A celles et ceux grâce auxquel(le)s nous sommes des plumes


  • Plume d'Argent

    En ouvrant ce sujet, je vous propose d’écrire / rendre hommage / remercier (à votre convenance), toutes ces personnes qui ont pu jalonner votre parcours d’écriture, qui vous ont encouragé à poursuivre dans cette voie, qui vous ont conseillé, aiguillé, conforté dans l’idée que vous y aviez votre place… Comme un “autel des offrandes” en quelque sorte mais réservé à ces professeurs, ami(e)s, membres de la famille,… sans qui nous ne serions pas des plumes aujourd’hui…

    Voici ma contribution :

    Au lycée, en année de 1ère Littéraire, j’ai eu la chance d’avoir un professeur de littérature passionné et passionnant. Il aimait la langue française et même s’il s’en tenait au programme, il avait l’art et la manière de nous emmener sur des chemins que la plupart des professeurs ne nous auraient pas fait prendre.

    Cette année-là, il y avait l’autobiographie au programme. Il nous proposa un travail d’écriture sur ce thème en nous demandant d’écrire un texte autobiographique. Cette “rédaction” a changé beaucoup de choses pour moi, elle a été un déclencheur, une confirmation, voire une révélation (rien que ça… :slight_smile: ).

    C’était l’un des premiers devoirs de l’année. J’ai le souvenir de m’y être beaucoup investie et lorsque notre professeur nous a remis les copies corrigées, il a pris un moment pour nous parler de ce qu’il avait lu. Il félicitait certains d’entre nous sans les nommer en affirmant qu’il avait lu des textes de très bonne qualité. Jusqu’à ce qu’il fasse référence à l’un des détails de ma copie (toujours sans me citer). Je ne pouvais pas ne pas me reconnaître… Je suis devenue rouge comme une pivoine et me suis fait toute petite sur ma chaise… :astonished:

    Il a distribué les copies à chacun et voilà ce qu’il y avait noté :
    "Un travail tout à fait intéressant. Une écriture charmante. Des descriptions très réussies. Bref un texte qu’on prend plaisir à lire… comme celui d’un écrivain ! Je suis sérieux, Céline ! Bravo ! Et continue !"
    Et accessoirement, la note de 18/20… :dizzy_face:

    Si je peux aussi bien vous en parler, c’est parce que j’ai toujours cette copie et qu’à chaque fois que j’y relis les commentaires à l’encre rouge de mon professeur, j’ai une pensée émue pour lui, pour son amour de la langue française et pour ce qu’il a fait pour moi sans forcément en avoir conscience.

    Dernièrement, j’ai songé à lui écrire “pour de vrai” pour le remercier vu que j’ai trouvé son adresse sur les pages blanches, mais j’hésite… Après tout, je n’ai pas été publié, je n’ai pas vraiment de légitimité pour lui dire que je suis “auteur” (surtout que je trouve ce mot bien trop grand pour moi :blush: ).

    Pourtant ce commentaire m’a encouragé à croire en moi et en l’écriture, à me dire que j’étais peut-être faite pour ça, que je pouvais continuer. Sans ce commentaire, je ne serais pas ici aujourd’hui, sans ce professeur, peut-être n’aurais-je pas continuer à écrire.

    Et vous ? :smiley:

    Si jamais ce sujet n’est pas dans le bon topic, je m’en excuse et je remercie d’avance nos admines de choc qui veilleront à le déplacer :frog: !


  • Plume d'Argent

    c’est une jolie ça, Cliene ! :) et une belle histoire ! Pour ma part, je dois avouer que c’est moins glorieux. En fait, en première L, j’étais jalouse d’un gars de ma classe. Il écrivait et se la racontait trop (selon moi), bref et ma prof de français arrêtait pas de le féliciter. Et j’étais tellement frustrée. Alors, même si j’avais déjà écrit avant, cela faisait longtemps que j’avais arrêté de le faire. Et je m’y suis remise en partie à cause de ce gars-là. Sauf que j’y ai pris du plaisir, ça a été une échappatoire. Et j’ai continué en me détachant de ce gars-là et de ma jalousie, pour ensuite commencer à développer mes univers et mes romans. J’avais 17 ans. Donc d’une certaine manière, ma frustration m’a poussée à écrire ^^ merci camarade de 1ère L !



