Pourquoi, pour qui écrivons-nous ?


  • Plume d'Argent

    Dans le cadre de mes projets professionnels, j’ai été amenée à me poser des questions sur mes motivations profondes pour l’écriture.
    La signature de @Luna, sur l’ancien forum (et peut-être sur le nouveau ?), m’est revenue en tête :
    “La littérature jeunesse est le lieu où j’ai trouvé ma liberté et le roman jeunesse est une prolongation de l’esprit d’enfance.” Timothée de Fombelle
    Cette recherche de liberté et ce besoin de retour en enfance, c’est quelque chose qui me parle beaucoup. Bien sûr, il y a le plaisir de manier les mots, les lier, trouver la combinaison parfaite pour que chacun soit à la fois une partie d’un tout (la phrase qui évoque exactement l’image ou l’idée que l’on souhaite fixer sur la feuille), et mis en valeur individuellement.
    J’ai cherché d’où la citation était tirée, et j’ai découvert qu’il avait prononcé ces mots à l’occasion d’une interview pour Télérama en 2012.
    Tout ce qu’il y dit résonne en moi comme une corde de guitare ! Il le dit bien mieux que moi, évidemment, alors je vous laisse découvrir !
    Interview T.de Fombelle
    Il évoque le pouvoir de l’imaginaire, pour le lecteur, mais aussi pour l’auteur… et qui servons-nous en premier, finalement, quand nous écrivons ?
    Moi je l’admets : comme il le dit si bien, je construis ma cabane… Le voyage auquel je voudrais inviter mes lecteurs, après tout, j’en suis la première passagère.
    Il dit, “j’écris pour moi”. Je crois que moi aussi. C’est peut-être comme ça qu’on tombe le plus juste ?

    Et vous, pour qui écrivez-vous ? Pourquoi écrivez-vous ?


  • Plume d'Argent

    EN voilà une question intéressante. Évidemment, tu l’as dit, j’écris d’abord pour moi. Dans les univers que j’imagine, je trouve un refuge d’une certaine manière et puis j’aime explorer des pistes, réfléchir à des mises en situation et surtout, d’une certaine manière aborder des thèmes qui me tiennent à cœur (je pense que je vais ouvrir aussi un topic sur le sujet sur les thèmes fétiches des auteurs xD).
    Bref donc j’écris pour moi pour me faire plaisir et parce que j’en ai besoin aussi. Même quand j’ai des pannes ou je ne peux pas écrire, il y a toujours une histoire qui me hante !

    Mais on va pas se mentir : j’aime aussi écrire pour les autres. Savoir qu’on a des personnes qui nous lisent, nous commentent et nous encouragent, et bien certes on écrit pour soi, mais ça booste de malade. Avant mon inscription sur papier et sur un autre forum d’écriture, j’etais assez démotivée car j’avais l’impression d’écrire pour rien, que tout le monde s’en fichait. Mais depuis, et bien j’ai été gâtée je trouve et ça me donne aussi envie d’écrire pour moi et puis pour les personnes qui prennent le temps de me lire, en me surpassant ^^

    (Désolée si ça fait fleur bleue mais je suis sincère :3)


  • Plume d'Argent

    @elia Non, non, pas fleur bleue, je partage !
    Ce que je voulais dire en disant que j’écrivais pour moi, c’était que j’étais mon premier public. Mais pas que j’étais indifférente au fait d’être lue ! Au contraire, je trouve aussi que c’est extrêmement motivant d’avoir des retours, de voir que les gens qui me lisent se sont posés des questions ou ont réagi d’une manière ou d’une autre.
    Ecrire pour soi, c’est mener sa barque en fonction de son propre plaisir, en premier lieu. Ne pas se poser de question sur une éventuelle adéquation avec un public. Et considérer que si le plaisir est là pour l’auteur, il a encore plus de chance de provoquer celui du lecteur.



