Corriger sans (être) bless(é)r



  • Hello,
    Vous avez tous été confrontés à ça . Il y a les deux faces du problème:

    • En tant qu’auteur: vous recevez une critique et c’est comme une gifle. On vous suggère de changer ceci ou cela et vous avez immédiatement envie de mordre. Nos textes c’est comme nos bébés. On a forgé chaque mot, chaque ligne jusqu’à la nausée. Alors la seule idée que quelqu’un puisse leur trouver un pétit défaut nous hérisse voire nous fait de la peine. Parfois on sent confusément que la critique est justifiée mais c’est tellement dur à accepter! D’autant qu’il y a le travail de correction derrière. Une vraie lutte contre soi-même. Le jour où on m’a conseillé d’enlever un chapitre (entier) à un manuscrit j’ai cru qu’on m’arrachait un bras. J’ai d’abord refusé net puis j’a laissé passer du temps et j’ai réussi finalement à le faire. Ce qui m’a décoincé c’est que j’ai eu l’opportunité de travailler sur une histoire pour enfant avec un éditeur. 6 pages… 6 mois de correction ! (Faut le savoir les éditeurs font toujours retravailler les textes et ils n’y vont pas de main morte!). J’ai dû tout modifier: le début, la fin, l’intrigue, les personnages. Une torture (sans doute excessive d’ailleurs) Mais l’interêt de cette expérience c’est que je me suis rendue compte que même si on redoute l’opération chirurgicale elle ne fait pas mourir, au contraire même elle peut faire vivre et beaucoup mieux.
    • En tant que commentateur. Je trouve très difficile de devoir trouver les mots justes pour ne pas vexer, décevoir, mettre en colère un auteur. Souvent celui-ci n’a pas le recul pour voir les faiblesses de son texte (je me comprends dans le lot) donc il se “rebiffe” à la moindre suggestion (même s’il garde la liberté de corriger ou non au bout du compte bien sûr). Alors que faire? Dire à l’auteur ce qu’il veut entendre (bravo, génial, il manque juste une virgule à la 3 ème ligne) ou donner son avis honnête dans le but d’améliorer vraiment le texte quitte à blesser et à passer pour un(e) pisse-vinaigre?
      Horizon

  • Plume d'Argent

    @horizon Je comprends ce que tu veux dire, être commenter, c’est être juger, et sur quelque chose qui relève de l’intime.
    Mais si les remarques sont bienveillantes, il faut aussi savoir les accueillir. Nous sommes tous perfectibles, même les plus grands auteurs. Nous pouvons tous nous améliorer et pour cela il faut savoir écouter et accepter.
    En tant qu’auteur, il faut savoir se poser la question du but de notre écrit. Veut on le garder pour nous, ou le partager avec les autres ? Si je veux garder mon texte rien que pour moi, aucun intérêt de le faire lire, et donc de le soumettre à la critique. A l’inverse, si je veux le partager, le diffuser, le donner au monde entier, il est nécessairement critiqué. A partir du moment où il est lu, il est jugé, et donc critiqué, positivement ou négativement. Si l’auteur reçoit des retours constructifs dont le but est de faire mieux, banco. Tant que le texte n’est pas figé sur un livre dans une version qui sera finale, il est “vivant”, et il faut le faire vivre et le faire grandir. Finalement, quelque part, son édition marquera un peu une petite mort, il n’est plus modifiable.
    En tant que commentateur, tant que c’est constructif et que tu juges que c’est pour le bien du texte, il n’y a pas de raison que l’auteur soit blessé. S’il l’est, peut être qu’il n’était pas prêt à diffuser son texte, que celui-ci lui était trop personnel, trop intime.
    En tous cas je te rejoins, ce n’est pas simple : ni d’être auteur critiqué, ni d’être critique d’auteur.


