La qualité d'écriture ne fait pas l'édition


  • Administratrice

    @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    Seja, effectivement ça doit être super de tomber sur des éditeurs qui tiennent leurs promesses. Cependant, selon mon expérience, les petites maisons d’édition ne sont ni plus ni moins compréhensives que les grandes.

    C’est pas ce que j’ai dit en donnant ces deux exemples opposés ? x) Des gens sympas et / ou professionnels, t’en trouves partout ;)

    Pour ma part je ne vise pas plus les grandes que les petites d’ailleurs, je ratisse large seulement dans l’espoir que mes manuscrits finiront par toucher quelqu’un. Mon but n’a jamais été non plus de gagner de l’argent ni de pondre un best seller. Une publication viendrait seulement récompenser mes10 ans d’efforts littéraires. Éprouver, comme tu le dis, “le plaisir qu’on ressent quand on voit son histoire vivre à travers les yeux d’un lecteur”, c’est tout ce que je recherche.

    Hum, je trouve qu’il y a une contradiction dans ce que tu expliques de ta démarche. Parce que d’un côté, tu me sembles assez remontée contre les éditeurs et de l’autre, t’as quand même fait un envoi très massif chez eux. Enfin, je veux dire, dans ma vie, j’ai dû envoyer à même pas une dizaine d’éditeurs en tout. Quatre-vingt, ça montre que l’édition, c’était quelque chose qui te parlait à la base, non ? Quant au plaisir à la lecture, j’en parlais dans un cadre non commercial, comme sur PA, par exemple, où les gens lisent et te font des retours. Pas besoin que le livre soit imprimé et en librairie pour ça.

    J’ai aussi fait l’expérience de l’auto édition avec un produit sur lequel j’ai beaucoup travaillé, que j’ai porté moi-même aux libraires…etc Une belle expérience mais un échec complet: j’en ai dix cartons à la cave!

    L’impression à la demande est ton amie :*

    Quant aux blog et cie, j’ai aussi essayé mais lorsqu’on a un boulot et des enfants c’est impossible de s’y tenir quotidiennement.

    On a tous une vie, je crois ;) J’ai aussi un boulot qui m’occupe, bah toute la journée, j’ai aussi des occupations de la vie réelle. Comme je le disais, l’autoédition, ça doit être une démarche personnelle, donc c’est à toi de voir si tu peux et veux y consacrer de ton temps. Moi, c’est un choix que j’ai fait. Donc peut-être que je dors moins, mais je reste en harmonie avec moi-même.

    Et puis ce qui m’intéresse c’est avant tout l’écriture, pas du tout la distribution ni la vente .

    Dans ce cas, ce qu’il te faut, c’est peut-être l’édition et pas l’autoédition. Parce que le principe même de s’autoéditer, c’est d’avoir toutes les casquettes (ou d’être prêt à payer, mais ça, c’est un autre débat).

    Enfin je n’avais pas tout à fait compris que PA n’ était pas seulement une antichambre de l’édition mais un lieu pour travailler, progresser, avancer. C’est une très bonne chose.

    Effectivement, PA est une plateforme de publication en ligne. Rien dans notre intitulé n’indiquait qu’on préparait à l’édition ;)


  • Plume d'Argent

    @horizon Un petit ajout par rapport à une de tes remarques (“Quelques uns ont même répondu négativement le jour-même en prétendant avoir lu mes 250 p !”) : les éditeurs lisent en moyenne les 7 premières pages d’un roman avant de décider s’ils le rejettent ou s’ils poursuivent, ce qui en une journée me semble faisable :slight_smile:



  • @rimeko Hé bien moi je trouve pas ça très correct de se faire une opinion négative en 5 minutes sur un travail de parfois plusieurs années sans même en souligner les points positifs ou donner le moindre encouragement. Mais, bon, je crois qu’il faudrait se révolter pour que ça change et que les éditeurs traitent enfin avec respect les candidats à l’édition.