  • @cliène Waouh, c’est vrai que c’est une jolie histoire !
    Mmm moi je pourrais remercier la détestable patronne que j’ai eu et qui m’a poussée à la démission. Après quelques mois de chômage, j’ai fini par attraper ma plume ! :p Ahah, peu de gens autour de moi à vrai dire, sauf mes deux béta-lecteurs adorés, mon compagnon et ma BFF <3 (ouais c’est bien niais jsais). Mais c’est plutôt une histoire de solitude que le contraire, dans mon cas.



  • @Olga-la-Banshee @Elia Vous partez de thématiques tristou (le chômage, la frustration :( ) et vous en faites une force ! Ça vous a aider à prendre ou reprendre les rennes de la vie et de vos envies, et ça me touche autant que l’histoire de Cliène, même si c’est d’une manière différente. Y a plein de gens qui auraient pris le chemin inverse, vous pouvez être fières de ça :cactus:
    @Cliène Je crois pas qu’on en rencontre beaucoup des professeurs comme celui-là dans sa vie :heart: C’est vraiment chouette quand ils utilisent leur statut de guide pour développer des passions chez les élèves. (Et je trouve ça trop adorable que tu ais gardé cette copie ! On voit bien qu’elle a eu un fort impact <3)

    C’est peut-être pas tant du côté de l’écriture que j’ai reçu le plus d’encouragements, mais de celui de l’élaboration d’histoires, disons. Mais comme tout ça m’a poussé vers l’écriture au fur et à mesure, je me dis que ces hommages ont leur place ici :

    • À mon petit frère, tout d’abord, qui m’a écouté lui raconter des tas d’histoires farfelues avant le coucher. Des grands méchants loups magiciens et des petites souris voleuses de trousseaux de clefs, il en a bouffé, le pauvre. (Il y a eu aussi des camarades d’école primaire à qui je racontait un récit feuilleton, de jour en jour… avec des enfants propulsés dans un monde magique, forcément. Quelle époque. :sweat_smile: )
    • Et puis il y a eu Mme Bouillon, professeure de français en classe de 5ème (quand on a environ 12 ans) qui, d’une, m’a fait aimé l’écriture, de deux, le théâtre, et de trois, raconter des histoires décomplexées sur les copies de devoirs sur table. Et puis qui m’encourageait à continuer et à viser, éventuellement, le métier d’écrivain quand elle lisait mes rédactions au reste de la classe. (La honte suprême, mais un peu la fierté quand même.) Des années après elle se souvenait toujours d’un texte de théâtre, avec des mots imposés à placer dedans, qui parlait entre autre d’une puce, d’une mouche et d’une mite coincées dans une poubelle et qui mangeaient des chaussettes. (C’est peut-être plus pour ça que pour les qualités du texte que ça lui est resté… :/ )
    • Mention spéciale également pour un professeur de français au lycée qui, même s’il s’arrachait les cheveux avec mes 50 fautes par dictées, me poussait au moins à continuer sur la voie de l’imagination, si ce n’était pas sur celle de l’écriture xD

    Je crois que ce sont surtout ces gens là qui m’ont le plus marqués.


  • Plume d'Argent

    Merci et de rien @Elia, vive les littéraires ! Même si c’est la frustration et la jalousie qui t’ont poussé à écrire, c’est une belle et bonne chose que ça se transforme en du positif :smiley: !
    @Olga-la-Banshee : promis ce n’est pas une histoire inventée ! Je ne pensais pas en ouvrant ce topic que certaines plumes remercieraient des personnes exécrables mais il faut croire encore une fois qu’il ressort des choses positives du négatif et c’est tant mieux ! Pour tes deux béta-lecteurs adorés, ma moitié et ma meilleure amie font aussi partie des personnes auxquelles j’ai confié que j’écrivais et avec lesquelles j’en parle encore aujourd’hui ! Rien de niais là-dedans ! :smiley_cat:
    @Beul : comme tu le dis, on ne rencontre pas beaucoup de professeurs comme celui-ci dans notre parcours scolaire. Je pense que je peux les compter sur les doigts de la main pour ma part. Elles ou ils nous apportent beaucoup pourtant et nous marquent sachant combien on peut être malléable dans ces années-là.
    Cette copie est symbolique pour moi en effet et je crois qu’elle continuera de me suivre encore longtemps.

