Inventer un personnage



  • @Isapass Les deux en fait. La femme était vachement lourde, mais elle changeait périodiquement de cible, alors c’était assez drôle. Et le gars était vraiment sympa. À 72 ans on a beaucoup à raconter apparemment ^^.


  • Plume d'Argent

    @mart Tu vois que j’ai bien fait de te taguer, finalement ;) J’avais dû deviner…


  • Journaliste PAen

    Oh le cauchemar Mart… Bon, ça fait une anecdote “marrante” mais je l’aurais tellement mal vécu :’) Super histoire pour Maude Leblanc en tout cas, Isa !

    Trois boulettes de papier, une trace de crachat sur son sac, une sacrée migraine et des yeux secs : le butin de Clive en fin de journée. Un mal de gorge, aussi, à force de crier sur les gamins - inutile évidemment, parce qu’ils n’écoutent rien. La seule fois où ils ont réagi à sa présence c’est quand il s’est mis à pleurer, l’autre jour, derrière son bureau. D’abord ils ont bien ri, et ensuite, peut–être un peu honteux : "Allez Mr. Stevenson, le prenez pas mal comme ça, vous voulez pas venir jouer aux cartes plutôt ?"
    Les cartes. Clive se souvient de ses premiers atlas. Qu’elles étaient belles ces cartes devant ses yeux d’enfant. Chaque année, encore aujourd’hui, il s’acharne à acheter d’immenses planisphères pour les accrocher dans sa salle de classe, et à chaque fin d’année il les décroche pleins de graffitis. Pourtant il continue. Sa routine le tue mais il mourra plus sûrement encore si on la lui enlève. Parce qu’il faut bien travailler, non ? On lui a dit, les premières années, que ce serait difficile d’enseigner. Peut-être que ses premières années à lui prennent juste un peu plus longtemps…

    (Ne vous inquiétez pas mon stage se passe bien xD )

    Et je vous propose :
    Janice Taviat, 15 ans



  • Elle n’aurait jamais cru qu’un jour on lui demanderait d’une voix aussi douce comment elle s’appelait. La voix tremblante, elle marmonna dans sa barbe son prénom. Elle cherchait en vrai à fuir le regard pétillant de Guillaume, qui transperçait son cœur aussi sûrement qu’une épée. Janice était certainement la fille la plus paradoxale qui puisse exister. Quand elle sentait venir des sentiments pour quelqu’un, elle les refoulait et les cachait au plus profond d’elle-même. C’est fût certainement la raison pour laquelle il ne se passa rien entre Janice et Guillaume durant toute l’année scolaire. Tous deux étaient si timides… Comme d’habitude, la peur l’emportait, un sourire narquois aux lèvres. Et Janice et Guillaume repartaient chacun de leur côté, l’âme en peine, des remords de détresse se répercutant comme des balles au plus profond de leur être.

    Julien Pierson, 6 ans



  • Julien n’était pas un élève modèle. Ce n’était pas un enfant modèle non plus. Il était plutôt du genre à ne rien écouter, à faire ce qu’il lui plaisait, à tirer la langue aux adultes. Dès qu’il pouvait il s’échappait des relents d’alcool de la maison, et avec sa chienne Brioche battait la campagne. Il grimpait sur les meules de foin, chassait les chats des granges, faisait peur aux vaches et escaladait les arbres. Parfois, ses amis le rejoignaient, alors, plus confiant, ils allaient explorer la forêt, repérant avec des frissons d’excitation des traces fraîches de sangliers. Mais les amis de Julien avaient toujours des horaires, des limites, que leur imposaient leurs parents. Julien se retrouvait immanquablement seul, au jour déclinant, et, affamé décidait de rentrer. Un fois à la maison il se faisait réchauffer des restes de pâtes et ressortait. Mais il ne restait pas bien longtemps dehors à la nuit tombée, il avait peur des ombres, des monstres tapis dans le noir, alors il rentrait se coucher. Le lendemain, après l’école il recommençait.
    Mais un jour, des gens vinrent à la maison, parlèrent beaucoup avec maman. Quelques semaines plus tard, Julien devait quitter la maison pour s’installer non loin de l’école, en ville. La campagne était invisible, mais il pouvait encore y aller. Seulement, les adultes de la ville le lui interdisaient. Ils le punissaient dès qu’il voulait sortir, passaient son temps à lui crier dessus. Julien vit son quotidien de venir morne, vide. Brioche était restée à la maison, mais il savait que maman ne la nourrirait pas. Mais les adultes ne voulaient pas qu’il y retourne, même si Brioche risquait de mourrir de faim. Il tenta plusieurs fois de s’échapper, mais on le reprit et on l’enferma.
    Alors Julien rêve, il rêve en regardant le ciel, la seule chose identique à sa vie d’avant. Il rêve de la liberté.

