La Rémige bleue.


  • Plume d'Argent

    Bravo !
    Mais il faut trouver autre chose à mettre dans tes graphiques maintenant ;)



  • @isapass a dit dans La Rémige bleue. :

    Bravo !
    Mais il faut trouver autre chose à mettre dans tes graphiques maintenant ;)

    De ce genre ? :-)

    text alternatif

    Il s’agit de l’état d’avancement très parcellaire du second volume de La Rémige bleue.


  • Plume d'Argent

    :joy:
    Je me doutais que tu avais de la ressource ! ;)


  • Plume d'Argent

    Bravo @daviken ! Bonne chance pour Galli !


  • Plume d'Argent

    Félicitations pour cet envoi, Daviken ! Je croise les doigts ;)


  • Plume d'Argent

    (Re)félicitations ! :four_leaf_clover:



  • Bravo ! =D



  • Bravo également 🖒



  • :four_leaf_clover: :blush:


  • Plume d'Argent

    Bravo, et bon vent à ta Rémige bleue ! : ) :four_leaf_clover:


  • Plume d'Argent

    Bravo pour ton envoie !



  • Yeaaah, un de plus !

    Il manque une catégorie sur ton graphique. “Temps passé à faire un graphique au lieu de travailler” :D



  • @olga-la-banshee a dit dans La Rémige bleue. :

    Yeaaah, un de plus !

    Il manque une catégorie sur ton graphique. “Temps passé à faire un graphique au lieu de travailler” :D

    text alternatif



  • Bonjour, un peu tardivement :

    Merci @Rachael , merci @Jamreo , merci @Fannie, merci @Liné , merci @LG, merci @Lily, merci @itchane, merci @Nascana, merci @Olga-la-Banshee, merci @Aranck !

    Dis @Aranck , Mélenchon je le vois sur mon smartphone, mais pas sur mon PC, il est censuré :-).



  • Mouahah, on a le droit de mettre des gifs de Mélenchon ??! Mais tout est permis ici !



  • C’est un homme public. ;-)



  • @daviken Il est bizarre ton PC… (Personnal Computer, Poste de Commandement ou Parti Communiste ?)



  • Bonjour les plumes.

    J’ai fait une pause après avoir envoyé mon texte au concours Gallimard Jeunesse.
    Mais là, je n’y tiens plus : il fallait que je reprenne la plume.
    J’ai donc commencé à plonger dans l’univers du second tome de la Rémige bleue.
    Je viens d’écrire le prologue en me mettant à la place du lecteur qui (je suis optimiste) après avoir lu depuis longtemps le premier tome doit se replonger dans l’histoire.
    Ne voulant pas que le second tome commence par un rappel académique du premier, je me suis débrouillé comme ça :

