La qualité d'écriture ne fait pas l'édition



  • L’une d’entre vous m’a suggéré d’expliquer dans un topic cette phrase que j’avais utilisée dans un commentaire. Alors c’est simple. Il faut arrêter de croire que si on n’est pas édité c’est qu’on n’écrit pas bien. J’ai lu sur ce site même des récits qui par leur qualité auraient dû devenir des livres dans l’instant. Et pourtant ils sont refusés . Pourquoi? Hé bien parce qu’il existe une multitude de motifs de refus qui ns échappent complètement :pas le budget, querelles internes ds le comité de lecture, collection arrêtée, changement de politique…etc Parfois même les véritables raisons des refus sont stupéfiantes: l’auteur est trop vieux, pas assez médiatique…Bref, on s’épuise à corriger, réécrire, on a des doutes, on bosse fort alors que ce ne sont pas nos textes qui sont en cause. Ils peuvent être très bons et rester au placard. En conclusion notre manuscrit a autant de chance de sortir de l’ombre qu’une éponge d’être invitée à une 1 ère communion. Quelqu’un pour me contredire?


  • Journaliste PAen

    Coucou Horizon,
    (d’abord juste un rappel, évite les raccourcis type écriture sms dans tes posts (ns, ds…), c’est spécifié dans le règlement du forum ;) )

    Ton post me fait ressentir deux choses contradictoires.
    D’abord, je pense que tu n’as pas entièrement tort : la réalité des maisons d’édition ne prend pas uniquement en compte notre “pure” écriture. Il me semble que c’est le cas dans les domaines artistiques au sens large : un super musicien peut voir son projet d’album annulé par sa maison de disques pour des causes qui n’ont rien à voir avec son art, idem en arts visuels j’imagine. Il y a une bonne dose de chance qui intervient dans la publication d’un ouvrage, c’est vrai.
    Pour autant, je trouve qu’il est assez peu productif de raisonner ainsi. Ça peut être rassurant si on a envoyé des manuscrits qui n’ont jamais été acceptés, mais si on a encore rien envoyé, c’est plus décourageant qu’autre chose. Et en plus, ce n’est pas vrai. Les maisons d’édition sont en recherche constante. Alors évidemment qu’elles restent des entreprises, et on sait bien qu’art et fric font rarement bon ménage, alors oui, ben oui, il y aura de bons manuscrits qui seront refusés. Et c’est rageant. Mais rejeter la faute sur les obscures pratiques des maisons d’édition me semble aussi peu pertinent que de se persuader que c’est uniquement la faute de notre manuscrit qui serait “trop nul”. Il y a un juste milieu à trouver !
    Plein d’auteurs classiques ont fait des flops à leurs époques respectives. Parfois c’est une question de timing. Mais de mon point de vue, tout ce travail sur nos manuscrits vaut le coup. On a besoin de reconnaissance, mais l’écriture ce n’est pas que ça, non ? Et on ne sait jamais quand le vent peut tourner.

    Si je continue je vais m’égarer, mais en bref : certes non, la qualité d’écriture ne fait pas l’édition (et inversement on trouve des bouses intersidérales parmi des ouvrages publiés), mais ça vaut toujours plus le coup de travailler à fond notre style et notre histoire que de se retrancher dans le doute permanent ! Travaillons à fond et on n’aura aucun regret :muscle:



  • Tu as plutôt raison… Pour avoir étudié l’édition et parlé avec de cela avec des éditeurs de chez Casterman (c’est surtout un éditeur de BD mais il y a aussi des collections pour les romans), les chances d’être édité, en tant qu’auteur inconnu, sont infiniment petites. Elles tiennent à un rien, un coup de coeur d’un membre du comité de lecture, un manuscrit qui arrive au bon moment dans une certaine mode… de la même manière, on peut être refusé pour un rien: un lecteur mal luné, un stagiaire fatigué… être publié ou refusé tient à tant de facteurs, à des raisons quelques fois extrêmement minces… et une fois que le manuscrit a passé l’épreuve du comité de lecture, il faut encore qu’il parvienne à convaincre les éditeurs eux-mêmes. C’est un long chemin à parcourir !