    À mon petit frère, tout d’abord, qui m’a écouté lui raconter des tas d’histoires farfelues avant le coucher. Des grands méchants loups magiciens et des petites souris voleuses de trousseaux de clefs, il en a bouffé, le pauvre. (Il y a eu aussi des camarades d’école primaire à qui je racontait un récit feuilleton, de jour en jour… avec des enfants propulsés dans un monde magique, forcément. Quelle époque. )

    Qu’est ce que j’aurais aimé être à la place de ton petit frère ! Il en a gardé des souvenirs ou pas ?
    De belles personnalités aussi tes professeurs ! Très originale cette histoire de puce, de mouche et de mite ! Ça mériterait d’en faire un challenge PA ! :rofl:

    En tous les cas, merci pour vos contributions, les plumes !



  • Merci pour ce topic! En lisant ces confessions on trouve des choses similaires et étonnantes (hum hum, je ne nomme personne :laughing: ).

    Pour l’instant je suis juste en âge où certains ont déjà commencé écrire, mais j’ai quand même mes inspirateurs à moa :heartpulse:

    Bien sûr: mes professeurs de français. Je me souviens au collège en 4ème année, où ma professeure félicitait souvent mes écrits. Je perdais souvent beaucoup de points à la syntaxe et à la ponctuation, mais cela ne l’empêchait pas d’ajouter au coin de la feuille «Tu as une jolie plume» (haha quelle coïncidence!)
    Les années suivantes j’ai eu toujours autant de commentaires positifs, les meilleurs notes et aussi ces lectures à voix haute en classe. #Fierté
    Pour l’anecdote je dirais qu’il y avait toujours une personne qui avait la même note que moi, et qui se faisait lire aussi! (#Rivalité :rofl:) En seconde une autre professeure m’a même révélé qu’elle me voyait bien écrire un livre un jour…

    Je crois que c’était aussi en 4ème, que ma meilleure amie de l’époque a commencé à écrire aussi. Je l’ai rencontrée dans ce lycée dans lequel je suis toujours. Je venais d’arriver, et elle aussi, et comme vous savez, entre les nouveaux il faut se serrer les coudes :smile: C’est elle qui m’a fait part de sa passion qu’elle venait de découvrir. Je l’admirais tout en corrigeant ses fautes d’orthographe. Elle écrivait des histoires fantasy sur les bad boys, mais ça ne m’empêchait pas de les dévorer pour leur style et la qualité, tout en détestant le sujet :heart: J’ai fait mon entrée sur ma première plateforme: Wattpad (où j’ai tout supprimé d’ailleurs). Parfois on rêvait d’écrire quelque chose ensemble.

    Aujourd’hui on ne se parle plus vraiment, mais je suis sincèrement heureuse qu’elle m’a passé son virus d’écriture. Je suis sincèrement reconnaissante pour tous ces petits encouragements (peut-être inconscients?) de la part de mes professeurs. Et même si je ne peux pas satisfaire leurs attentes, étant toujours aussi nulle et sans talent à mon avis, j’essaie de m’améliorer, et voir au delà de mes capacités…

    Pardon pour ce pavé, je parle trop de moi :sweat_smile:



  • J’ai des remerciements négatifs à faire, aussi, comme @Olga-la-Banshee : merci à mon ex-boîte qui a réussi à me faire faire un burn-out…
    Mais j’avais vu venir le truc et j’avais anticipé : je m’étais inscrite juste avant pour suivre un parcours de reconversion dans une asso. Le parcours commençait par un genre d’auto-bilan de compétences et de goûts. Le résultat du mien était très clair : tout ce qui m’éclatait concernait les compétences rédactionnelles, la création, l’imagination, l’écriture… Du coup tout le groupe m’a poussée à m’y mettre, et ils ont tous lu assidûment ma première histoire, l’ont même fait lire à leurs enfants et m’ont faits des retours hyper encourageants… Donc mes remerciements positifs sont pour eux.
    Mais la vraie “révélation”, je l’ai eue en écrivant le discours pour le mariage de ma sœur : comme mon père nous a un peu fait grandir avec Cyrano, je lui ai écrit une balade en reprenant comme base La ballade de l’hôtel Bourguignon, et en gardant les “à la fin de l’envoi, je touche”. Sauf qu’à la fin de l’envoi, j’ai remplacé par “à la fin de l’envoi, je t’aime”. J’ai fait pleurer ma sœurette et j’ai eu une standing ovation… alors que j’avais peur que ça soit tarte !
    J’avoue que c’est une de mes petites fiertés !


  • Journaliste PAen

    C’est trop touchant toutes vos histoires <3 <3 Et oui, c’est vrai que c’est super beau de voir comment l’écriture a pu arriver à des moments potentiellement “sombres” pour certains. C’est un peu l’idée du donne-moi de la boue, je t’en ferai de l’or :blush: Ça influence forcément le rapport à l’écriture qu’on a après, c’est puissant. De manière plus générale, lire ce topic donne l’impression que toutes les voies mènent à l’écriture et ça c’est trop bien !

    Mon hommage à moi sera très semblable à celui de @Cliène :hugging: Je dois beaucoup à un prof en particulier.
    Mais avant lui, il y a quelques personnes que je dois remercier :

    • Les premières sont probablement mes parents. Mon papa qui nous racontait les histoires de Cric et Croc les perroquets et du capitaine… Schwab (son nom a mis un temps à revenir xD). Il mettait le ton, et parfois on pouvait lui donner un truc qu’on voulait voir dans l’histoire et il devait se débrouiller pour le placer. Et ma maman qui est capable de lire des histoires avec la voix la plus douce du monde et qui a fait en sorte qu’on ait toujours des livres à portée de main, à tous les âges… (Et puis ma grande soeur aussi, qui nous lisait Harry Potter, qui m’a ordonné de lire À la Croisée des Mondes, et qui me lit aujourd’hui)
    • Après, la clique de mes amis d’enfance, deux en particulier avec qui je passais tous mes mercredi. Avec eux, j’ai développé mon imagination en jouant à “comme d’habitude”, le jeu où tu te crées un personnage (un ninja, un super-saïyen, un chevalier, ce-que-tu-veux) et où après on vit des aventures de ouf ; et puis il y avait ces trucs qu’on filmait parfois, principalement des court-métrages d’horreur (à notre palmarès, on compte notamment Meurtre à le couteau suisse, La vengeance du samedi soir et Les liens “sacrés” du mariage). Et puis ils m’ont fait découvrir des tonnes de trucs, notamment les mangas - si, si, ça a compté !
    • Et puis, donc, il y a eu ce prof. J’avais 11 ans, je débarquais au collège ; avant ça, j’avais déjà l’ambition de devenir écrivain mais je n’avais rien écrit de vraiment concret. Ce prof était vraiment formidable, très calme et “doux”, ça sonne bizarre mais je pourrais pas le dire autrement :’) Il avait l’habitude de faire faire un projet aux élèves, qu’il appelait un chef-d’oeuvre : une fois par trimestre, il fallait lui rendre une production écrite, ça pouvait être n’importe quoi, une histoire, un faux journal, un genre d’exposé sur ce qu’on voulait, ou même une BD. C’était noté, et après en général on se lisait les uns les autres. C’est donc cette année-là que j’ai écrit mes trois premières vraies histoires. J’ai eu un 19 à chaque semestre, et surtout j’ai commencé à y croire complètement ; ça y était, j’allais devenir écrivain ! À chaque rendu, il joignait une petite fiche avec un commentaire ; j’ai gardé les trois très précieusement et je me souviens (presque) par coeur du dernier, qui m’émeut toujours beaucoup (je l’ai même cité dans une disserte en fin de Licence…). Il avait écrit :

    L’écrivain aime souvent les seuils. Entre un avant et un après, là où tout peut basculer, changer, mais là aussi où parfois tout devient possible. Ton récit se situe pile sur cette ligne-là (…) avec inspiration et talent, en accord avec ton histoire qui mène des personnages des quatre coins du globe, et comme issus de générations différentes.