  • Pour me donner matière à rêver. M’immerger dans un monde sans pub, sans bullshit job et sans Nadine Morano.

    Et en même temps j’ai le besoin d’être lue, mais ça c’est un besoin de reconnaissance qui dépasse le cadre de l’écriture je crois.


  • Plume d'Argent

    Tout pareil @Elia ! L’écriture est pour moi une sorte de refuge où tout est possible… Au début, je n’écrivais vraiment que pour moi. Je m’évadais d’une vie, il faut bien le dire assez solitaire, pour en inventer une autre où mes héros osaient, à l’inverse de moi. Et puis, je ne pensais pas que mes textes pouvait plaire à d’autres (Comment ça je manque de confiance en moi ? Non, si peu ! ).

    mais, en commençant à être lu et à recevoir des retours, j’y ais pris beaucoup de plaisir et encore plus de motivation pour m’améliorer…ce que je ne faisais pas au début.



  • C’est une bien bonne question @Isapass ! Je me suis toujours dit que j’écrivais pour moi, pour m’évader d’un monde trop dur et inadapté (enfin, je parle surtout de la société, mais c’est un autre sujet xD), mais il y a peut-être autre chose… J’écris pour moi, déjà. Parce que ça me permet de rêver éternellement et de devenir quelqu’un d’autre (mon personnage, en somme) pendant quelques temps, de me perdre pour mieux me retrouver, je pense.


  • Plume d'Argent

    @olga-la-banshee et sans papiers administratifs ? Moi pareil !


  • Plume d'Argent

    Sans surprise, j’écris avant tout pour moi, et ensuite, aussi pour les autres ^^ l’écriture a d’abord été un moyen de coucher des ressentis, des émotions sur le papier, j’ai encore des carnets d’écrits que ne sont pas partagés et pas partageables d’ailleurs. Ensuite, est venue l’envie de construire des histoires, avec l’idée qu’il pourrait y avoir des lecteurs même si cette idée restait encore secondaire. C’était vraiment pour me perdre dans mon propre univers, une manière de me construire/ de me créer des repères en même temps que je construisais les histoires.
    Aujourd’hui je pense être à un équilibre entre le besoin d’écrire pour moi et l’envie d’écrire pour les autres, et pour être lue. Ca ne me dérange pas d’écrire dans mon coin, je préfère même cette technique de terminer un roman de A à Z avant de le proposer à la lecture, mais il y a toujours l’idée qu’il sera découvert par d’autres à la fin et j’avoue que sans cette petite étincelle, l’écriture n’aurait plus la même saveur :)



  • Très bonne question ! :blush:
    Je me retrouve bien sûr dans ce qui a déjà été dit ; j’écris d’abord pour moi. Pour différentes raisons.
    Et je pense – moi aussi – que, sans aucun retour, je me démotiverais. J’ai besoin de savoir que ça va servir à quelque chose. Si ça ne fait rêver personne, si personne ne devait y prendre du plaisir à part moi, si ça ne me permettait pas d’avoir de longues discussions sur mes mondes comme on pourrait en avoir sur un film, si ça ne créait pas un peu d’oubli… Je crois que je finirais par abandonner. D’ailleurs, j’ai déjà eu de violents moments de doute. Mais certains retours de plumes (vive ce site, encore une fois !), m’ont rassurée et confortée dans l’idée que ce que j’écrivais pouvait plaire – même si, bien sûr, il y a encore du boulot !
    [Je rejoins Olga pour le besoin de reconnaissance dans la vie qui dépasse le cadre de l’écriture. ;) ]
    Mais en ce moment, l’écriture, c’est également une bouée inespérée. Sans elle, je sombrerais dans la dépression (arrêt de travail forcé pour raison de santé).
    Et pour finir, l’écriture m’aide aussi à m’ancrer dans le réel. Ça peut paraitre incongru (surtout si l’on sait que mon cœur balance plutôt pour les écrits de SF, fantastiques et de fantasy).
    Depuis des années, quand je lis, je… déconnecte, à un moment. Mes yeux lâchent le fil du récit et se voilent. Et c’est comme si une télé s’allumait dans ma tête et qu’une série défilait sous mes yeux. (Sérieux, c’est à cause de ça, mes insomnies ! Mais allez-y pour " éteindre " cette tv intégrée… ^^’’).
    C’est une amie thérapeute qui m’a un jour conseillée de mettre par écrit ces rêveries, pour m’ancrer dans mon corps et dans le monde réel plutôt que de le fuir -> apparemment, ça devrait m’aider à gérer certaines de mes angoisses.