  • Plume d'Argent

    Dur dur…
    J’ai surtout le problème en tant que bêta-lectrice. @Slyth vous le dira, certainement plus que @Lily je suis parfois blessante malgré moi. Je n’y vais pas de main morte pour commenter, dire que ça ne me plait pas (et autant que possible quand je comprends moi-même ce qui ne me plait pas, l’expliquer). Je sais que selon les auteurs et comment je les connais, je me permets plus ou moins de commentaires. J’ai une amie que je BL, et j’ai tendance à donner la réplique à ses personnages de manière assez virulente. Mais je sais que je peux me le permettre.
    Parfois, et je sais que c’est une erreur de ma part, je ne soulève pas les points forts parce que pour moi le texte doit avoir des points forts, donc s’il en a, pas besoin d’en faire un pâté… Mais j’essaie de m’améliorer, parce que je comprends que ce soit blessant voir destructeur de ne se prendre que du négatif dans la tronche.
    Mon copain m’a dit hier soir “tu es trop exigeante envers ce que tu lis, que ce soit des auteurs publiés, des auteurs en herbe, ou même toi même”. C’est possible.
    Mais de toute façon, si je mets un commentaire, même s’il parait agressif (et n’hésitez surtout pas à me le signaler), c’est que je trouve que l’histoire a du potentiel a mes yeux. Euh… et c’est pas parce que j’en mets pas que je trouve que l’histoire ne vaut rien hein ? J’ai juste parfois pas le temps ^^



  • @olek Par rapport à ce que tu as écrit, d’emblée, tu m’avais prévenue. Du coup, j’ai fait le dos rond xD ! Mais ça va, je ne les ai jamais associés à un coup de hache fatidique. ;) Et j’aime ce regard franc et exigeant que tu mets dans tes retours.

    Il est vrai qu’à chaque fois que je m’apprête un lire un retour, je frémis (d’impatience, d’excitation, mais aussi d’une certaine forme de peur). On passe tellement d’heures devant notre écran, parfois sur seulement trois malheureuses phrases (club des perfectionnistes ?). Du coup, lorsque quelqu’un vient secouer ce qu’on pensait avoir bouclé, ça peut faire mal et faire poindre quelques doutes voire du découragement.
    Néanmoins, les retours que j’ai reçu sur FPA m’ont toujours semblé pertinents, riches et judicieux.
    On a tellement de choses à penser, on se focalise sur mille détails en simultané, on connait déjà tout sur tout (ou presque) dans notre trame – tous les secrets des personnages, la chute finale, les retournements de scénario… : un regard vide de tout cela, n’ayant à l’esprit que ce qui est écrit, est donc incroyablement précieux.
    Je pense que, si on ne se sent pas en phase avec un retour, il faut le laisser mariner dans un coin et y revenir plus tard (tous ne sont pas forcément à prendre au pied de la lettre). On peut aussi le comparer avec l’avis d’autres lecteurs. Et au besoin, venir en reparler avec la personne qui nous l’a déposé ? ^^


  • Plume d'Argent

    Ouh bonne question…
    Je rejoins assez @Lily @touratiy et @Olek sur leurs avis : je pense sincèrement que la réactions aux commentaires et critiques dépendent de ce qu’on attend de son texte et de ce qu’on est prêts à recevoir ou pas (c’est notamment pour ça que je ne fais rien lire a mes proches…).

    Personnellement je m’adapte pas mal à la personne…

    1. si c’est un jeune auteur débutant, je vais prendre des gants, mais toujours être honnête (je ne peux pas dire "c’est super continue ! " sur un truc que je n’apprécie pas)
    2. Si c’est une personne que je sais sensible, je vais tourner mes phrases aussi. En général c’est le cas dans ce que j’écris sur PA. Surtout que ce forum est à fond dans la bienveillance et les remarques constructives èoé/ meilleur forum/site d’écriture au monde pour ça !
    3. SI c’est une personne qui m’a demandé d’être honnête… là je vais être cash sans non plus être dans la méchanceté. Mais je vais donner un retour franc et ciblé sur ce qui ne vas pas (mais aussi sur ce qui va ! C’est super important !)
    4. Si c’est une personne qui m’a demandé un retour libraire… là ça pique >.> je suis volontairement dans la dureté directement sur le texte (même si je fais une fiche argumentée beaucoup plus douce réunissant les points qui me semblent clocher et ceux qui sont bons) parce qu’on m’a demandé mon regard de professionnel et que j’estime devoir à la personne que je lis le regard que pourraient avoir des confrères ou des éditeurs sur le texte en général (pardon @Gueule-de-Loup T_T )

    Du coup je pense que la façon de commenter dépend aussi pas mal de ce qui est attendu/espéré.

