Quand nos personnages de fiction rejoignent la réalité...


  • Plume d'Argent

    Nos histoires sont peuplées des personnages que nous imaginons.
    Parfois nous les créons de toutes pièces.
    Parfois ils nous sont en partie inspirés par des personnes de notre entourage plus ou moins proche.
    Parfois ils sont l’exacte copie de personnes rencontrées, côtoyées, choyées ou détestées (oui, parce qu’il ne faut pas oublier que la notion de personnage englobe aussi bien les protagonistes que les antagonistes).

    Mais où est-ce que je veux en venir ? :thinking:

    A cet instant où la fiction rejoint la réalité et la dépasse parfois. :rocket:

    Je m’explique : dans le projet que je viens de finir, la maman de mon héroïne a été inventée de toutes pièces. Pour son papa, je me suis quelque peu inspirée du mien en étant parfaitement consciente de ce que je faisais.

    La visite toute récente de mes parents a eu l’effet d’un électrochoc :electric_plug: : la maman de mon texte est l’exacte copie de la mienne :astonished:. Moi qui pensais en être à mille lieux, j’avoue avoir du mal à m’en remettre :upside_down:. C’est d’autant plus difficile à admettre que je n’ai pas été tendre avec ce personnage et ne lui donne pas le beau rôle : elle parle tout le temps jusqu’à noyer les autres sous ses paroles et à ne pas les laisser en place une, elle est très critique, négative et rabaisse un peu (beaucoup) sa fille par rapport à ses choix (de ce côté-là, ça reste encore de la fiction fort heureusement)…

    Suite à cet épisode plus que troublant, plusieurs questions me sont venues à l’esprit et j’ai eu envie de les partager avec vous :

    • est-ce qu’inconsciemment nos personnages sont le plus souvent construits d’après ce qu’on observe dans notre entourage ?
    • comment gérer le fait qu’un de nos proches puisse se reconnaître à travers nos mots ? va-t-il comprendre que le trait a été forcé ? qu’on ne cherchait pas à lui nuire ?
    • nos personnages sont-ils un moyen d’évacuer certaines choses, de manière conscience ou inconsciente ?
    • comment faire pour voir la vraie personne qu’on a en face de soi et pas le personnage qu’on a côtoyé pendant des mois et des mois d’écriture ?
    • est-il possible de se détacher réellement de nos connaissances pour créer un personnage ?

    Avez-vous eu des expériences similaires ?



  • C’est amusant que tu aies “créé” ta mère sans t’en rendre compte ! :p
    :white_flower: Je pense sincèrement que nous construisons nos personnages, consciemment ou non à partir de nos “bases de données personnelles” quelles soient imaginaires (livres, films, tableaux…) ou bien réelles (les personnes que nous côtoyons ou avons côtoyées ) Mais à mon sens, c’est normal, notre cerveau fait une tambouille avec tout ça et ensuite on sort de l’imaginaire. Je ne crois pas à l’écrivain qui aurait une inspiration divine tout seul dans son coin. C’est mâchonnant la matière de tout ce que nous voyons, vivons que nous arrivons à créer du nouveau. Rien ne se perd, tout se transforme, mais à la base, il faut quand même de la matière, et dans ton cas, ta mère! :D Et oui, le plus souvent, nos histoires et personnages sont créés par ce qui nous marque le plus…

    :white_flower: A mon avis, il ne faut pas dire : c’est toi. Parce que ce n’est pas vrai. Dans mon cas, à la base, je me suis clairement inspirée de ma belle-mère pour créer Steren dans le Vieux Pays de mes Ancêtres. (à l’époque nous avions beaucoup de griefs…), puis, je l’ai mixée avec mon grand-père décédé (que j’adorais) et à la fin du roman, j’aurais du mal à dire à qui j’ai pensé. Non, en fait, j’ai pensé à Steren, tout simplement. Elle n’existe pas. Ce n’est pas ma belle-mère, et ce n’est pas mon grand-père. C’est Steren, un personnage, et le seul endroit ou il existe c’est dans mon imagination et dans celle des lecteurs. POINT Si on vient te chiner à ce sujet, soit tu reste catégorique sur le caractère imaginaire de tes personnages, soit en fonction de la personne, tu admets, que tu as pris un trait de caractère mais que le reste n’a absolument rien à voir.

