Ecriture collaborative ! Tous à vos plumes !



  • Voilà ! J’ouvre le sujet ! Cette page est pour le projet d’écriture collaborative, vous êtes donc invités à participer. Les seules règles à respecter, ne pas écrire plus de 300 signes d’un coup, et attendre que cinq personnes aient ajouté leur contribution après vous pour écrire à nouveau un petit bout ! Si personne n’écrit pendant x jours (demander à Mart la valeur de x, c’est lui qui a proposé) tout le monde peut reprendre l’affaire sans se soucier du nombre de zouzous le séparant de lui-même.

    Je propose donc un début (inspiré d’un début de concours, allongé par mes soins) :

    Nuit étoilée, vent léger, les regards sont attentifs. Yeux rivés sur le ciel, silence absolu, la lune joue dans les nuages. Tous patientent, assis dans l’herbe et le noir. Ils se questionnent. Viendra-t-il ce soir ? N’est-il pas trop tard ?



  • Non. Le voilà.
    Ce soir encore, sa silhouette noire se distingue contre le demi-cercle laiteux de la lune. Et il hurle. De douleur ? De tristesse ? De colère ?
    Non, bien pire que cela ; de solitude.



  • Et pourtant il se souvient qu’il y a bien longtemps il faisait partie d’une meute qui parcourait toute la région. Maintenant il n’est plus qu’une légende connue de quelques personnes seulement. Les même qui viennent l’admirer chaque soir. Et qu’il ignore à chaque fois.

    Edit : désolée, j’ai changé mon passage, je me suis rendu compte que j’avais mal dit ce que je voulais dire… On a le droit ? pas taper s’il vous plaît !


  • Plume d'Argent

    Devant tous, il se présente. Mais est-il réellement lui-même ou n’est-ce qu’une façade ? Chaque soir, il offre le même spectacle, en espérant que demain sera différent.



  • Ces spectateurs étrangers, allongés sur les rares brins de ces champs vallonnés, oseront-ils un jour l’aborder ? Ou se contenteront-ils toujours de l’observer…
    Il les hait. Mais chaque soir, désire et savoure leur présence.
    Fourbe mirage de cette meute qu’il avait dû quitter…


  • Plume d'Argent

    Chassé, banni ! La horde noire, creuset de sauvagerie, essaim de saigneurs, l’avait jugé par trop cruel… Un comble. Il n’avait fait qu’exceller dans la barbarie dans laquelle ils baignaient depuis toujours. Certes, il aimait la chair, et l’odeur de la peur. Trop, à leurs yeux.



  • Lentement, il se tourne vers son petit public, vers tous ces petits yeux avides devant sa misère. Il leur lance un regard mauvais qu’ils ne verront pas. Puis, il lève haut le bras et fait un formidable doigt d’honneur.



  • Et il se retourne. Il part, le cœur alléger de sa haine. Il sait qu’il peut survivre seul. Il n’a pas peur. Et pour la première fois depuis longtemps, il se sent presque calme. Serein.



  • Mais en bas, dans la foule, ils ne l’entendent pas de cette oreille. Il y a de l’agitation, peut-être même des agitateurs? Certainement des mécontents.



  • Comment ose-t-il, lui qui n’a d’existence que par leur regard, sans qui il ne serai plus qu’oublis et ombre, les insulter ainsi ? Voilà qu’on ramasse des pierres, et que pleuvent les roches !



  • Si aucune d’elles ne l’avait touché, peut-être aurait-il pu n’en avoir cure… Il les aurait ignoré, aurait poursuivi son chemin. Et ce public mécontent serait retourné vers son village, rapportant à tous que l’homme-loup ne viendrait plus.
    Si seulement ce petit silex n’avait pas rebondi sur son épaule…


  • Plume d'Argent

    La tranche du caillou, aigüe, avait écorché la chair. Une goutte de sang perla. Son odeur métallique, bien qu’infime, ranima le processus d’attaque, le besoin de tuer.
    Devant lui, ce n’étaient plus des spectateurs, mais des proies.



  • Parmi elles se trouvait la petite Pierrette, treize ans, qui savait lancer les projectiles avec grande précision. Elle savait aussi repérer les dangers imminents.

    • Barrez-vous tout le monde ! beugla-t-elle en se levant pour courir vers le village.


  • Mais à peine levée, qu’elle sentit une force démesurée l’attirer dans les airs sous les regards terrifiés de ses parents tandis que Kiri, son chien à la robe bringée, poussait des glapissements de détresse.



  • N’importe qu’elle autre petite fille aurait fermé les yeux et aurait hurlé de toutes ses forces, implorant son papa de la secourir, mais pas Pierrette. Elle planta son regard dans les deux iris jaune et froids.



  • L’homme – si l’on pouvait nommer ainsi pareil être – la tenait devant son visage, la bouche ouverte sur des canines démesurément longues. Il attendait qu’elle implorât sa pitié, tremblât de peur. Mais il attendait en vain ; la gamine restait de marbre.
    De furieux, le loup-garou devint curieux.



  • Elle avait peur pourtant. Une terreur qui lui paralysait les entrailles, le cœur et le cerveau. Aurait-elle été par terre qu’elle serait tombée… mais il la tenait, proche, si proche de son visage, qu’elle avait l’impression qu’en dehors de son reflet, il n’existait plus rien dans ces yeux.


  • Plume d'Argent

    Qui était-il ? Elle aurait voulu le savoir et comprendre ce qu’il faisait là. Pourquoi se donnait-il en spectacle ainsi ? N’avait-il rien de mieux à faire ?



  • (oups on est passés au passé alors que c’était au présent au début)

    L’homme-loup, quant à lui, était comme hypnotisé par cette fillette qui ne criait pas. Si hypnotisé qu’il ne vit pas cette silhouette qui s’était placée derrière lui, et qui lui piqua le dos d’un gros bâton.

    • Aah ! s’écria-t-il en laissant échapper Pierrette, qui profita de l’occasion pour s’échapper elle-même.
    • Merci Suzanne ! lança-t-elle à l’attention de sa soeur, qui l’avait délivrée, et qui courait maintenant à ses côtés.


  • Misérables humains, pensa-t-il, écœuré.
    Lentement, il se laissa tomber sur le sol, appuyé sur ses bras musculeux, les genoux à quelques centimètres de l’herbe grasse.
    Il allait se transformer.
    Les courser.
    Les massacrer…
    Ils n’auraient pas dû le malmener. Peut-être épargnerait-il cette gamine ?


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