    Et pour rebondir sur ce que dit @EryBlack , il ne faut pas que cela devienne une raison pour baisser les bras. Un manuscrit est peut-être aussi refusé parce que, malgré ses qualités, il manque de travail de révision, de corrections, de réécriture… ce petit plus qui le rendra parfait et fera réfléchir l’éditeur.

    Et puis, personnellement, l’écriture est une expérience qui se vaut en soi. Certes, être publié, cela doit être gratifiant, de voir son livre en librairie, de le tenir entre ses mains… mais cela ne doit pas enlever à l’écriture tout ce qu’elle nous a donné ;-);



  • N’ayant pas pris encore le risque de me frotter à l’édition, je ne saurais apporter de pierre constructive à la discussion. Cependant, ce que j’ai lu ou entendu confirme ce que tu dis : les chances sont faibles. Je ne sais plus si c’est sur l’ancien forum ou ici, quelqu’un (peut-être @EryBlack d’ailleurs) avait posté une vidéo d’interview d’éditeur lors d’un salon (une grande ME). Ils disaient qu’ils publiaient UN nouvel auteur par an, le reste de leur catalogue étant constitué d’acquisitions de l’étranger ou d’auteurs déjà confirmés.
    Mais à mon avis, autant un texte de qualité ne suffit pas à être édité à coup sûr, autant un texte mal travaillé réduit considérablement les chances !
    Et puis il me semble que la plupart des plumes auraient du mal à laisser tel quel un texte un peu brouillon. Les “finitions” font aussi partie de l’écriture, non ?
    De mon côté, je suis une indécrottable optimiste (sans être naïve pour autant, j’espère) et je vais donc continuer à espérer. En tentant de rendre mes textes les plus qualitatifs possibles.
    Peut-être que la conclusion à tes remarques sur les éléments extérieurs qui peuvent faire écarter un manuscrit, c’est qu’il faut multiplier les envois ?



  • Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas produire une travail de qualité car ça nous le faisons tous et c’est bien là le problème car on s’applique souvent énormément pour rien au bout du compte… Bien sûr on gagne toujours le fameux “plaisir d’écrire” qui est incontestable. Très bien. Mais qu’advient-il de nos manuscrits une fois terminés? Ils sont lus par quelques proches, présentés sur un site ou deux, refusés par par les maisons d’édition et ensuite? Hé bien c’est tout.Ils terminent en brouillon ou prennent la poussières plusieurs décennies et ça aucun auteur ne le vit bien. Je suis désolée de choquer ceux qui n’ont jamais envoyé de manuscrits aux maisons d’édition, mais, oui, c’est un miroir aux alouettes. Accepter cette réalité peut éviter des désillusions et faire gagner du temps. Autant s’orienter directement vers d’autres d’autres possibilités de publications plus contemporaines comme la parution sur Kindle publishing d’Amazon qui laisse vraiment une chance à ceux qui savent s’en servir ( cf A. Martin -Lugan ou A.Valognes).
    Pour appuyer mes réflexions j’aimerais faire un petit sondage. Combien d’auteurs sur PA ont signé un véritable contrat à compte d’éditeur (sans aucune participation financière ni auto-distribution ni réalisation de la couverture soi-même…etc) juste en envoyant leur manuscrit aux maisons d’édition? Et qui a vraiment vu paraître son livre dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre grâce à un petit ou grand éditeur?



  • C’est une discussion intéressante mais je pense qu’il n’y a pas une seule réponse possible.
    Chacun répondra en fonction de son expérience, bonne ou mauvaise. Cricri par exemple, qui est éditée par Gallimard, aura un retour positif.
    Mais elle reste l’exception. Mais n’est ce pas un peu légitime. Je veux dire, si on avait tous un talent au point d’être édités et d’être lus par le grand publique, où serait situé le talent? l’exception?
    Je pense que l’on est tous légitimes à vouloir être lus, mais qu’un éditeur, dont le métier est de vendre au plus grand nombre des objets livres, est légitime à savoir ce qui pourrait fonctionner, ou non (avec bien sûr des erreurs, cf Harry Potter).
    Aujourd’hui, on a la chance de pouvoir malgré cela pouvoir fabriquer et vendre nos livres en AE. Et si notre style plait et que nous avons du talent, peut-être que c’est l’éditeur qui viendra vers nous :)

