La genèse d'une histoire


  • Plume d'Argent

    C’est une sorte de sondage, juste par curiosité :

    Est-ce que vous inventez d’abord une histoire et ensuite, les personnages qui vont pouvoir y jouer un rôle ? Ou imaginez-vous des personnages qui vont vous inspirer une histoire ?

    Peut-être que ce n’est ni l’un, ni l’autre. Dans ce cas, commencez-vous par un cadre : une ville, un pays, un univers ou une ambiance, un milieu social ou professionnel, un régime politique ? Un thème ?

    Chez moi, les personnages sont à l’origine de l’histoire. Je me cite moi-même :

    Chez moi, toute histoire commence par un personnage avec son apparence et son caractère. On le rencontre en général dans son milieu professionnel. Ensuite, j’imagine la famille qui a pu l’engendrer et accompagner son évolution, puis c’est sa personnalité qui détermine l’histoire. Je suis animée par un souci de cohérence et de vraisemblance.

    En fait, chez moi, le caractère du personnage ne peut pas changer pour se plier à l’histoire. Il peut évoluer, mais pas d’un jour à l’autre.



  • Hello !
    Je fonctionne comme toi, mais seulement pour mes personnages secondaires : certains d’entre eux sont directement inspirés de profs que j’ai eu au lycée, de caissiers, de gens rencontrés au hasard dans le métro…

    Sinon, pour l’histoire et l’intrigue générales de mes fictions, ce sont des “décors”, des “concepts” ou des “situations” qui prennent vie dans ma tête. Une envie de parler d’un orphelinat et de l’illusion de l’enfance dans Les Larmes éphémères, ou l’envie d’explorer les nœuds familiaux dans un décor digne des films en noir et blanc dans La Noirceur du Blanc. Les personnages principaux viennent se calquer dans ces décors, et y évoluent en adéquation avec des atmosphères (une jeune fille prenant des orphelins sous son aile dans l’un, et une jeune femme apeurée et confrontant ses démons dans l’autre). Voilà =)



  • Hum… je ne sais pas… en vérité souvent je commence à écrire quelque chose et ça me sort un personnage que j’anime dans ma tête, alors la je décris tout de l’univers, autant que faire se peut.
    Il m’arrive parfois d’avoir une idée pendant que je fais des recherches et là, toute une histoire se met en place dans ma tête mais c’est souvent très flou je dois dire. C’est bien plus difficile de faire évoluer le personnage principal ensuite, dès que j’instaure son caractère et/ou son physique, c’est comme si je me battais contre lui, et là je me mets à réfléchir et j’écris à tout va pour trouver des choses logiques pour le personnage.
    En réfléchissant bien, je pense que je créé l’histoire autour des personnages et pas l’inverse, un peu comme un jeu de rôle ou un jeu vidéo, je fais avancer le ou les personnages dans ma tête et ça monte l’histoire.
    Ma tête a l’air compliqué en fait xD


  • Plume d'Argent

    Excellente question ! :wink:
    Je n’ai pas beaucoup de projets à mon actif mais je dirais que c’est d’abord l’idée et ensuite les personnages pour ma part. Au fil de l’écriture, les personnages gagnent en épaisseur et l’histoire se tisse autour d’eux (si ce n’est pas eux qui la tissent eux-mêmes…)
    C’est toujours intéressant de prendre du recul par rapport à notre façon de procéder en écriture et face à un projet. Mais parfois ce n’est pas évident non plus de prendre conscience ce que l’on fait… Si je pense à mon projet actuel (A juste titre), j’ai d’abord eu l’idée de ce livre recouvert de papier kraft et puis des personnages, des lieux, des situations sont venus s’y greffer…


  • Journaliste PAen

    J’adore savoir comment une histoire est née <3 Que ce soit JK Rowling sur son quai de gare ou Cricri qui imagine soudain un visage sortant d’un miroir (OUI JE VOUS METS AU MÊME NIVEAU VOUS ÊTES LES BEST <3 ) (je dis vous au cas où JKR passerait par là), c’est vraiment passionnant, ça me fait des frissons à tous les coups.