    Tout ça pour dire : j’écris pour moi, pour concrétiser – d’une certaine façon – tous ces rêves, en espérant que ça plaise aux autres, et qu’ils me le disent. Ainsi, j’écrirai encore et, j’espère, leur apporterai le plaisir que me donnent tous ces livres que j’ai moi-même dévoré et dévorerai encore. (Désolée pour cette tartine ! :scream: )


  • Plume d'Argent

    Oh, elle est chouette, cette interview ! Moi aussi je me sens en phase avec certaines des choses qu’il dit.
    J’aime la façon dont il explique qu’il se laisse guider par l’histoire, et l’idée que ce n’est pas lui qui décide s’il va écrire du théâtre, du jeunesse ou autre chose. C’est l’histoire qui décide !
    (J’ai beaucoup aimé Tobie Lolness, un peu moins ce qu’il a écrit ensuite…)

    Je me retrouve aussi dans la plupart des choses que vous dites. Enfin il me semble…
    En revanche, je ne crois pas que tout le monde écrive pour se réfugier dans les mondes qu’il/elle invente, parce que sinon, il n’y aurait pas autant de dystopies… :confused:
    Peut-être plus pour se projeter dans les personnages qu’on créé et pour vivre leur aventures en toute sécurité ? Parce que c’est usant d’être toujours “soi” dans notre monde et qu’explorer ce que ça ferait d’être différent dans un autre monde, c’est la vraie aventure ? Pluriel au lieu de singulier ?

    Bon, je ne réponds pas à la question, là… vous aviez remarqué ? C’est que je la trouve bien difficile, finalement… mais si passionnante ! :slight_smile:



  • Merci Isa pour ce très joli sujet et pour le lien de l’interview :heart:
    Comme vous, j’écris pour moi, mais uniquement pour moi. Point de partage.


  • Plume d'Argent

    @asphodèle tu sais dire pourquoi ? C’est un problème de confiance ou tu n’en sens tout simplement pas l’utilité ? Tu ne montres tes textes à vraiment personne ? Excuse-moi d’être si curieuse, mais j’ai toujours envie de comprendre ce qu’il y a dans la tête des gens (sans jugement aucun, hein !) ;)


  • Journaliste PAen

    @Isapass ta curiosité est partagée, j’allais demander la même chose :)



  • Personnellement j’écris parce qu’il y a un idéal que je voudrais être. Quand on admire une personne on souhaite lui ressembler et bien là c’est pareil. Dans la vie je me fixe des principes que je m’interdis absolument de violer qui ont pour but de me faire atteindre cet idéal. L’écriture l’est aussi. Tolkien a créer un monde, Eiichiro Oda aussi, tous les auteurs sont des créateurs, les dieux de leur propres mondes, de leurs rêves. Ça peut paraître égoïste et arrogant mais je veux moi-même me voir comme un dieu. Je veux intégrer le Panthéon des Créateurs. Alors en ce sens j’écris pour moi, pour m’imposer une propre vision de ma personne mais pour que le rêve soit complet la reconnaissance des autres s’avérera nécessaire. Je ne pleurerai pas si l’on me dit que je suis un mauvais écrivain parce que j’ai un égo assez présent mais je ne suis pas pour autant fermé au remarque que l’on peut me formuler. Si elles sont intéressantes j’en prendrai compte dans le cas contraire cela ne changera rien.



