La qualité d'écriture ne fait pas l'édition


  • Plume d'Argent

    @horizon oui, pour ma part, écrire à cette finalité. Mais ça ne signifie pas avoir l’envie ou la nécessité d’être édité.

    Aujourd’hui, il y a des plateformes de publication (PA forever oui xD), tu as l’embarras du choix. Moi, ça me suffit amplement et je ne partage pas tous mes textes. Je garde certains pour moi, alors que je prends plaisir à en partager d’autres ici. Après, oui l’édition est une finalité tout à fait compréhensible et légitime, mais ce n’est pas la seule possibilité, il en existe plein d’autres !



  • @horizon, je pense que tu n’as pas totalement tort, mais je garde l’espoir qu’une grosse partie du choix soit portée sur le manuscrit et ce qu’il fait ressentir ^^


  • Plume d'Argent

    Polpi !
    Je viens y mettre ma graine parce que j’ai vu des trucs qui m’ont un tit peu fait grincer des dents, moi qui travaille dans le milieu du livre… (libraire à mon compte plus précisément).

    Je peux comprendre qu’on soit frustré/en colère/blasé du système du livre actuel, qui à bien des égards ne correspond plus à la dynamique de lecture et d’écriture qui se développe en France (coucou les 80% de français qui écrivent !). Mais avant de râler, tempêter, s’emballer, il est important je pense d’avoir à l’esprit 1. le circuit de vie d’un ouvrage, et 2. le fait que le marché du livre est juste submergé de production. Personnellement je ne travaille que 5 rayons (BD, Manga, Culture Asiatique, Littératures de l’imaginaire, Jeunesse) et je fais face à quelques 500 à 800 titres qui paraissent tous les mois.
    Oui. Autant.
    Et ma boutique ne fait que 40m². Donc autant vous dire qu’il faut arriver à choisir entre 1. les bouquins qu’on est sûrs de vendre et qui vont nous faire notre fond de caisse pour le mois, 2. les nouveautés qui vont plaire à notre clientèle (et à nous !) et 3. les petites perles ou trucs bizarres qu’on va prendre quand même parce qu’on les trouve intéressantes.
    Et ça, ce n’est que dans mes domaines sur un mois considéré comme normal (pas Angoulême ou Japan Expo, pas rentrée littéraire, pas fin d’années…).
    A l’heure actuelle, la durée de vie d’une nouveauté mise en avant, c’est 3 semaines.
    Nous on arrive a faire un turn over d’environ 2 mois et demi avec un système de mise en avant dégressif, mais ça ne marche que lors des mois normaux. En octobre de l’année dernière, le nouvel Asterix est resté en place 1 mois, mais les autres grosses sorties n’avaient de la place que pour rester 2 semaines. Je vous raconte pas la galère.

    800 bouquins par mois me direz vous… pas grand chose ?
    En réalité c’est entre 4000 et 8000 livres toutes catégories confondues qui sortent tous les mois. Sur un mois dit normal… vous imaginez le boulot de fou qu’il est nécessaire de faire pour en arriver là ?
    Parce que la vie d’un livre, c’est pas uniquement le fait de l’écrire, même si c’est le premier pas, et le plus important !