    Personnellement, j’ai la réponse la plus bêta qui soit : ça dépend :p Ça dépend du projet, ça dépend de l’âge auquel j’ai commencé à y réfléchir…

    • Pour l’un, c’est un rêve particulièrement fort qui m’a laissé en mémoire quelques scènes, notamment une fin ; j’ai donc écrit tout ce qui menait à cette fin en faisant du patchwork avec d’autres rêves. Il n’y avait que deux “vrais” personnages, dont un avatar de moi-même, et il n’y avait pas vraiment d’intrigue. Je peux donc dire que ce qui a présidé à l’écriture de cette histoire, c’étaient des images et des sensations que je voulais restituer.
    • Pour un autre projet, tout est parti d’une réflexion personnelle : à l’époque, j’avais du mal à m’exprimer et à communiquer ; j’avais l’impression que ce que je disais ne suffisait pas à montrer qui j’étais et que les gens m’apprécieraient sans doute plus s’ils me connaissaient vraiment (j’avais 14 ou 15 ans, ct tro dur la vi). Et un jour en pensant à tout ça, je me suis dit “hey, et on pouvait tous lire les uns dans les pensées des autres ? Ce serait trop cool, on pourrait se moquer de personne puisque tous nos complexes seraient eux aussi étalés au grand jour, et au moins on saurait à quoi s’en tenir sur tout le monde” - bla bla bla. J’ai donc très vite commencé à décrire un monde selon ce principe et tout s’est construit au fur et à mesure que j’écrivais, chaque fois que je pensais “et ça, comment ils feront… ?”. Et ensuite, j’ai réalisé que c’était un peu triste et “dangereux” que j’idéalise un tel monde, donc j’ai décidé de créer un personnage qui soit complètement à l’opposé de moi et qui déteste ce monde dans lequel elle vit. Conclusion, cette histoire s’est construite à partir d’un concept et en essayant d’aller à l’encontre de moi-même (spoiler : c’est raté x) finalement ce personnage me ressemblait encore beaucoup trop, mais bon).
    • Pour l’Université, pouah, c’est un énorme patchwork. Pour résumer, ce qui a joué, ç’a été : un rêve qui se passait dans une université, combiné à une vague idée de début d’histoire que j’avais imaginée, puis des titres pour une trilogie qui me sont venus en tête assez brusquement ; ensuite, tout s’est déclenché quand j’ai été en voyage en Norvège et que j’ai observé les gravures rupestres d’Alta. Là, le début de l’histoire m’a déboulé dans la tête avec l’héroïne encore sans nom et après j’ai avancé à tâtons, mais en courant, si vous voyez l’image xD

    Je dirais donc que pour ma part, une histoire peut se construire à partir d’un peu tout et n’importe quoi, SAUF une intrigue :’) et j’en suis fort désespérée. (je mets à part les nouvelles, ça fonctionne un peu différemment.)
    Mais bon, il faut aussi prendre en compte le fait que là, j’ai cité seulement les histoires que j’ai “finies” (et encore…) ; à côté de ça, j’ai eu des tonnes d’autres idées dont je ne sais pas encore ce que je ferai plus tard. Et là il y a de tout : des idées inspirées par un simple titre (le Château en Équilibre, par exemple), par un sujet que je voudrais vraiment traiter (les fantômes, la (ou ma) famille, mon quartier à Paris et toute la culture de mon enfance/adolescence…), par un élément de “civilisation” chelou qui me vient en tête et autour duquel j’ai envie de broder un univers, ou une “modification” de notre propre univers, notamment avec irruption du fantastique (les Fées du métro, pour ne nommer qu’elles), ou encore par des “figures” de personnages que j’aimerais traiter (des dieux et des rois, des ados avec des pouvoirs nuls…) et puis une masse d’autres bidules que je vais pas détailler.

    À long terme, j’aimerais bien me repencher sur toutes les histoires que j’ai finies et voir si leur genèse avait un point commun. Voir si la façon dont naît une histoire détermine si cette histoire sera menée jusqu’au bout ou pas. J’ai pas encore assez d’éléments pour me prononcer sur mon propre cas ^^ À long terme, toujours, j’aimerais être capable de me lancer dans une histoire en ayant vraiment élaboré une histoire, et pas juste un enchaînement de scènes dont je ne sais pas tout à fait où elles mènent. Ce serait un sacré défi.