  • J’écris pour fixer un rêver éveillé. Lui donner un côté plus réel, plus tangible. J’ai plein de personnages dans ma tête, je veux leur donner un peu d’espace pour vivre par eux-mêmes, sinon ils finissent par me déranger à s’amasser, c’est bas sous plafond en plus ^^
    Et avant tout, j’écris pour extérioriser mes émotions (je ne passe un gros chagrin que quand je peux l’écrire, pareil pour les colères), surtout les néfastes, et éviter de les envoyer dans la gueule du premier venu.
    Fut un temps où j’écrivais pour ne pas me sentir seule, pour passer le temps avec des personn(ag)es que j’aime et avec lesquel(le)s je me sens bien, en sécurité, sereine. Maintenant parfois, je me sens seule quand j’écris, parce que j’ai envie de partager ça avec mes amis, ma famille, mon amoureux. Et j’ai souvent l’impression que ça ne les intéressent pas (la plupart ne prennent pas le temps de lire), ou qu’ils prennent ça à la légère. Ça me rend parfois triste, c’est tant pis.
    J’écris aussi pour les gens que j’aime. Des lettres, des poèmes, des nouvelles. Pour trouver le courage de leur dire ce que je veux leur dire, pour refaire le monde, imaginer autrement.


  • Plume d'Argent

    À vrai dire, je ne sais plus pourquoi ni pour qui je le fais. C’est probablement pour ça que je n’arrive presque plus à écrire…
    Plus je pense à partager mes histoires en dehors de ma famille proche, plus j’ai l’impression qu’elles sont dépourvues d’intérêt ; mais d’un autre côté, je trouverais dommage qu’il ne reste aucune trace de mes personnages.



  • J’écrivais parce que j’ai toujours plein de choses en tête. Des idées, des doutes, des embrouilles, mais surtout beaucoup beaucoup beaucoup de questions. Principalement des questions auxquelles je ne pouvais pas répondre.

    Alors en écrivant autour de ça, je ne trouvais pas de réponses, mais je pouvais les triturer tellement que ça n’était plus important. Qu’elles ne me faisaient plus mal au crâne.

    Je crois que j’écrivais juste parce que ça me faisait du bien. Ça me libérait.

    Mais il s’est passé des trucs pénibles dans ma vie qui ont impacté ma capacité à prendre une plume, et je n’ai pas écrit depuis longtemps. Et j’ai d’ailleurs l’impression depuis plusieurs années que ma tête va exploser : je pourrais aussi dire que j’ai besoin d’une activité créative mais que je ne sais rien faire d’autre haha !

    J’ai très envie de me remettre à écrire. J’ai encore deux ou trois dragons à combattre dans ma vraie vie, mais j’ai encore l’espoir que je pourrai y revenir et créer de la Fantasy. C’est mon auteur préféré, Terry Pratchett, qui a dit dans un article (il me semble) que toutes les histoires SONT de la Fantasy, au final, car même si on garde les codes de notre monde… On invente.

    Il le dit mieux que moi bien sûr, c’est dans un extrait de Lapsus Clavis que j’étais tombée là-dessus !

    Pour finir : j’ai répondu à ce post parce que le sujet m’émeut. Je me suis beaucoup perdue avec ces labyrinthes que j’ai en tête. J’ai été transformée et je dois m’adapter pour réapprendre à créer des histoires. C’est pourquoi les quelques écrits que je n’ai pas effacé me font grimacer, je les trouve mièvres. Cependant, ils correspondent à une ancienne moi. Une qui savait sans se connaître, elle.

    J’écris donc pour un truc plus vaste que moi qui ne sert à rien :laughing:


  • Plume d'Argent

    @draguel C’est marrant : moi j’ai justement l’impression que j’écris pour m’affranchir de mes principes et des principes en général, alors que toi tu t’en fixes pour écrire ;) Comme quoi ce qu’on met en place est vraiment différent !

