Citations et passages de livre qui nous marquent



  • Hello à toutes et tous !
    J’espère ne pas trop me tromper d’endroit où poster ce sujet. Si c’est le cas, que nos saints et saintes admins n’hésitent pas à le déplacer ou le supprimer !

    En lisant La Fille secrète de Shilpi Somaya Gowda chez Folio, j’ai eu sous les yeux un passage que j’ai eu envie de partager… et je me suis dis "Hey ! Ca devrait parler aux plumes !"
    D’où l’ouverture de ce topic : Je vous propose d’y poster les citations et les passages de livres qui vous marquent et/ou vont ont marqué. Qui impriment une petite emprunte dans votre vie et reste (ou pas) accrochées à vos pas.

    Voici celle qui a provoqué la création de ce topic :
    “Peu de temps après le départ de Asha pour l’université, ils ont commencé à se détourner l’un de l’autre. Et quand leur fille s’est envolée vers l’Inde, ils étaient déjà trop loin pour se retrouver. Comme s’ils se tenaient chacun sur les rives opposées d’un lac et qu’aucun n’ait eu les moyens de traverser la distance qui les séparait. Leurs paroles empreintes de colère tombaient comme des pierres au fond de l’eau, laissant des ronds de tristesse à la surface.”



  • @vava-omete C’est une chouette idée ce topic! J’aime beaucoup ton passage , il est très mélancolique et beau…

    Chez moi, il y a deux citations sur mon mur-tableau :
    " Il est plus aisé de détruire que de bâtir" de Voltaire

    “C’est le boulot que l’on ne commence jamais qui est le plus long à terminer” de Tolkien

    Ils m’aident beaucoup.
    à préserver ce qui doit l’être.
    à me mettre un coup de pieds aux c** quans il faut que j’écrive ;)



  • Pour moi, c’est la classiquissime tirade de Perdican, dans On ne badine pas avec l’amour de Musset "Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu’on te fera de ces récits hideux qui t’ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."
    J’ai également trouvé, dans un roman récent, un beau passage sur l’amour-haine que je me dépêche de rajouter! :)


  • Plume d'Argent

    @Vava-Omete très chouette idée de topic ! J’aime bien me noter des phrases que je lis que j’aime bien :blush:
    @Loki j’adore la phrase de Tolkien ! C’est super motivant :muscle:
    @Phoebé quelle belle tirade ! Merci pour le partage. Plein d’adjectif intéressant et… Une jolie fin.

    Très classiquement, je vais vous partager le serment des membres de la garde de nuit dans Le trône de Fer de Georges R. R. Martin :

    Entendez mes paroles, et soyez témoins de mes voeux, les ténèbres s’amassent et voici que ma garde commence. Elle ne prendra fin que le jour de ma mort, je ne prendrais pas d’épouse, ne posséderais pas de terre et n’engendrerais pas d’enfants. Je ne porterais pas de couronne et ne gagnerais aucune gloire, je vivrais et je mourrais a mon poste. Je suis l’épée au coeur des ténèbres, je suis le guetteur sur les remparts, je suis le bouclier qui protège le royaume des humains, je voue ma vie entière et mon honneur à la garde de nuit pour cette nuit et tout les nuits a venir…



  • Vous êtes FOUS ! J’ai des fichiers de citations dans tous les sens, vous ne vous en remettriez pas si je les partageais toutes ! (et je me ferai bannir pour monopolisation de topic xD )
    Allez, je vais être sage et n’ouvrir qu’un fichier (je suis très organisée, quand il y a plusieurs citations d’un même livre / auteur je les réunis dans le même fichier, sinon j’en ai un spécial pour les citations esseulées) : au pif ça sera Les faucheurs de Holly Black :
    « Je me demande si c’est l’avenir qui m’attend. Une série de mauvais choix. Ça ressemble fichtrement au présent que je vis. »
    « Avec ces mains, tu vas façonner l’avenir. Veille à ce que ce soit un avenir où tu souhaites vivre. »

    @Loki j’adore tes citations <3
    @Flowrale ça me fait penser à une autre citation maiiiiiis si j’ouvre un autre fichier je vais m’y perdre pendant des heures et j’ai dis que je serai sage xD


  • Plume d'Argent

    @tac s’iiil te plaiiiit yeux de chat potté
    En plus dans mon roman, je vais avoir un moment où il y aura un serment, je suis en quête de référence ! C’est une bonne excuse pour partager, non ? :innocent:



  • Bon, j’ai mis une petite et une grosse citation, mais bon c’est le Lion de Kessel et du coup je l’ai relu et j’ai pleuré comme une merde, parce que cette citation… voilà.