    – Des Bougeants habillés ?
    – Oui, Zéphira.
    Zéphira se bidonna. Son Zéraphin avait de drôles d’idées.
    – Mais où vas-tu chercher tout ça ? demanda-t-elle entre deux hoquets moqueurs.
    Zéraphin tourna sa plume entre deux doigts.
    – Ce n’est pas moi, c’est elle, se vexa-t-il.
    – Je pense plutôt qu’elle t’embobine un peu trop la tête, s’amusa sa belle.
    Son Zéraphin lui répondit le plus sérieusement du monde :
    – Non, pas du tout. Ce qu’elle raconte, c’est vraiment, vraiment…
    – Vraiment étrange, c’est cela ?
    – Oui, admit Zéraphin.
    Zéphira vint se poser près de son chéri en lui faisant un tour du cou de ses grandes ailes.
    – Et si tu la laissais un peu tranquille ?
    – Oh non ! Pas maintenant, s’il te plaît.
    Il avait trouvé cette jolie plume bleue au pied de son arbre un jour de pluie et de grand vent. Elle tournoyait autour du tronc. Zéraphin l’avait cueillie au vol dans son bec. Une plume parée d’un bleu cristallin. Jamais encore il n’en avait vu de cette couleur.
    – Un chapitre, c’est un chapitre ! Il faut que je le termine.
    Zéphira soupira.
    – J’ai vraiment peur que Bleuette perde le fil de son histoire, expliqua Zéraphin pour se justifier.
    Depuis qu’il avait découvert cette plume, il n’arrêtait plus d’écrire. Elle était sa source d’inspiration intarissable.
    – Taratata, fit Zéphira en lui ôtant la rémige bleue des mains.
    Elle lui fit une petite Bizulle sur la joue.
    – Qu’est-ce que tu ?..
    Je la repose dans son tube à encre. Cette plume est trop bavarde, elle finira son chapitre plus tard, dit-elle en fronçant les cils.
    Zéphira l’entraîna au bord du nid, sur un tapis de feuilles couleur de miel.
    – Tu disais ? Des Bougeants habillés ?
    – Oui, reprit Zéraphin, content que sa chérie s’intéresse à son écriture. Ils ont de grandes pattes. On dirait des poteaux tellement elles sont épaisses, ils appellent ça des jambes
    Zéphira le regarda de ses yeux bleus.
    – Ils ont aussi des bras.
    – Comme les nôtres ?
    – Oui. Enfin… presque. Des bras lourds comme des gourdins.
    Elle réprima un petit gloussement.
    – Alors ils ont sans doute d’énormes ailes et ne doivent pas voler très haut.
    – Ils n’ont pas d’aile du tout, lâcha Zéraphin.
    – Quelle horreur. Seraient-ils donc infirmes ?
    – Tu ne crois pas si bien dire. Ils portent aussi un petit bec rose tout mou comme un mollusque.
    – Beurk. Alors ce sont des monstres.
    En quelque sorte. Des humains. Entre eux, ils s’affublent de ce drôle de nom. C’est Bleuette qui me l’a écrit.
    – Des Zumains ? répéta Zéphira.
    – Je crois, quelque chose comme ça.
    Ils restèrent silencieux quelques instants, le regard perdu vers le ciel, essayant d’imaginer les créatures de Bleuette.
    – Pourquoi habillés ? demanda Zéphira.
    – Ils n’ont pas de plumes.
    Sa chérie resta le bec rêveur. Comment pouvait-on imaginer des êtres intelligents sans aile ni plume ?
    – Ils ne doivent pas avoir chaud tous les jours, remarqua-t-elle.
    – Pas du tout ! s’exclama Zéraphin. Habillés veut dire qu’ils portent des habits !
    – Des Zabits ?
    – Oui. Des tas de petits fils entrecroisés qui collent autour de leur peau.
    – Des araignées ?
    – Non. Des habits… du tissu, de la toile comme celle de ta serpillière.
    Zéphira avait du mal à se représenter une chose pareille.
    – Tu ne me crois pas ?
    Elle préféra se taire. Son Zéraphin avait une imagination débordante. De là à croire que tout lui venait de sa plume… Elle lui refit une autre petite Bizulle.
    – J’espère que son histoire se termine bien, dit-elle.
    Bleuette avait déjà couché sur le papier le terrible accident de Picou la pie.
    – Moi aussi. Mais cette plume est tellement bavarde… Je me demande si son histoire n’est pas sans fin.
    La plume se trémoussait dans son tube à encre.
    – Regarde-la ! Elle veut encore me dire quelque chose !
    Les yeux de Zéphira firent quelques roulades.
    – Mais enfin mon chéri… ce n’est que le vent qui la fait frémir.
    – Je regrette, elle tremble toujours dans l’urgence. Elle est pressée de nous écrire un mot.
    – Picou ? Elle va nous parler de Picou ?
