Récit #5 – Dialogues



  • @léthé Pour côtoyer un nain de 10 ans malgré moi (perso je ne ferai jamais une bétise pareille :p ), ça ne sait toujours pas finir ses phrases même à cet âge là ! Mais je ne vois vraiment pas comment rendre ça ? A la limite, l’enfant qui apprend à parler, et change les mots, ça peut être un exercice très sympa à faire. Mais le plus grand qui ne fait que des débuts de phrase de 2-3 mots… Avec la ponctuation ?

    " Oscar il a… Oscar, mon doudou, l’a pris mon doudou. Mon doudou, paskeuuu… Il l’a pris."

    (je suis moi-même EXTREMEMENT peu convaincue par ce qui précède)


  • Plume d'Argent

    De façon générale c’est un peu traitre, les dialogues, parce qu’ils ne correspondent pas à la façon dont les gens parlent vraiment.
    On n’écrit pas les euh… les répétitions, tous les mots qui ne comptent pas comme les bonjours, aurevoir et merci. Je trouve que dans les livres les dialogues sont des concentrés de la réalité, avec des jeux d’esprit, des arguments, des tirades que les gens ne sortent quasiement jamais dans mon quotidien banal. Il faut que cela sonne juste alors que ce n’est pas ce que l’on entend dans la vraie vie.
    Du coup, j’ai bien du mal avec les dialogues, et j’ai travaillé ce point. Je me souviens avoir lu qu’un dialogue riche devait se lire à plusieurs niveau :
    *les informations échangées
    *le ressenti des personnages
    *les valeurs des personnages, leur façon de voir le monde, ce qui motive profondément leurs actions.


  • Administratrice

    @léthé a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    Et si je tue cette gamine là en particulier, @Seja ne sera pas contente du coup, et ensuite je devrais essuyer sa vengeance sur les personnages de BP

    Ca sera trèèèèès douloureux, @Léthé Plus aucun foulard ne pourra te consoler.

    Le plus simple reste de pas les faire parler. Hop, une langue coupée (ce n’est pas une conseil pour toi, Léthouille).


  • Journaliste PAen

    @olga-la-banshee a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    (je suis moi-même EXTREMEMENT peu convaincue par ce qui précède)

    xDDD
    Tu vois, impossible de rendre un enfant vraiment réel dans un roman. Mais je pense que c’est pour ça qu’ils ont l’air plus sympas quand on lit que quand on en voit en vrai xD

    @Seja Je le prends quand même pour moi ce conseil :*



  • @Léthé Haha moi j’ai le problème inverse, on me dit toujours que mes enfants sont justes et que mes adultes parlent comme de jeunes ados. Je pense que ça révèle quelque chose sur mon âge mental :baby:

    @Elikya Exactement, des concentrés de réalité ! J’ai toujours du mal à cause de ça parce que mes dialogues, je les construis en les « entendant » dans ma tête comme un film, alors j’ai tendance à inclure trop de tics oraux qu’on veut pas à l’écris. Je commence à me soigner…

    Merci @Cricri et Sélène pour cet article comme toujours fort intéressant !



  • @olga-la-banshee a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    c’est vrai que la façon de parler devrait différer entre chaque personnage. je trouve que c’est extrêmement difficile à faire cependant ! (bon, OK j’ai beaucoup de persos).

    … j’ai le même soucis, et en plus, comme je ne suis pas de langue maternelle française, je ne te dis pas la galère. J’ai déjà pleuré pour réussir à faire des dialogues qui semblent naturels, maintenant, en plus faut donner une voix propre aux personnages ! :joy: Mais je vaincrai !

    je trouve les dialogues très difficile à gérer, vraiment. Surtout, si en plus, j’essaie de donner une impression générale qu’ils ne parlent pas tous la même langue de base / ont un niveau de langue différent / et tout… Les tics de langages me semblent sympa à insérer, mais “trop” en mettre revient à rendre la chose très lourd (alors que dans la vraie vie, ce qu’on en utilise des tics… )

    J’aime bien cette idée de “concentré” ! :o


  • Journaliste PAen

    Pour le dialogue des enfants, à force d’en côtoyer à longueur de journée, je dirais qu’une des choses qui marquent leur discours est de répéter le pronom. Par exemple: “Le forum il est joli” plutôt que “le forum est joli”. Après, mais je n’ai aucune idée de pourquoi ils font ça, j’entends souvent des “y” en trop. C’est peut-être local. Du style “Je peux y aller aux toilettes ?”.
    Bon, par contre un des exemples qui montrent que restituer la réalité tuerait le dialogue : “sontait”. Oui. Entendu plusieurs fois chez un élève de CE1. “Ils sontaient dans la cour”. NO. NOPE NOPE. coeur qui saigne


  • Plume d'Argent

    @Elikya : en effet, les dialogues ne doivent pas reproduire la vraie façon de parler des gens, mais ils doivent faire illusion. C’est un dosage subtil qui n’est pas simple à trouver.



  • @eilish Je ne suis même pas sûre d’avoir compris ce que veut dire ce “sontait”… Sur tes remarques précédentes, c’est très juste !