    Et pour répondre à ton sondage, moi je n’ai envoyé qu’au concours Gallimard, je n’ai aucune expérience (et du coup peut être aucune légitimité dans ce que je dis :D )



  • Moi j’ai envoyé mon dernier manuscrit à 80 maisons d’édition. Oui, vous lisez bien, 80 grâce au “Guide de l’édition jeunesse” de Ch.Loupy un excellent outil qui donne les descriptions et toutes les coordonnées des maisons d’édition pour la jeunesse. (Beaucoup d’adresses mails donc envoi en 1 clic).
    Résultat:

    • 50 m’ont répondu dans les 6 mois, une seule ligne genre “malgré les qualités de votre roman il n’entre pas dans nos projets”. Signé (un vague) comité éditorial . Quelques uns ont même répondu négativement le jour-même en prétendant avoir lu mes 250 p !
    • 29 ne m’ont jamais répondu malgré mes relances courtoises par mails.
    • Aucun ne m’a renvoyé le moindre commentaire personnalisé, avis ou conseil.
    • Enfin le coup de grâce. 1 an 1/2 après cet envoi groupé je reçois la dernière réponse. Un mail d’une très grande maison d’édition (à laquelle je n’osais même pas rêver) me disant qu’elle était très intéressée par mon manuscrit qui avait beaucoup de qualités, bien écrit, palpitant, très en phase avec la ligne éditoriale…etc.
      Là, débutent 6 mois de calvaire durant lesquels je grimpe péniblement les échelons. Mon manuscrit passe de la lectrice de base au comité de lecture, puis au responsable éditorial puis au directeur de collection…etc (je ne parle pas des absences des uns pour congés, des autres pour les salons du livre…etc).
      L’histoire s’arrête là. J’ai reçu au bout du compte une lettre m’expliquant que les deux parties de mon manuscrit étaient déséquilibrées ce qui empêchait sa publication (une remarque dont personne ne m’avait parlé jusque-là). J’ai proposé de travailler le texte pour corriger ce défaut.
      La réponse a été “ça ne sera pas nécessaire” et mon mail a été bloqué (au cas où je me montrerai insistante j’imagine ).

  • Journaliste PAen

    @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    Pour appuyer mes réflexions j’aimerais faire un petit sondage. Combien d’auteurs sur PA ont signé un véritable contrat à compte d’éditeur (sans aucune participation financière ni auto-distribution ni réalisation de la couverture soi-même…etc) juste en envoyant leur manuscrit aux maisons d’édition? Et qui a vraiment vu paraître son livre dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre grâce à un petit ou grand éditeur?

    Je pense que la première question est plutôt : combien d’auteurs sur PA ont terminé leur histoire, l’ont faite lire en entier, l’ont corrigée en profondeur et en sont maintenant assez satisfaits pour pouvoir l’envoyer ?
    Parce que la réponse à cette question préconditionne la réponse à la tienne :D


  • Administratrice

    Hey @horizon , je me permets de rebondir sur le sujet ;)

    En fait, je te trouve trop extrême dans tes affirmations :P Peut-être que tu as encore tes 80 envois en travers de la gorge et ça se comprend. Ca fait jamais plaisir de se recevoir des refus, de se faire ignorer ou de se faire balader pour aucun résultat au bout.

    Personnellement, je suis une auteure hybride : j’ai des romans aussi bien chez des éditeurs qu’en autoédition. Et en ce qui concerne l’édition, j’ai eu de tout. Par exemple des deadlines impossibles, un travail éditorial hasardeux et du chantage affectif (spoiler alert : j’ai décidé de garder le manuscrit quand j’ai vu ça). J’ai aussi eu un cas d’un éditeur très ouvert au dialogue, un conseiller éditorial avec lequel j’ai eu beaucoup de fou rires pendant la correction, très à cheval sur les promesses faites, bref une très bonne expérience. Alors, ce ne sont pas de grands éditeurs, mais ça tient aussi de ma démarche puisque je ne les vise pas forcément.