    1. L’Ecrivain. Il écrit le livre, la matière première. Il y met du temps, de l’énergie, de l’amour, et plus tard, s’il est édité, il y consacre des salons, des rencontres scolaires, du travail en plus pour faire des suites… il va toucher entre 5 et 10% du prix de vente publique TTC et très souvent iel a une source de revenue à côté.
    2. L’Editeur. Il façonne l’objet livre. C’est lui qui va lui donner sa forme reliée qu’on va trouver ensuite sur nos étagères. Mais il fait aussi la correction, la mise en page, le travail autour du texte avec l’auteur, la couverture, la programmation de la sortie, le lancement, et il prend le risque financier puisqu’il créer les livres à perte (et parfois même faire une avance financière à l’auteur !) en espérant se rembourser sur les ventes. Ventes dont il touche environ 25% PVPTTC
    3. L’imprimeur, qui lui va donner vie à l’ouvrage en lui donnant une présence physique. Il est rémunéré par l’éditeur.
    4. Le distributeur, qui lui va s’occuper de tout ce qui est promotion du livre, diffusion (présentation aux représentants et aux libraires, campagne de presse, mise en place, organisation des salons etc) mais aussi distribution (gestion des commandes des librairies, conditionnement, envois, réception et gestion des retours, gestion des stocks, comptabilité à répartir entre les éditeurs qu’il distribue, facturation des libraires) et qui touche environ 35% du PVPTTC
    5. Le libraire, qui lui va le mettre en rayon, prendre un risque financier en le faisant (si jamais le livre se vend pas, s’il arrive abîmé etc), payer les frais de port allé et retour pour sa boutique, le travailler auprès de sa clientèle, le lire lorsqu’il va arriver (eh ouais, on a pas les romans avant…), faire les mises en avant, les ventes, assurer la vie et le rayonnement de l’ouvrage, et qui touche environ 35% du PVPTTC avec quoi il va devoir payer toutes ses charges et essayer de manger.
    6. Le lecteur ! Qui va acheter le livre avec ses tits sous et qui a en général un budget livre de 20€ pour les enfants-ado, 40-100€ pour les jeunes adultes et 100-150€ pour les adultes lambda. Par mois. Sachant qu’en moyenne un grand format coûte 25% PVPTTC et un poche 8€ PVPTTC… (et ne me parlez pas des bibliothèques ou des CDI, iels me bouffent 15% de ma marge. Oui oui de ma marge. Quand on vend à une bibliothèque, on fait entre 15 et 17% de marge sur le livre)

    Bien sûr mes % sont des moyennes. Ca varie en fonction de la grosseur de la maison d’édition, de la librairie, du distributeur… nous on est plutôt à 32%.

    Je pense qu’en voyant ça on comprend mieux pourquoi est-ce que les maisons d’édition refusent souvent des manuscrits :

    1. Elles sont submergées par les envois et ont du mal à suivre le rythme. Voire mettent parfois en place des mesures drastiques pour faire le trie.
    2. Elles prennent des risques financiers assez conséquents pour chaque ouvrage, et aux vues de l’encombrement du marché, elles sont obligées de faire mouche.
    3. Chaque ouvrage hors ligne éditorial est un risque qui devra être couvert par deux ou trois livres en ligne éditoriale, ce qui demande réflexion.

    D’où mon conseil dans jesaisplusquelposte de participer aux AT pour se faire connaître.

    L’autoédition apporte beaucoup de choses, tout comme l’écriture : chacun y voit sa finalité, ses envies, sa façon de faire.
    Mais si on s’autoédite pour faire des sous, il faut bien avoir conscience qu’on va devoir endosser le rôle de TOUS les acteurs de la chaîne du livre qui suivent le point 1 (bon sauf le 6 =D ). Pas d’autoédition sans travail et engagement derrière donc ‘.’

    Personnellement j’écris pour le plaisir, sans prétention aucune d’aboutir à une édition, même si j’aimerai bien et m’amuserai beaucoup de me vendre secrètement à mes clients, et que je planche sérieusement sur la Plateforme avec @Danan-Omeci parce que son rêve a elle c’est de vivre de sa plume.
    Comme il a été si bien dit, la finalité de son écriture se trouve finalement en chaque écrivain, et un livre (l’objet livre s’entend) étant fait pour être lu par d’autres personnes, il faut aussi savoir, je pense, accepter le fait d’être jugé par les lecteurs et par ses pairs, et de ne pas plaire.

    Voilà, c’était peut-être hors sujet, mais ma journée a été longue, pénible, et j’avais besoin de mettre deux trois trucs au clair XD

    Des bisous !


  • Plume d'Argent

    @vava-omete Très intéressant d’avoir ta vision !