    :white_flower: Je ne saurais pas te dire si ça sert à évacuer quelque chose. Peut-être, ou pas. Je sais juste que ça me fait plaisir d’écrire.

    :white_flower: Je pense qu’il faut vraiment dissocier les choses. Personnage et personne IRL. Peut-être es-tu encore sous le choc de cette révélation, mais oui, il FAUT faire la différence. Comment ? J’avoue que je ne saurais te dire, chez moi ça se fait tout seul, peut-être que les autres plumes auront d’autres astuces à ce niveau là.

    :white_flower: Comme je le disais plus haut, je ne pense pas que ce soit complètement possible, à part Jeanne d’Arc :p notre inspiration ne vient pas de nul part mais de ce qu’on donne “à manger” à notre imagination. Il y aura forcément quelque part quelque chose qui ressemblera à quelqu’un qu’on connaît, et ce, même par hasard. Il m’est déjà arrivé de créer un personnage puis, plus tard de me dire: Tiens ! Trucmuche a le même trait de caractère que lui! Mais ce n’est pas parce que tu décides que ton personnages es jaloux que tu t’es forcément inspiré d’un de tes ex jaloux. ça peut être aussi une coïncidence. Et ce n’est pas grave ! Tout ce que tu créeras aura forcément des similitudes avec quelque chose soit de réel, soit de fictif.
    Par exemple, l’autre jour nous sommes allés au cinéma “au hasard” et nous sommes tombé sur “Brume” avec Romain Duris, et bien mon homme s’est retourné vers moi au milieu du film et m’a dit “C’est ton histoire” celle que j’avais écrite pour le speedwritting d’Halloween il y a un an et demi. En fait, ce n’était pas mon histoire, mais c’était plutôt le même décor. (Brume dans Paris, confusion, apocalypse ou pas, on ne sait pas trop)
    Mais ce n’est pas forcément parce qu’il a lu mon truc et qu’il m’ a piqué mon idée. (bon, une petite part de moi y a pensé mais soyons un peu réalistes…) Non, Je sais pertinemment que je me suis inspiré de Barjavel, peut-être que le scénariste a fait de même? et que nos tambouilles imaginaires ce sont rapprochées au moment de la création de nos histoires?

    Dans tous les cas, je pense qu’il ne faut pas trop se prendre la tête quand on écrit. Si ça peut servir à extérioriser des choses, tant mieux, mais n’oublions pas que tout ce que nous écrivons n’est QUE fiction.


  • Plume d'Argent

    @cliène Intéressant !
    De mon côté, je ne me suis encore jamais aperçue après coup qu’un de mes personnages était le portrait de quelqu’un de proche. En effet, si c’est involontaire, ça doit être troublant ! Peut-être que c’est le cas et que je devrais me relire plus attentivement ? Je découvrirais peut-être des similitudes :)
    (Par contre, il m’est arrivé d’écrire une scène et de m’apercevoir ensuite que c’était largement autobiographique.)

    En revanche, j’admets volontiers que je m’inspire parfois de proches volontairement. En particulier pour les enfants. J’estime ne pas être toujours capable de savoir comment réagirait un enfant, en fonction de son âge, et conformément à sa personnalité si celle-ci est forgée de toutes pièces. En me basant sur les enfants que je connais très bien, je peux juste me demander “Comment réagirait-elle/il dans cette situation ?” et je pense que ça aide beaucoup à la cohérence.
    Ainsi, ma Prune des Grandes personnes ne comprennent rien toutes seules était déjà pas mal inspirée de ma fille. J’ai réitéré dans Starsailors où mes cinq personnages principaux sont carrément calqués sur mes deux enfants et mes trois neveux (physique ET personnalité. J’ai juste changé leurs noms). Vu la difficulté de gérer cinq personnages principaux, ça m’aide énooooormément ! Et puis comme ils ont tous les cinq des personnalités assez fortes et différentes, c’était même le point de départ de cette fiction : je voulais les mettre dans une histoire.