  • Plume d'Argent

    Je trouve tous vos commentaires super intéressants. Je suis assez d’accord avec le fait qu’on peut très bien écrire, avoir corrigé son histoire en profondeur et ne jamais être publié. Il existe de multiples raisons à cela, malgré le talent de l’auteur. Cependant je rejoins @touratiy : l’objectif de l’éditeur est de vendre au plus grand nombre, de faire du profit et ça conditionne aussi le choix du manuscrit. Tu peux avoir écrit une superbe histoire (et combien de personnes en écrivent ? Sur PA il y a une foison d’histoires qui mériteraient l’édition). Je suis aussi d’accord avec @Eilish : combien de personnes sont assez satisfaites ici pour envoyer leur manuscrit ? (perso : pas moi xD). Pour avoir fait parti il y a quelques années d’un comité de lecture, je dois aussi reconnaître que très souvent, de nombreux manuscrits n’avaient pas le potentiel pour être publié (c’est à dire, accrocher assez le lecteur pour être vendu au plus grand nombre). Les raisons étaient multiples : l’écriture, le style pouvaient être très bien, mais le problème était souvent un scénario manquant d’enjeu ou proposant quelque chose de vu et revu. On peut penser ce que l’on veut, que c’est juste ou injuste, mais cet objectif final d’un éditeur est à toujours garder en tête ^^

    @Seja : je trouve aussi ton avis et ton expérience super intéressante. Aujourd’hui on a la chance de pouvoir s’autoéditer et de pouvoir sortir des voies classiques de l’édition. En fait il faut cerner ce que l’on veut exactement. Etre édité mais pour quelles raisons ? Et s’autoéditer, mais pour quelles raisons ? c’est en me posant ces questions que je me suis aperçue que ni l’un ni l’autre ne me convient pour le moment.

    Je suis aussi d’accord (oui je sais je suis d’accord avec tout le monde haha) sur ta réponse au postulat de base pour le sujet. Et pour moi, PA représente en ce moment (rien ne dit que je ne changerai pas d’avis dans le futur) l’étape finale (ou l’avant dernière étape), parce que j’ai trouvé un sens dans l’écriture en partageant et en recevant des commentaires, même s’ils viennent d’un ou deux lecteurs régulier. ça me rend déjà super heureuse ^^

    Bref, non la qualité d’écriture ne fait pas l’édition, c’est vrai. Mais je rejoins Seja sur le sujet :)


  • Plume d'Argent

    @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    je crois qu’il faudrait se révolter pour que ça change

    Il y a déjà des gens qui le font.

    Pourquoi actuellement ce sont les éditeurs qui posent les règles du jeu ? Car il y a des auteurs qui courent après l’édition et qui serait prêt à tout pour ça. Donc ce sont les auteurs qui ont besoin des éditeurs actuellement, et pas l’inverse. Mais avec la tendance de l’auto-édition, si les auteurs arrêtent de courir avec les éditeurs, le rapport de force pourraient bien s’inverser. Mais cela demande que des auteurs fassent la démarche de l’auto-édition plutôt que de l’édition classique ;)

    Et même si ça fait pas plaisir, pour avoir aidé une petite maison d’édition à une époque, 7 pages, dans 85% des cas, ça suffit pour savoir si le texte a été écrit avec les pieds (niveau fond et forme) et si cela correspond ou pas à la ligne éditoriale. Mine de rien, les maisons d’éditions reçoivent beaucoup de textes qui correspondent pas à leur lignes éditoriales, ce qui les énerve, normal. Donc c’est vraiment un truc auquel il fait faire attention ^^


  • Journaliste PAen

    Vous faites tellement peur avec vos 7 pages ! :scream:
    est soulagée de n’avoir rien à envoyer à une ME pour l’instant



  • @seja Je ne comprends pas la différence entre publication et édition, je pensais que c’était pareil!
    Et oui je suis remontée contre les éditeurs. J’écris depuis très très longtemps, c’est quelque chose que j’ai chevillé au corps dont je ne peux me passer.Alors à part envoyer mes manuscrits à des éditeurs, que puis-je en faire ? Les laisser en tas ? La finalité de l’écriture c’est quand même de raconter des histoires aux autres non? Je ne vois pas pourquoi j’aurais honte de ça, de vouloir qu’un professionnel fasse vivre mes écrits en se chargeant de les communiquer à des lecteurs sans pour autant faire preuve une ambition démesurée.
    Quant aux envois de masse, c’est pourtant une pratique courante qui est conseillée par
    des pros (Le Guide de l’édition Jeunesse) et paraît logique statistiquement parlant. Je connais même un auteur qui a envoyé pendant 20 ans ses manuscrits à plus d’un millier d’éditeurs. ben moi J’admire son obstination et sa combativité qui a payé puis qu’aujourd’hui c’est un auteur reconnu.


  • Administratrice

    @horizon Est-ce que je parle d’une honte à avoir ? xDD C’est toi qui disait à la base que l’édition n’était pas une finalité ;)

    La finalité de l’écriture c’est quand même de raconter des histoires aux autres non?