    Où suis-je ? Qu’ai-je fait ? Que dois-je faire encore ?
    Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ?
    Errante, et sans dessein, je cours dans ce palais.
    Ah ! Ne puis-je savoir si j’aime ou si je hais ?

    Andromaque, Racine

    "La lune était haute dans le ciel quand nous atteignîmes, au centre du Parc Royal, une immense plage circulaire, brillante et lisse, qui avait été autrefois recouverte par les eaux d’un lac. La clarté nocturne faisait courir à sa surface un scintillement d’ondes argentées. Et dans ce mirage lunaire, qui s’étendait jusqu’à la muraille du Kilimandjaro, on voyait jouer les troupeaux sauvages attirés par la liberté de l’espace, la fraîcheur de l’air et l’éclat du ciel. Les bêtes les plus lourdes et les plus puissantes, gnous, girafes et buffles, se déplaçaient calmement le long du cirque enchanté. Mais les zèbres, les gazelles de Grant, les impalas, les bushbucks se mêlaient au milieu du lac desséché dans une ronde sans fin, ni pesanteur, ni matière. Ces silhouettes désincarnées et inscrites sur l’argent de la nuit ainsi qu’à l’encre de Chine, glissaient à la surface d’un liquide astral, filaient, s’élançaient, se cabraient, s’élevaient, s’envolaient avec une légèreté, une vitesse, une aisance et une grâce que leurs mouvements, même les plus nobles et les plus charmants, ne connaissaient pas dans les heures du jour. C’était, imprégnée, menée par le clair de lune, une danse folle et sacrée.

    Patricia tremblait de plus en plus fort, de plus en plus vite. Et ce fut elle qui saisit ma main et la serra comme si elle se noyait.

    – Il est seul, gémit-elle. Tout seul. Pour toujours.

    Le premier sanglot fut si difficile qu’il ressembla à un râle. D’autres suivirent plus aisément le chemin frayé.

    Patricia se mit à pleurer comme l’eût fait n’importe quelle petite fille, comme n’importe quel enfant des hommes.

    Et les bêtes dansaient."

    Le lion, Kessel


  • Plume d'Argent

    Ce n’est pas l’extrait auquel je pensais mais je n’ai pas le livre chez moi, et celui-ci est assez parlant et représentatif de ce chef-d’oeuvre absolu (choc littéraire : je ne compte pas combien de fois j’ai pleuré pendant ma lecture)

    “Ils chantaient en rythme… Ils chantaient des chansons d’amour à Madame la Mort et lui écrasaient la tête. Plus que le reste, ils tuaient l’allumeuse que les gens appellent Vie pour les avoir dupés. Pour leur avoir fait croire que le prochain lever de soleil en vaudrait la peine; qu’un bout de temps de vie en plus changerait tout, enfin. Morte la vie, c’est alors seulement qu’ils seraient saufs. Les chanceux - ceux qui avaient vécu là assez d’années pour avoir estropié, mutilé, peut-être même enterré leur vie - avaient l’oeil sur les autres qui subissaient encore son étreinte aguichante, tout occupés à se soucier et à penser à l’avenir, à se souvenir et à rêver au passé.”

