Récit #5 – Dialogues


  • Administratrice

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    Conseil d’écriture de Sélène & PA

    Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

    Sélène a écrit :

    Le conseil de Sélène : Dialogues
    On n’écrit pas un dialogue comme une description. Le dialogue c’est l’oral de votre écrit. Ils doivent sonner juste, en particulier lorsque vos héros sont jeunes et que votre histoire est contemporaine.
    Un conseil, lisez vos dialogues à haute voix !
    De même, inutile d’associer les dit-il ou dit-elle à chaque tirade. Si votre dialogue est équilibré, alors le lecteur ne se perd pas. Il en va de même pour les : S’écria-t-il, se plaignit, cracha, hurla… Il est mauvais d’en abuser. Chaque dialogue s’écrit dans un contexte et il est inutile de l’alourdir.

    Commentaire de Plume d’Argent :

    Nous n’avions pas abordé la question du dialogue dans notre co-conseil « Action, introspection, description ». C’est désormais chose faite. Chaque auteur accorde une place différente au dialogue dans son texte. Il met en scène l’interaction verbale (et non verbale dans une certaine mesure) entre deux ou plusieurs personnages de l’histoire. Il contribue non seulement à faire avancer l’intrigue de façon dynamique, mais il va aussi beaucoup nous en apprendre sur le tempérament et l’état d’esprit des protagonistes.

    La présentation typographique

    Le tiret de dialogue est un tiret cadratin (—) ou demi-cadratin (–) suivi d’un espace. On les trouve généralement dans les caractères spéciaux du traitement de texte, auquel on peut attribuer un raccourci clavier.

    :warning: Note : évitez le tiret de la liste à puces automatique. Si Seja apprend que vous vous en servez, nous ne pourrons plus assurer votre sécurité.

    1) Présentation avec les tirets (de plus en plus généralisée)

    Chaque réplique commence par un tiret :

    – Je reviens tout à l’heure !
    – Tu seras rentrée à temps pour le dîner ?
    – Je ne sais pas encore.

    Ce qui donne, avec les séquences narratives incluses :

    Marie déboula dans le vestibule comme une puce surexcitée.
    – Je reviens tout à l’heure ! hurla-t-elle en ouvrant grand la porte.
    – Tu seras rentrée à temps pour le dîner ? demanda sa mère depuis la cuisine.
    Marie se gratta le bout du nez, indécise.
    – Je ne sais pas encore, déclara-t-elle finalement.

    2) Présentation avec les guillemets

    Les guillemets ouvrants («) débutent le dialogue et les guillemets fermants (») le concluent. Pour chaque changement d’interlocuteur, on insère un tiret, sauf la première réplique.

    « Je reviens tout à l’heure !
    – Tu seras rentrée à temps pour le dîner ?
    – Je ne sais pas encore. »

    S’il y a des indications scéniques :

    Marie déboula dans le vestibule comme une puce surexcitée.
    « Je reviens tout à l’heure ! hurla-t-elle en ouvrant grand la porte.
    – Tu seras rentrée à temps pour le dîner ? » demanda sa mère depuis la cuisine.
    Marie se gratta le bout du nez, indécise.
    « Je ne sais pas encore », déclara-t-elle finalement.

    Les verbes d’incise

    Ce sont eux qui indiquent dans le dialogue qui parle et comment il parle :

    – Je reviens tout à l’heure ! hurla Marie.
    – Tu seras rentrée à temps pour le dîner ? demanda sa mère.

    :warning: Note : les verbes d’incise n’ont jamais de majuscule.

    Si les verbes d’incise peuvent être utiles pour clarifier l’identité du locuteur, ils peuvent aussi alourdir l’enchaînement des répliques. Un conseil revient souvent en édition : un dialogue réussi est celui qui n’a pas besoin d’incises. Un dialogue où le lecteur a compris de lui-même qui s’exprime et sur quel ton. La teneur même du message et la ponctuation sont de précieuses indicatrices.

    Tell, don’t show (oui, oui)

    Pour comprendre ce dont il est question ici, il faut savoir qu’il existe trois façons d’écrire un récit : le discours direct, le discours indirect et le discours indirect libre (ah, nos vieux souvenirs d’école…)

    Le discours direct, c’est le dialogue proprement dit.