    @Fannie, ce n’est pas la première fois que je lis ce passage que tu auto-cites, et il me rend toujours très curieuse de te lire ^^ (j’ai lu certaines de tes nouvelles sur FPA, mais aucune avec laquelle tu aies procédé de cette façon, si je ne m’abuse.)
    Et @Liné, ta façon de partir d’un décor me parle beaucoup ^^ Pour l’Uni, clairement, c’est le fait que j’étais en voyage à ce moment-là qui a planté le décor, et c’est comme si l’histoire s’était glissée dedans. (se “calquer”, comme tu dis, c’est tout à fait ça) Par contre, j’ai pu me rendre compte qu’en ce qui me concerne ça ne suffit pas à faire vraiment une histoire. Il faut vraiment que je poursuive la réflexion ensuite, voir pourquoi ces persos en sont là, qu’est-ce qu’ils veulent, blabla… Est-ce que c’est pareil pour toi ou bien vraiment, ça te suffit de les installer dans le décor ?
    @Zélia “j’écris à tout va pour trouver des choses logiques pour le personnage” xD c’est tout à fait mon genre aussi ! Je lutte un peu contre cette tendance que j’ai, dernièrement, pour essayer de quitter ma zone de confort, mais c’est quand même un vrai plaisir d’écrire comme ça <3 c’est comme de la pure création.


  • Journaliste PAen

    @EryBlack Ah, une autre personne qui s’inspire de ses rêves, je ne suis donc pas seule xD Pour les autres, quand vous dites que ça commence par un personnage, est-ce que l’idée de son physique et de son caractère vous vient directement en tête ? Ou est-ce que c’est quelque chose qui se construit petit à petit ?

    De mon côté, Les Enfants de l’Ombre est un dérivé de la nouvelle que j’avais écrit pour PA, quand je suis arrivée il y a deux ans. L’idée est donc arrivée grâce au thème du concours (donc aux admines) et a fait son petit bonhomme de chemin, jusqu’à ne plus rien avoir en commun avec le dit-thème xD

    Quand à l’autre histoire, je vais la dédier à @Seja et @Flammy, sans qui Milo ne serait pas la même aujourd’hui, et je profite de ce post pour les remercier énormément :

    L’œil dans la Peau vient d’un rêve et… d’un mensonge. Oui, oui, vous avez bien lu, d’un mensonge ! En vérité, après être arrivée sur PA, je me trouvais bien bête de n’avoir aucune idée de roman, alors que tout le monde semblait avoir le cerveau en ébullition. Avant ça, j’avais rêvé que j’étais enfermée dans une boîte transparente, avec des bois de cerf sur la tête, complètement nue, et que tout le monde m’observait. C’était un rêve génial, parce que j’ai dû m’échapper et tout, bref.
    Toujours est-il que j’avais dessiné ce rêve, et que je me suis dit “tiens, je vais utiliser ce dessin, pour qu’ils pensent que je suis comme eux, que j’ai une histoire à raconter”. En dessous, pour faire un peu plus badass, j’avais mis une citation de FullMetal Alchemist : Une pénitence à la mesure de ton orgueil. Quand ce dessin a été partagé par Cricri dans un PAen (http://www.plumedargent.com/paen/2016/03/15/32-galerie/), je ne pouvais plus reculer.

    Guess what, c’était le tout début de l’idée de l’Héritage de Milo, des héritiers, des “punitions à la mesure de l’orgueil des gens”.

    Donc, de mon côté, sans Plume d’Argent, sans certains membres qui m’ont poussée à continuer (Sej, Flam, Ery, Lou), il n’y aurait jamais eu d’histoire.


  • Administratrice

    @Léthé Voilà encore une preuve que les menaces et les coups de bâton, il n’y a que ça de vrai :*

    Je trouve très drôle ta confession xDD Et je trouve tout choupinou que t’aies eu besoin de t’inventer une histoire pour t’intégrer dans le coin (comme si t’en avais besoin, quoi xD). Et du coup, je suis encore plus contente du chemin qu’a fait cette histoire, parce que voilà, keurs keurs.