    Beloved, Toni Morrison

    Et bien sûr (frissons partout):

    “CYRANO : Vous souvient-il du soir où Christian vous parla
    Sous le balcon ? Eh bien ! Toute ma vie est là :
    Pendant que je restais en bas, dans l’ombre noire,
    D’autres montaient cueillir le baiser de la gloire !
    C’est justice, et j’approuve au seuil de mon tombeau :
    Molière a du génie et Christian était beau !
    […]
    ROXANE : Je vous aime, vivez !
    CYRANO : Non ! Car c’est dans le conte
    Que lorsqu’on dit : Je t’aime ! au prince plein de honte,
    Il sent sa laideur fondre à ces mots de soleil…
    Mais tu t’apercevrais que je reste pareil.
    ROXANE : J’ai fait votre malheur ! Moi ! Moi !
    CYRANO : Vous ?.. Au contraire !
    J’ignorais la douceur féminine. Ma mère
    Ne m’a pas trouvé beau. Je n’ai pas eu de soeur.
    Plus tard, j’ai redouté l’amante à l’oeil moqueur.
    Je vous dois d’avoir eu tout au moins une amie.
    Grâce à vous une robe à passer dans ma vie.”

    Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand

    Un petit dernier :

    Antonio commença à marcher. Comme il entrait dans l’eau, le froid le serra tout de suite aux genoux. Autour de ses jambes l’eau s’enroula et se mit à battre comme une herbe longue. …
    Il sentait la vie du fleuve.
    C’était toujours un gros moment pour Antonio. Il avait regardé tout le jour ce fleuve qui rebroussait ses écailles dans le soleil, ces chevaux blancs qui galopaient dans le gué avec de larges plaques d’écume aux sabots, le dos de l’eau verte, là-haut au sortir des gorges avec cette colère d’avoir été serrée dans le couloir des roches, puis l’eau voit la forêt large étendue là devant elle et elle abaisse son dos souple et elle entre dans les arbres. Maintenant c’était là autour de lui. Ça serrait depuis les pieds jusqu’aux genoux.

    Le chant du monde, Jean Giono



  • @isapass Cyranoooo <3 :heart_eyes_cat:

    Moi j’aime évidemment la tirade du nez, et celle du balcon :

    ROXANE.

    Eh bien ! si ce moment est venu pour nous deux,
    Quels mots me direz-vous ?

    CYRANO.

    Tous ceux, tous ceux, tous ceux
    Qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe,
    Sans les mettre en bouquet : je vous aime, j’étouffe,
    Je t’aime, je suis fou, je n’en peux plus, c’est trop ;
    Ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot,
    Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
    Tout le temps, le grelot s’agite, et le nom sonne !
    De toi, je me souviens de tout, j’ai tout aimé.
    Je sais que l’an dernier, un jour, le douze mai,
    Pour sortir le matin tu changeas de coiffure !
    J’ai tellement pris pour clarté ta chevelure
    Que, comme lorsqu’on a trop fixé le soleil,
    On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,
    Sur tout, quand j’ai quitté les feux dont tu m’inondes,
    Mon regard ébloui pose des taches blondes !

    ROXANE, d’une voix troublée.
    Oui, c’est bien de l’amour…

    CYRANO.
    Certes, ce sentiment
    Qui m’envahit, terrible et jaloux, c’est vraiment
    De l’amour, il en a toute la fureur triste !
    De l’amour, – et pourtant il n’est pas égoïste !
    Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien,
    Quand même tu devrais n’en savoir jamais rien,
    S’il se pouvait, parfois, que de loin, j’entendisse
    Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice !
    – Chaque regard de toi suscite une vertu
    Nouvelle, une vaillance en moi ! Commences-tu
    À comprendre, à présent ? voyons, te rends-tu compte ?
    Sens-tu mon âme, un peu, dans cette ombre, qui monte ?..
    Oh ! mais vraiment, ce soir, c’est trop beau, c’est trop doux !
    Je vous dis tout cela, vous m’écoutez, moi, vous !
    C’est trop ! Dans mon espoir même le moins modeste,
    Je n’ai jamais espéré tant ! Il ne me reste
    Qu’à mourir maintenant ! C’est à cause des mots
    Que je dis qu’elle tremble entre les bleus rameaux !
    Car vous tremblez, comme une feuille entre les feuilles !
    Car tu trembles ! car j’ai senti, que tu le veuilles
    Ou non, le tremblement adoré de ta main
    Descendre tout le long des branches du jasmin"