    A côté de ça, j’autoédite. Pas parce que j’ai été refusée par les éditeurs, la majorité de mes bouquins en AE ne sont même jamais passés devant les yeux d’éditeurs. Je n’autoédite pas pour faire du best seller, pour faire du chiffre ou une babiole dans le genre. J’autoédite pour mettre un point final à mes romans. En effet, cette étape est la dernière pour un roman pour moi. Une fois que le roman est sur Amazon et consorts, je m’interdis d’y retoucher. Mais tu vois, autant j’aime l’autoédition de tout mon petit coeur pour la liberté qu’elle m’offre, pour les expériences qu’elle me permet de faire… autant je l’aime donc, je reste assez réaliste. Ce n’est pas une solution qui convient à tout le monde. Parce que l’autoédition ne se résume pas à mettre son texte sur Amazon KDP et à le vendre en dizaines de milliers d’exemplaires. Moi, je défends l’autoédition professionnelle, celle où tu présentes un beau produit fini à tes lecteurs. Et ça, c’est des mois de corrections jusqu’à la nausée, c’est du maquettage, c’est de la création de jolie couverture, c’est une présence régulière sur les réseaux sociaux, c’est un site personnel de préférence assez actif. Pour te donner une petite idée, je passe en moyenne au moins une heure par jour à travailler dessus. Donc je considère que l’autoédition doit aussi être une démarche personnelle, pas un choix par défaut.

    Et puis, que crois que @Eilish a eu une réponse intéressante. Parce que PA est aussi l’étape avant l’édition ou l’autoédition (ou une étape finale pour certains qui sont déjà très contents de se faire lire). Nous n’avons pas pour vocation à envoyer nos plumes vers l’édition, certaines n’ont même pas ça à l’esprit. Parce qu’avant d’y penser, il faut effectivement un texte qui tienne la route, qui a été bien corrigé, qui n’aura pas une orthographe ignoble, une mise en page à sauter par la fenêtre ou d’autres trucs que je trouve intolérables. Parce que des premiers jets, j’en ai aussi vu en vente sur Amazon et les auteurs les justifiaient par le fait qu’ils avaient travaillé plusieurs mois et qu’ils avaient le droit d’être payés (non). Peut-être que je suis idéaliste, mais cette démarche-là me fait tellement grincer des dents. Parce que l’écriture, ça ne se résume pas à la thune qu’on peut en tirer et heureusement. Il y a aussi tout le plaisir qu’on ressent quand on voit son histoire vivre à travers les yeux d’un lecteur :smirk:

    Bref, pour en revenir au postulat de base, non, la qualité d’écriture ne fait pas l’édition. Mais si c’est ce qu’on recherche, elle peut aider. Et dans le cas contraire, que ce soit en autoédition commerciale ou gratuite, elle ne fait jamais de mal ;)



  • Seja, effectivement ça doit être super de tomber sur des éditeurs qui tiennent leurs promesses. Cependant, selon mon expérience, les petites maisons d’édition ne sont ni plus ni moins compréhensives que les grandes. Sur les 80 que j’ai contactées 70 étaient des petites et n’ont pas répondu pour autant. Pour ma part je ne vise pas plus les grandes que les petites d’ailleurs, je ratisse large seulement dans l’espoir que mes manuscrits finiront par toucher quelqu’un. Mon but n’a jamais été non plus de gagner de l’argent ni de pondre un best seller. Une publication viendrait seulement récompenser mes10 ans d’efforts littéraires. Éprouver, comme tu le dis, “le plaisir qu’on ressent quand on voit son histoire vivre à travers les yeux d’un lecteur”, c’est tout ce que je recherche.
    J’ai aussi fait l’expérience de l’auto édition avec un produit sur lequel j’ai beaucoup travaillé, que j’ai porté moi-même aux libraires…etc Une belle expérience mais un échec complet: j’en ai dix cartons à la cave! Quant aux blog et cie, j’ai aussi essayé mais lorsqu’on a un boulot et des enfants c’est impossible de s’y tenir quotidiennement. Et puis ce qui m’intéresse c’est avant tout l’écriture, pas du tout la distribution ni la vente .
    Enfin je n’avais pas tout à fait compris que PA n’ était pas seulement une antichambre de l’édition mais un lieu pour travailler, progresser, avancer. C’est une très bonne chose.