    T’es une grande malade, Léthouille :*

    (Il est très intéressant, ce topic. Mais j’y répondrai un peu plus tard. Là, je tombe ou chouia de fatigue xD)


  • Journaliste PAen

    @Seja Honnêtement, quand j’y repense aujourd’hui, je trouve ça complètement débile xDD Comme tu dis, j’étais intégrée, tout allait bien, mais je voulais qu’on me prenne au sérieux tu vois ? :rofl:

    Bref, effectivement, du chemin a été fait. Milo et LEO fêtent leurs deux ans, et ça c’est juste bô.



  • Ah c’est trop chouette de lire comment vous avez commencé vos histoires! :two_hearts:

    Pour ma part, Le Pensionnat Law pour les enfants surdoués est né d’un rêve lui aussi! En fait, j’ai carrément rêvé au tout premier rêve que Pippa raconte.
    Ensuite, pour les personnages, j’avais surtout une idée fixe pour Olive, énergique et tout en rose bonbon. Mais mes personnages ont tendance à venir à moi sans crier gare; ils arrivent par mes inspirations de films, de livres, d’images, de musique.

    Pour Présomptions, ça remonte à si longtemps! XD J’avais commencé avec les trois personnages, Ava, Lucas et Caleb, dans une fanfiction du manga Pandora Hearts. Puis se sont ajoutés des familles qui faisaient le chaos pour rien, et j’ai trouvé cette idée tellement mauvaise en grandissant (ouais en grandissant, j’avais 13 ans quand j’ai commencé et maintenant j’en ai 18 dans une semaine…) que je l’ai retirée. J’ai au moins quatre versions, mais elles sont liées à une amitié qui s’est terminée abruptement l’année dernière alors je m’en suis débarrassées. Enfin, en 2016, j’ai tout recommencé à zéro, sans PH, et voilà le petit bout d’histoire qui traîne sur PA…

    En gros, tout ce que je lis, regarde et écoute font naître des idées. Je ne sais pas comment j’aurais de l’inspiration autrement!



  • Hahahaha mais @Léthé :rofl: T’es trop drôle ! En tout cas ça a bien payé, ce mensonge, parce que ton histoire est super cool maintenant.

    C’est trop bien de vous lire toutes ! C’est amusant de voir que non seulement ce n’est pas le même processus pour tout le monde, mais qu’en plus, ça change d’une histoire à l’autre chez un même auteur.

    Dans mon cas, comme je ressens le besoin d’écrire avant d’avoir des idées, souvent, c’est vraiment des constructions très volontaires que je fais parce que je veux écrire quelque chose.
    :tulip: Pour Astel, c’est cette fontaine que j’ai vue, comme j’en ai déjà parlé, qui m’a inspirée pour l’esthétique de la ville. Après, ça s’est fait de façon presque calculée, genre “Bon, le héros ce sera un ado, parce que ce serait pour les ados, et un garçon pour pas qu’on pense que c’est moi. Après, il faut qu’il lui arrive quelque chose. Quoi ? Ah oui ses parents vont mourir.” Et mes questionnements se sont continués comme ça jusqu’à ce que je bloque et que je me dise que je pouvais plus continuer sans savoir qui habitait la ville et que je me fasse une liste d’une centaine de personnages pour m’aider à faire émerger l’intrigue, lol.
    :tulip: Sinon pour mes nouvelles, ça ressemble à peu près à ça ; ça part d’un thème que j’aimerais traiter, une idée que j’aimerais aborder. Exemples : les enfants ont des peurs irrationnelles qui les font beaucoup souffrir mais qu’ils oublient en grandissant, ce qui fait qu’ils ne prennent ensuite pas au sérieux les nouveaux enfants qui ont des peurs irrationnelles à leur tour. Tiens un cadavre ne garde pas bien longtemps l’aspect d’une personne qui dort, ce doit être drôlement traumatisant de tomber sur un membre de sa famille pendu depuis une demi-journée. Ah, un homme a oublié son bébé dans la voiture, même s’il l’aimait beaucoup, et il est mort ; ce doit être horrible à assumer.