    Zéphira se prenait au jeu. Il était tellement plus romantique de croire à une plume dictant les pensées.
    – Passe-la-moi. Vite !
    Zéphira lui tendit la jolie rémige.
    – Une feuille blanche. Vite !
    – Et pourquoi pas une feuille jaune ou une feuille rose ?
    – Non ! Bleuette préfère les feuilles blanches.
    Zéphira arracha une belle feuille blanche de son arbre.
    – Tiens, dit-elle.
    Zéraphin griffonna quelque chose et Zéphira se pencha sur son épaule.
    Je n’ai plus d’encre.
    – C’est tout ? Elle nous dérange pour nous écrire qu’elle n’a plus d’encre ?
    – Tu vois bien ! Elle vient de l’écrire ! triompha Zéraphin en brandissant fièrement sa plume.
    Il restait à peine une goutte dans son calamus et le tube à encre était tari.
    – Cette plume est très intelligente. Quand elle a soif…
    Zéphira ne manqua pas de sourire. Elle s’envola rapidement au-dessus du nid et se posa près de la cime de leur grand arbre.
    – Cueille-m’en un beau ! lui lança Zéraphin.
    Elle choisit le plus gros, prêt à éclater, et l’arracha d’un petit coup de bec bien ferme. Le printemps battait son plein et les tubes à encre regorgeaient de leur liquide teinté. Les plus lourds se détachaient parfois de l’arbre et s’écrasaient par terre en dessinant de belles arabesques sur le sol humide.
    – Celui-ci ira ? demanda-t elle retournée dans le nid.
    Zéraphin l’examina avant d’y tremper sa plume.
    – De l’encre bleue, c’est parfait.
    Au bout de ses rameaux, son arbre généreux disposait d’une vaste palette de tubes colorés, à tel point qu’il aurait pu aisément dessiner un arc-en-ciel. Dessiner ou peindre d’ailleurs, tant la consistance variait d’un tube à l’autre. En fait, son arbre était riche d’autant de tubes à encre que de tubes à gouache et bien d’autres encore réservés à tout usage, comme les tubes à dentifrice aux goûts multiples pour se laver les dents ou ceux, aux saveurs comestibles, en forme de flûte à Champagne, à n’utiliser qu’avec modération. Évidemment, Zéphira savait faire la différence entre un tube de pâte à modeler et celui d’une encre assez fluide pour y tremper une plume. Elle aurait pu choisir une autre couleur, mais le rose seyait mieux aux billets doux, alors que le noir était plutôt réservé aux mauvaises nouvelles ou aux écrits administratifs, et que le rouge servait à corriger les fautes d’orthographe.
    Zéraphin plongea Bleuette dans le tube tout frais et écrivit studieusement sous l’œil curieux de sa compagne qui essayait de regarder par-dessus son épaule.
    Que te raconte t elle cette fois-ci ?
    – Elle dit que les feuilles blanches ne poussent pas dans les arbres.
    Et comment ferait-on pour écrire ? songea Zéphira.
    – Elle dit que c’est de la sève qui coule dans les branches. Pas de l’encre.
    – De la sève ?
    – Oui. Une sorte d’encre visqueuse et transparente.
    Ça m’a l’air assez dégoûtant, pensa Zéphira.
    – Elle dit que les feuilles des arbres ne sont pas carrées. Elles ont plutôt la forme d’un cœur allongé.
    Ça, c’est charmant.
    – Elle dit qu’il y a des bourgeons au bout des branches. Pas des tubes à encre.
    Zéraphin reposa Bleuette. La plume semblait satisfaite d’avoir réussi à lui faire barbouiller ces quelques petits détails. Il lui répondait souvent de la même manière, par écrit, quand sa plume voulait bien se laisser guider par sa propre main. Il aurait pu disserter à l’instant sur la couleur des fleurs, mais il préféra remettre cela à plus tard. Il avait passé tant de jours et de nuits à prendre connaissance de sa belle histoire. Zéphira en serait presque tombée jalouse si à chaque ligne, Pépé, les oiseaux et les Bougeants habillés ne l’avaient profondément troublée.
    Je m’appelle Bleuette.
    Tels furent ses premiers mots, écrits de la main fébrile de Zéraphin.
    – Houhou Zéraphin ! Tu es dans la Lune ?
    Il leva les yeux de sa feuille.
    – Ce n’est rien, dit-il. Jamais je n’aurais pu écrire un tel conte tout seul. Imagines-tu une seconde la tête de cette créature qui se déplace à quatre pattes et qui lance des cris insensés ?
    – Miaou ? s’amusa Zéphira.
    Elle trouvait plutôt mignon que Bleuette l’ait appelé Ronron.
    – Un chat, dit Zéraphin. Et pourquoi pas un dinosaure ?