    Je précise que cette histoire n’avait rien d’extraordinaire, mais le fait qu’il ait su y voir un potentiel, ça a vraiment tout, tout changé. Je me suis mise à écrire pour de bon, même si j’ai mis très longtemps avant de finir la moindre histoire - aujourd’hui j’en suis bien contente, c’était une époque de crash-tests.
    J’ai eu à nouveau ce prof 3 ans plus tard, en dernière année de collège ; il était toujours aussi génial. Pas de chef-d’oeuvres cette année-là, parce qu’il y avait le brevet, mais je me souviens d’un travail qui s’appelait le “Dossier moi”, portant sur l’autobiographie. Y’avait plein de petites consignes sympas, je m’étais éclatée… et lui, dans sa correction, il avait écrit :

    “Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. Sur chaque mot, l’écrivain pose son sens, ou plutôt son image, qui est souvent un contresens. Mais dans les beaux livres, tous les contresens sont beaux.” (de mémoire) Marcel Proust

    Oui oui, il citait Proust pour me corriger, sans pression :’) autant vous dire que c’est à ce moment-là que mon ego a pris des proportions préoccupantes.

    • Et je dois un autre merci à un autre prof ; de sport, celui-là, et toujours au collège. En voyage de révisions brevet, on avait parlé d’écriture, il m’avait fait lire des trucs qu’il écrivait et j’étais très impressionnée ; il m’avait demandé des trucs à moi, et je n’avais que ce fameux “Dossier moi” à portée de main à ce moment-là, donc je le lui ai donné. À la fin de l’année, il m’a dit qu’il avait laissé quelque chose pour moi à la loge du collège ; je pensais que c’était juste la carte mémoire de mon appareil photo que je lui avait donnée pour les souvenirs du voyage, mais en fait, c’était un carnet. Un moleskine fait pour un voyage au Japon, avec des cartes de Tokyo et tout (parce qu’on avait parlé du Japon) ; et dedans, il avait écrit “Parce que j’aime écrire et que quand quelqu’un écrit, ça me touche. Alors si tu vas en voyage là-bas, tu fais ce que tu veux, tu te promènes, tu manges du poisson cru, mais surtout tu É-CRIS !” (et il avait ajouté des insultes rigolotes en japonais pour que je les réutilise là-bas). Je ne suis pas encore allée au Japon, mais je garde précieusement le carnet en attendant <3 .

    Je suis toujours en contact lointain avec ces profs, et si je suis publiée un jour, ils feront partie des premières personnes en dehors de mon cercle proche à qui je l’annoncerai. (Du coup, @Cliène, j’aurais tendance à te conseiller d’écrire pour de vrai à ton propre prof ! Je suis sûre que rien que de savoir que tu as poursuivi, que tu as l’envie d’être publiée et que tu travailles pour ça, ça lui ferait hyper plaisir :blush: )

    Trois ultimes merci : un pour Christophe Mauri, un auteur qui m’a lue quand j’étais au collège et qui continue de m’encourager dans cette voie ; et un pour @Cricri, parce que sans la PM, je ne pense pas que j’aurais débarqué sur PA et ma vie serait sans doute très différente (sans même compter l’énorme boost d’inspiration qui a suivi cette lecture en elle-même) ; et puis, du coup, pour PA aussi, même si ça va de soi <3

    @Tearex : “nulle et sans talent” ? Voyons ! On voit bien que ces profs ont cru en toi, précisément ^^ Ce n’est pas toujours facile de voir ses propres qualités, mais il faut essayer de faire confiance à ceux qui les voient - même si ça aussi c’est pas forcément évident. En tout cas, pas de pression, à leur place je pense que je serais simplement ravie de voir que tu essayes de t’améliorer ! :muscle:

    (oh là là, je suis désolée pour le pavé, j’ai essayé d’être concise mais c’est un échec retentissant :x enfin voilà, c’est aussi parce que je dois des remerciements à plein de monde !!)