  • @Flowrale rhaaaa noooon pas les yeux de chat pottéééééééé
    C’est pas vraiment une histoire de serment, par contre… mais bon. ça t’inspirera peut-être. Vu que je suis dans le fichier Brandon Sanderson, je vous mets une petite sélection (le fichier fait 12 pages, oups xD ) :
    Elantris
    « On protège ce qu’on estime important. Si cela te pose un problème, tu n’aurais pas dû te rendre irremplaçable. »
    « Ce qui échappe à l’optimiste, c’est qu’un pessimiste n’a aucune envie qu’on essaie de le réconforter. Ça le rend malade. »
    « Le temps est comme une montagne, Sarène. Il évolue si lentement que la plupart des gens ne le remarquent même pas. Mais gare à ceux qui ne s’écartent pas de son chemin. »
    « Cesse de te morfondre, sule, grogna Galladon. Cela ne te va pas du tout – il faut être expert en pessimisme pour broyer du noir sans perdre toute dignité. »

    Warbreaker

    « Si vous parvenez jamais à la conclusion que je suis sérieux, alors pouvez être sûre que vous avez trop réfléchi à la question. »

    “nos conversations me rapellent parfois une épée brisée. […] Tranchantes, mais jamais très pointues.”

    @Flowrale c’est à celle-ci que je pensais (rien à voir avec le serment, effectivement… ce doit être épée + engagement qui m’y ont fait penser) “[l’épée Saignenuit] elle pouvait percevoir la vie et les gens. Saignenuit avait été créée pour protéger ces deux choses. C’était étrange de voir avec quelle aisance et quelle rapidité la protection pouvait causer la destruction. Vasher se demandait parfois si ce n’était pas la même chose. Protéger une fleur, détruire les insectes nuisibles qui voulaient s’en nourrir. Protéger un bâtiment, détruire les pantes qui auraient pu pousser dans le sol.
    Protéger un homme. Vivre avec la destruction qu’il provoque.”

    « Pourquoi lui semblait-il que, plus il s’affichait ouvertement comme un idiot, plus les gens se persuadaient qu’il possédait une profondeur cachée ? Par voie de conséquence, ils le traitaient de menteur alors même qu’ils le complimentaient pour les vertus cachés qu’ils lui attribuaient. Personne ne comprenait qu’un homme pouvait être à la fois sympathique et inutile ? Tous les idiots à la repartie facile n’étaient pas des héros déguisés. »

    « Vous savez, le plus génial avec la folie, c’est que tout se passe dans la tête. »

    "je comprends de mieux en mieux à quel point la tâche me dépasse. Les autres sont par nature tellement plus délicieusement inutiles que moi. Ils font juste semblant de ne pas s’en rendre compte. »

    « On pourrait également dire que mes pieds sentent la goyave, dit-il. Ce n’est pas parce qu’on le dit que c’est pertinent. »

    (je m’arrête là, Fils-de-brume était une trilogie épaisse, ce message déjà beaucoup trop long n’y survivrait pas xD )



  • Extrait de La vie au bout des doigts, d’Orianne Charpentier, une réserve à citations inspirantes et à clins d’œil à notre époque (le livre commence en 1913 et finit en 1918, juste après la guerre) :

    Je rêve d’un monde où l’on reconnaîtra l’humanité comme un seul tout, unique et précieux, et dont chacun des membres pourra, lui aussi, être considéré comme unique et précieux. Je rêve d’un monde où nous serions tous vus comme ce que nous sommes en vérité : des êtres humains…

    Passage plus léger :
    Remarquez, ce serait drôle, un livre pour enfants qui parlerait d’une apprentie magicienne… Dans une école incroyable, avec un directeur à longue barbe et des baguettes magiques… Et il y aurait des elfes, des gobelins et des phénix, et ça s’appellera Henriette Pottier à l’école des sorcières. Henriette Pottier, c’est le nom de jeune fille de votre grand mère. Pas mal, comme titre, hein ?

    Les prédictions, c’est d’ailleurs le point particulier de ce personnage, la bonne de la famille : elle pense au réchauffement climatique et à la bombe atomique, mais en même temps, elle n’aime pas le métro et est pleine de pitié catholique, la religion sans les points négatifs.