    Voilà vous savez tout de tout !
    En écrivant ça je me rends compte de nouveau de ma situation délicate à mi-chemin entre les arts et la création et les sciences et la logique :full_moon_with_face:


  • Plume d'Argent

    Comme @Fannie , les personnages sont à l’origine de mes histoires le plus souvent.
    Pour le serpent qui danse, j’avais d’abord en tête deux personnages, Isaure et sa jumelle Alice. Je savais qu’Alice mourrait, mais j’ignorais dans quel contexte et quel univers se déroulerait l’histoire. Je me visualisais déjà Isaure et Alice, puis après sont arrives les personnages de Sophia et Rodolphe avant même l’intrigue de base
    Pour Brume, c’était la scène du début, avec Elia et Gale. Je me les représentais physiquement, en train de fuir les cavaliers xD
    Et après … Improvisation !


  • Plume d'Argent

    @Léthé C’est beaucoup trop mignon comme confession ='D Et aussi très drôle avec le recul xD Franchement, on t’aimait bien même sans ça, tu sais ? <3

    Alors, sinon, pour moi, je pense qu’il y a beaucoup d’inconscient qui joue. J’ai un super pouvoir unique, c’est que je suis capable de me mettre seule dans un état second qui ressemble un peu à de l’hypnose. Bon, pourquoi je vous raconte ça ? Parce que j’ai tendance à m’y mettre régulièrement (parce que reposant), quand je rêvasse dans un bus, que je marche sur un trajet connu par coeur, quand je comate, quand je suis en cours… Bref, vous l’aurez compris. Et généralement, mon cerveau, ya deux solution. Soit il fait rien et c’est le black out, soit c’est l’apocalypse et il se passe des trucs dedans que je comprends même pas moi-même. C’est de là que viennent généralement toutes mes idées ^^ De là, ou directement de rêve.

    Généralement, ce sont aussi les personnages qui viennent en premier dans mes histoires, mais pour une bonne raison. Déjà, j’aime avoir 65000 personnages, mais aussi que vu que toutes mes histoires se déroulent dans les mêmes univers, ya moins besoin d’y réfléchir ^^ Généralement, mes personnages sont d’abord des concepts sans nom et sans descriptions, puis ya un bout de description et après je me prend la tête sur le nom xD C’est embêtant les noms.



  • En lisant toutes les réponses, je me rends compte à quel point chacun a une technique différente pour procéder…
    Pour ma part (avec tous les brouillons que j’ai écrit), ça commence souvent par un détail venant de moi, ou des autres. Par exemple je me craque beaucoup les doigts, j’imagine une «carcasse» de personnage qui a cette caractéristique majeure qui le rendra reconnaissable, sans créer d’autres détails. Ou bien, je me rends compte qu’un de mes amis a des pupilles très dilatées, donc forcément ça me marque beaucoup.
    C’est un peu la même chose pour les histoires, ça commence par un moment insignifiant (achat d’un billet? dispute?), dont je me suis inspirée dans la vie réelle. Soit, par exemple, je suis dans une foule, et j’imagine soudain un rhinocéros passer, porté par un gnome avec une tête de girafe (everything is possible).
    Voilà, c’est pas génial comme technique, vu que ça ne permet pas de créer l’intrigue, ni rien. Tout ça, je dois l’inventer en CdR (cours de route)…


  • Journaliste PAen

    xDD Mais enfin @Léthé ! C’est beaucoup trop mignon :rofl: Et je te trouve dure avec toi-même, finalement t’as pas vraiment menti (tu nous as jamais raconté que t’avais déjà écrit le début ou je ne sais quoi, non ? xD) puisque ton histoire est vraiment devenue un projet ! On peut même considérer que c’est l’émulation, la magie de PA ( :rosette: :crescent_moon: :boom: ) qui a fait émerger Milo et compagnie. Et bien sûr que si, tu avais déjà des histoires à raconter, tes dessins ce sont aussi des histoires, hein, c’est juste le média qui change ; en tout cas je le vois comme ça !
    Merci pour cette confession en tout cas, c’est super drôle :’) (et puis mow, ça me touche que tu me cites dans les gens qui t’ont encouragée à continuer ;.; ça fait si longtemps que je t’ai pas lue, snif)

    @Laure xD tu me fais trop rire, t’es à la fois tellement mimi et tellement effrayante avec ces idées glauques que tu observes calmement en te demandant si tu vas en faire des histoires :’) Je trouve ça assez fascinant de voir comment tu procèdes, justement, dans cet entre-deux entre art-création et sciences-logique ; ça donne vraiment une couleur particulière à tes histoires (et puis ton écriture vient s’ajouter dessus et c’est d’autant plus intéressant).