  • Plume d'Argent

    @Isapass merci é.è
    Toutes mes excuses si le ton est sec d’ailleurs, je ne me rend pas bien compte.
    J’ai édité mon message pour rajouter le paramètre “lecteur” dans la boucle aussi, puisque c’est lou (neutre de “lui”) qui est finalement le moteur de tout ça, aussi bien la raison pour laquelle l’objet livre est créé que le moyen de le financer au final…


  • Administratrice

    T’excuse pas, @Vava-Omete ! Ton témoignage est très intéressant :D Ca ne fait jamais de mal de mettre un peu les choses en perspective :smirk:



  • @vava-omete je plussoie seja, ne t’excuses pas ! c’est hyper intéressant ! (je trouve pas le ton sec, c’est juste un exposé organisé et clair, merci d’avoir pris le temps de l’écrire) :tulip:



  • @Vava-Omete merci pour toutes ces précisions très claires et très utiles!
    J’avoue que je n’avais absolument pas conscience de la lourdeur et de l’encombrement du circuit du livre… c’est important de pouvoir remettre les choses en perspective.


  • Plume d'Argent

    Merci beaucoup de ton témoignage !

    Pour ça, ya aussi un strip de Maliki qui est aussi très bien pour expliquer un peu le circuit de l’édition :

    http://maliki.com/strips/a-croisee-chemins/


  • Plume d'Argent

    Vava, merci pour cet éclairage. Moi non plus, je n’avais pas conscience de la situation.
    Avec 4000 à 8000 livres qui sortent tous les mois, je me demande comment on arrive à vendre chacun d’entre eux en nombre suffisant pour assurer un minimum de rentabilité…
    Ça explique pourquoi il y a tellement de nouveautés dans les librairies qu’on ne sait plus où donner de la tête, et en tant que lecteur, on est aussi amené à sélectionner très rapidement ce qu’on va acheter ou reposer sur le rayon, faute de temps. Donc là aussi, plus l’offre est abondante, plus la sélection risque d’être impitoyable…

    Finalement, une question fondamentale demeure : comment se fait-il que certains livres de qualité médiocre aient du succès alors que les bons auteurs ne sont pas forcément appréciés à leur juste valeur ? Qu’est-ce qui fait le succès d’un livre ?



  • @vava-omete merci pour ces éclaircissements. Mais lorsqu’on écrit souvent c’est par passion et on n’est pas conscient du circuit du livre et encore moins des réalités financières du marché. J’ai envie de dire heureusement car autrement on poserait le stylo tt de suite! Pour ma part je touche…3 cts pour chaque histoire que j’ai écrites pour le Lunii, c’est ridicule mais ça m’est égal du moment que mes récits sortent de mon placard et vivent. J’ai compris que beaucoup de gens sur PA n’écrivent que pour eux-même ou le plaisir, sans chercher d’éditeur ni de lecteur et je le respecte. Mais moi par contre je voudrais bien trouver les deux! C’est pourquoi j’ai un petite requête. J’ai posté le prologue et les deux premiers chapitres de mon roman il y a une dizaine de jours. Entre temps j’ai fait une vingtaine de commentaires d’autres manuscrits, je me suis présentée et j’ai participé à diverses conversations sur le forum. Et à ce jour j’ai…1 seul commentaire pour mon prologue (je remercie la lectrice au passage). Alors avant d’aller me jeter dans la rivière au fond de mon jardin avec un moteur de lave-linge accroché au cou, je voudrais demander s’il y a un moyen pour que les Plumes me lisent?
    Merci d’avance de vos conseils.
    Horizon


  • Plume d'Argent

    @horizon Tu as choisi la bonne méthode, il n’y a pas de recette magique. Si tu lis, commentes, alimentes ton JdB et participes à la vie du forum, les lecteurs et les commentaires vont arriver, pas de panique ;)
    Ce qu’il y a, c’est que tu arrives dans une vague importante de nouvelles plumes. Les PAL des uns et des autres sont souvent déjà énormes. Il faut faire preuve de patience, c’est tout.
    Il y a aussi un topic pour faire une demande de lecture croisée dans Premiers secours/Avis de recherche. Tu peux essayer de poster une demande.



  • @isapass ok merci bcp. Oui j’ai vu qu’il y avait beaucoup de nouvelles présentations. C’est quoi les PAL? Et puis-je faire un JdB sachant que j’ai fini d’écrire mon T1 et T2 (bien sûr je suis ouverte à toutes suggestions d de corrections mais j’ai terminé la rédaction ces deux manuscrits) et du coup qu’est ce que je vais y raconter?