    Il ne croyait pas le moins du monde à ces quelques théories douteuses qui affirmaient que sa planète fut jadis habitée par toutes sortes de bêtes qui ne pouvaient même pas s’échapper dans les airs. Pourtant, certains esprits savants émettaient l’hypothèse que cela avait dû se produire à une époque si reculée que toute trace de ces ancêtres bizarres avait pour ainsi dire disparue de la surface du globe.
    – Tu penses bien qu’ils n’ont jamais existé, renchérit-il.
    – Et pourquoi pas ? le nargua Zéphira. Peut être que l’histoire de Bleuette remonte à très très longtemps.
    – Et des Zumains qui habitent en bas des arbres dans des nids en pierre de taille ? Tu crois que c’est crédible ?
    – Tu veux parler de Pépé et de son manoir ?
    – Ça encore, je conçois, mais que dire de ces nids collectifs en béton, collés les uns aux autres dans des essaims gigantesques ? Dis-moi donc quel animal aurait pu vivre là-dedans ?
    Il songea encore à l’inimaginable. L’époque où vivait Bleuette n’était pas rose du tout, ni verte d’ailleurs, plutôt grise, étouffée par l’air impur des Bougeants habillés.
    – Que sont-ils devenus ? demanda Zéphira.
    Zéraphin soupira. Bleuette avait dû lui expliquer en aparté, en écrivant sur des feuilles de brouillon, comment vivaient en général les Bougeants habillés.
    – Je suppose qu’ils ont dû finir par s’étouffer eux-mêmes, répondit-il avec un frisson dans le dos.
    Il avait préféré chiffonner ces brouillons et les faire disparaître avant qu’une âme sensible n’y fourre son bec.
    – J’aime bien ce Ronron, dit-il pour changer de sujet, et ce vieux Bougeant habillé qui se nomme Pépé.
    – Et moi j’aime bien ces dalles qui parlent, continua Zéphira. Comment s’appellent-elles déjà ? Ah oui ! Les Schisteuses !
    Elle lança un piaillement en guise de rire.
    – Et l’Ankou ? Brrr… bruissa Zéraphin en agitant les ailes.
    Zéphira fit mine de ne pas entendre. Elle s’amusait. Elle aimait son Zéraphin et ses histoires extravagantes.
    – Pourquoi les as-tu mutilés ? demanda-t-elle à brûle-pourpoint.
    – Qui donc ? s’étonna Zéraphin.
    – Pica et Picou.
    – Mais je ne leur ai fait aucun mal ! C’est Bleuette qui…
    – Quand même, le coupa Zéphira. C’est atroce. Quelques ratures et tu changes. Ni vu ni connu, tu leur ajoutes de petites mains agiles…
    – Non, déclara Zéraphin catégoriquement. Si Bleuette s’en aperçoit, elle ne voudra plus rien écrire du tout.
    – Zéphira prit son petit air boudeur, mais son chéri n’en démordit pas.
    – Pica n’est pas comme nous. Elle n’a ni bras ni main, expliqua-t-il plus posément. Elle n’a que des pattes et des ailes.
    – La pauvre, s’apitoya Zéphira. Quel triste monde.
    – Mais je sais bien une chose, confia Zéraphin. Bleuette me l’a écrit. Les Bougeants habillés rêvent souvent d’être comme nous.
    – Ah bon ?
    – Ils rêvent d’avoir des ailes derrière leur dos.
    – Voilà enfin une chose normale, s’amusa Zéphira.
    – Ils nous appellent les anges.
    – Les Zanges ? zozota Zéphira.
    – Oui, des Zanges, zozota Zéraphin.
    Il posa sa plume.
    – Viens près de moi.
    Ils se blottirent l’un contre de l’autre.
    – On dort un petit peu ?
    – Oh oui, fit Zéphira.
    Les yeux mis clos, ils finirent par rejoindre le monde des songes, rêvant aux Bougeants habillés et leurs drôles de machines roulantes, rêvant à Chronos le temps qui passe, rêvant à Pépé qui rêvait lui-même aux Zanges.

    Voilà. Ce n’est qu’un premier jet. :-)



  • J’aime bien la personnification de Bleuette. Cela dit, pour un prologue, je trouve ce dialogue un peu long. Il me manque aussi la connaissance du premier tome pour pouvoir aller plus avant dans mon jugement.



  • Hello Daviken! Même commentaire qu’Aranck: c’est long! Mais c’est chouette de retrouver Bleuette (même si je n’ai lu que tes 7 premiers chapitres). Du coup, spoiler! On sait qu’elle a survécu à l’orage du premier volume, à l’Ancou… 😜
    Je te comprends tout à fait: j’avais décidé de faire une pause avant de commencer la suite de ma série SF et en fait j’ai tenu… 2 semaines 😂
    Quand l’appel de l’écriture résonne, impossible de résister!


Log in to reply
 

Looks like your connection to Plume d'Argent was lost, please wait while we try to reconnect.