Vos questions


  • Administratrice

    Vous avez une question sur un point de langue française qui n’a pas encore été abordé dans la section des Premiers Secours ? Une règle de grammaire ? Une interrogation sémantique ? Un casse-tête syntaxique ? Un méli-mélo typographique ?

    Ce sujet est là pour vous ;) Posez votre question ici, il y aura toujours une plume pour vous aider !



  • Bonjour,

    Je sais pas trop si c’est le bon topic où poser ma question, cela me semblait le plus approprié, désolée si ce n’est pas le cas.
    Donc voilà dans les récits au passé, j’ai du mal à définir quand utiliser le présent de vérité générale (gnomique je crois). Je trouve toujours que ça fait assez bizarre dans un récit d’utiliser ces temps différents.
    Doit-on l’utiliser lorsque c’est une règle qui a vocation à durer mais qui fini par être abrogée à la fin (un jour) ?


  • Plume d'Argent

    Hello @Wakanda. Le présent de vérité générale s’emploie quand on a affaire à des faits intemporel, comme “le renard est un prédateur nocturne” ou “la terre est ronde”.
    Même si ton récit est au passé, la terre est ronde… (sauf si ça ne se passe pas sur terre :laughing: )
    Dans le cas que tu cites, je ne vois pas très bien. Tu pourrais donner un exemple ???



  • @Rachael merci pour ta réponse :)
    Par exemple pour une loi : “il est interdit de griller un feu rouge”. (peut-être que la règle peut etre inversée un jour)


  • Plume d'Argent

    Bah, à partir du moment où la règle est intemporelle dans le contexte de ton récit, ou si par exemple les personnages pensent que c’est le cas, il me semble que cela devient légitime d’employer le présent de vérité générale.
    Si tes personnages se questionnent sur la règle, ou si tu veux insister sur son caractère daté, c’est une autre histoire…
    Ex : il est obligatoire de s’arrêter au feu rouge, pourtant Buzz l’éclair n’avait pas l’habitude de ralentir quand il était lancé à pleine vitesse. Il grilla tous les feux de la ville.
    Ex : il était obligatoire de s’arrêter au feu rouge, pourtant Buzz l’éclair n’avait pas l’habitude de ralentir quand il était lancé à pleine vitesse. Il grilla tous les feux de la ville.
    Les deux sont possibles, mais dans le premier cas, tu insistes sur l’universalité de la règle, il y a plus de recul, voire un jugement. Dans le second, cas, cela devient une règle valable dans le contexte particulier que tu décris (peut-être valable juste dans cette ville à ce moment particulier). Ou on peut considérer sinone que tu exprimes la conscience qu’a le perso qu’il doit s’arrêter, c’est comme s’il se faisait la réflexion, mais il passe outre.
    Du coup, le sens n’est pas le même… :dizzy_face:



  • Cela devient enfin plus clair! Merci ^^


  • Plume d'Argent

    Hello,

    Vous diriez plutôt
    "Contraintes à se cacher de leurs parents, elles trouvaient rarement l’occasion de pousser aussi loin leurs promenades.“
    ou bien
    "Contraintes de se cacher de leurs parents, elles trouvaient rarement l’occasion de pousser aussi loin leurs promenades” ?


  • Plume d'Argent

    @isapass Grammaticalement, les deux sont justes, mais j’aurais tendance à préférer ta première solution, avec la à qui est plus “léger” à lire. Avec le “de”, je trouve ta phrase moins fluide.


  • Plume d'Argent

    @Isapass, dans le cas que tu présentes, l’usage dominant est de. C’est la voix passive avec ellipse du verbe. [Étant contraintes de se cacher de leurs parents].
    En revanche, on dirait « Contraintes par leur grand-mère à se cacher de leurs parents ».

    Avant un infinitif, les deux sont possibles, mais à est plus courant [La nécessité le contraint à vendre sa propriété, ou Le soleil le contraignait à cligner des yeux] ; il y a notamment des cas où de permet d’éviter un hiatus. [Nous l’avons contraint d’accepter, plutôt que à accepter.]

    À la voix passive, et plus généralement avec un participe passé, on emploie généralement de [Il a été contraint de remettre sa démission], sauf s’il y a un complément d’agent [Il a été contraint par le vice-président à remettre sa démission].