  • Plume d'Argent

    @horizon PAL = pile à lire.
    Ça c’est à toi de voir, pour ton JdB. Comme c’est un journal, tu y mets ce que tu veux. Regarde un peu ceux des autres, ça t’inspirera peut-être ? Et tu as peut-être des idées pour d’autres projets ?


  • Plume d'Argent

    @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    J’ai envie de dire heureusement car autrement on poserait le stylo tt de suite! Pour ma part je touche…3 cts

    Attention, il est interdit par le règlement d’écrire en langage SMS !

    Le meilleur moyen d’avoir des commentaires, c’est encore d’être patients, tout le monde a sa vie, et je pense que c’est un peu le souci de toutes les Plumes, de ne pas pouvoir lire autant qu’elles le voudraient ^^" On a toutes des liste de trucs en attente de lecture très longs :p

    Il faut donc être patient et donner envie aux autres de te lire, en les commentant par exemple ;) En en évitant le SMS :p Et en évitant de réclamer, ce n’est pas toujours très bien vu, même si frustrant, on est d’accord ;)


  • Administratrice

    @horizon ce n’est pas la première fois que je te vois utiliser tel ou tel topic pour glisser plus ou moins subtilement des demandes pour attirer les lecteurs sur ton texte. C’est très bien d’aller lire les autres et nous te remercions de ta contribution, cela dit Isa a raison concernant les vagues de nouveaux, et je rajouterai également que plus tu réclames, moins ça donne envie… Mieux vaut en effet préparer une demande en bonne et due forme plutôt que de profiter de tous les sujets du forum pour appeler à la lecture ;)

    Tu peux ouvrir un JdB même si tu as fini d’écrire ! Tu ne serais pas la seule dans ce cas. Tu as peut-être d’autres idées de projet, par exemple ?

    Je t’ai contactée en privé au sujet de l’utilisation intempestive des abréviations, je veux bien croire que tu n’aies pas vu mes deux premiers messages mais si tu t’acharnes je vais finir par croire que tu fais ça juste pour m’embêter et ça risque de mal finir :hammer:


  • Plume d'Argent

    @Seja , @Tac , @apo , @Flammy et @Fannie merci pour vos retours !
    é///è je suis joie d’avoir pu aider !
    @Flammy ouiiii ce strip est super bien fait je trouve, et propose un regard aussi objectif qu’intelligent sur la situation ^w^/
    @Fannie parfaitement, ce qui est frustrant pour tout le monde je trouve, les auteurs, les éditeurs, les libraires, les lecteurs… tant de perles qui passent à la trappe parce qu’on a pas le temps de les voir passer… T.T

    Pour répondre à ta question, je pense que là aussi il faut avoir une vue globale et des tendances de lecture et du marché.
    A la librairie, j’ai un publique de “jeunes qui n’aiment pas lire” et/ou qui ne lisent que des “livres de qualité médiocre”

    Musso, 50 nuance de Grey, Calandar Girl, Frigiel et Fluffy, L’épée de vérité… etc

    Et qui progressivement se mettent à bouquiner des ouvrages comme la Passe-Miroir, La Croisée des mondes, ou encore Carbone Modifié etc.
    En discutant un peu avec eux, on se rend compte de plusieurs choses :

    • Souvent leur ouvrage est au coeur d’un réseau amical/social : on en parle, on leur a conseillé, tout le monde en discute, c’est untel qui est connu sur les réseau etc. On a un véritable facteur média de nos jours, qui passe par internet et par la publicité massive via la télé/les magazines etc. C’est souvent un publique qui n’a pas réellement de préférence de lecture, qui va lire aussi bien de la fantasy que de l’amour à l’eau de rose parce que c’est quelque chose dont les gens autour de lui discutent et que ça permet d’en discuter avec eux. Par exemple, la série de BD Les Légendaires se vend carrément sur du bouche à oreille c’est impressionnant.
    • L’éducation à la lecture et a l’esprit critique a un impacte certain sur les habitudes des lecteurs. Combien de fois j’ai eu un “j’aime pas lire” ou “non mais c’est trop gros comme livre !” ou “non mais moi la lecture… je suis pas assez intelligent.e !” ? On aura donc tendance à aller plutôt vers des livres faciles, ou dont on a vu le film, ou dont on connait déjà une partie de l’histoire grâce aux copains.
    • Du coup, sensible à sa masse de lectorat et aux soucis économiques, le système du livre tend à produire de plus en plus de “best seller” qui collent à ce qui est attendu (suffit de voir la flopée d’histoire d’amour avec des vampires ayant suivit le succès de Twillight, les dystopies à foison suite à Hunger Game et Divergente, ou encore la multiplication des bandeaux “La série événement !” sur tous les ouvrages adaptés en série)…