    Quant à la réception du commentaire… mon père disait “Ne pose pas une question dont tu n’es pas prêt à entendre la réponse” et je pense que c’est valable pour là aussi : si on est pas prêt à tout entendre, alors autant ne pas mettre son texte en ligne.
    Après bien sûr, c’est aussi important de prendre du recul, de laisser mariner dans un coin comme dit @Lily et de revenir ensuite dessus à tête reposée pour statuer sur le "est-ce que je change ça ou pas ? Où est-ce que c’est cohérent ?"
    Un regard extérieur est toujours bénéfique ^w^/



  • @touratiy intéressante cette idée de la publication qui signe la “petite mort” d’un manuscrit. Alors certes c’est vrai qu’on ne le changera plus une fois imprimé mais justement c’est bien aussi de pouvoir mettre un point final un jour. Car dans le souci de toujours vouloir parfaire nos productions les corrections sont sans fin. On trouve toujours une maladresse, une petite incohérence, une faute même après avoir relu 10000 fois, et même après des années quand on s’y replonge. Alors à un moment faut dire stop. J’ai écouté les avis, les critiques, j’ai corrigé. Le texte est tel qu’il est avec ses défauts et ses qualités, mais c’est globalement ça que je voulais raconter, de cette manière là donc j’arrête. En plus la répétition de la p 23 ou la minuscule erreur temporelle du chapitre 18 qu’on aurait oubliées ne changent pas grand chose pour les lecteurs et les éditeurs.Ce qu’ils veulent eux c’est dès les premières pages être transportés, surpris, émus, tenus en haleine ou éventuellement choqués. Ils pardonnent alors facilement des erreurs aux auteurs. Un écrivain assez connu m’a même affirmé que nul en orthographe il rendait ses manuscrits truffés de fautes, ce qui ne le dérangeait pas son éditeur du moment que la “copie” était donnée dans les temps!
    En conclusion il faut arriver à couper le cordon avec le texte même imparfait, Toutefois, ce n’est pas évident, je vous l’accorde, pour les mamans ou papas poules que nous sommes!


  • Plume d'Argent

    • Le jour où je publierai sur PA des textes qui ont plus d’importance pour moi que les nouvelles qui y sont déjà, je ne sais pas comment je réagirai.
      Changer un personnage principal, c’est une chose que je ne voudrais et ne pourrais pas faire. Chez moi, tout part des protagonistes. Ce sont eux qui déterminent l’histoire. En ce qui concerne leurs réactions et leur manière d’agir, jusqu’à maintenant, j’ai toujours pu arranger les choses en les amenant différemment ou en les rendant plus explicites.

    • En tant que commentatrice, je pense que je ne suis pas très diplomate. Il m’est arrivé de blesser quelqu’un et je l’ai sincèrement regretté. Alors je m’efforce de faire attention. Donc si vous trouvez quelque chose de déplaisant dans mes commentaires, n’hésitez pas à me le dire.
      Comme ma zone de confort, c’est la forme, il est rare que je remette en question un personnage ou sa manière d’agir ; je ne me souviens pas avoir remis en question un univers ou le déroulement d’une histoire. Il m’est peut-être arrivé de faire quelques suggestions… Pour ce qui est des univers de fantasy ou de SF, je suis une lectrice très crédule.


  • Plume d'Argent

    Quel sujet intéressant !

    Attention tartine :bread: :bread: :bread:

    @vava-omete a dit dans Corriger sans (être) bless(é)r :

    “Ne pose pas une question dont tu n’es pas prêt à entendre la réponse”

    Je suis complètement d’accord avec ça. Confier un texte à la critique, ça veut dire être prêt à recevoir du positif, comme du négatif, et il faut y être préparé.
    Mais plus important à mon avis, il faut aussi être capable de faire le tri dans les retours. Ça implique de prendre du recul en ce disant : “est-ce cette critique est objective ou subjective ?” et “est-ce que j’y adhère ?”.

    Par “objective”, j’entends qu’il ne s’agit pas de préférence, du goût du commentateur, ou qu’il ne s’agit pas d’une autre idée pour l’histoire dans le cas d’un relecteur qui écrit aussi. J’ai fait lire Prune à un ami qui écrit, et il m’a dit que c’était pas mal, mais que ça aurait été beaucoup mieux si le héros avait été le personnage secondaire qui était plus sympa… Bon ben là, c’est une autre histoire, hein, que tu n’as qu’à écrire toi-même !.. Les choix qu’on fait dans la création de l’histoire sont forcément subjectifs et ne peuvent pas plaire à tout le monde. Il faut s’y préparer et se dire qu’on est seul à pouvoir les remettre en cause ! Si on est droit dans ses baskets, il faut tenir bon !
    Sur mes propres textes, je sais recevoir les “critiques subjectives”, si elles sont identifiées comme telles et pas posées comme des vérités. Si elles sont assénées, je vais avoir tendance à me dire que le commentateur n’a pas compris ce que je voulais écrire et je vais, inconsciemment ou non, rejeter la critique. Je vais l’entendre et me dire “on ne peut pas plaire à tout le monde”, mais je ne modifierai pas mes textes en fonction.

