte de sortie et tente la fuite.

    Une courte nouvelle qui emmène en quelques lignes dans un autre univers que le notre, où la vie des personnages est régie par un système de caste complexe et l’entretient de l’arbre à la sève acide qui abrite leur cité.
    Mélange touchant de révolte, de volonté de vivre, de peur et d’humanité, Naëlle, le personnage principal, n’est pas une héroïne forte comme on en voit partout, mais une jeune femme fragile, humaine et pleine de doute.
    Une jolie histoire dont l’univers se saisit rapidement.

    Extrait :

    Autour d’elle, le plastique et le métal enfermait le Gemini dans un écrin de verre, les ascenseurs montant et descendant le long de son tronc. Un véritable autel à la gloire de l’arbre qui les maintenait en vie, loin de la terre intoxiquée par des générations d’inconscients.
    Insensible à cette beauté, Naëlle sentait la brulure de la sève au travers de l’écorce, des vitres et des artifices. Elle serrait les dents sur l’intérieur de ses joues, les yeux brulants. Ne pleure pas. Son regard s’accrocha aux rares présents, se concentrant pour ne surtout pas penser. Les quais étaient dépeuplés, si vides qu’elle pouvait voir la texture du Gemini, le sentir battre, mortel derrière l’écorce protectrice. Peu prenaient l’ascenseur à cette heure-ci, pas en pleine journée. Des riches, des élites, puis des comme elle : les yeux un peu rouges, la mâchoire crispée, les lèvres fendues par les cris retenus. Au bord d’un gouffre. Ils étaient nombreux, les doigts crispés autour de leur poignet, à vouloir arracher leur transmetteur.



  • Histoire - Moonshine, de @Dan

    Résumé : La colonisation des planètes du système solaire était une question de survie pour la Première Humanité. La colonisation de leurs lunes, elle, était un accident.
    .
    Pour les empathes, télépathes ou clairvoyants qui y prospèrent aujourd’hui grâce au commerce frauduleux d’hydrogène ou au recel de tire-bouchons, ce fut une heureuse erreur. Mais les gouvernements planétiens ne voient pas leurs excentricités d’un bon œil, et ils pourraient décider de ramener les luniens dans le droit chemin ; si une menace plus grande et plus vaste ne venait pas bientôt bouleverser leurs priorités…

    Je ne sais même pas par où commencer. Moonshine, c’est un géant PAen, c’est une légende, c’est un roman de SF formidable, à l’écriture innovatrice et tissée de fil d’or, c’est drôle, c’est vivant, ça rebondit, ça va dans tous les sens mais ça revient là où il faut quand il faut.
    On en ressort des étoiles dans les yeux et avec l’envie bizarre d’explorer d’autres systèmes solaires.

    Extrait : Jadis, au moment de la colonisance, ce devait ètre rassureux de toujours voir un astre à portée de vaisseau ; le spectacle de leur valse dans les cieux avait surement époustouflé les premiers habitants. Hui, il y avait quelquechose d’oppresseux à savoir qu’une guirlande de soixantequatre satellites peuplés de luniens distants, méfieux ou mécontents se dressait entre Jupiter et le vastespace.
    .
    — Tu vas bien, amour ?
    .
    Carré dans le fauteuil avec sur les genoux un écran d’infos, son mari fronçait d’inquiétance ses sourcils blancs.



  • Personnage - Enzo dans Les Faucheurs d’âme 1 par @Neila
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2534

    J’irais pas jusqu’à dire que ma vie respirait la normalité avant cette nuit là. D’accord, je l’ai cru à une époque, c’est vrai. Mais depuis j’ai réalisé que j’étais le seul à voir toutes ces personnes translucides qui se promènent dans les rues, et surtout j’ai compris que toutes ces personnes étaient mortes. Malgré ce détail, croyez-le ou non, ma vie était plutôt tranquille. Aussi ennuyeuse que celle de n’importe quel môme de douze ans. Puis ce gars a débarqué, m’a refilé son attirail sans le mode d’emploi et, au passage, tous ses problèmes. Maintenant je dois me coltiner une russe kleptomane affolée de la gâchette et un fantôme qui a peur de son ectoplasme. Autant dire que c’est pas la joie. Et le meilleur dans tout ça, c’est que la moitié du monde des morts est à mes trousses parce qu’un taré en armure en a après moi.
    Y’a pas à dire, j’aurais mieux fait de rester couché.