    Ils se trouvent qu’ils connaissent l’histoire (ce qui en est écrit, du moins), et l’ont même lue pour les trois plus grands. Evidemment ils se sont reconnus très facilement. L’aîné, qui a 12 ans, prend du recul et quand j’en parle avec lui, il dit soit “Tancred” (le nom du personnage qui lui correspond) soit “mon personnage”. En revanche, ma fille et son cousin du même âge (10 ans), disent carrément “je” : “Qu’est-ce que je vais faire ensuite ?” ou “pourquoi j’ai dit ça ?”… Je surveille donc attentivement qu’ils ne s’identifient pas trop, parce que je ne voudrais pas qu’ils soient trop touchés si je fais arriver quelque chose de dur à “leur” personnage, ni qu’ils croient que je les vois négativement si je leur fais piquer une colère ou être jaloux ou autre… Donc régulièrement, je leur réexplique que ce sont des personnages et pas vraiment eux.
    L’autre jour, mon neveu de 10 ans m’a appelée pour me faire des suggestions pour la suite de l’histoire :) J’ai trouvé ça trop mignon ! Comme par hasard, ça concernait “son personnage” et une scène qui était plutôt en sa faveur ;)



  • Ah tiens, alors j’ai réalisé l’autre jour que malgré mes 30 personnages, aucun ne ressemble à des proches, mais alors, aucun. Je pense que je m’inspire malgré moi de personnages de fictions, issus de livres, films ou animes. J’ai par exemple un personnage franchement proche de Mélisandre de GoT, alors que c’est le personnage qui m’intéresse le moins, c’est ballot.

    Bon, après si je partais sur un récit réaliste, ça changerait peut-être la donne. J’ai beaucoup de mal à projeter ma mère dans du fantastique ahahahah !


  • Plume d'Argent

    Quand j’étais adolescente, et même jeune adulte, je n’avais que des protagonistes masculins. Je craignais que les personnages féminins me ressemblent, alors ils étaient très effacés et avaient peu de personnalité. Ou alors je prenais une sorte d’archétype : la mère aimante (et effacée), par exemple.
    Aujourd’hui encore, mes personnages féminins sont moins développés que les masculins, parce que je ne trouve ni en moi, ni dans mon entourage, des modèles féminins suffisamment marquants. Mais je me soigne.
    Je ne m’inspire jamais de mes proches, et si je prends des modèles dans la réalité (ou même dans des fictions), je fais des mélanges : un personnage a plusieurs modèles.
    Il ne m’est jamais arrivé de découvrir qu’un des mes personnages ressemblait malgré moi à une personne de mon entourage.
    Pour leur aspect physique, il m’est arrivé de prendre des modèles réels et de donner à des personnages une apparence très ressemblante. Il m’est également arrivé plusieurs fois de prendre une photo avec une pose et un éclairage particuliers. Dans ce cas, quand je vois d’autres images de mon modèle, je me rends compte que finalement, le personnage ne lui ressemble pas vraiment. Aujourd’hui, je suis le même principe que pour les caractères : plus d’un modèle par personnage et je fais un mélange.



  • Pour ma part, mes modèles d’inspiration sont clairement mes amis, ou du moins, des facettes de la personnalité de certains amis. Après, pour ne pas les laisser trop disparates, je leur donne du liant bien à eux pour expliquer les différents facettes. Mmmh… Je ne sais pas si c’était très clair.
    En tout cas, quand je fais lire à des amis les passages de présentation des personnages, personne ne dit “oh ! ça ressemble à machin !” du coup, je pense que j’arrive à doser.
    Mais ça c’est pour les protagonistes.