    En revanche, c’est vraiment objectif quand la critique est orientée : “je comprends ou crois comprendre ce que tu as voulu dire ou faire passer, et je pense que ce serait plus efficace si tu le disais de cette manière”. Pour moi, ça, c’est enrichissant ! On peut alors s’en tenir à ses choix premiers si on les préfère ou intégrer ce qui améliore.

    Enrichissants aussi les simples constats et ressentis. J’adore quand les commentateurs me disent “j’ai ressenti ça à tel moment” ou émettent des hypothèses ou posent des questions sur la suite. D’abord ça reflète la façon dont le texte a été reçu. Et ça permet de vérifier que les émotions ou la compréhension passent au moment où on voulait que ce soit le cas. Et qu’elles sont conforment à ce qu’on voulait provoquer.

    En tant que commentatrice, j’essaye évidemment d’appliquer aux autres ce que j’aime trouver pour moi.
    Faire passer un message difficile, ça s’apprend dans les écoles de management, ce n’est pas inné ! J’ai été formée à le faire et pourtant, c’est toujours aussi compliqué. A partir du moment où on est un minimum empathique, c’est une vraie épreuve. Il faut savoir le faire en y mettant les formes, et en se posant les bonnes questions, qui sont les mêmes que quand on reçoit les critiques : est-ce que c’est subjectif ou objectif ? Dans le premier cas, il est important de le signaler par une formule du style "J’aurais préféré que… mais c’est toi le chef !"
    Et quand c’est “objectif”, j’essaie de rester consciente que mon avis n’est que mon avis et de suggérer plutôt que d’asséner. Du coup j’use (et j’abuse ?) des “Je pense que”, “peut-être”, “à mon avis”…
    Un autre truc tout bête : ne pas parler de “points négatifs” mais de “points d’amélioration” ;) C’est tout bête mais l’orientation n’est pas du tout la même.
    Et aussi : penser à dire aussi ce qu’on a aimé. Ça fait du bien.

    Globalement (et c’est valable pour tous les aspects de la vie), j’estime qu’on ne peut parler que pour soi, et qu’on devrait toujours dire “je n’ai pas aimé” ou “j’ai ressenti ça” plutôt que d’asséner des vérités qui ne peuvent pas en être.

    Une autre remarque : il peut être prudent pour un auteur de préciser ce qu’il attend. Le niveau et la nature des retours. Et pour un correcteur de respecter ces attentes. Il m’est arrivé d’aller trop loin dans un retour pour @Eryblack sur un résumé, parce que je n’avais pas compris (alors qu’elle l’avait précisé, mea culpa) qu’elle voulait un ressenti global et non un retour sur la structure et les détails. Elle a su me dire que j’allais trop loin, heureusement. Mais clairement, j’avais mis mon gros nez là où il ne fallait pas.
    Mais si ce qu’on attend n’est pas précisé, il faut s’attendre à tout, et ne pas reprocher aux autres d’en avoir trop dit.

    Voilà, ça c’est la théorie…

    Pour la pratique, vous pouvez ajouter “Je pense que…” devant chacun des paragraphes de cette longue tartine péremptoire. Et me signaler si je ne respecte pas tout ce que je viens de dire dans mes commentaires ;)



  • Bonjour à tous,

    C’est un sujet très intéressant qui nous touche profondément que l’on soit du côté auteur ou commentateur. A mon humble avis, il faut savoir être souple sinon notre place n’est pas ici à proposer nos textes à la lecture ou à poster des commentaires.
    Si l’on veut se perfectionner, se corriger on doit pouvoir accepter ces commentaires pas forcément admiratifs, mais constructifs (sauf ceux : “c’est nul j’aime pas” qui n’apportent rien si ce n’est pas expliqué et encore le vocabulaire employé laisse un petit peu à désirer).