  • @eryblack J’ai trouvé ton histoire émouvante, surtout avec ces profs de français et de sport! Les petites choses toujours viennent à bout des grandes, je ne sais pas pourquoi cette petite phrase de chanson me vient à l’esprit, mais je trouve qu’elle qualifie la situation. :musical_score:
    Mais tu sais, pour moi, ça fait plaisir, mais avec du recul je pense qu’une simple rédaction bien écrite ne fais pas de nous un écrivain amateur/débutant. Je me rends compte que je suis incapable d’écrire quelque chose de grand et de compliqué. J’ai plein de brouillons, une marée de bouts d’histoires qui ne seront jamais terminés à mon avis :upside_down: Je n’arrive pas à atteindre la fin des histoires. Comme un Graal ça m’est inaccessible. Ce trop plein de liberté de sujets me bloque, mais je n’arrive pas à y mettre des frontières.
    Alors qu’une toute petite rédaction/sujet d’invention requiert un tout petit bout de temps, une toute petite idée, un tout petit peu de talent, car ce n’est jamais quelque chose de grand (sauf si c’est un travail d’écriture). Mais bon, j’ai encore toute ma vie devant moi (même si ça dépend de combien il me reste :smiley: )
    J’espère que je me suis faite comprendre, parce qu’il est 1h moins 30, et mon cerveau doit partir en cacahuètes en ce moment là :last_quarter_moon:



  • Dans les personnes a remercier je vais en citer trois en particulier:

    La première c’est un auteur que j’ai decouvert au collège, dont je suis toujours fan. Prof de français et ecrivain de ma triple trilogie préféré, je parle de Pierre Botterro part trop tôt en 2009. Il y a une citation de lui dans un tome d’Ewilan ainsi que dans le tome 4 de A comme Association qui m’avait marqué et qui m’a fait comprendre que je pouvais realiser mon rêve d’etre écrivain c’est grace a lui si j’ecris et que je trouve le courage de publier mes ecris auprès de vous. Je pense que si je n’avait jamais decouvert cet auteur mes texte serait dans un cahier et rien de plus. Merci a toi Pierre Botterro si un jours je suis publier danq une maison d’édition ma première pensais ira a toi.
    La deuxième personne c’est une prof de Français, Mme Lhomme ( oui c’est sont vrai nom). J’etais en 4ème on devait écrire le portait d’une personne de la classe en une heure. Je n’avait jamais fait cet exercice, alors je me suis mise a décrire un pote. La prof ramasse nos copie et nous les rend le jours suivant corrigé, mais avant de les distribuer elle décide de nous lire le travail d’un élève sans dire son nom. Dès la première phrase je reconnus mon travail et je voulais me cacher, a l’epoque je n’avait pas confiance en moi et j’etais souvent la cible de moquerie et d’insulte et j’etais persuader que ca aller me tomber dessus a la fin du cours. Toute la classe avait reconnus l’élève qui etait le sujetde ce portrait, la prof dit a la fin de sa lecture que c’etait mois l’auteur de ce portrait et ainsi que ma note (19,5/20) a toute la classe. A la sortie du cours tout le monde est venu me complimenter même les élèves qui se moquais de moi ca m’a donné un peu olus confiance en moi donc merci Mme Lhomme
    La troisième personne est mon meilleur ami depuis le collège il s’appelle Romain, on etait tout les deux fans de livre fantasy et quand on trouver un livre cool on en parlait direct a l’autre. Romain ecrivait également des histoires et on discutait souvent de cela, on s’envoyait nos chapitre par mail pour avoir l’avis de l’autre on s’entraidait a écrire et même apres qu’il ai arrête d’écrire pour sa part il continue a me soutenir encore aujourd’hui ca me tiens a coeur car sans son soutiens j’aurais surement laissé tombé demuis longtemps


  • Journaliste PAen

    Je trouve toutes vos histoires superbes ! Et on sent votre émotion dans vos mots, merci de partager ça :hibiscus:
    @EryBlack : quelque chose me dit que tu réutiliseras un jour ce concept du “chef-d’oeuvre” ! J’aime beaucoup et j’aimerais l’appliquer si j’ai des grands. Est-ce que tu te souviens si certains élèves n’arrivaient pas à produire quelque chose ?
    Je ne vais pas ajouter de pierre à l’édifice, parce que je n’ai pas de souvenirs en rapport avec l’écriture. Étrangement, je ne sais plus d’où m’est venu le déclic.