  • Plume d'Argent

    @fannie ok, je comprends mieux pourquoi j’hésitais :dizzy_face:
    Merci !
    Et merci @Mary


  • Plume d'Argent

    J’ai un peu de mal avec les notions familiales concernant la place des enfants…
    Imaginons une fratrie avec dans cet ordre fille1/garçon1/garçon2/fille2
    La fille1 est l’aînée des filles et de la fratrie (jusque-là tout va bien)
    Comment j’appelle le garçon1 ? Est-il : le fils cadet ou le fils aîné, ou l’aîné des garçon ? (qu’est-ce qui est correct là-dedans ?)
    Et le garçon2 : le fils cadet lui aussi ou le fils benjamin ou le benjamin des garçons ?
    Et la fille2 est bien la benjamine (des filles et de la fratrie) ?
    Si quelqu’un a des lumières ?


  • Plume d'Argent

    @Rachael “Fils aîné” ça me paraît bizarre, “aîné des garçons” ça passe je pense… Pour les autres, je ne sais pas trop, j’avoue que la notion de cadet est très floue pour moi aussi :laughing: (Wikipédia dit : “En parlant de l’ensemble des enfants, le « cadet » désigne l’enfant qui vient après l’aîné.”)
    Sinon pour t’embrouiller encore plus tu as “puîné” comme “personne venant juste après l’aîné.e” aussi…


  • Plume d'Argent

    Je viens d’une fratrie de quatre, deux filles, un garçon, une fille. J’ai toujours dit “ainée”, “puinée” (nom qui peut être donné au premier des cadets), “cadet” et “benjamine”.
    Pour moi, être "fils ainé décrirait la position de premier en détaillant que ce premier est un garçon…



  • Ah @Rachael, la terminologie dans la généalogie est un monde mystérieux ! Moi j’ai toujours entendu “cadet” pour désigner tous les autres enfants d’une fratrie à l’exception de l’aîné.e. Mais si tu veux parler du deuxième enfant dans une fratrie nombreuse, tu peux employer “puîné” qui est plus clair.
    Pour répondre à ta question plus spécifiquement, j’appellerai la fille1 “aînée”, le garçon1 “puîné” ou “aîné des garçons”, le garçon 2 “cadet” ou “cadet des garçons” ou “benjamin des garçons” et la fille 2 “benjamine” ou “cadette” ou “fille cadette”. Dans tout les cas (et surtout pour le garçon2) je choisirai une option et exclurai les autres pour éviter les confusions.
    @Olek moi aussi j’ai toujours dit comme ça ;-). Fils aîné et aîné des garçons ne veulent cependant pas dire la même chose.



  • Je passe juste pour valider l’emploi du mot puîné, que je trouve très clair par rapport à “cadet” qui, dans ma tête du moins, me semble employé à tort et à travers !


  • Plume d'Argent

    Merci pour vos réponses, ça m’éclaircit bien les idées, et ça me confirme dans l’idée que, comme dit @Quine, on ne sait pas trop de qui on parle quand on emploie le mot cadet…
    Puîné, c’est joli, je m’en servirai, mais je vais surtout parler des deux plus jeunes de la fratrie, alors j’aurai moins l’occasion de parler de la puînée…
    Merci à toutes !



  • @Rachael ça ne répond pas tout à fait à la question, mais une autre solution serait de faire comme avec les poules qui vont au champ: il y a le premier, puis le deuxième, et le troisième (et ainsi de suite, donc pour toi cela te donnerait la première de la fratrie, le deuxième, le troisième et la quatrième). Lorsque l’on parle avec des enfants issus de famille nombreuses, c’est souvent ce qu’on entend dire: on parle de l’aîné, du benjamin souvent appelé le dernier ou petit dernier, et après on a le cinquième, le douzième, le tout ce que vous voulez, mais avec un numéro. Même si je suis d’accord pour dire que c’est moins joli

    Sinon tu en fais mourir un, et te te retrouves avec un aîné, un cadet et un benjamin (comment ça j’esquive???)


  • Plume d'Argent

    Ah oui, quelle belle idée, @Moja, en tuer un, ce serait commode ! :grin:
    Merci pour ta suggestion, ça peut marcher aussi !



  • Quoiqu’on en dise le meurtre et la violence sont toujours des solutions efficaces! :knife: :laughing:


  • Plume d'Argent

    Instinctivement, j’aurais dit la même chose qu’ @Eulalie, mais après avoir consulté des dictionnaires (Robert, Larousse, Littré, TLFi, dictionnaire de l’Académie française) je vois que ce n’est pas si simple.
    Il semble que le cadet est le deuxième, puisqu’il suit directement l’aîné, et que le puîné est né après un autre frère ou soeur, souvent l’aîné, mais pas forcément. (Sans compter que cadet est employé à tort et à travers, notamment pour désigner le benjamin).
    Désolée de semer le trouble…

    Que tu choisisses aîné, puîné, cadet, benjamin ou aîné, cadet, puîné, benjamin, il serait utile d’ajouter une note de bas de page.


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