    Le premier commentaire, le vrai, celui qui expose vraiment ce que le lecteur en a pensé, est le plus difficile à recevoir. Ensuite on s’y habitue, je pense car on a passé le “baptême du feu”. Il faut prendre tout avec une gratitude certaine pour le lecteur ou la lectrice qui a pris le temps de poster ce retour. J’aurais tendance à remercier le commentateur même si le retour n’est pas plaisant, car cela voudra dire que la personne s’est suffisamment intéressée à mon texte pour me faire ce retour, même si je ne suis pas forcément d’accord.
    De ce fait, autre point à souligner, nous ne sommes pas obligés non plus d’adhérer à 100% au retour, comme nous pouvons nous dire “bon sang mais c’est bien sûr, pourquoi ne l’ai-je pas vu !”. Cet autre aspect est important : accepter, en tant que relecteur, de ne pas être entendu et que l’auteur décide de ne pas modifier son texte comme on l’a proposé, comme de ne pas se vexer si l’auteur n’a pas réécrit son texte comme on l’a fortement suggéré. (J’ai connu cela, ce n’est pas facile à gérer et à faire comprendre que l’on reste maître de son histoire et d’éviter les remarques du genre “ben la prochaine ne me demande pas si tu n’écoutes rien !”).

    Concernant le statut de commentateur, c’est difficile aussi, car on a peur de blesser, de ne pas réussir à se faire comprendre, ou à dire des âneries aussi.
    Actuellement, je fais une BL pour une auteure qui cherchait une relecture simple : quand j’ai vu toutes les fautes de temps j’ai pris peur : "comment allais-je le lui dire sans la vexer, surtout que l’histoire m’a beaucoup plu. Avec une tonne de pincettes je le lui ai dit avec surlignage, pour preuve à l’appui , en jaune (temps présent) et vert (temps passé) du premier chapitre.
    J’ai tremblé en attendant son retour : comment l’avait-elle reçu ? m’en voulait-elle à mort ?
    En fait non, elle a été plutôt contente et maintenant me demande de continuer sur tout le texte (aïe me voilà prise à mon propre jeu, ça va être long ça à faire ou comment lui dire que je n’avais pas signé pour ce genre de relecture ? Mais mon petit cœur d’auteure avide de corrections la comprend.).

    Concernant les commentaires que j’ai posté sur FPA, à chaque fois j’ai peur de la réaction de l’auteur, alors j’y vais toujours avec beaucoup de tact, enfin j’essaie. Je commence par ce qui m’a plu, ensuite je fais des remarques et je termine par une note positive pour rassurer surtout si j’ai mis un gros “pâté” juste avant.

    De toute façon mon retour n’engage que moi et ne représente pas toute la population (ouf je suis sauvée je commençais à avoir la pression, là !), donc je me dis que je ne suis qu’une petite goutte d’eau qui contribue à l’édifice, qu’on en tienne compte ou pas.

    Shaam


  • Plume d'Argent

    Il n’est pas gros, ton nez, @Isapass. :slight_smile:


  • Plume d'Argent

    @fannie :laughing: celui de mon avatar, non ! Il est même invisible ! Mais c’est pour compenser le vrai…


  • Plume d'Argent

    Je me permet de rajouter que en tant que commentatrice, je regarde aussi les autres commentaires qui ont été fait sur un texte. Si j’ai affaire à un nouveau ou si je suis la première à commenter un texte, je vais potentiellement prendre plus de pincettes que si j’arrive sur un texte que tout le monde adore et que personnellement je n’accroche pas. L’auteur est déjà “soutenu” et est moins fragile. Idem chez quelqu’un dont le texte est très critiqué, je vais essayer de chercher des points à améliorer plutôt que de lui présenter en bloc ce que je trouve mauvais.

    En temps qu’auteur commenté, j’avoue que j’étais beaucoup plus susceptible en arrivant que maintenant. Je repense avec nostalgie à mes premier commentaires qui étaient sans appel : introduction trop longue (Merci Danou et Sejouille). Je me souviens de m’être roulée par terre en mordant mon tapis pendant une semaine (parce que cette scène était NECESSAIRE et que les lecteurs ne comprenaient rien et étaient MECHANTS) et puis après j’ai réécris cette intro et… elle est vachement mieux comme ça.
    Maintenant c’est beaucoup plus facile. Je sais qu’un texte ça se corrige. Ça se corrige mille fois en fait, même si on en a marre. Si c’est vraiment notre bébé, notre texte le mérite. (J’en suis à ma 3ème correction complète de VN qui fait la même taille que Harry Potter 5, lol et je pleure intérieurement, mais je vais le faire quand même ).