  • Ah je reviens sur ce forum et retrouve une superbe rubrique!
    C’est avec ce genre de passage/citation que les gens nous proposent qu’on commence à avoir envie de lire un livre spécial…

    De mon côté je veux vous faire partager un petit extrait d’un monde hilarant, mais rempli d’une certaine spécificité d’Amélie Nothomb que j’apprécie beaucoup. Le livre s’intitule Le voyage d’hiver et dans ce passage on touche le thème de l’écriture:

    «C’est drôle. Avant de connaître Aliénor, je me croyais capable d’écrire, comme tout le monde. Depuis qu’elle me dicte ses textes, je mesure ce qui me sépare d’un écrivain.
    —Elle vous les dicte?
    —Oui. Rédiger à la main lui est très difficile. Et face à un clavier, elle est paralysée.
    —Ce n’est pas trop pénible pour vous?
    —C’est la partie de mon rôle que je préfère. Quand j’étais une lectrice lambda d’Aliénor, je ne me rendais pas compte de son art. Sa prose limpide donne envie de devenir auteur, on se dit que ça a l’air facile. Tout lecteur devrait recopier les textes qu’il aime: rien de tel pour comprendre en quoi ils sont admirables. La lecture trop rapide ne permet pas de découvrir ce que cache cette simplicité.
    »



  • Une citation tout juste lue de Marion Bradley Zimmer dans « L’épée enchantée » dans la Romance de Ténébreuse :

    « Le mort qui est au ciel a trop de bonheur pour s’affliger des offenses faites à sa dépouille. Le mort en enfer a trop d’autres afflictions pour s’en soucier. »



  • Ma citation préférée du moment que je vais sûrement finir par me faire tatouer tellement je l’aime d’ <3 est tirée du livre A daughter of smoke and bone de Laini Taylor :
    “Wishes are false. Hope is true. Hope makes its own magic.”



  • Quelques citations qui m’ont fait réfléchir sur l’écriture:

    “Il y a très peu de différence entre mourir et écrire. Il y a si peu de différence que, pendant un instant, vous n’en découvrez plus aucune. L’écrivain c’est l’état indifférencié de l’âme. De l’âme comme regard. De l’âme comme absence. Celui qui écrit s’en va plus loin que soi. […] Il éclaire en parlant sa propre absence.”

    Christian Bobin, La part maquante

    “Ecrire c’est faire retentir sur la neige chaque pas de l’ange. Ecrire c’est par instants se retourner, et voir l’éclair de la hache haut levée, d’un seul coup la fin de l’énigme.”

    Chistian Bobin, ibid.

    “Les romans sont parfois comme les histoires d’amour, on les finit, ou plutôt on les achève à coups de masse comme des bêtes à l’agonie, alors qu’il y a une suite, que ce n’est pas mort: on a parlé trop vite au passé, on est passé trop tôt à la nécrologie, et voilà que le présent redistribue les cartes, on rejoue une autre donne - ou bien est-ce la même qu’on mise autrement ?”

    Camille Laurens, Romance nerveuse



  • \^o^/ Je suis joie de voir que ce topic a un tel succès ! Merci pour tous ces partages ! \o.o y’en a des vraiment frappantes !

    Je rajoute celle là, qui est de jesaisplusqui mais qui a l’adolescence m’avait marqué : “Il ne servait à rien de lui parler, lorsqu’elle lisait, la tempête des mots était tellement forte qu’on entendait plus rien alentours”


  • Plume d'Argent

    Superbe topic @Vava-Omete :heart_eyes: ! Merci !

    “La folie du monde n’a plus de bornes et ne s’arrête à la frontière d’aucun pays.” Maya, Josteein Gaarder

    “Ça serait pourtant pas si bête s’il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants.” Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline

    “Peu de choses nous console parce que peu de choses nous afflige.” Pensées, Blaise Pascal

    “Atroce déception quotidienne que le réveil : avoir à délaisser le sommeil si riche en couleurs, en dimensions, en significations pour la pâle pauvreté du réel, où l’on a d’autres choix que d’avancer, mettre bêtement un pied devant l’autre. Chaque matin la Chute. Chassés d’Éden et condamnés à traîner notre poids, notre nudité, notre douleur, Où me blottir ? Pourquoi se réveiller ? De quel droit me force t-on…? Les coqs ont raison, qui hurlent en apercevant les premières lueurs de l’aube. Moi aussi le lever du jour me donne envie de pousser des cris perçants. Se retrouver ici et maintenant, c’est un scandale.” Prodige, Nancy Huston