    Enzo c’est l’aventurier malgré lui, le gars qui prend une épée bizarre des mains d’un mec timbré et qui ensuite se dit que c’était peut-être pas une si bonne idée… c’est celui qui du haut de ses 12 ans et 30kg tout mouillé utilise sa tête pour passer les murs, affronte des fantômes, porte une épée millénaire mais dont le charisme ne ferait pas peur à un enfant de sept ans. C’est l’aventurier qui se retrouve dans la mouise et le prend avec humour parce que sinon il faudrait en pleurer, qui bataille contre les chevaliers en armures et retourne ensuite tranquillement se coucher !

    J’ai cillé férocement pour me raccrocher à la réalité et l’engourdissement a disparu avec la douleur.
    – Je sais que c’est dur de garder ses distances, surtout maintenant qu’on est proches, mais faut que tu restes éveillé, c’est important.
    – Je… je comprends pas… ai-je bredouillé.
    – Je sais.
    Il m’a adressé un sourire d’excuse, un sourire vraiment triste comme s’il s’apprêtait à me confier une tâche très difficile et qu’il en était terriblement désolé.
    – Pardon… j’aurais aimé que ça se passe autrement cette fois. Que ça se passe correctement. Je sais ce que ça fait de ne pas savoir… de ne pas se souvenir… Mais je sais que tu t’en sortiras. Je m’en suis sorti – on s’en est déjà sorti des tas de fois. Suffit de faire confiance à notre instinct.
    J’ai rien dit. Je suis resté là, les bras ballants, complètement largué. J’avais beau pas comprendre un mot de ce qu’il me racontait, pas une fois la pensée que ce type était cinglé, ou ivre, ne m’a traversé, pas une fois je me suis dit qu’il se trompait d’interlocuteur. Je savais qu’il n’était ni fou ni ivre et que ce qu’il me disait était très important.
    – C’est risqué, mais il vaut mieux qu’on ne se souvienne pas. Si j’ai vu juste, il ne cherchera pas à nous tuer tant qu’on ne se souviendra pas. Ça nous laissera le temps de rassembler les autres.
    Il s’est tu un instant et a grimacé. De douleur, d’appréhension et de fatigue.
    – Moi j’ai échoué. Mais toi… j’espère que tu y arriveras. J’espère que tu ne referas pas les mêmes erreurs.
    Il a eu un petit rire et, avec un regard mélancolique, il s’est mis à parler à… son épée ? D’accord, il avait peut-être bien la carafe un peu fêlée.
    – Espérer… c’est tout ce que je sais faire, hein ? lui a-t-il dit. Mais maintenant il est temps de passer à autre chose. J’ai hâte de voir ce que ce sera.
    Relevant les yeux vers moi, il a repris :
    – J’ai hâte de voir qui tu seras.
    Là-dessus, il a levé l’épée et l’a pointée dans ma direction.
    – Hervé t’aidera à comprendre… il te dira ce que tu as besoin de savoir. Tu peux lui faire confiance, c’est un ami loyal.
    J’ai ouvert la bouche puis je l’ai bêtement refermée. Est-ce qu’il attendait que je vienne récupérer l’épée ? En l’observant un peu, je me suis rendu compte que je connaissais cette arme. Impossible de se tromper : elle était entièrement noire, d’un noir si profond qu’il absorbait toute la lumière sans la refléter et la lame était à double tranchant. Exactement comme l’épée de mes rêves.
    J’ai hésité. Entre approcher et partir en courant. Merlin m’a fait un signe de tête encourageant et alors, sans bouger d’un pas, j’ai levé le bras.