    Et franchement @Vava-Omete tu n’as vraiment pas été méchante :D J’ai même pas ragé 5mn. Mais bon, pour me venger je te jette des phrases courtes, des incises inutiles et cette fameuse perruque rose! court se planquer.



  • Quand je vous lis, je me demande si je n’ai eu que des commentaires de gens particulièrement précautionneux, ou si juste je ne suis pas susceptible dans mes retours… Pour nous, s’exposer ici à la lecture, c’est demander des critiques ! Je le vis bien !
    J’ai plus de mal en tant que correctrice, en revanche. Peur qu’il y ait des petites âmes sensibles (et il y en a) ! Mais je crois pas que j’ai encore traumatisé quelqu’un…


  • Plume d'Argent

    @Olga-la-Banshee ou bien il n’y avait pas grand chose à critiquer :D ça arrive aussi ^^. Et de mon point de vue toutes les critiques ne se valent pas en matière de douleur.

    Si on me dit qu’on n’a pas compris une de mes explications, je corrige et on en parle plus. Si on me dit que mes personnages sont creux et vide, je me fais hara-kiri (et de toute façon, je ne suis PAS D’ACCORD!).


  • Plume d'Argent

    @gueule-de-loup a dit dans Corriger sans (être) bless(é)r :

    Si on me dit que mes personnages sont creux et vide, je me fais hara-kiri (et de toute façon, je ne suis PAS D’ACCORD!).

    Loup et Chien sont vides et creux !

    Ma mie, revient tout de suite, lâche ce couteau !


  • Plume d'Argent

    @flammy Impossible ma chère B) ils sont hautement riches de tous ces romans arlequins qui ont éclairé leur jeunesse et de tous les sandwitchs sans gluten à la ciboulette qu’ils ont mangé.

    C’est ça qui fait la richesse d’un personnage: ses habitudes alimentaires et ses lectures (qui sont la nourriture de l’âme).



  • @gueule-de-loup Tout pareil. Quand un éditeur m’a dit que mon tome 1 ne fonctionnait pas pour des raisons qui m’obligeaient à tout reprendre du début à la fin j’ai pleuré découragement (pour de vrai, hein), j’ai planté des petites épingles dans une statuette à son éffigie, j’ai ralé (beaucoup), j’ai balancé le pavé dans un coin en refusant d’y toucher jusqu’à la fin de mes jours. Et puis, bon, après un an de tergiversations de ce genre je m’y suis remise. Aujourd’hui où j’ai fini bien sûr je suis contente mais c’est vraiment une épreuve de maitrise de soi et de discipline ce genre d’expérience.



  • Slyth, la Plume dont c’est compliqué de faire la BL… :grimacing:

    Comme j’ai été mentionnée, j’avoue que je me suis sentie un peu obligée de répondre ! :sweat_smile:

    Je voulais juste commencer par dire que je trouve le sujet super intéressant et que je me retrouve beaucoup dans tes propos, @Isapass ! Merci beaucoup pour ton intervention !
    (ça me rassure un peu sur ma santé mentale)

    Étant hypersensible, je suis forcément très touchée par un sujet comme celui-ci. Je me fais très facilement des films et je peux donc tout aussi facilement me sentir blessée.
    C’est tout bête mais, typiquement, recevoir un commentaire qui n’énumère que des points à améliorer (je préfère aussi de loin ce terme !) sans rien de positif va m’émouvoir. Parce que je vais avoir l’impression que tout est à revoir et qu’il n’y a rien de bien.
    J’ai la fâcheuse tendance de me sous-estimer et de me descendre plus bas que terre un peu à la moindre occasion. A partir d’un simple avis négatif, je peux tout à fait aller jusqu’à me dire que mon texte c’est de la merde, que je ne vaux rien et qu’il vaudrait mieux que j’arrête de publier ici…. Oui, je suis tordue ! :drooling_face:

    Je me remets très (trop) facilement en question car je place l’avis des autres au-dessus du mien. Beaucoup d’entre vous ont mentionné le fait qu’en tant qu’auteurs d’un texte, on est en droit de choisir de ne pas tenir compte de telle ou telle remarque. Je suis tout à fait d’accord avec vous et, pourtant, c’est quelque chose qu’il m’est très difficile de faire. Parce que je ne me sens pas du tout légitime de dire à quelqu’un que je ne vais pas suivre son conseil.