    (c’est horrible, j’ai mis le nez dans mon carnet et je n’arrive plus à m’arrêter… XD )

    “J’ai une nouvelle question pour vous : si les papillons de nuit adorent tant la lumière, pourquoi ne vivent-ils pas le jour ?” Alors vous ne serez plus jamais triste, Baptiste Beaulieu

    “Un bureau, c’est un bateau, lui avait dit un jour le père Jean en s’asseyant. Voilà comment il faut travailler. Tu te penches sur ton livre et tu hisses les voiles.” Vango, Entre ciel et terre, Tome 1, Timothée de Fombelle

    Une dernière et je m’arrête…

    “On n’écrit pas sa vie avec des mots. On l’écrit avec des actes. Ce que tu penses n’est pas important. C’est ce que tu fais qui compte.” Quelques minutes après minuit, Patrick Ness



  • @cliène a dit dans Citations et passages de livre qui nous marquent :

    “Atroce déception quotidienne que le réveil : avoir à délaisser le sommeil si riche en couleurs, en dimensions, en significations pour la pâle pauvreté du réel, où l’on a d’autres choix que d’avancer, mettre bêtement un pied devant l’autre. Chaque matin la Chute. Chassés d’Éden et condamnés à traîner notre poids, notre nudité, notre douleur, Où me blottir ? Pourquoi se réveiller ? De quel droit me force t-on…? Les coqs ont raison, qui hurlent en apercevant les premières lueurs de l’aube. Moi aussi le lever du jour me donne envie de pousser des cris perçants. Se retrouver ici et maintenant, c’est un scandale.” Prodige, Nancy Huston

    Celle-là, il faut que je la fasse lire à mon CET, tous les matins, c’est une plaie pour lui de se lever… XD



  • @cliène a dit dans Citations et passages de livre qui nous marquent :

    (c’est horrible, j’ai mis le nez dans mon carnet et je n’arrive plus à m’arrêter… XD )

    Voilà pourquoi j’évite de mettre les pattes ici xD
    Et puis tu cites Patrick Ness :heart_eyes_cat: :person_gesturing_ok: :two_hearts:

    Bon, je suis sympa, je vais rallonger notre liste :

    « Quiconque brave ainsi la mort est un imbécile ou un visionnaire. » Incarceron, Catherine Fischer

    « Les Phobiques sont morts. Et pourtant ils bougent. Et ils tuent. On surestime la vie. »
    « Chaque lieu possède un passé, et le passé est le plus dangereux des lieux. »
    « C’était une légende vivante. Et les légendes ne répondaient pas, elles commandaient. »
    « Au commencement était le sang. Ça ressemblait à la mort, mais c’était une naissance. »
    « Ce fut comme devenir fou tout en restant lucide. Pire que la folie, donc. »

    [J’avais oublié ces citations, j’adore particulièrement les dernières, toujours dans le même bouquin. D’ailleurs je pense que je vais aller les recycler dans mes propres projets]

    « D’ailleurs, l’enfer est pavé de bonnes intentions, pas vrai ? Peut-être qu’e le pavant d’erreurs, on peut atteindre le paradis. »
    « Les blessures qui ne tuent pas cicatrisent. Et les cicatrices sont comme des couchers de soleil. Ensanglantées mais éphémères. »
    « Lui, il était un faux. Et, s’étant découvert faux, Caius Strauss se découvrit libre. »
    Le Wunderkind, Andrea G. L.



  • Encore une petite citation, découverte hier, dans le livre que je suis en train de lire "Tant que se dresseront les pierres" de Marina Dédéyan

    :white_flower: “Je ne suis qu’un souffle dans le souffle du vent, dans le souffle du temps.”


Se connecter pour répondre
 

Il semble que votre connexion ait été perdue, veuillez patienter pendant que nous vous re-connectons.