  • Administratrice

    @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    Seja, effectivement ça doit être super de tomber sur des éditeurs qui tiennent leurs promesses. Cependant, selon mon expérience, les petites maisons d’édition ne sont ni plus ni moins compréhensives que les grandes.

    C’est pas ce que j’ai dit en donnant ces deux exemples opposés ? x) Des gens sympas et / ou professionnels, t’en trouves partout ;)

    Pour ma part je ne vise pas plus les grandes que les petites d’ailleurs, je ratisse large seulement dans l’espoir que mes manuscrits finiront par toucher quelqu’un. Mon but n’a jamais été non plus de gagner de l’argent ni de pondre un best seller. Une publication viendrait seulement récompenser mes10 ans d’efforts littéraires. Éprouver, comme tu le dis, “le plaisir qu’on ressent quand on voit son histoire vivre à travers les yeux d’un lecteur”, c’est tout ce que je recherche.

    Hum, je trouve qu’il y a une contradiction dans ce que tu expliques de ta démarche. Parce que d’un côté, tu me sembles assez remontée contre les éditeurs et de l’autre, t’as quand même fait un envoi très massif chez eux. Enfin, je veux dire, dans ma vie, j’ai dû envoyer à même pas une dizaine d’éditeurs en tout. Quatre-vingt, ça montre que l’édition, c’était quelque chose qui te parlait à la base, non ? Quant au plaisir à la lecture, j’en parlais dans un cadre non commercial, comme sur PA, par exemple, où les gens lisent et te font des retours. Pas besoin que le livre soit imprimé et en librairie pour ça.

    J’ai aussi fait l’expérience de l’auto édition avec un produit sur lequel j’ai beaucoup travaillé, que j’ai porté moi-même aux libraires…etc Une belle expérience mais un échec complet: j’en ai dix cartons à la cave!

    L’impression à la demande est ton amie :*

    Quant aux blog et cie, j’ai aussi essayé mais lorsqu’on a un boulot et des enfants c’est impossible de s’y tenir quotidiennement.

    On a tous une vie, je crois ;) J’ai aussi un boulot qui m’occupe, bah toute la journée, j’ai aussi des occupations de la vie réelle. Comme je le disais, l’autoédition, ça doit être une démarche personnelle, donc c’est à toi de voir si tu peux et veux y consacrer de ton temps. Moi, c’est un choix que j’ai fait. Donc peut-être que je dors moins, mais je reste en harmonie avec moi-même.

    Et puis ce qui m’intéresse c’est avant tout l’écriture, pas du tout la distribution ni la vente .

    Dans ce cas, ce qu’il te faut, c’est peut-être l’édition et pas l’autoédition. Parce que le principe même de s’autoéditer, c’est d’avoir toutes les casquettes (ou d’être prêt à payer, mais ça, c’est un autre débat).

    Enfin je n’avais pas tout à fait compris que PA n’ était pas seulement une antichambre de l’édition mais un lieu pour travailler, progresser, avancer. C’est une très bonne chose.

    Effectivement, PA est une plateforme de publication en ligne. Rien dans notre intitulé n’indiquait qu’on préparait à l’édition ;)



  • @horizon Un petit ajout par rapport à une de tes remarques (“Quelques uns ont même répondu négativement le jour-même en prétendant avoir lu mes 250 p !”) : les éditeurs lisent en moyenne les 7 premières pages d’un roman avant de décider s’ils le rejettent ou s’ils poursuivent, ce qui en une journée me semble faisable :slight_smile:



  • @rimeko Hé bien moi je trouve pas ça très correct de se faire une opinion négative en 5 minutes sur un travail de parfois plusieurs années sans même en souligner les points positifs ou donner le moindre encouragement. Mais, bon, je crois qu’il faudrait se révolter pour que ça change et que les éditeurs traitent enfin avec respect les candidats à l’édition.