    – Je reviens tout à l’heure ! hurla Marie.
    – Tu seras rentrée à temps pour le dîner ? demanda sa mère.

    Le discours indirect est le récit rapporté du dialogue.

    Marie hurla qu’elle reviendrait tout à l’heure. Sa mère lui demanda si elle serait rentrée à temps pour le dîner.

    Bon, présenté ainsi, ça vous fait une belle jambe, hein ? Pourtant, utiliser un discours plutôt qu’un autre peut devenir un choix stratégique en matière de dialogue. Ainsi, lorsqu’un personnage doit raconter à un autre toutes les mésaventures qui lui sont arrivées au cours des cent dernières pages, inutile de le faire en discours direct si votre lecteur est déjà au courant. Autant se contenter d’un : « Et il raconta tout ce qui lui était arrivé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus. » Le discours direct vous permettra de mettre le focus, au contraire, sur des informations inédites.

    Et le discours indirect libre dans tout ça ? C’est une version mixte des deux autres, en quelque sorte. Ça a la forme d’un discours indirect mais ça s’autorise des petites libertés qui relèvent de l’oralité.

    Et il raconta tout ce qui lui était arrivé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus, parce que merde, hein, il en avait bavé et là, fallait que ça sorte !

    La personnalisation

    Chaque personnage possède une personnalité qui lui est propre et, en fonction du moment, un état d’esprit particulier. Le dialogue est là pour s’en faire le reflet. Une petite fille ne s’exprime pas comme un expert-comptable qui ne s’exprime pas comme le vieux voisin de palier (en fait, ce serait assez marrant de prêter à chacun le registre de langage de l’autre… mais nous nous écartons du sujet).

    Pour qu’un dialogue sonne juste, un bon exercice consiste à observer la façon dont parle notre entourage à la maison, dans le bus, au travail : ceux qui ont des tics de langage, ceux qui mâchent leurs mots, ceux qui ne finissent jamais leurs phrases, ceux qui n’aiment pas prendre la parole et ceux qui, au contraire, adore la monopoliser. S’observer soi-même en train de parler aux autres peut-être très instructif – même si ça fait perdre un peu le fil de la conversation.

    Dans tous les cas, tous les personnages n’ont pas à s’exprimer exactement de la même manière dans un dialogue, sauf si c’est un effet délibéré. Avoir pleinement conscience du caractère, des intentions et de l’humeur de chaque locuteur va influencer l’écriture de ses répliques.

    Attention toutefois. Adapter le registre de langue à chaque personnage c’est bien, mais éviter les stéréotypes (l’enfant niais, l’ado grossier, la femme émotive) c’est encore mieux.

    Le langage non-verbal

    Enfin, nous conclurons ce co-conseil sur l’importance dans les dialogues de tout ce qui n’est pas dit. Un silence peut être plus éloquent qu’une phrase. Certains gestes, mêmes anodins en apparence, peuvent appuyer ou contredire la déclaration d’un personnage.

    Pour cette raison, l’intégration de vos dialogues dans le corps du récit gagne à être réfléchie. Un long enchaînement de répliques ne produira pas le même effet que des tirades entrecoupées d’indications scéniques.

    L’enchaînement peut donner une impression de rapidité avec des personnages qui se répondent du tac-au-tac (hommage spécial à la Mousse Tousse de Seja) :

    — Dites, il y aurait moyen d’avoir du chauffage ?
    — On ne chauffe pas les cellules.
    — Vous devriez. C’est limite si les murs se couvrent pas de givre.
    — C’est bientôt le printemps.
    — Et en attendant, c’est l’hiver. Et je sens plus mes orteils.
    — On ne chauffe pas les cellules.
    — Quand même. En plus, je suis innocent.
    — Non, vous l’êtes pas. Vous avez tué l’apprenti de l’exterminateur.
    — Eh, non. Mais je vous l’ai déjà expliqué beaucoup trop de fois et vous avez toujours rien pigé.
    — Je suis pas juge, je suis arrêteur.
    — Merci, j’avais compris. Moi, je faisais pousser de la mousse.