    Non. La finalité de l’écriture est différente pour chacun. J’ai quantité de textes que j’ai jamais montré à personne parce qu’ils étaient à moi et à personne d’autre. Il y en a d’autres que je partage parce que j’en ressens le besoin. Si ta finalité à toi est de raconter des histoires aux autres, alors vas-y, mais ne généralise pas trop ;)

    Bref, bonne chance dans ce que tu décides ;)

    @Elia S’écouter, c’est bien, oui x) C’est ça, les commentaires sur PA sont déjà très importants. Si ce n’était pas là, la vie serait tellement plus triste (PA FOREVER) <3

    @Flammy EXACTEMENT. Réduire le circuit, c’est une excellente initiative. Je rappelle quand même que dans le circuit du livre, le créateur est à peu près la seule personne à ne pas en vivre (sauf quelques heureuses exceptions). Et sept pages, ça me parait suffisant pour tester un livre, personnellement. Sur FPA, je donne un chapitre à l’histoire pour me convaincre, par exemple :P


  • Plume d'Argent

    @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    La finalité de l’écriture c’est quand même de raconter des histoires aux autres non?

    Pas forcément. Je crois qu’ici il y a des plumes qui n’écrivent que pour elles-mêmes et qui ne postent pas sur la plateforme. L’écriture peut avoir des motivations très différentes. Thérapeutiques ou divertissantes, par exemple.


  • Plume d'Argent

    @horizon

    Euh. Alors, je pense qu’on ne pose pas les mêmes définitions au mot. La finalité d’écrire ba… C’est d’écrire. Se faire plaisir en écrivant, prendre du plaisir à retravailler son texte, okay. Mais depuis quand la sélection par un éditeur fait la passion/la finalité de l’écriture ? Alors que toi-même tu dis que ce n’est pas un but au-dessus ! J’avoue que j’ai du mal à te suivre :/

    Non, pour moi, écrire n’a pas pour but d’être publié. Ca a pour but de me faire plaisir. Comment passer des heures à suer sur un texte si tu n’y prends pas plaisir ? C’est du masochisme ! Et ce plaisir d’écrire est pour beaucoup (pas tous hein) une finalité en soit. Se faire plaisir, c’est bien non ?

    Certains peuvent avoir pour finalité de partager des histoires. Mais pour cela, il existe des plateformes comme PA pour trouver des lecteurs. Pas besoin des éditeurs pour cela. Pourquoi une telle fixation sur les éditeurs ? Pour la gloire ? La richesse ? Une validation de la qualité de tes écrits ? J’avoue que je ne comprends pas. Pas besoin d’éditeurs pour trouver des lecteurs.

    Pour l’envoi de masse, pour avoir aussi lu pas mal de guides d’édition à une époque, c’est très mal vu par certaines maisons d’édition. Parce que si ça correspond pas à leur ligne ba… Même si le texte est parfait, ça correspond pas et ça leur fait juste perdre du temps. L’envoi de masse, d’après des témoignages d’éditeurs, ça fait très “auteur désespéré” et ça donne un mauvais a priori. Après, l’acharnement peut payer, je ne dis pas, il existe des exemples. Mais je parle juste du ressenti d’éditeurs face à ça.


  • Plume d'Argent

    @horizon oui, pour ma part, écrire à cette finalité. Mais ça ne signifie pas avoir l’envie ou la nécessité d’être édité.

    Aujourd’hui, il y a des plateformes de publication (PA forever oui xD), tu as l’embarras du choix. Moi, ça me suffit amplement et je ne partage pas tous mes textes. Je garde certains pour moi, alors que je prends plaisir à en partager d’autres ici. Après, oui l’édition est une finalité tout à fait compréhensible et légitime, mais ce n’est pas la seule possibilité, il en existe plein d’autres !



  • @horizon, je pense que tu n’as pas totalement tort, mais je garde l’espoir qu’une grosse partie du choix soit portée sur le manuscrit et ce qu’il fait ressentir ^^


  • Plume d'Argent

    Polpi !
    Je viens y mettre ma graine parce que j’ai vu des trucs qui m’ont un tit peu fait grincer des dents, moi qui travaille dans le milieu du livre… (libraire à mon compte plus précisément).

