Journal d'Isapass ou L'Aventure du même pas peur


  • Plume d'Argent

    @audrey-lys Tu as entièrement raison ! C’est vraiment mon tic d’écriture, ça, de tout entrecouper de virgules, alors qu’en ordonnant la phrase différemment on peut faire beaucoup plus simple !

    Du coup, version 2 :

    Dans le royaume de Cazalyne, paisible et prospère depuis des décennies, le roi Einold n’a pour seules préoccupations que les bouchevreux — à qui leurs capacités à lire dans les pensées valent une haine unanime — et la grossesse gémellaire de son épouse la reine Almena. Dans l’ombre, un complot se trame pourtant entre l’Ordre du Haut-Savoir — une confrérie d’érudits — et un mystérieux homme au manteau bleu qui rêve de prendre le pouvoir.
    Tandis qu’Abzal, le demi-frère du souverain à qui il voue une admiration mêlée de jalousie, apprend avec horreur qu’il est un bouchevreux, Einold est appelé auprès de sa femme pour la naissance difficile des petits princes. Pour sauver la reine et les enfants, il fait venir une rebouteuse. Celle-ci ouvre le ventre de la mère pour en extraire les héritiers du trône : des jumeaux fusionnés par la hanche et l’épaule.
    Abzal ayant décidé de taire son secret honteux, il est nommé mentor des nouveau-nés par le roi. À l’issue de la cérémonie, Almena qui donnait des signes de guérison est retrouvée morte.
    Douze ans plus tard, les princes Venzald et Themerid profitent d’une enfance protégée à Arc-Ansange chez le seigneur Godmert de Hénan, en compagnie des trois filles de la maison : Flore, Elvire et Alix. Mélancolique et irascible depuis la disparition de son épouse, Einold leur rend très rarement visite. Abzal s’avère en revanche un parfait mentor.
    Dans le royaume, une épidémie inconnue appelée blé de cendre commence à ravager les récoltes ; des incursions régulières mettent en danger les provinces frontalières ; l’Ordre du Haut-Savoir s’accroit en achetant des terres sur toute l’étendue de Cazalyne.
    Apprennant par hasard que leur mère n’est pas morte en couche, mais a été empoisonnée sans que son meurtrier soit identifié, les princes jurent de découvrir qui l’a tuée. Lors d’une promenade avec les filles de Hénan et leur précepteur, un attentat perpétré contre eux met un terme à leur vie à Arc-Ansange : Einold vient en personne chercher ses fils pour qu’ils commencent leur apprentissage de rois.
    Les princes résident à la capitale depuis trois ans quand ils reprennent enfin l’enquête sur la mort de leur mère. Ils découvrent qu’une fille de cuisine a administré le poison, mais ignorent encore le nom du commanditaire. Ils doivent interrompre leurs recherches pour partir avec Einold vers les provinces du nord. La famine s’installe sur le pays et le Haut-Savoir montre ostensiblement son refus d’allégeance au roi. Peu après leur retour, le roi perd la santé, et Abzal, poussé par l’Ordre, en profite pour se faire attribuer la régence.
    Alors que la famille de Hénan se réfugie à la capitale après l’incendie mystérieux d’Arc-Ansange, le souverain meurt au terme d’une agonie foudroyante et douloureuse. Abzal décrète donc la régence jusqu’aux dix-sept ans des princes, comme le prévoit la Loi Régalienne. Il accepte aussitôt une proposition du Haut-Savoir qu’Einold avait violemment rejetée : l’Ordre fournira du blé à condition de se voir attribuer la prévôté de toutes les provinces. Sous le choc, Themerid dont le cœur a déjà montré des faiblesses s’enfonce dans un sommeil malade, contraignant Venzald à rester alité à ses côtés. Ce dernier sombre peu à peu dans la folie quand une silhouette fantomatique s’introduit dans leur chambre, le sépare de son frère d’un coup d’épée chauffée au rouge et tente de le faire enlever.
    Le précepteur Albérac réussit à arracher le prince aux mains de ses agresseurs puis, suivi par Alix la benjamine des filles de Hénan, il trouve refuge chez la rebouteuse qui avait fait naître les jumeaux fusionnés. Poursuivis par la garde royale, ils doivent fuir tous les quatre. Venzald souffre atrocement de ses blessures et d’être loin de son frère.
    Sous la régence d’Abzal, le nouveau régime s’établit sur Cazalyne, interdisant l’accès à la connaissance pour les femmes et les paysans et exécutant par dizaines les bouchevreux présumés.
    Poursuivis par les pélégris de l’Ordre, les fugitifs parviennent à rejoindre la côte pour quitter le pays par la mer. Ils veulent trouver le remède au blé de cendre. Et tandis qu’un bateau les emmène loin de Cazalyne, Venzald est transporté à Terce par une vision. Il y voit Themerid s’éveiller un instant de son long sommeil en criant son nom avant que son cœur s’arrête.