    Joie, quand tu nous tiens. J’ai été prise dans un élan d’inspiration, donc c’est un peu long, désolée.

    Alfred Gobelstein, 66 ans



  • En soixante-six ans de vie, il n’avait jamais quitté sa petite ville de Providence aux Etats-Unis et cela lui allait très bien. Voyager apportait son lot de surprise, d’imprévu. Alfred Gobelstein se targuait d’être une personne respectable, droite et honnête. Il votait pour le partie conservateur, qui était le seul à pouvoir sauver le pays.
    Par-dessus tout, il aimait les choses précises. L’indécision et l’inexacte n’avaient pas sa place dans sa vie. Tout se devait d’être en ordre, classé, organisé. De ses chemises toutes identiques qu’il choisissait avec des motifs fins comme du papier millimétré, jusqu’à sa moustache soigneusement taillée sous son nez, tout inspirait l’ordre.
    Pourtant, lorsque Ximena, la serveuse du “Tony’s” un diner sans prétention de la ville, lui apportait des toast un peu trop cuit, aux formes irrégulières et au beurre mal étaler, son cœur était toujours emplit de tendresse.

    Je vous propose :
    Ava Guðmundsdóttir, 21 ans.



  • *aime faire revivre des vieux sujets xD*

    Ava Guðmundsdóttir, 21 ans, à de gros soucis dans sa vie. Outre un prénom maternel imprononçable, elle vit à Reykjavík tout en détestant cordialement le froid, la neige ainsi que la majorité de ses cousins. Faisant des études de droit international, elle rêve de partir faire le tour du monde autrement que via les restaurants exotiques de sa ville, et souffre d’un spleen qui n’aurait pas déplut à Rimbaud. La seule personne capable de la faire sourire s’appelle Sven : maladroit, attachant, beaucoup trop brouillon et exubérant, il a 6 ans et demi et c’est la prunelle de ses yeux, ce petit demi-frère dont elle refusait d’abord l’existence. C’est pour lui qu’elle bosse avec acharnement d’ailleurs.
    Un jour elle les emmènera loin, loin du froid, de leurs parents, de cette ville qu’elle déteste, et de tout le reste…

    Je vous propose :
    Karlyle de Rhode, 16 ans



  • Karlyle, 16 ans, ne sait pas trop d’où il vient. Né en Allemagne d’une mère américaine et d’un père Français, il vit en Belgique, dans un petit village où rien ne se passe. Il rêve de changement, mais ignore de quoi sera fait son avenir : après son diplôme, partira-t-il faire le tour du monde avec son sac à dos ? Suivra-t-il de grandes études en astrophysique ? Ou non, non pas en astrophysique. Plutôt en littérature. Non, en civilisation étrangère. À moins qu’il ne rencontre le grand amour d’ici là ? Non, non. Karlyle de Rhode, 16 ans, se demande qui il est, et qui il deviendra.

    Je vous propose :
    Agata, 3 ans



  • Agata pleurait. Elle avait peur du silence. Un bruit gigantesque l’avait réveillée. Un géant semblait secouer son lit. Heureusement, maman était venue. Maman l’avait blottie contre elle. Maman lui avait parlé. L’avait blottie contre elle. Protégée de la poussière. Mais maintenant, maman de bougeait plus. Sa chaleur était toujours là, mais semblait s’enfuir pour ne pas revenir. Alors Agata pleurait. Que la chaleur revienne. Que maman bouge. Que le bruit se produise à nouveau. Elle avait peur du silence. Soudain, un jet de poussière se jeta à son visage. Des bruits. Des voix. Agata pleura de plus belle, cela marchait. Bientôt, des mains la recueillirent et elle s’agrippa à son propriétaire, un non-papa habillé de rouge. Le silence avait pris fin. Mais pas celui de maman. Alors malgré le bruit et la chaleur qui lui avait tant manqué, Agata continua de pleurer.

    Je vous propose :
    Iris, 216 ans



  • Elle avait l’écorce d’un vieux chêne sur le visage, Iris. De l’écorce sinueuse et craquelée de celle qui a vécu la mort à mainte reprises en une petite vie. La mort ne lui faisait plus peur, c’était un honneur, un devoir que la vie lui devait. Iris, n’en pouvait plus d’être ainsi éternellement réincarnée et puis cette veille peau moisie qui l’enveloppait, cela n’était tout bonnement pas tenable…Iris était constamment sous l’effet des souillures et vermines qui s’incrustaient en elle à chaque seconde, chaque minute, de son éternité. Il en allait ainsi de celles qui n’avaient pas accepter de céder aux avances du noble Bimquebolinque Von Raschmoute, gardien de Pandore, des Êtres, du Vivant. Iris ouvrit un œil et regarda ses sœurs endormies autour d’elle…un regain vivifiant de vengeance la submergea …

    Je vous propose:
    Anavonstruddel , 25 ans


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