  • Histoire - La Reine des Limaces, par Ometecuhtli

    Dehors, il neige.
    Genre. Beaucoup.
    Et dans la ville, quelqu’un a eu la bonne idée de commencer des meurtres en série.
    Bah voyons.
    Et bien sûr qui on appelle au lieu de la laisser bouquiner tranquillement sous sa couette avec son thé et pas de chat ?
    Elizabeth, bien entendu !

    Une histoire qui mêle enquête policière, fantastique et merveilleux avec un style d’écriture follement amusant. Pas un moment pour s’ennuyer et beaucoup de rires, c’est ce qui marque au premier abord, mais c’est surtout pour l’habilité de Vava à mêler les genres que j’ai envie de nommer cette histoire. L’enquête fantastique est un thème déjà bien utilisé, pourtant elle a réussi à le rendre original à nouveau, à coup de malédictions et de meurtres et bien sûr grâce au caractère acariâtre d’Elizabeth. Je n’aimerais pas être sa collègue, mais elle a des techniques rudement efficaces =D

    Farfouillant sur la table basse, elle extirpa un bloc-note neuf dont elle vira sommairement la couverture avant de se mettre à noter :

    1. Vomissement de limace + mort de sœur.
    2. Meurtres / suicides avec des spinochordodes
    3. Visite de Schrödinger + révélations randomes type malédictions et meurtres en série
    4. Yan + Eli = paumés.
      Et fit claquer le stylo sur le point final, histoire de faire bonne mesure.
      Comment ça ça n’aidait pas ? On s’en fout, ça faisait du bien.


  • Personnage - Astan, dans Drak-Islor, de Drakasha (Hakai sur FPA)

    NB: Astan apparaît au deuxième chapitre.

    Summary:
    Une jeune fille au désespoir d’avoir perdu sa famille est emportée par le vent qui donnera un nouveau sens à sa vie.
    Un prisonnier au lourd secret cherche à récupérer une épée aux pouvoirs extraordinaires.

    Dans un univers où les Dieux solaires font lois, Erys et Astan vont devoir apprendre à coopérer. Mais l’Empereur Dorian, l’Unificateur de Royaumes, réincarnation du divin Marius le Valeureux, domine l’Empire d’une main de fer.
    Deux quêtes, une destinée.
    Que Marius les purifie et qu’Apolis les éclaire !

    Alors on n’a encore eu droit qu’à un chapitre sur Astan, mais quel chapitre!
    On découvre Astan au fond d’une cellule de la cité-prison en plein milieu du désert. Autant dire que l’aventure, ce n’est pas pour tout de suite! Quoique…
    En tout cas, s’il ne fait pas grand chose pour le moment, son attitude dit tout sur l’homme qu’il est. Et lorsqu’on ose parler comme il fait, on est pour le moins aventureux…

    Extrait
    - Dis-moi Moali, lorsque je serai enfin propre, ça te dirait qu’on apprenne à se connaître. Tu sais, pour parler, tout ça…
    Sa proposition, à moitié sérieuse, fut suivie d’un long silence. Tournant la tête, Astan vit la jeune femme immobile qui le fixait en tenant son pot de chambre.
    - Tu me demandes vraiment de te tenir compagnie alors que je tiens en main tes excréments ?
    Le ton de sa voix était amusé. Mal à l’aise, le prisonnier eut du mal à se retenir de gigoter. Il était heureusement trop sale pour qu’elle remarque ses joues écarlates.
    - Je ne suis pas au meilleur de mon charme, c’est vrai. Mais je t’assure qu’il y en a sous cette couche de sable.
    - Je n’en doute pas, répondit-elle, condescendante.
    Astan n’insista pas. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus profité de la compagnie d’une femme. Mais bon, sans Drak-Islor, il avait plus de mal à obtenir ce qu’il désirait.