  • Plume d'Argent

    @Isapass je n’ai lu que ta deuxième version, des les premières lignes j’étais plongée dans la nostalgie ! Ces persos, ce monde :heart:
    Ce synopsis est clair et plutôt alléchant.
    Une petite remarque

    le “ils reprennent enfin l’enquête”, je n’aime pas trop ce “enfin”, ça sous-entend que le temps est long entre les deux du coup ça attire pas, surtout que le pacte est dans le paragraphe juste avant. En fait, je pense que j’enlèverai tout, je mettrais " ils résident depuis 3ans à la capitale quand ils découvrent…", un truc comme ça pour pas donner l’impression que l’enquête s’est interrompue
    "Sous le choc, Themerid dont le coeur a déjà montré des faiblesse"-> bon, je suis pas trop sure de moi là… mais je pense que j’enlèverais le “sous le choc” pour pas que Themerid ait l’air chochotte :rofl: Dans le roman ça passe super bien, mais là comme ça de but en blanc ça m’a fait un peu bizarre, je sais pas…

    Et sinon, c’est vraiment demandé les synopsis complets, pour les envois aux éditeurs ? ça me parait ultra-violent de tout résumer, et de balancer la fin comme ça :scream:


  • Plume d'Argent

    @sorryf ok merci pour tes remarques ;) Je vais changer ça.
    Je crois que je n’enverrai le synopsis qu’aux ME qui le demandent. Pas la peine de prendre des risques inutiles.



  • @Sorryf @Isapass Tu fais bien Isa. Bon, c’est très présomptueux de ma part de parler de mon “expérience” parce que j’ai travaillé à peine 2 ans dans le milieu de l’édition et c’était il y a plus de 10 ans, mais de mon souvenir de lectrice pro, j’ai toujours préféré plonger d’abord dans le manuscrit et ne m’intéresser qu’ensuite aux “à-côtés” (la lettre de présentation, le synopsis…), et ça ne m’étonnerait pas que ce soit encore pareil pour de nombreux lecteurs et éditeurs d’aujourd’hui…
    (Et ma remarque sur le synopsis de @Jowie il y a quelques temps allait dans ce sens : je suis persuadée que ce n’est pas à cause d’un synopsis imparfait que le manuscrit sera rejeté, ou alors je ne voudrais de toute façon pas bosser avec un éditeur qui raisonne comme ça…)


  • Plume d'Argent

    Sur le fond, je trouve ce synopsis très bien. Tu as très bien résumé l’histoire, c’est clair, intrigant même si toute l’histoire jusqu’ici est dévoilée (mais on voit aussi qu’il reste des mystères…). Pour autant, j’ai quand même quelques remarques :