    Ou encore un dialogue de sourd (hommage spécial à la Cité de la Peur des Inconnus) :

    – Regardez, c’est son dernier cadeau. J’lui ai dit : « Jacques mais c’est de la folie, il faut vendre la caravane ». Vous savez ce qu’il m’a dit ? Il m’a dit « banco ».
    – Oh, l’effet que ça m’a fait ce matin quand j’ai ouvert le journal et que j’ai vu qu’on parlait de mon film.
    – J’l’entends encore : « banco ». Un vrai capricorne, celui-là.
    – Remarquez, forcément : j’suis attachée de presse. Alors qui dit attaché de presse dit presse.
    – Pour ce qu’on s’en servait de cette caravane en plus.
    – Mais quand j’pense qu’il a fallu un meurtre pour qu’on parle de mon film. C’est quand même hallucinant, non ? Enfin quand je dis parler : y’a un journal qui en a parlé.
    – On s’en est jamais servi de la caravane… Ah si, une fois.
    – Non, deux. Y a eu deux journaux.

    L’alternance, elle, va compléter les interstices entre les répliques, privilégiant l’atmosphère générale, la visualisation de la scène entière et les pensées des personnages (hommage spécial à Ghost in the graveyard de Danah) :

    — On peut y aller, Maman ? lança Wendy. Je vois Grandma !
    Maman inclina le visage pour observer Wallace qui gesticulait dans son berceau sur le siège passager. Il aurait bientôt six mois, mais il ressemblait toujours à un navet. Maman lui caressa la tête en souriant. Elle pleurait, aussi.
    — On va y aller, répondit-elle.
    Mais Lewis avait l’impression qu’elle préférerait rester là. Qu’elle préférerait rentrer à la maison, peut-être. Avec eux. C’était ce qu’il aurait voulu, lui. Coincé entre son frère et sa sœur qui trépignaient, les mains toujours tremblantes, toujours crispées sur son jean, Lewis attendait en espérant que Maman changerait d’avis. Son contour se découpait contre le pare-brise blanc de nuages et d’eau ruisselante. Ses petites frisettes de cheveux secs lui faisaient comme des cornes dans le contre-jour.
    — M’man… dit Lewis.
    Elle tourna la tête. Lewis la fixait toujours. Maman tendit alors la main vers lui, mais Lewis recula et Maman fronça les sourcils. Puis, souriant et pleurant toujours, elle termina son geste en lui pinçant le bout du nez. Combien de fois Papa avait-il fait ça ? Le referait-il un jour ? Lewis fuit le regard de Maman. Le chapelet se balançait lentement. C’était celui de Papa. C’était la voiture de Papa. Les outils de Papa à l’arrière. L’odeur de Papa partout.
    — Hop, tout le monde descend ! chantonna Maman sans conviction.

    Les deux sont valables, mais ils doivent avoir du sens par rapport à ce que vous voulez transmettre.

    Et vous ? Quelle place accordez-vous aux dialogues dans vos histoires ? Avez-vous une manière bien à vous de les traiter ?



  • @cricri a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    Une petite fille ne s’exprime pas comme un expert-comptable

    :D

    Plus sérieusement, encore merci pour ces articles qui sont très utiles ! Jusque là j’utilise les vieillots guillemets qui semblent clairement en fin de vie. C’est sooo XIXe on dirait… Je ne sais pas si je vais les garder (je mets beaucoup d’indications scéniques, et donc beaucoup de guillemets, sûrement trop).
    Par contre je suis interpellée par une phrase du début de l’article, que les dialogues doivent refléter la parole orale, surtout si les personnages sont “jeunes” … Pourquoi jeunes ? Je pense que les vieux ont aussi leurs tics et leur argot !
    Et pour ouvrir le débat : c’est vrai que la façon de parler devrait différer entre chaque personnage. je trouve que c’est extrêmement difficile à faire cependant ! (bon, OK j’ai beaucoup de persos).