  • Journaliste PAen

    Présent du verbe être : ils sont. Imparfait du verbe être: ils sontaient. Ça parait très logique, dit comme ça, mais… L’erreur peut se comprendre à l’écrit mais à l’oral, je trouve ça étonnant que l’enfant ne “sente” pas qu’il y a quelque chose de mal dit.



  • Il y a aussi le fameux et très chic vous fesez


  • Plume d'Argent

    @elikya a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    De façon générale c’est un peu traitre, les dialogues, parce qu’ils ne correspondent pas à la façon dont les gens parlent vraiment.
    On n’écrit pas les euh… les répétitions, tous les mots qui ne comptent pas comme les bonjours, aurevoir et merci. Je trouve que dans les livres les dialogues sont des concentrés de la réalité, avec des jeux d’esprit, des arguments, des tirades que les gens ne sortent quasiement jamais dans mon quotidien banal. Il faut que cela sonne juste alors que ce n’est pas ce que l’on entend dans la vraie vie.
    Du coup, j’ai bien du mal avec les dialogues, et j’ai travaillé ce point. Je me souviens avoir lu qu’un dialogue riche devait se lire à plusieurs niveau :
    *les informations échangées
    *le ressenti des personnages
    *les valeurs des personnages, leur façon de voir le monde, ce qui motive profondément leurs actions.

    Totalement d’accord avec tout ce que tu dis, @elikya. Si on devait retranscrire fidèlement de vrais dialogues de la vraie vie, ce serait la plupart du temps illisible et inintéressant. :disappointed:
    C’est intéressant, ces trois niveaux de lecture/écriture d’un dialogue. En ce qui concerne les informations échangées, elles doivent à la fois être présentes (pas de dialogue pour ne rien dire, contrairement à la vraie vie, d’ailleurs… :rolling_eyes: ), mais ne pas faire “télégraphiées” (genre le dialogue qui explique au lecteur ce que les personnages savent déjà et qu’ils n’ont aucune raison de se raconter).


  • Plume d'Argent

    Merci pour ces échanges intéressants ! Je vous lis avec attention, parce que c’est un exercice pas évident pour moi. J’admire les auteurs comme Ilona Andrews qui sait écrire des dialogues drôles, plein de réparties et d’humour de toute sorte.



  • @eilish Tu veux dire que c’est bizarre qu’il n’avait pas sentût ? :D


  • Journaliste PAen

    @eilish a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    Pour le dialogue des enfants, à force d’en côtoyer à longueur de journée, je dirais qu’une des choses qui marquent leur discours est de répéter le pronom. Par exemple: “Le forum il est joli” plutôt que “le forum est joli”. Après, mais je n’ai aucune idée de pourquoi ils font ça, j’entends souvent des “y” en trop. C’est peut-être local. Du style “Je peux y aller aux toilettes ?”.

    Ah c’est une bonne idée ça Eilish ! Je n’y avais pas pensé du tout en plus, franchement ça rend très réaliste en plus je trouve ! Il me faudra d’autres conseils comme celui-ci, si tu en as d’autres xD

    Léthé note


  • Journaliste PAen

    @léthé Je garderai mes oreilles à l’affût ;)


  • Plume d'Argent

    Je me permets de déterrer ce topic pour poser une question qui me taraude et dont je n’ai pas trouvé la réponse en fouinant sur le forum. Je la pose ici, car même si elle ne concerne pas le dialogue directement, elle peut s’y apparenter.

    Typographiquement parlant, comment introduisez-vous les pensées de vos personnages?

    Ayant cherché un peu sur le net lorsque j’ai commencé à écrire, j’ai opté pour la solution italique et verbe d’incise. Exemple: Je me demande bien ce qu’il mijote, pensa Justin.

    J’ai vu @Isapass utiliser la forme tiret cadratin plus verbe d’incise comme pour un vrai dialogue, ce qui m’a interpellé, vu que pour moi, une pensée n’est pas énoncée à voix haute. Mais peut-être (sûrement) est-ce exact aussi?
    exemple: - Je me demande ce qu’il mijote, pensa Justin.

    Voilà, existe-t-il une forme exacte? Comment faites-vous?

    Merci d’avance.


  • Journaliste PAen

    La question est très intéressante ! Je me souviens me l’être posée et j’ai opté (pour l’instant, qui sait) pour la même forme qu’Isa en précisant bien le contexte du “personnage qui pense”.

    Je ne sais pas s’il y a vraiment une “règle” pour ça. Les pensées insérées directement dans le récit, en italique notamment, ça se fait aussi.

    J’ignore si j’aide beaucoup… xD


  • Plume d'Argent

    @dédé Merci de ton aide :) Au moins je me rends compte que je ne suis pas seul à me poser la question. Autant qu’on en discute à voix haute, du coup!



  • Oui, bonne question !
    Moi j’étais partie sur du texte en italique, en sautant une ligne avant et après. Ca fonctionne parce que je fais peu de “pavés” de texte, c’est plutôt aéré, donc ça ne choque pas.


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