    @Flammy c’est fou ce truc, je savais pas que tu faisais ça :astonished: ça fait envie. Cet état me rappelle des trucs (des moments où je déconnecte complètement des cours par exemple et où j’entends juste mon cerveau qui turbine), mais je suis incapable de le provoquer moi-même, et ça m’arrive rarement. C’est trop kioul <3

    En tout cas, moi aussi j’adore lire toutes vos réponses ! Ce qui m’amuse beaucoup aussi c’est que certaines réponses me rappellent des naissances d’histoires passées, par exemple la première entière que j’ai écrite, c’était comme Elia, j’avais la vision de personnages qui fuyaient et après c’était de l’impro ^^ (et du plagiat de Vendredi ou la vie sauvage, oui, bon)

    Globalement, je pense que l’inconscient joue énormément dans tout ça ! Après, chacun fonctionne différemment, soit on laisse complètement parler l’inconscient, soit on construit quelque chose dessus, soit on le laisse très peu s’exprimer et on procède de façon plus “consciemment réfléchie”… Je crois que j’adorerais tester toutes les méthodes au moins une fois :D


  • Journaliste PAen

    @Laure @EryBlack @Flammy Vous réagissez si bien, alors que je sais que je suis en pleine trahison xDDD (trahisoooon disgrââââceeee :musical_note: ) ! En vrai, j’étais vraiment stressée de ne rien avoir à l’époque et je ne voulais pas que les gens se disent “mais elle écrit pas, qu’est-ce qu’elle fait ici ?”, c’est notamment pour ça que je palliais en commentant beaucoup sur FPA, ou en dessinant (ou en m’inventant des histoires sorties du chapeau :rofl: ). C’était avant de vous connaître évidemment.

    Avant de savoir que vous m’accepteriez, peu importe que j’écrive ou pas :unicorn: :rainbow: <3


  • Plume d'Argent

    @Flammy : hooooooo je connais !! J’ai un peu la même chose, et comme toi, soit je m’endors direct, soit c’est hyper productif, l’un ou l’autre.
    Mon copain se moque de moi quand je m’allonge et ferme les yeux après lui avoir dit “je vais bosser un peu mon scénar”. xDDDD
    Certains amis s’étonnent que je puisse passer des heures (littéralement) en train ou en voiture à ne “rien faire”… “Tu t’ennuies pas ?” En fait non, grâce à ce truc, jamais ! Par contre si quelqu’un me parle ou si un évènement se produit autours de moi pendant cette ‘transe’ je ne m’en rendrai absolument pas compte, je suis vraiment ailleurs.
    C’est fou, tu es la première personne que je croise avec qui je partage cela ! Joie ! :heart:

    Effet secondaire : contrairement à toi je ne me souviens quasi jamais de mes rêves, quand je m’endors c’est black out total.
    Et autre effet secondaire - qui n’a rien à voir avec l’écriture - c’est que je ne parviens pas DU TOUT à faire des exercices de méditations, là encore, soit mon cerveau “démarre” et s’en va trèèèèèès loin, soit je m’endors. Mais ne penser à rien, c’est juste impossible… je n’ai encore jamais réussi à aller plus loin que 6 ou 7 respirations sans ‘disjoncter’ d’une manière ou d’une autre… T_______T

    Et pour les idées, et bien je pars d’un peu n’importe quoi, comme @EryBlack, parfois même d’un mot pris au hasard dans le dictionnaire. Si un truc me vient, un concept, une image, un personnage, une phrase, peu importe, si ça me plait, je peux en faire une histoire.
    En fait ce ne sont pas tellement les idées ou les histoires qui me manquent, mais plutôt la persistance et le courage de les écrire ensuite.