  • Journaliste PAen

    @Olga-la-Banshee Je pense qu’elle voulait dire que les personnages très jeunes (surtout les enfants) ne peuvent pas parler comme des adultes. D’ailleurs, je tiens à dire que c’est extrêmement difficile de faire parler un personnage qui entre 4 et 6 ans, si quelqu’un a des conseils dessus, je suis preneuse ! :rose:



  • @léthé les trucider dés le début de l’histoire ? :p


  • Plume d'Argent

    Vole le gamin des voisins et propose lui un jeu à base de barbies pour le faire parler <3



  • @léthé t’inspirer de vrais enfants. Je fais une location de mes nains si tu veux


  • Journaliste PAen

    @Flammy @Olga-la-Banshee Je vais arrêter de demander des conseils :p
    Et si je tue cette gamine là en particulier, @Seja ne sera pas contente du coup, et ensuite je devrais essuyer sa vengeance sur les personnages de BP

    @Roxane J’ai côtoyer pas mal d’enfants, mais je trouve ça compliqué de rendre leurs phrases qui sont extrêmemeeeent hachurées quand ils sont petits par exemple. Et leur vocabulaire. Mais garde tes nains, merci <3 :p



  • je comprends. On a peur que ça sonne faux.



  • @léthé Pour côtoyer un nain de 10 ans malgré moi (perso je ne ferai jamais une bétise pareille :p ), ça ne sait toujours pas finir ses phrases même à cet âge là ! Mais je ne vois vraiment pas comment rendre ça ? A la limite, l’enfant qui apprend à parler, et change les mots, ça peut être un exercice très sympa à faire. Mais le plus grand qui ne fait que des débuts de phrase de 2-3 mots… Avec la ponctuation ?

    " Oscar il a… Oscar, mon doudou, l’a pris mon doudou. Mon doudou, paskeuuu… Il l’a pris."

    (je suis moi-même EXTREMEMENT peu convaincue par ce qui précède)



  • De façon générale c’est un peu traitre, les dialogues, parce qu’ils ne correspondent pas à la façon dont les gens parlent vraiment.
    On n’écrit pas les euh… les répétitions, tous les mots qui ne comptent pas comme les bonjours, aurevoir et merci. Je trouve que dans les livres les dialogues sont des concentrés de la réalité, avec des jeux d’esprit, des arguments, des tirades que les gens ne sortent quasiement jamais dans mon quotidien banal. Il faut que cela sonne juste alors que ce n’est pas ce que l’on entend dans la vraie vie.
    Du coup, j’ai bien du mal avec les dialogues, et j’ai travaillé ce point. Je me souviens avoir lu qu’un dialogue riche devait se lire à plusieurs niveau :
    *les informations échangées
    *le ressenti des personnages
    *les valeurs des personnages, leur façon de voir le monde, ce qui motive profondément leurs actions.


  • Administratrice

    @léthé a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    Et si je tue cette gamine là en particulier, @Seja ne sera pas contente du coup, et ensuite je devrais essuyer sa vengeance sur les personnages de BP

    Ca sera trèèèèès douloureux, @Léthé Plus aucun foulard ne pourra te consoler.

    Le plus simple reste de pas les faire parler. Hop, une langue coupée (ce n’est pas une conseil pour toi, Léthouille).


  • Journaliste PAen

    @olga-la-banshee a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    (je suis moi-même EXTREMEMENT peu convaincue par ce qui précède)

    xDDD
    Tu vois, impossible de rendre un enfant vraiment réel dans un roman. Mais je pense que c’est pour ça qu’ils ont l’air plus sympas quand on lit que quand on en voit en vrai xD

    @Seja Je le prends quand même pour moi ce conseil :*



  • @Léthé Haha moi j’ai le problème inverse, on me dit toujours que mes enfants sont justes et que mes adultes parlent comme de jeunes ados. Je pense que ça révèle quelque chose sur mon âge mental :baby:

    @Elikya Exactement, des concentrés de réalité ! J’ai toujours du mal à cause de ça parce que mes dialogues, je les construis en les « entendant » dans ma tête comme un film, alors j’ai tendance à inclure trop de tics oraux qu’on veut pas à l’écris. Je commence à me soigner…

    Merci @Cricri et Sélène pour cet article comme toujours fort intéressant !



