jeune garçon/ jeune fille, jeune homme / jeune femme, ... ?



  • Bonjour/bonsoir plumes et plumettes.
    Je me pose quelques questions au sujet de l’emploi de ces groupes nominaux que nous utilisons bien souvent pour éviter les répétitions.

    J’ai creusé la question et me suis élaborée une sorte de grille. Qu’en pensez-vous ? Cela tient-il la route pour vous ? Voyez-vous les choses sous un autre angle ?

    Alors, je n’y ai pas inclus d’âge pour de très bonnes raisons. La plupart d’entre nous font évoluer leurs personnages dans des mondes alternatifs, voire au cours d’autres périodes de la Ligne du temps – au Moyen Âge, la toute jeune adolescente d’aujourd’hui était considérée comme une femme à partir de ses (13 ?) 14 ans. Pendant la Grande Guerre (14-18), le jeune adulte était vu comme un homme à 18 ans (et Bran Stark se considère déjà comme un homme à tout juste 9 ans… ^^ ).
    Sans parler des utopistes de mon genre qui créent de nouveaux peuples dont l’espérance de vie est plus longue que celle des Hommes (j’ai trouvé une parade pour contrer le problème de surpopulation :angel: ).


    La fameuse grille :

    -Féminin-
    – fillette/petite fille : avant la puberté

    – Jeune fille / adolescente : entrée dans l’adolescence (puberté, développement sexuel…)

    – Jeune femme (jeune adulte) : on vient de sortir de l’adolescence (ou alors on est à la toute fin de l’adolescence).

    – Femme / dame : fin du développement et début du vieillissement + âge moyen où l’on peut devenir mère.

    – femme mûre : âge moyen d’arrivée de la ménopause, âge où la femme a amassez suffisamment d’expériences de vie grâce aux années pour être qualifiée de sage (ne jouons pas sur les mots comme moi certains ne gagnent jamais la graine de la sagesse, tant que vous voyez ce que je veux dire…)

    – grand-mère / vieille femme / vieille dame : âge où l’on a éventuellement des petit-enfants qui ne sont plus des nourrissons.

    -Masculin-
    jeune garçon / petit garçon / (garçonnet ?) : avant la puberté

    – adolescent / jeune garçon (???) : entrée dans l’adolescence (puberté, développement sexuel…)

    – Jeune homme (jeune adulte) : on vient de sortir de l’adolescence (ou alors on est à la toute fin de l’adolescence).

    *-- homme * : fin du développement et début du vieillissement + âge moyen où l’on peut devenir père.

    – homme mûr : âge moyen d’arrivée de la ménopause ( xD , si seulement, un peu de parité, bon sang !), âge où l’homme a vécu suffisamment d’expériences de vie grâce aux années pour être qualifié de sage.

    – grand-père / vieil homme / vieux monsieur : âge où l’on a éventuellement des petit-enfants qui ne sont plus des nourrissons.


    Mon problème est ce jeune garçon… Après un retour de @Flowrale et @Rachael , j’aurais maintenant tendance à le laisser dans la phase enfance… voire en tout TOUT début d’adolescence/puberté… Mais du coup, quel autre mot employer pour le cœur de l’adolescence ? (À savoir que pour moi, un jeune homme doit au minimum être en fin d’adolescence.)

    Voili, voilou !
    :pancakes:



  • Il est vrai que c’est plus compliqué pour les garçons…

    Pour l’adolescence, je dis garçon et c’est tout, je n’ajoute pas jeune, et selon moi, “jeune garçon” correspond bien à l’adolescence, pas à l’enfance(Par contre pour les adolescents, là je peux dire les jeunes (tout court)), et pour petit garçon, je dis petit garçon :-) ou garçonnet entre 3 et 6 ans environ.



  • Très intéressant ! Je passe mon temps à me creuser la tête dans mes projets qui regorgent d’enfants de tout âge !

    Mais je ne suis pas d’accord sur le fait que c’est plus compliqué pour les garçons, @Aranck. Car comme tu le dis, pour les garçons, on peut utiliser le joker Le garçon qui, à mon sens va de la petite enfance à la fin de l’adolescence sans problème. Juste après petit garçon, ou garçonnet (qui est un peu désuet).
    Or, pour les filles, on n’utilise pas La fille. En effet, ça évoque plutôt une jeune femme, avec une connotation légèrement péjorative, mais pas une fille avant l’adolescence. Je peux vous dire que pour Prune, pas encore adolescente mais plus “petite fille” non plus, je me suis bien pris la tête ! J’ai cédé à contrecœur à Fillette, une ou deux fois, mais ça ne me satisfaisait pas car ça fait trop petit.
    En effet @Lily, je ne pense pas que fillette/petite fille couvre jusqu’à l’adolescence. Et il y a donc un trou dans la raquette !