  • Plume d'Argent

    Je trouve tous vos commentaires super intéressants. Je suis assez d’accord avec le fait qu’on peut très bien écrire, avoir corrigé son histoire en profondeur et ne jamais être publié. Il existe de multiples raisons à cela, malgré le talent de l’auteur. Cependant je rejoins @touratiy : l’objectif de l’éditeur est de vendre au plus grand nombre, de faire du profit et ça conditionne aussi le choix du manuscrit. Tu peux avoir écrit une superbe histoire (et combien de personnes en écrivent ? Sur PA il y a une foison d’histoires qui mériteraient l’édition). Je suis aussi d’accord avec @Eilish : combien de personnes sont assez satisfaites ici pour envoyer leur manuscrit ? (perso : pas moi xD). Pour avoir fait parti il y a quelques années d’un comité de lecture, je dois aussi reconnaître que très souvent, de nombreux manuscrits n’avaient pas le potentiel pour être publié (c’est à dire, accrocher assez le lecteur pour être vendu au plus grand nombre). Les raisons étaient multiples : l’écriture, le style pouvaient être très bien, mais le problème était souvent un scénario manquant d’enjeu ou proposant quelque chose de vu et revu. On peut penser ce que l’on veut, que c’est juste ou injuste, mais cet objectif final d’un éditeur est à toujours garder en tête ^^

    @Seja : je trouve aussi ton avis et ton expérience super intéressante. Aujourd’hui on a la chance de pouvoir s’autoéditer et de pouvoir sortir des voies classiques de l’édition. En fait il faut cerner ce que l’on veut exactement. Etre édité mais pour quelles raisons ? Et s’autoéditer, mais pour quelles raisons ? c’est en me posant ces questions que je me suis aperçue que ni l’un ni l’autre ne me convient pour le moment.

    Je suis aussi d’accord (oui je sais je suis d’accord avec tout le monde haha) sur ta réponse au postulat de base pour le sujet. Et pour moi, PA représente en ce moment (rien ne dit que je ne changerai pas d’avis dans le futur) l’étape finale (ou l’avant dernière étape), parce que j’ai trouvé un sens dans l’écriture en partageant et en recevant des commentaires, même s’ils viennent d’un ou deux lecteurs régulier. ça me rend déjà super heureuse ^^

    Bref, non la qualité d’écriture ne fait pas l’édition, c’est vrai. Mais je rejoins Seja sur le sujet :)


  • Plume d'Argent

    @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    je crois qu’il faudrait se révolter pour que ça change

    Il y a déjà des gens qui le font.

    Pourquoi actuellement ce sont les éditeurs qui posent les règles du jeu ? Car il y a des auteurs qui courent après l’édition et qui serait prêt à tout pour ça. Donc ce sont les auteurs qui ont besoin des éditeurs actuellement, et pas l’inverse. Mais avec la tendance de l’auto-édition, si les auteurs arrêtent de courir avec les éditeurs, le rapport de force pourraient bien s’inverser. Mais cela demande que des auteurs fassent la démarche de l’auto-édition plutôt que de l’édition classique ;)

    Et même si ça fait pas plaisir, pour avoir aidé une petite maison d’édition à une époque, 7 pages, dans 85% des cas, ça suffit pour savoir si le texte a été écrit avec les pieds (niveau fond et forme) et si cela correspond ou pas à la ligne éditoriale. Mine de rien, les maisons d’éditions reçoivent beaucoup de textes qui correspondent pas à leur lignes éditoriales, ce qui les énerve, normal. Donc c’est vraiment un truc auquel il fait faire attention ^^


  • Journaliste PAen

    Vous faites tellement peur avec vos 7 pages ! :scream:
    est soulagée de n’avoir rien à envoyer à une ME pour l’instant