  • Plume d'Argent

    Personnage - Justin dans Justin Sharendi et le royaume suspendu, de Jerome
    http://www.plumedargent.fr/viewstory.php?sid=2974&textsize=0&chapter=1

    Justin Sharendi, jeune garçon de douze ans, est tel un funambule qui n’aurait pas de pieds ; déposé sur le seuil de l’orphelinat Monroe peu après sa naissance, il avance tant bien que mal sur le fil de sa vie, sans la moindre base concrète sur laquelle s’appuyer. Ne disposant d’aucune information sur ses parents, il se construit comme il le peut, accroché à son amitié pour Erin Grimaldi et à son amour secret pour Mégane Llinch.
    Au détour d’une sortie pédagogique dans un muséum, l’enfant va se retrouver convié à un rendez-vous nocturne qui le conduira très loin de là, dans un univers à l’abri du regard des humains : le monde du haut.
    Ce décor idyllique est gouverné par les divinités héritières d’Elinah, la grande déesse fondatrice de la planète. Il s’organise en une société bienveillante, égalitaire et en totale osmose avec la nature. Justin y découvrira un peuple érudit ayant pour mission l’observation et la surveillance de la Terre.
    Un véritable paradis, s’il n’était pas devenu la cible d’une série d’actes aussi malveillants qu’anonymes, risquant de le mettre en péril.

    Il faut savoir retrouver ses 12 ans pour apprécier pleinement l’histoire de @Jérôme. Comme c’est décidément mon cas, j’ai passé un très très bon moment en suivant les aventures de Justin dans un univers très bien élaboré. Ce jeune héros devient aventurier malgré lui, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne refuse pas le rôle ! Enthousiaste et courageux, il oublie parfois sa situation quand une jolie ado lui fait des compliments, mais lorsque son royaume d’adoption est en danger, il assume parfaitement ses pouvoirs. Cousin éloigné d’un sorcier anglais portant des lunettes rondes, il a su prendre ses distances et trouver une personnalité optimiste et attachante. A déguster à tout âge !

    Cet après-midi là, alors que tous les élèves étaient sortis s’aérer après la fin des cours, Marc Parizet (un jeune garçon obèse qui n’était pas le plus malin de cette fine équipe) n’avait rien trouvé de mieux à faire que d’arracher son sac à Erin pour finalement le vider au milieu de la cour.
    Justin ne savait même plus ce qu’il avait dit pour prendre sa défense, mais ce devait probablement être quelque chose de doux à l’attention de ce gros plein de soupe, comme d’habitude. Toujours est-il que quelques secondes plus tard, il s’était retrouvé poursuivi par tous ces idiots. Il avait pris ses jambes à son cou, fait le tour du bâtiment par le côté est et négocié un virage à la corde le long de l’atelier. Même la boue qui s’accumulait toujours à cet endroit n’avait pas suffi à le stopper. Il avait effectué un magnifique dérapage contrôlé enchaîné avec un sprint magistral, distançant considérablement ses poursuivants. À la surprise de ces derniers, il s’était finalement arrêté en bas des marches situées devant la porte arrière du centre. « Ça ne sert à rien de t’enfuir », s’était-il dit, désespéré. « De toute façon, même si je cours plus vite qu’eux, ils finiront par m’attraper et par me le faire payer à un moment ou à un autre ! »
    — Déjà fatigué ? lui avait lancé Kylian en stoppant sa course à quelques mètres de lui. Tu nous avais habitués à mieux que ça, Sharendi !
    Des rires avaient éclaté et le garçon, fier de son effet, avait bombé le torse.
    — Ça devient vraiment trop facile.
    — J’ai vu que vous aviez du mal à me suivre, avait coupé Justin. Ça ne doit pourtant pas être le poids de vos cerveaux qui vous ralentit !


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