    @Léthé xDDDDDD j’avoue que moi aussi je me sens souvent un peu naze de pas être vraiment une écrivaine comparée aux autres plumes (haaaaa ce syndrome de l’imposteur qui ne nous lâchera donc jamais !)… donc je comprends très bien l’anecdote, et en même temps c’est juste impayable ! ♥♥♥



  • Ah oui, je ne me suis jamais posée cette question ! @Fannie oui, c’est même ennuyeux les personnages qui n’évoluent pas, d’ailleurs je ne sais plus quel auteur faisait ce conseil, TOUJOURS faire évoluer les personnages, c’est presque le coeur d’un récit.
    Moi je crois que j’ai commencé par un univers, enfin une ambiance (médiévale) et très vite par le coeur de l’intrigue, dans mon cas une épidémie. Les personnages sont venus ensuite, et devaient se plier à l’histoire… mais maintenant je les aime bien et les respecte, alors c’est le contraire qui se passe ! ;)


  • Plume d'Argent

    Ah ben c’est une bonne question… à laquelle je ne sais pas répondre, puisque sur 3 projets, ça s’est passé différemment à chaque fois.
    Le premier, pour Juju et le bonbon magique, c’est parti d’un challenge quand je cherchais comment me reconvertir et que je commençais à parler d’écriture. Un des gars du groupe avec lequel j’ai fait mon parcours de reconversion m’a mise au défi d’écrire un début d’histoire pour la semaine suivante, de le soumettre au groupe, qui serait impartial et me dirait si ça valait le coup que je continue dans cette voie. Le gars en question s’appelle Julien et du coup j’ai dit en rigolant que j’allais faire de lui mon personnage principal… et c’est ce que j’ai fait, parce que j’avais très peu de temps pour trouver une idée. Bon je lui ai enlevé 35 ans au passage !
    Pour Prune, j’ai eu une sorte de vision d’une petite fille dans un centre commercial, et d’un chien qui venait se collait sur ses pieds et la suivait partout. Le chien s’est transformé en Oscar, c’était plus sympa.
    Pour mon projet que je démarre, c’est la lecture de Timothée de Fombelle qui m’a donné envie de tenter quelque chose de plus… romanesque et, comme pour Prune, j’ai eu une sorte de vision qui m’est tombée dessus pour mes personnages (mais je dis rien pour l’instant).
    En tout cas, quand j’ai un point de départ, tout se passe sur le clavier : je me mets devant mon PC, et les idées viennent au fur et à mesure que j’écris. Je suis toujours dans l’action et je suis uniquement intuitive (pas du tout analytique). Donc tout se passe dans l’inconscient chez moi. C’est pas la peine que j’essaye de réfléchir dans une situation où je ne peux pas écrire tout de suite : soit je m’endors, soit l’idée s’en va avant que j’ai pu la saisir. D’où ma crise de panique pour mes machins rouges de Prune dont je ne savais plus quoi faire… Plus je réfléchissais et moins j’avais d’idées :)
    Bref, ma genèse à moi, c’est une vision, un PC, et ma confiance sans faille que le destin va m’envoyer des idées :) : je saute, on verra bien ce qu’il y a en bas…
    (Ah ben finalement, j’ai répondu à la question… après avoir raconté ma life)
    Et pour l’anecdote, le début d’histoire que j’ai appelé Malou dans sa bulle a une origine très particulière. Un jour ma psy (oui j’ai une psy) n’arrivait pas à me faire dire un truc qu’elle devait trouver important et qu’elle sentait. Alors, elle m’a posé une question et m’a dit : “ne répondez pas à la question mais dites-moi ce qu’elle a créé comme image dans votre tête.” Et je lui ai décrit exactement ce que j’ai écrit dans Malou… D’ailleurs c’est elle qui m’a suggéré de l’écrire.


  • Plume d'Argent

    @itchane Oh, sérieux ? C’est moi aussi la première fois que je rencontre quelqu’un qui voit ce que je veux dire et qui l’a expérimenté \o/ C’est tellement ça, sauf que j’ai pas la case sommeil :p C’est soit réflexions à fond, soit comatage gentil qui repose, mais j’entends tout autour. Ce qui peut parfois être très drôle parce que personne fais la différence entre ça et un vrai sommeil, du coup je peux espionner :p

    @Olga-la-Banshee Après, un personnage peut avoir comme concept de pas évoluer, mais faut que ça soit assumé quoi ^^



  • Salut
    Pour etre honnête en ce qui me concerne je ne sais pas ce que j’invente en premier ca tombe comme et petit a petit je rajlutes les element de l’histoire


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