  • @seja Je ne comprends pas la différence entre publication et édition, je pensais que c’était pareil!
    Et oui je suis remontée contre les éditeurs. J’écris depuis très très longtemps, c’est quelque chose que j’ai chevillé au corps dont je ne peux me passer.Alors à part envoyer mes manuscrits à des éditeurs, que puis-je en faire ? Les laisser en tas ? La finalité de l’écriture c’est quand même de raconter des histoires aux autres non? Je ne vois pas pourquoi j’aurais honte de ça, de vouloir qu’un professionnel fasse vivre mes écrits en se chargeant de les communiquer à des lecteurs sans pour autant faire preuve une ambition démesurée.
    Quant aux envois de masse, c’est pourtant une pratique courante qui est conseillée par
    des pros (Le Guide de l’édition Jeunesse) et paraît logique statistiquement parlant. Je connais même un auteur qui a envoyé pendant 20 ans ses manuscrits à plus d’un millier d’éditeurs. ben moi J’admire son obstination et sa combativité qui a payé puis qu’aujourd’hui c’est un auteur reconnu.


  • Administratrice

    @horizon Est-ce que je parle d’une honte à avoir ? xDD C’est toi qui disait à la base que l’édition n’était pas une finalité ;)

    La finalité de l’écriture c’est quand même de raconter des histoires aux autres non?

    Non. La finalité de l’écriture est différente pour chacun. J’ai quantité de textes que j’ai jamais montré à personne parce qu’ils étaient à moi et à personne d’autre. Il y en a d’autres que je partage parce que j’en ressens le besoin. Si ta finalité à toi est de raconter des histoires aux autres, alors vas-y, mais ne généralise pas trop ;)

    Bref, bonne chance dans ce que tu décides ;)

    @Elia S’écouter, c’est bien, oui x) C’est ça, les commentaires sur PA sont déjà très importants. Si ce n’était pas là, la vie serait tellement plus triste (PA FOREVER) <3

    @Flammy EXACTEMENT. Réduire le circuit, c’est une excellente initiative. Je rappelle quand même que dans le circuit du livre, le créateur est à peu près la seule personne à ne pas en vivre (sauf quelques heureuses exceptions). Et sept pages, ça me parait suffisant pour tester un livre, personnellement. Sur FPA, je donne un chapitre à l’histoire pour me convaincre, par exemple :P



  • @horizon a dit dans La qualité d'écriture ne fait pas l'édition :

    La finalité de l’écriture c’est quand même de raconter des histoires aux autres non?

    Pas forcément. Je crois qu’ici il y a des plumes qui n’écrivent que pour elles-mêmes et qui ne postent pas sur la plateforme. L’écriture peut avoir des motivations très différentes. Thérapeutiques ou divertissantes, par exemple.


  • Plume d'Argent

    @horizon

    Euh. Alors, je pense qu’on ne pose pas les mêmes définitions au mot. La finalité d’écrire ba… C’est d’écrire. Se faire plaisir en écrivant, prendre du plaisir à retravailler son texte, okay. Mais depuis quand la sélection par un éditeur fait la passion/la finalité de l’écriture ? Alors que toi-même tu dis que ce n’est pas un but au-dessus ! J’avoue que j’ai du mal à te suivre :/

    Non, pour moi, écrire n’a pas pour but d’être publié. Ca a pour but de me faire plaisir. Comment passer des heures à suer sur un texte si tu n’y prends pas plaisir ? C’est du masochisme ! Et ce plaisir d’écrire est pour beaucoup (pas tous hein) une finalité en soit. Se faire plaisir, c’est bien non ?

    Certains peuvent avoir pour finalité de partager des histoires. Mais pour cela, il existe des plateformes comme PA pour trouver des lecteurs. Pas besoin des éditeurs pour cela. Pourquoi une telle fixation sur les éditeurs ? Pour la gloire ? La richesse ? Une validation de la qualité de tes écrits ? J’avoue que je ne comprends pas. Pas besoin d’éditeurs pour trouver des lecteurs.

    Pour l’envoi de masse, pour avoir aussi lu pas mal de guides d’édition à une époque, c’est très mal vu par certaines maisons d’édition. Parce que si ça correspond pas à leur ligne ba… Même si le texte est parfait, ça correspond pas et ça leur fait juste perdre du temps. L’envoi de masse, d’après des témoignages d’éditeurs, ça fait très “auteur désespéré” et ça donne un mauvais a priori. Après, l’acharnement peut payer, je ne dis pas, il existe des exemples. Mais je parle juste du ressenti d’éditeurs face à ça.


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