    Il y a un véritable facteur déterminant de curiosité et d’influence au final… et là on en revient au risque financier pris par l’éditeur : 1 livre “de qualité” mais orienté vers un publique non massif (publique de niche comme les littératures SFFF, la poésie, l’autobiographie, etc) doit pouvoir être financé par 2 ou 3 livres “masse”.

    Bon ensuite tu as aussi le côté choix des maisons d’édition, par exemple Les Moutons Electriques, qui publient peu d’ouvrage (au point de passer par financements participatifs pour certains !) et qui sont ultra élitistes mais qui produisent que de la SFFF française de qualité ou encore Mnémos, qui a un comité de lecture avec des grilles pointues pour faire le trie. Mais ça ne sont pas de grosses machines comme Glénat, Gallimard, Pocket, Folio, qui eux sont submergés de textes au point que ça s’empile dans les couloirs…

    Et par dessus tout ça tu rajoutes le fait qu’aimer ou pas un ouvrage est subjectif ^w^ du coup…
    Un livre comme la Passe-Miroir par exemple, en plus d’être excellent, a été porté par le prix remporté, par l’implication de la maison d’édition dans ce dernier (en plus c’était leur premier concours de mémoire, fallait assurer derrière !), une grosse campagne de pub, un super site fait par l’auteure et une fanbase plumienne déjà hyperactive ;p
    Perso je l’ai découvert via @Gueule-de-Loup. Sans elle, il n’aurait probablement pas atterrit dans la boutique aussi tôt ^w^/

    @horizon Je pense au contraire que c’est important d’en avoir conscience, pour éviter la colère et le découragement justement, face aux refus, et pour réfléchir sereinement à ce qu’on veut faire de ses écris. Il existes des milliers de possibilités différentes hors du circuit classique pour se faire lire, mais aussi à l’intérieur du circuit classique. Ca demande simplement du travail, du temps et de la patience =)
    Tu disais notamment avoir tenté l’autoédition en faisant le tour des libraires… c’est une chose à ne JAMAIS faire si tu ne connais pas bien ton libraire. Pour le dépôt vente on a besoin de pouvoir lire l’ouvrage avant de décider si on va le travailler ou non en magasin : le temps qu’on devra consacrer à un ouvrage auto-édité est plus important que pour un ouvrage en édition classique, et la prise de risque financière est plus importante.

    Quant a ta requête, Wait and see ?.. @Isapass t’as donné la meilleure des réponses je pense =)
    Je me permet un petit conseil d’ailleurs : harceler les gens pour avoir des commentaires aura probablement l’effet inverse ;) et il faut aussi t’attendre à ce qu’en étant lut, ton texte ai des retours négatifs comme positifs.

    Une PAL est une Pile à Lire. En plus de Plume d’Argent nous avons aussi nos romans, notre vie, et les autres textes PA déjà en cours de lecture =D
    Quant à ton JDB, il sera là pour indiquer à tes lecteurs où tu en es dans tes écris, si tu participes à d’autres projets, si tu es réécris une partie, si tu attaque le troisième tome, une histoire à lire de plus, etc. Ca te fais aussi un présentiel sur le forum et un bon moyen pour prévenir tes lecteurs et lectrices du fait qu’il y a du nouveau sur ton compte ! Par exemple si tu publie le chapitre trois de ton premier roman sur PA.