  • J’ai beaucoup aimé lire toutes vous réponses à ce sujet et… Si j’ai peur de devenir prof, ce sont tous ceux que vous remerciez qui me donnent envie d’essayer quand même. (Mais ça, c’est un autre sujet, mon choix de carrière.)
    Pour ma part… C’est très flou. Les premiers que je dois remercier sont mes parents: tout petits, elle nous lisait de petites histoires avant d’aller se coucher à mon grand frère et moi, mais plus qu’elle, c’est mon père que je dois remercier. Il nous a lu Harry Potter lorsque j’étais encore trop petit pour lire moi-même, ainsi que Croc-Blanc et d’autres merveilles de livres dont je n’ai que peu de souvenirs ô combien merveilleux sont-ils. Il m’a permis de grandir avec Harry Potter, de façon à ce qu’au moment où surtout le septième tome, j’avais 10 ans mais pas la patience d’attendre qu’il sorte en néerlandais ou en français. J’ai donc appris l’anglais avec cette saga aussi.
    Mes souvenirs sont flous quant à l’anecdote suivante, mais j’aimerais remercier mon grand-père aussi. C’est le plus chouette conteur de petites histoires avant le coucher que j’aie jamais écouté! Il réinventait toujours les histoires de la manière la plus farfelue, et je pense que c’est lui qui m’a fait comprendre l’importance de l’imagination et le pouvoir de la création. À six ans je lui ai donc offert mon premier livre: l’histoire (piètrement illustrée bien que je ne garde en mémoire que les images de comment ça aurait dû être) d’une limace qui était jalouse des escargots et était allée s’acheter une maison. Seulement la belle coquille brillante avait attiré l’attention de corbeaux qui se saisirent de notre héros gluant. Il put s’échapper en abandonnant sa maison, et vécut dorénavant content de sa condition… Bien sûr je ne prétends pas l’avoir si bien articulé, mais c’était l’histoire que je voulais raconter.
    C’est en cinquième primaire (10-11 ans) que j’ai vraiment commencé à écrire. Enfin “vraiment commencé”… Je me retrouvais à gribouiller une histoire dans la cour de récré pendant que les autres jouaient. C’est surtout l’institutrice de 3ième et 4ième qui a montré de l’intérêt et m’a encouragé à continuer d’écrire. Merci donc à Mme Tihon.
    Cette histoire, Dangereuses écritures, je l’ai traînée sur plus de trois ans, de façon qu’en première secondaire, je me retrouvais à la continuer pendant les heures d’étude (c’est à dire quand on n’a pas cours mais que ce n’est pas une pause) avec mes amis Enguerran et Thomas qui lisaient par-dessus mon épaule. Merci à eux aussi pour leur enthousiasme pour ce récit de qualité pourtant bien médiocre. Et finalement merci à Mme Dotherwan, surveillante de l’étude qui m’a beaucoup encouragée aussi et qui attend toujours que je sois publié pour recevoir un des premiers exemplaires de mon livre.
    Je pourrais encore continuer la liste, mais elle commence à se faire longue, alors je clos là. Merci à toutes les plumes également!