    C’est plus difficile pour moi de décrire les antagonistes et à fortiori de m’inspirer de personnes que j’aime pour écrire des antagonistes, et ce même si un “méchant” a toujours de bons côtés. Je pense que j’ai surtout peur de ne finir par voir que les défauts de mes proches si je fais ça… Alors, je stagne un peu ^^


  • Plume d'Argent

    @cliène ton topic est super intéressant parce que j’ai vécu cette situation plusieurs fois.
    Dans l’un de mes récits, Brume, l’un de mes personnages est clairement inspiré d’un ami à moi. Ce n’était pas volontaire. Sauf que le perso en question est cash, indélicat et cynique. Et il ressemble beaucoup à cet ami, que j’adore pourtant. Je ne lui en ai jamais parlé, parce que je en discute en général pas de mes écrits avec lui. J’ignore si cette situation arrivera un jour, mais je pense qu’il me faudra assumer cette question !
    Pour ce qui est d’extérioriser les choses consciemment ou non, je pense que si en me relisant je me suis directement aperçu de cette ressemblance, c’est que j’en avais besoin. On a eu une relation compliquée pendant longtemps (il me disait des choses très blessantes parfois) mais qui s’est amélioré du jour au lendemain lorsque j’ai fini par lui dire ce que je ressentais. Je pense donc qu’il faut se dire que même si un proche apparaît à sa manière au travers d’un personnage, il y a une raison. Le tout est de savoir le gérer mais c’est difficile selon la situation xD


  • Journaliste PAen

    Bon décidément en ce moment y a plein de topics trop bien dans cette section :heart_eyes:

    @cliène a dit dans Quand nos personnages de fiction rejoignent la réalité... :

    est-ce qu’inconsciemment nos personnages sont le plus souvent construits d’après ce qu’on observe dans notre entourage ?

    Si c’est inconscient, par définition, difficile de l’affirmer mais à titre personnel, j’en suis convaincue. Et justement ce n’est pas ce qu’on “observe” qui vient nous influencer ; quand on observe on est actif, on remarque des traits de caractères, des attitudes… mais l’inconscient, lui, absorbe une quantité d’infos bien plus subtiles, et ce dès l’enfance !
    Quoique perso, mes personnages me ressemblent un peu à moi, pas trop aux autres, à part quelques cas particuliers. C’est plus une ambiance, des types de relation qui me sont familières que j’ai glissées dans mon histoire.

    comment gérer le fait qu’un de nos proches puisse se reconnaître à travers nos mots ? va-t-il comprendre que le trait a été forcé ? qu’on ne cherchait pas à lui nuire ?

    Alors la question se pose pour moi depuis un bon moment :'D Parce que voilà, je me suis assez vite rendu compte que dans mon histoire, il y a plein de figures paternelles. Et pendant la rédaction il y a eu une période où c’était très compliqué avec mon père, d’ailleurs même avant, 'fin bref, le truc c’est que je sais que certains personnages lui ressemblent par certains aspects. Je sais que comme j’étais en colère contre lui j’ai pu un peu dénoncer ses travers via des personnages.
    Mais en fait c’est quelque chose qui m’a aidée sur le long terme, et maintenant ça va beaucoup mieux. Simplement ben je redoutais un peu de lui faire lire mon histoire, alors qu’il était plutôt partant, parce que c’est à la fois plein de reproches et plein d’amour aussi et les deux me gênent également. Mais là maintenant ça y est, c’est fait, il a commencé à lire donc on va bien voir, haha ^^

    nos personnages sont-ils un moyen d’évacuer certaines choses, de manière conscience ou inconsciente ?