  • Plume d'Argent

    @vava-omete Du coup, comment tu fais tes choix parmi tout ce qui sort ? J’imagine que tu ne peux pas mettre en rayon 500 à 800 nouveautés par mois ? (oui je suis curieuse :) )


  • Plume d'Argent

    Vaste question =D
    Mh…
    Première chose à garder à l’esprit, chaque libraire à sa façon de faire ^^

    La mienne repose sur plusieurs “étapes” si on peut dire.

    1. La veille commerciale. En gros ça consiste :
    • écouter les clients, être attentif à ce qu’ils aiment, lisent, sont en train de découvrir, les thèmes qui se vendent bien chez moi et/ou qui me sont demandés, même 1 fois.
    • faire des listing de ce qui va sortir, faire des tours sur MangaNews et les sites spécialisés pour être au courant des tendances
    • Regarder des animés / lire des mangas en scan / suivre certains auteurs BD / bouquiner de la docu spécialisée (enfin… quand j’oublie pas XD ça me barbe) / lire des romans.
      C’est un travail constant sur ton mois, ta semaine, ta journée mais avec ça tu te constitue en gros une “grille de lecture” de ta clientèle et de tes tendances, a laquelle tu ajoutes tes propres goûts et envies (genre j’ai un rayon homo-romance, un rayon culture Asie, des romans qui se vendent peu mais que j’adore qui sont financés par les grosses ventes XD) ce qui permet de proposer un service de qualité, de surprendre les gens parce que oui, tu l’as tel tome finalement, et de donner une ambiance à la boutique.
    1. Le travail des nouveautés :
    • En général j’ai le catalogue des nouveautés 3 mois à l’avance (sauf pour Hachette >.> mais eux… voilà) et j’ai la possibilité de le travailler avec des Représentants, soit des commerciaux qui viennent en boutique pour parler des titres, les cibler, te raconter l’histoire, parler de la mise en place presse etc (3h par repré environ, pour 10 fournisseurs plus ou moins)
    • Tu commandes tes quantités en fonction de tes ventes précédentes + 1 pour le rayonnage et tu essaie d’équilibrer ton budget entre les trucs indispensable en telle quantité (genre les 30 tomes de One Piece à la sortie) et tes coups de coeur/tes envies/ta ligne directrice de boutique et de vente/ta clientèle. Genre ces derniers temps je cible vraiment mes shojo (manga romance / histoire de vie) parce que ma clientèle est devenue plus critique envers ces derniers, donc je cherche des nouvelles choses.
    • Parfois quand t’as de la chance t’as même le droit a un service de presse =D
    1. La lecture post arrivage. Il m’arrive régulièrement de commander un livre en 1 exemplaire à la sortie pour pouvoir le lire et me faire une idée, idem pour les mangas et moins pour les BD, qui elles se vendent vraiment au thème, à l’auteur et/ou a l’actualité. Après on rentre dans la vente pure, avec le conseil et la lecture obligatoire pour pouvoir conseiller correctement ou faire des tits mots résumés. Même s’il m’arrive de tricher en lisant les chroniques Babelio XD

    Voilà ^w^/
    Je dirais qu’en boutique, tout confondu sur le mois, on doit avoir quelque chose comme 200/300 titres qui paraissent. Et bien sûr parfois on a du rattrapage =D genre on a pas prit tel titre, on nous le demande, on s’empresse de le commander et on se fait déborder =D



  • @dan Contactée en privé? Mais où? Dans quelle rubrique? En ce qui concerne abréviations il y a une explication. Je réponds aux messages de PA depuis mon boulot dès que j’ai quelques minutes de libre. Donc j’écris vite et je fais plein de fautes, d’erreurs car je n’ai pas trop le temps de me relire non par négligence mais par manque de temps. Je suis nouvelle sur ce site et je n’en connais encore pas les us et coutumes. Je ne savais donc pas que c’était interdit de demander à être lue d’autant que dans les commentaires ça a l’air d’être une pratique courante de proposer de passer voir sa propre oeuvre. Je n’avais pas du tout saisi qu’on pouvait faire une demande officielle. (merci à Isapass de me l’avoir expliqué). Qt au “plus tu réclames, moins ça donne envie”, au secours on dirait la Comtesse de Ségur !!!


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