  • J’adore ce topic, on dirait la cérémonie des César ! Mais c’est tres touchant


  • Plume d'Argent

    @EryBlack : tu as su me convaincre Ery, je vais écrire à ce fameux professeur. Au pire, ça ne me coûtera qu’un timbre et du temps (oui j’aime bien les lettres manuscrites :wink:) Ne t’excuse pas pour le pavé, ça en valait la peine de partager tout ça parce qu’une fois de plus, ça démontre bien que des commentaires posés sur une copie, des mots, des lectures à voix haute, des encouragements ici et là font de nous ce que nous sommes aujourd’hui :heart:
    @Tearex, je suis persuadée qu’un jour, tu parviendras à atteindre ce graal inaccessible qu’est la fin d’une histoire. C’est déjà un grand pas que tu aies conscience de cette difficulté, tu arriveras à la surmonter encore plus facilement si tu ne l’ignores pas. Et puis les plumes sont là :slight_smile:
    @Marie-Rabel : Pierre Bottero… Comme tu le dis, il est parti beaucoup trop tôt mais nous aura tout de même laissé des écrits inspirants au point d’en conduire certains à l’écriture… Adorable cette prof de français !
    @Eilish, je te confirme que l’émotion n’était pas bien loin en écrivant mon post et en lisant les contributions des autres plumes. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y en ait autant d’ailleurs ! :smile:
    @Mart : elle est magnifique ton histoire de la limace jalouse des escargots ! Tu n’as jamais pensé à reprendre ce sujet pour en faire un album pour les enfants ? Je suis convaincue que ça pourrait avoir du succès auprès d’eux !
    @Isapass : une vraie cérémonie des plumes !



  • @Cliène Oh oui, écris-lui à ton prof ! Je suis sûre que ça lui fera hyper plaisir ! Et pi tu nous raconteras s’il te répond !



  • @Cliène C’est une bonne idée ça, de faire un album pour enfants! Le problème est que je ne suis vraiment pas doué pour l’illustration :(.
    J’attends d’arriver au bout d’une histoire avant de retourner vers mes profs, mais je le ferai certainement aussi. Vas-y @Cliène ! Je suis sûr que ça lui fera plaisir :)


  • Plume d'Argent

    Peut-être que je peux remercier mes parents, surtout mon père qui prenait les histoires que nous nous racontions, mes sœurs et moi, pour la manifestation d’une névrose, nous reprochant de ne plus différencier la réalité de la fiction.
    Après tout, c’est pour échapper à leur surveillance et à leurs critiques que nous avons commencé à inventer ces personnages et ces histoires, et ces critiques ont renforcé notre envie, voire notre besoin de persévérer là-dedans.
    Pour les remerciements positifs, je pense à mes sœurs, qui ont été mes complices, avec qui j’ai partagé ces histoires pendant des heures, des années durant, et avec qui j’ai écrit certaines scènes.
    Et enfin, un de mes profs de français du collège (comprenez du lycée), qui s’est donné la peine de lire une histoire que j’avais écrite avec une de mes sœurs et de la commenter, bien que nous l’ayons écrite hors du programme des cours. Nous avons toutes les trois eu la chance de l’avoir comme prof, mais malheureusement, il n’est plus de ce monde depuis bien des années.
    Cela dit, je me considère comme une plume amatrice et je ne pense pas que mes écrits pourront être publiables un jour par une maison d’édition. Si j’ai toujours eu de la facilité en rédaction, j’ai bien trop peu d’imagination pour être écrivain.



  • @cliène Ah ça fait chaud au coeur c: J’essaie de m’encourager aussi tant bien que mal, mais tu sais, dans tous les cas je suis convaincue que les Plumes sauront me guider, vu votre potentiel à vous tous :heart:
    Un jour je serai prête.



  • Hum, en lisant tous ces témoignages, je me rends compte que la majorité a eu pour initiateurs, leurs professeurs! Et pas que de français! C’est chouette de voir qu’une personne rencontrée une fois dans la vie peut changer la vision des choses…


  • Plume d'Argent

    @Tearex, je crois que tu as raison, c’est une majorité de professeurs et effectivement il suffit d’une rencontre pour changer beaucoup de choses.
    @Fannie, ça me touche ce que tu dis sur ce “trop peu d’imagination”. À mon avis, ça ne fait pas tout, il faut aussi beaucoup de qualités rédactionnelles pour être auteur et beaucoup de travail… J’espère que tu n’as pas fermé la porte à toute possibilité, sait-on jamais le temps apporte parfois son lot de surprises :slight_smile:


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