    Je peux comprendre qu’on soit frustré/en colère/blasé du système du livre actuel, qui à bien des égards ne correspond plus à la dynamique de lecture et d’écriture qui se développe en France (coucou les 80% de français qui écrivent !). Mais avant de râler, tempêter, s’emballer, il est important je pense d’avoir à l’esprit 1. le circuit de vie d’un ouvrage, et 2. le fait que le marché du livre est juste submergé de production. Personnellement je ne travaille que 5 rayons (BD, Manga, Culture Asiatique, Littératures de l’imaginaire, Jeunesse) et je fais face à quelques 500 à 800 titres qui paraissent tous les mois.
    Oui. Autant.
    Et ma boutique ne fait que 40m². Donc autant vous dire qu’il faut arriver à choisir entre 1. les bouquins qu’on est sûrs de vendre et qui vont nous faire notre fond de caisse pour le mois, 2. les nouveautés qui vont plaire à notre clientèle (et à nous !) et 3. les petites perles ou trucs bizarres qu’on va prendre quand même parce qu’on les trouve intéressantes.
    Et ça, ce n’est que dans mes domaines sur un mois considéré comme normal (pas Angoulême ou Japan Expo, pas rentrée littéraire, pas fin d’années…).
    A l’heure actuelle, la durée de vie d’une nouveauté mise en avant, c’est 3 semaines.
    Nous on arrive a faire un turn over d’environ 2 mois et demi avec un système de mise en avant dégressif, mais ça ne marche que lors des mois normaux. En octobre de l’année dernière, le nouvel Asterix est resté en place 1 mois, mais les autres grosses sorties n’avaient de la place que pour rester 2 semaines. Je vous raconte pas la galère.

    800 bouquins par mois me direz vous… pas grand chose ?
    En réalité c’est entre 4000 et 8000 livres toutes catégories confondues qui sortent tous les mois. Sur un mois dit normal… vous imaginez le boulot de fou qu’il est nécessaire de faire pour en arriver là ?
    Parce que la vie d’un livre, c’est pas uniquement le fait de l’écrire, même si c’est le premier pas, et le plus important !

    1. L’Ecrivain. Il écrit le livre, la matière première. Il y met du temps, de l’énergie, de l’amour, et plus tard, s’il est édité, il y consacre des salons, des rencontres scolaires, du travail en plus pour faire des suites… il va toucher entre 5 et 10% du prix de vente publique TTC et très souvent iel a une source de revenue à côté.
    2. L’Editeur. Il façonne l’objet livre. C’est lui qui va lui donner sa forme reliée qu’on va trouver ensuite sur nos étagères. Mais il fait aussi la correction, la mise en page, le travail autour du texte avec l’auteur, la couverture, la programmation de la sortie, le lancement, et il prend le risque financier puisqu’il créer les livres à perte (et parfois même faire une avance financière à l’auteur !) en espérant se rembourser sur les ventes. Ventes dont il touche environ 25% PVPTTC
    3. L’imprimeur, qui lui va donner vie à l’ouvrage en lui donnant une présence physique. Il est rémunéré par l’éditeur.
    4. Le distributeur, qui lui va s’occuper de tout ce qui est promotion du livre, diffusion (présentation aux représentants et aux libraires, campagne de presse, mise en place, organisation des salons etc) mais aussi distribution (gestion des commandes des librairies, conditionnement, envois, réception et gestion des retours, gestion des stocks, comptabilité à répartir entre les éditeurs qu’il distribue, facturation des libraires) et qui touche environ 35% du PVPTTC
    5. Le libraire, qui lui va le mettre en rayon, prendre un risque financier en le faisant (si jamais le livre se vend pas, s’il arrive abîmé etc), payer les frais de port allé et retour pour sa boutique, le travailler auprès de sa clientèle, le lire lorsqu’il va arriver (eh ouais, on a pas les romans avant…), faire les mises en avant, les ventes, assurer la vie et le rayonnement de l’ouvrage, et qui touche environ 35% du PVPTTC avec quoi il va devoir payer toutes ses charges et essayer de manger.
    6. Le lecteur ! Qui va acheter le livre avec ses tits sous et qui a en général un budget livre de 20€ pour les enfants-ado, 40-100€ pour les jeunes adultes et 100-150€ pour les adultes lambda. Par mois. Sachant qu’en moyenne un grand format coûte 25% PVPTTC et un poche 8€ PVPTTC… (et ne me parlez pas des bibliothèques ou des CDI, iels me bouffent 15% de ma marge. Oui oui de ma marge. Quand on vend à une bibliothèque, on fait entre 15 et 17% de marge sur le livre)

    Bien sûr mes % sont des moyennes. Ca varie en fonction de la grosseur de la maison d’édition, de la librairie, du distributeur… nous on est plutôt à 32%.