  • @olga-la-banshee a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    c’est vrai que la façon de parler devrait différer entre chaque personnage. je trouve que c’est extrêmement difficile à faire cependant ! (bon, OK j’ai beaucoup de persos).

    … j’ai le même soucis, et en plus, comme je ne suis pas de langue maternelle française, je ne te dis pas la galère. J’ai déjà pleuré pour réussir à faire des dialogues qui semblent naturels, maintenant, en plus faut donner une voix propre aux personnages ! :joy: Mais je vaincrai !

    je trouve les dialogues très difficile à gérer, vraiment. Surtout, si en plus, j’essaie de donner une impression générale qu’ils ne parlent pas tous la même langue de base / ont un niveau de langue différent / et tout… Les tics de langages me semblent sympa à insérer, mais “trop” en mettre revient à rendre la chose très lourd (alors que dans la vraie vie, ce qu’on en utilise des tics… )

    J’aime bien cette idée de “concentré” ! :o


  • Journaliste PAen

    Pour le dialogue des enfants, à force d’en côtoyer à longueur de journée, je dirais qu’une des choses qui marquent leur discours est de répéter le pronom. Par exemple: “Le forum il est joli” plutôt que “le forum est joli”. Après, mais je n’ai aucune idée de pourquoi ils font ça, j’entends souvent des “y” en trop. C’est peut-être local. Du style “Je peux y aller aux toilettes ?”.
    Bon, par contre un des exemples qui montrent que restituer la réalité tuerait le dialogue : “sontait”. Oui. Entendu plusieurs fois chez un élève de CE1. “Ils sontaient dans la cour”. NO. NOPE NOPE. coeur qui saigne


  • Plume d'Argent

    @Elikya : en effet, les dialogues ne doivent pas reproduire la vraie façon de parler des gens, mais ils doivent faire illusion. C’est un dosage subtil qui n’est pas simple à trouver.



  • @eilish Je ne suis même pas sûre d’avoir compris ce que veut dire ce “sontait”… Sur tes remarques précédentes, c’est très juste !


  • Journaliste PAen

    Présent du verbe être : ils sont. Imparfait du verbe être: ils sontaient. Ça parait très logique, dit comme ça, mais… L’erreur peut se comprendre à l’écrit mais à l’oral, je trouve ça étonnant que l’enfant ne “sente” pas qu’il y a quelque chose de mal dit.



  • Il y a aussi le fameux et très chic vous fesez


  • Plume d'Argent

    @elikya a dit dans Récit #5 – Dialogues :

    De façon générale c’est un peu traitre, les dialogues, parce qu’ils ne correspondent pas à la façon dont les gens parlent vraiment.
    On n’écrit pas les euh… les répétitions, tous les mots qui ne comptent pas comme les bonjours, aurevoir et merci. Je trouve que dans les livres les dialogues sont des concentrés de la réalité, avec des jeux d’esprit, des arguments, des tirades que les gens ne sortent quasiement jamais dans mon quotidien banal. Il faut que cela sonne juste alors que ce n’est pas ce que l’on entend dans la vraie vie.
    Du coup, j’ai bien du mal avec les dialogues, et j’ai travaillé ce point. Je me souviens avoir lu qu’un dialogue riche devait se lire à plusieurs niveau :
    *les informations échangées
    *le ressenti des personnages
    *les valeurs des personnages, leur façon de voir le monde, ce qui motive profondément leurs actions.

    Totalement d’accord avec tout ce que tu dis, @elikya. Si on devait retranscrire fidèlement de vrais dialogues de la vraie vie, ce serait la plupart du temps illisible et inintéressant. :disappointed:
    C’est intéressant, ces trois niveaux de lecture/écriture d’un dialogue. En ce qui concerne les informations échangées, elles doivent à la fois être présentes (pas de dialogue pour ne rien dire, contrairement à la vraie vie, d’ailleurs… :rolling_eyes: ), mais ne pas faire “télégraphiées” (genre le dialogue qui explique au lecteur ce que les personnages savent déjà et qu’ils n’ont aucune raison de se raconter).


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