    Bref, vous l’aurez compris, j’ai une estime de moi-même assez faible et qui peut très facilement voler en éclats. Je suis tout à fait le genre « à prendre avec des pincettes » justement… des méga pincettes ! :joy:

    Je pense que mon expérience sur PA m’a permis (et me permettra encore) d’apprendre à prendre un peu plus de recul, prendre les choses un peu moins à cœur, m’autoriser à ne pas forcément appliquer certains conseils, de moins me culpabiliser … bref, j’essaie de me soigner ! :confounded:

    En tant que commentatrice et, surtout, au vu de ma personnalité, je suis extrêmement attentive à mes propos. Par le passé, dans ma vie IRL, j’ai vécu des malentendus avec des amis parce que je m’étais mal exprimée, et cela m’a traumatisée (peur du rejet, toussa… :no_mouth: )
    Depuis cela, je fais toujours très attention aux mots que j’utilise, à la façon dont je tourne mes phrases, parce que je veux à tout prix éviter de blesser la personne en face. J’ai vraiment à cœur de ne pas avoir l’air de m’imposer, de quelque façon que ce soit.
    Et je parle toujours de ce que j’ai apprécié, de ce qui m’a plu. Comme c’est important pour moi qu’on me le dise, je pense que c’est important pour les autres de le savoir aussi.

    Enfin voilà, je suis bizarre et je suis consciente d’avoir encore bien des progrès à faire !
    Merci pour vos avis très enrichissants !


  • Plume d'Argent

    Je ne vais rien rajouter de révolutionnaire par rapport à ce qui a déjà été dit, mais je voulais souligner que sur PA, nous ne sommes pas des éditeurs, notre rôle doit rester plus modeste et mesuré. Et surtout bienveillant (ce qui n’est pas le boulot d’un éditeur) :smiley_cat:
    Si on arrive déjà à mettre en lumière ce qui nous semble fonctionner bien et moins bien dans un texte, et à le dire respectueusement à l’auteur, sans asséner des “vérités” (oui, ça, c’est insupportable… et clairement pas la bonne façon de faire ! :angry: ), eh bien on aura déjà aidé l’auteur.
    Parce qu’il faut garder à l’esprit que c’est là notre rôle: aider l’auteur à prendre le recul qui lui manque sur son texte, en lui donnant notre ressenti (un peu éclairé) de lecteur “averti”.
    Pour moi, à partir du moment où l’on garde à l’esprit cette posture bienveillante, où on exprime bien un ressenti et où on souligne aussi bien les points qu’on a aimé que les points qu’on pense améliorables, on évite les écueils de la critique qui blesse. (elle peut “piquer” mais elle ne blessera pas…).


  • Plume d'Argent

    J’avoue que chez moi, c’est le côté commenter les textes des autres qui est le plus délicat : je dois souvent réfléchir trèèès longtemps pour être diplomate. Souvent d’ailleurs je préfère ne pas commenter, par peur puisque je ne connais pas la personne derrière le texte. Si c’est quelqu’un que je connais, j’arrive plus facilement à calibrer. Je pense comme vous qu’en fait le mieux ce serait presque d’indiquer exactement quels types de commentaires sont souhaités.

    Je pense aussi qu’un commentaire objectif n’existe pas réellement. C’est très difficile de l’être au final, et j’avoue que je préfère largement quelqu’un qui me donne des termes généraux " Là, le rythme ne va pas" plutôt que " Cette phrase il faut l’écrire comme ça. " (Bon à moins que ce soit un problème de langue évidemment =P )

    Au final comme receveuse de critique, je suis du genre masochiste. Quelqu’un qui ne trouvera rien à redire à mon texte, je trouverais ça très, très, très étrange. Je vis pour la critique. Quitte à décider ensuite si oui ou non je change ( que ce soit par désaccord ou par pure flemme), je préfère connaître exactement les points positifs et négatifs de mon texte puisque mon but c’est de m’améliorer. J’aurais trop l’impression de stagner sinon. Ca ne me fait évidemment pas rien, surtout si je suis fatiguée, mais à dormir dessus, j’en ressors avec une nouvelle motivation.


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