    Je pense qu’en voyant ça on comprend mieux pourquoi est-ce que les maisons d’édition refusent souvent des manuscrits :

    1. Elles sont submergées par les envois et ont du mal à suivre le rythme. Voire mettent parfois en place des mesures drastiques pour faire le trie.
    2. Elles prennent des risques financiers assez conséquents pour chaque ouvrage, et aux vues de l’encombrement du marché, elles sont obligées de faire mouche.
    3. Chaque ouvrage hors ligne éditorial est un risque qui devra être couvert par deux ou trois livres en ligne éditoriale, ce qui demande réflexion.

    D’où mon conseil dans jesaisplusquelposte de participer aux AT pour se faire connaître.

    L’autoédition apporte beaucoup de choses, tout comme l’écriture : chacun y voit sa finalité, ses envies, sa façon de faire.
    Mais si on s’autoédite pour faire des sous, il faut bien avoir conscience qu’on va devoir endosser le rôle de TOUS les acteurs de la chaîne du livre qui suivent le point 1 (bon sauf le 6 =D ). Pas d’autoédition sans travail et engagement derrière donc ‘.’

    Personnellement j’écris pour le plaisir, sans prétention aucune d’aboutir à une édition, même si j’aimerai bien et m’amuserai beaucoup de me vendre secrètement à mes clients, et que je planche sérieusement sur la Plateforme avec @Danan-Omeci parce que son rêve a elle c’est de vivre de sa plume.
    Comme il a été si bien dit, la finalité de son écriture se trouve finalement en chaque écrivain, et un livre (l’objet livre s’entend) étant fait pour être lu par d’autres personnes, il faut aussi savoir, je pense, accepter le fait d’être jugé par les lecteurs et par ses pairs, et de ne pas plaire.

    Voilà, c’était peut-être hors sujet, mais ma journée a été longue, pénible, et j’avais besoin de mettre deux trois trucs au clair XD

    Des bisous !


  • Plume d'Argent

    @vava-omete Très intéressant d’avoir ta vision !


  • Plume d'Argent

    @Isapass merci é.è
    Toutes mes excuses si le ton est sec d’ailleurs, je ne me rend pas bien compte.
    J’ai édité mon message pour rajouter le paramètre “lecteur” dans la boucle aussi, puisque c’est lou (neutre de “lui”) qui est finalement le moteur de tout ça, aussi bien la raison pour laquelle l’objet livre est créé que le moyen de le financer au final…


  • Administratrice

    T’excuse pas, @Vava-Omete ! Ton témoignage est très intéressant :D Ca ne fait jamais de mal de mettre un peu les choses en perspective :smirk:



  • @vava-omete je plussoie seja, ne t’excuses pas ! c’est hyper intéressant ! (je trouve pas le ton sec, c’est juste un exposé organisé et clair, merci d’avoir pris le temps de l’écrire) :tulip:



  • @Vava-Omete merci pour toutes ces précisions très claires et très utiles!
    J’avoue que je n’avais absolument pas conscience de la lourdeur et de l’encombrement du circuit du livre… c’est important de pouvoir remettre les choses en perspective.


  • Plume d'Argent

    Merci beaucoup de ton témoignage !

    Pour ça, ya aussi un strip de Maliki qui est aussi très bien pour expliquer un peu le circuit de l’édition :

    http://maliki.com/strips/a-croisee-chemins/


  • Plume d'Argent

    Vava, merci pour cet éclairage. Moi non plus, je n’avais pas conscience de la situation.
    Avec 4000 à 8000 livres qui sortent tous les mois, je me demande comment on arrive à vendre chacun d’entre eux en nombre suffisant pour assurer un minimum de rentabilité…
    Ça explique pourquoi il y a tellement de nouveautés dans les librairies qu’on ne sait plus où donner de la tête, et en tant que lecteur, on est aussi amené à sélectionner très rapidement ce qu’on va acheter ou reposer sur le rayon, faute de temps. Donc là aussi, plus l’offre est abondante, plus la sélection risque d’être impitoyable…

    Finalement, une question fondamentale demeure : comment se fait-il que certains livres de qualité médiocre aient du succès alors que les bons auteurs ne sont pas forcément appréciés à leur juste valeur ? Qu’est-ce qui fait le succès d’un livre ?


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