    De mon côté, j’utilise adolescent/adolescente très tôt ( à partir de 11 - 12 ans), en particulier quand j’évoque des préoccupations en lien avec le changement d’état d’esprit de cette période, ou pour marquer la différence avec un enfant plus jeune. @Dan, dans un de ses retours, me disait qu’elle trouvait que c’était tôt, mais pour avoir une fille de 10 et des brouettes, les changements commencent tôt !

    Et sinon, pour moi, jeune garçon évoque plutôt un jeune ado (comme @Aranck donc) qu’un garçon plus jeune. Mais je ne l’utilise pas : il ne me vient tout simplement pas.
    Quant à jeune fille, je le trouve un peu connoté “prout prout/bonne famille”.

    Il y a un autre joker : enfant. Plus facile à utiliser au pluriel mais je crois avoir utilisé “L’enfant” pour fille ou garçon dans Prune et dans Starsailors. Uniquement dans la narration, pas dans les dialogues, car il peut faire un peu littéraire.


  • Plume d'Argent

    Je rebondis sur la dernière phrase d’Isapass pour “enfant”. J’aime bien l’utiliser dans les dialogues car je trouve que ca rajoute une touche très affective. Cependant, je crois que j’utilise plus le mot “gamin” dans les dialogues. Tout de suite j’imagine un grand-père, qui appelle son petit-fils pour qu’il vienne le voir.

    Désolé c’était un tout petit apport de ma part.



  • Pour 11 12 ans, j’utilise aussi le jeune adolescent


  • Administratrice

    @Isapass c’est vrai que les filles sont plus précoces que les garçons ! Mais je compare à l’anglais où l’adolescence concerne les années “teen” c’est à dire de treize à dix-neuf ans, ce qui me paraît être une bonne mesure. Parler d’adolescente à dix ans ça me semble quand même un peu prématuré, parce que comme @Lily je trouve qu’il y a une notion de puberté là-dedans et on est quand même rarement pubère à dix ans xD

    Après effectivement fillette/petite fille peut faire un peu petit pour dix ans, mais jeune fille me semble convenir ? Je conçois que “préadolescente” soit pas un terme très glamour pour un roman :p



  • Je trouve que ‘‘jeune garcon’’ peut coller à un adolescent, peut-être plutôt de 12, 13, 14 ans, puis ‘‘jeune homme’’ pour la fin de l’adolescence, seulement si le personnage est assez mature… D’ailleurs c’est plus une question de maturité que d’âge , non ? C’est vrai que c’est tellement relatif à l’époque.
    Reste le choix d’utiliser les ‘‘categories’’ de l’époque’ mais ça me semble compliqué, par exemple le Moyen-Âge, cela peut perdre le lecteur… Et en même temps ça peut être hyper intéressant. Il faut pouvoir faire ressentir cette différence fondamentale entre l’âge et le statut, différent d’aujourd’hui…



  • En ce qui me concerne, j’utilise très souvent garçon tout seul pour parler de l’adolescence entre 11 et 14 ans, surtout que je trouve que les garçons sont à cet âge-là assez immatures et méritent donc bien ce qualificatif. Mais je trouve que selon le point de vue que l’on veut donner, ou selon le narrateur, jeune homme passe aussi. Par exemple sur la même personne de sexe masculin de 13 ans, un adulte peut ne voir qu’un garçon immature et encore dans l’enfance tandis qu’une jeune fille de son âge amoureuse verra plutôt déjà un jeune homme.



  • Bon alors, pour apporter ma contribution au débat, je dirai d’abord que je suis globalement assez en accord avec la grille de @Lily.

    On avait déjà eu matière à réflexion avec @Isapass au sujet de fillette/jeune fille
    Je suis d’accord avec elle que c’est plus riche pour les hommes, vu qu’on peut utiliser garçon, alors qu’il est plus difficile (voire impossible) d’utiliser fille sans connotations…

    Adolescent, pour moi, ça marque vraiment quelque chose de l’ordre de la fin de la rupture et donc ça peut dépendre des individus : à 11 ans, telle fille sera déjà entrée dans une phase de changements physiques ou psychologiques (début de puberté ou début de prise d’autonomie), alors qu’une autre ne le sera pas. Pour la première j’emploierai volontiers adolescente, mais pas pour l’autre.
    Donc de ce côté, je trouve la grille de Lily bien adaptée.