    @Fannie : Je n’ai lu que tes nouvelles, mais permets-moi de douter de leur manque d’intérêt ! Pourquoi ne les partages-tu pas ici. PA est si bienveillant et peuplée de plumes qui peuvent comprendre l’importance de la démarche d’écriture. Pour en avoir fait l’expérience, notre entourage, même proche et aimant, n’est pas toujours un public facile ! Moi je trouve extrêmement encourageant et constructif de profiter du regard des plumes.

    @Aéfaë : ça ne sert jamais à rien ! Et en effet, on n’écrit sûrement très différemment en fonction de ce que la vie nous a fait traverser. Je te souhaite de t’y remettre et de trouver des sujets et une écriture qui te correspondent vraiment. “Une qui savait sans se connaître, elle” : ça me parle ce que tu dis ! Moi il a même fallu que je fasse connaissance avec moi-même pour commencer à écrire !



  • @Isapass Bah je sais pas si ça ne peut pas avoir une (relative) utilité, parfois en fait.

    Quand on est publié, déjà, j’imagine que ça change au moins un petit quelque chose ? Ou quand on est lu sur Wattpad, donc avec une communauté. Ou ici quand une histoire (ou un auteur ou une autrice est suivi.e). On a un genre de but dans tous les cas (ne serait-ce que finir l’histoire / la saga).

    C’est plutôt le fond qui me manque en fait. Je me suis perdue dans ma quête du réalisme des persos et de l’intrigue et à force tout est parti. Je suis aujourd’hui incapable de réfléchir à une histoire entière, aucune idée ne se développe suffisamment.
    Parce que c’est vrai que, même dans la meilleure histoire du monde, y’a par exemple des bonnes coïncidences qui arrangent bien les choses ! (Sans deus ex machina quand c’est bien fait :smile:). La notion de temps aussi est pas la même, les évènements sont plus condensés qu’ils ne pourraient l’être en réalité.

    Donc y’a encore du travail ! Tes encouragements me font chaud au cœur en tout cas :wink: Au début je pensais que je n’avais pas ma place sur PA, ayant arrêté d’écrire. Je participe beaucoup moins quelque part à cause de ça, et j’ose moins me lier. Mais je n’ai pas pu partir vraiment, en fait, quels qu’aient pu être mes ressentis :sweat_smile:



  • @isapass Pour répondre à ta question : les deux mon Capitaine !
    C’est un gros problème de confiance, le fait que je ne suis pas encore prête, que le récit que j’écris n’est pas suffisamment au point pour être lu (et même pas du tout), que ce serait du sadisme de le donner à lire, etc. Pour l’instant, j’écris ce texte principalement pour moi, l’envie d’essayer d’aller au bout de cette aventure.
    Il y a des passages encore plus navrants que les autres mais pour lesquels j’ai pris beaucoup de plaisir ou qui étaient importants… mais sans intérêt et ignoble pour un lecteur. J’ai trop d’orgueil pour les montrer.

    Toutefois, Loki a lu les 2 ou 3 premiers chapitres l’été dernier alors que je m’apprêtais à jeter l’ensemble du récit, elle m’ a stoppée dans mon élan. Elle a toute mon admiration pour avoir affronté cette abomination. Mais elle bien la seule personne qui a lu ne serait-ce qu’un mot de cette histoire.

    Donc en résumé : le sentiment que l’écriture est un acte et une production intimes, un complexe d’infériorité littéraire (lui a-t-on donné un nom ? genre complexe de Proust ? parce qu’après lui…) et l’orgueil.
    Néanmoins, je comprends tout à fait votre enthousiasme à partager, vous remercie pour votre générosité et courage. Peut-être que si un jour je suis bien avec mes mots, trouve et aime ma langue, la question se posera, mais pas avant. C’est pour l’instant une confrontation d’un moi avec un moi. Très égocentrique tout cela.
    Merci d’avoir lu tout ceci !


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