    Du coup : oui ! (bien sûr ils ne sont pas que ça. Moi je les crée d’une manière très instinctive et je pratique une forme d’écriture-thérapie donc je suis consciente que j’évacue plein de trucs, volontairement ou non. Mais un jour, j’écrirai aussi sans doute des histoires où je mettrais un peu moins de tripes et un peu plus de réflexion ^^)

    comment faire pour voir la vraie personne qu’on a en face de soi et pas le personnage qu’on a côtoyé pendant des mois et des mois d’écriture ?

    Alors ça, par rapport à mon père et ce que je disais plus haut, absolument aucun problème. Ah si, attendez ! Un jour il m’a sorti presque mot pour mot une phrase qu’Azar dit à Endrin. Ça ça a été vraiment, vraiment troublant. Dans le bouquin : “Je ne suis peut-être pas ton pappa, mais tu n’en es pas moins ma petite fille.” et dans la vie : “Je suis ton papa et tu restes ma petite fille.” HAHA. Sur le moment j’ai complètement beugué xD
    Mais en dehors de cette anecdote qui me fait plus sourire qu’autre chose, je n’ai jamais eu de problème avec ça. Je comprends quand même la crainte mais je pense que ça m’arriverait seulement si je prenais quelqu’un de mon entourage et que j’en faisais directement un personnage. Je veux dire, par exemple, Azar ne ressemble à mon père que par certains côtés. Mais par contre, un jour, j’avais voulu écrire un truc et j’avais pris pour protagoniste un garçon de ma classe de prépa qui me fascinait complètement ; eh ben, j’ai dû vite arrêter. C’était trop bizarre de me demander “bon et là comment il réagirait ?” et de lui dire bonjour mine de rien le lendemain.

    est-il possible de se détacher réellement de nos connaissances pour créer un personnage ?

    La fervente adhérente à l’idée d’inconscient que je suis dit : non, croire ça c’est une illusion :p La personne un peu plus nuancée que je peux être aussi dit : c’est possible en partie, tout dépend du but qu’on poursuit et de l’état dans lequel on se trouve. Dans l’apaisement, je pense que c’est possible. Si on a des choses à régler, des trucs qui nous hantent, ça me paraît nettement plus difficile.


  • Plume d'Argent

    @cliène a dit dans Quand nos personnages de fiction rejoignent la réalité... :

    est-ce qu’inconsciemment nos personnages sont le plus souvent construits d’après ce qu’on observe dans notre entourage ?

    Je pense que l’on part et que l’on parle forcément de ce que l’on connait. En tous cas au départ. C’est compliqué de partir de rien. Perso je part clairement de personnages que je connais ( mes enfants, mes parents, des collègues, des joueurs à moi), puis je m’en éloigne au fur et à mesure.

    comment gérer le fait qu’un de nos proches puisse se reconnaître à travers nos mots ? va-t-il comprendre que le trait a été forcé ? qu’on ne cherchait pas à lui nuire ?

    Tout ceci n’est que fiction, toute ressemblance avec la réalité serait fortuite. PS : Je t’aime quand même
    Tu sais, comme dans les séries du samedi soir à la une :)

    nos personnages sont-ils un moyen d’évacuer certaines choses, de manière conscience ou inconsciente ?

    Certainement. A quoi sert d’écrire, si ce n’est vivre une autre vie par procuration… Enfin moi c’est l’impression que j’ai . Je suis presque jaloux de mes perso des fois :D

    comment faire pour voir la vraie personne qu’on a en face de soi et pas le personnage qu’on a côtoyé pendant des mois et des mois d’écriture ?

    Il faut être bipolaire, ça aide ;)

    est-il possible de se détacher réellement de nos connaissances pour créer un personnage ?

    C’est nécessaire je pense. Sinon les perso vivent notre vie. Si les perses vivent des aventures extraordinaires, ce ne sont plus nos connaissances, ce sont nos perso. Après s’ils ont des traits de caractère communs, c’est pas gênant


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