    Pour la différence jeune fille/jeune femme, je dirais que ça tient à l’âge mais aussi à une certaine maturité: pour disons ma fille de 16 ans (exemple pris au hasard… :laughing: ), je pense naturellement à elle comme à une jeune fille, mais quand je la vois conduire, réviser le bac, passer des concours, commencer à discuter politique, eh bien je tends à penser plus à elle comme une jeune femme. Pour moi, il y a donc l’âge mais aussi l’attitude.
    Dans le machin que j’écris en ce moment, j’ai deux personnages féminins, qui sont a priori environ du même âge, mais j’ai une jeune fille et une jeune femme, ce qui pour moi correspond à une différence de maturité entre les deux (mais peut-être que je serai la seule à comprendre la différence…)

    Enfin pour jeune garçon, je ne le vois pas tout à fait comme vous @Aranck et @Isapass, mais plutôt comme plus jeune, avant l’adolescence. Pour un adolescent, j’aurais plus tendance à utiliser garçon que jeune garçon (puisqu’on peut, profitons-en). Et pour un grand adolescent, jeune homme.

    A l’autre bout du spectre, j’aime bien utiliser le vieux, la vieille, qui sont moins respectueux, mais peuvent bien aller selon le contexte. L’ancêtre aussi, mais c’est un mot épicène, alors pas à s’inquiéter de la distinction homme/femme…

    J’ajoute qu’il me semble qu’il ne faut pas non plus abuser de ces termes au risque d’une certaine lourdeur dans le texte. Le prénom du personnage peut être utilisé sans limites ou presque (pas toutes les lignes, on est d’accord…), et ensuite le pronom il ou elle.



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  • @dan Non, je suis d’accord, je n’utilise pas adolescente pour 10 ans, je ne considère d’ailleurs pas ma fille comme telle, mais je sens se pointer la fameuse crise à vitesse grand V ! D’ailleurs, je lui ai donné deux ans de plus dans Starsailors (le personnage inspiré d’elle) et “l’adolescente” m’est venue sans réfléchir !

    @Rachael je suis d’accord avec toi tant que tu ne parles que d’un personnage à la fois. Mais dans une scène où tu expliques les actions de plusieurs personnages, le il ou elle ne tient plus car il faut repréciser, et si tu répètes le prénom tout le temps, c’est quand même pas terrible et tu cherches vite un qualificatif pour varier. Or, pour les adultes, tu peux parfois biaiser en citant leur métier ou une caractéristique distinctive (le bandit, le capitaine, le roi…), mais pour les enfants, c’est plus compliqué. D’où les garçons, fillette et autre adolescent.

    @Olga-la-Banshee je vois ce que tu veux dire : c’est vrai que c’est risqué, même dans du médieval, d’écrire “la jeune femme” pour quelqu’un de 14 ans. On risque de perdre le lecteur. Ou alors il faut vraiment qu’elle soit mariée et enceinte ! Ou une aventurière émancipée ou un truc comme ça !

    @Flowrale : Ouiiiiii moi aussi j’ai une affection particulière pour gamin ! Mais en effet, ça ne marche que dans les dialogues, et encore, pas pour un perso qui utilise un langage châtié.



  • @Isapass : ben t’as qu’à pas avoir 36 personnages, aussi ! :rofl:

    @flowrale : moi aussi j’aime bien gamin. Ca peut passer ailleurs que dans des dialogues, parfois.

    @Mouette : oui, remarque très pertinente ! C’est sûr que quelquefois, le qualificatif dépend du point de vue. Dans ton exemple, jeune homme, c’est plus valorisant que garçon



  • @rachael C’est vrai que ça m’épargnerait quelques tracas, mais alors je n’aurais plus toutes ces jolies marionnettes à torturer, tuer, faire tourner en bourrique… bref, satisfaire tous mes instincts les plus bas !



  • Il me semblerait intéressant de voir aussi les groupes nominaux “neutres”. Pourquoi toujours genrer les personnages ? Enfin, c’est un gros débat, mais il est parfois intéressant (au moins au début d’un texte) de décrire une silhouette neutre.


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