    La première phrase me heurte, d’abord par l’association bouchevreux/grossesse (et le fait que bouchevreux vienne en premier, on dirait que le roi s’en soucie avant la grossesse de sa femme), et parce que la tournure “à qui leur capacités…” me semble assez lourde.
    Ensuite, la phrase “Abzal ayant décidé de taire son secret honteux, il est nommé mentor des nouveau-nés par le roi” semble impliquer qu’il y a un lien direct entre les deux.
    “des incursions régulières mettent en danger les provinces frontalières” : on peut se demander des incursions de qui ?
    D’accord avec Sorryf, le “reprennent enfin l’enquête” implique qu’ils n’ont rien fait depuis et on se demande bien pourquoi. Ça fait comme un “trou” dans l’histoire.
    La phrase : “Alors que la famille de Hénan se réfugie … douloureuse” associe deux événements apparemment sans rapport, et incite à voir un lien entre les deux. Si tu veux montrer qu’il y en a un, pourquoi pas, mais sinon, c’est problématique.
    Est-ce que c’est important qu’on sache qu’Abzal est nommé régent avant la mort du roi ? Sinon, tu t’épargnerais la mention de la régence à deux lignes de distance.
    Albérac : je l’aurais mentionné avant, dans la partie “douze ans plus tard”. Cela montrerait qu’il est avec les princes depuis longtemps.
    " interdisant l’accès à la connaissance pour les femmes et les paysans": interdisant aux femmes et aux paysans l’accès à la connaissance ?

    C’est tout pour le moment, mais je me réserve le droit d’y revenir si j’ai d’autres remarques. :smirk:


  • Plume d'Argent

    Coucou @Isapass :)
    Mon retour sur ton synopsis

    Moi dans l’ensemble je trouve que tu n’appuies pas assez sur les princes. Alors ma lecture commence à dater mais comment sait-on que la reine attend des jumeaux au début ? Tu pourrais juste dire “la grossesse de la reine” au départ ? Puis ensuite, dire que la grossesse se passe mal et qu’une rebouteuse est demandé à son chevet. Celle-ci ouvre le ventre de la reine et le roi et la cour découvrent avec stupeur non pas un mais deux enfants liés par la hanche et l’épaule. (En fait à la lecture, on a l’impression que c’est totalement normal que des siamois naissent, que c’est accepté par tout le monde^^). Autant tu insistes sur les Bouchevreux, mais peu sur les jumeaux.
    Je rajouterai après les douze ans plus tard que les jumeaux s’accommodent de leurs spécificités et arrivent chacun à s’affirmer. ( ou un truc du genre)
    Le reste est TOP pour moi :thumbsup:


  • Plume d'Argent

    Bon ben j’avais pleins de remarques mais tout le monde a tout dit :laughing: Il est très bien ce synopsis


  • Plume d'Argent

    Tout pareil que le loup, du coup j’attends ta nouvelle version du synopsis pour le commenter, si tu en postes une :)

    Juste une remarque (qui ne va pas trop te plaire Isa):

    L’effet de trou concernant les trois ans durant lesquels les Princes ne mènent pas l’enquête est à mon sens moins un problème de synopsis qu’un problème de rythme de l’intrigue elle-même… Mais après ce n’est pas un gros défaut, et il faut bien laisser aux ME des trucs à améliorer!

    Edit: Ah oui et je recommande de lire les 30 conseils d’écriture de Nadia Coste (une pépite partagée par @elikya ), il y a plein de trucs intéressants pour l’envoi aux ME!


  • Plume d'Argent

    Merci pour tous vos retours, je m’y attaque très vite !
    @Zénodote je vais aussi lire l’article, surtout si c’est une pépite.
    @Rachael il y a en effet quelques associations qui n’en sont pas sur le plan logique, mais sur le plan temporel, elles sont parallèles. Je vais voir pour remplacer mes “alors que” par des “pendant que”.



  • @Isapass ton synopsis est le deuxième que je lis après celui de @Jowie, et je ressens la même chose, je crois donc que ça vient de l’exercice en lui-même, plutôt que de la façon dont vous tournez les choses dedans: j’ai l’impression qu’on perd toute magie en lisant un résumé de ce type.
    ça a un côté… je sais pas: scolaire? froid? scientifique? enfermant? je saurais même pas dire exactement, enfin bref, c’est à peu près le contraire de votre écriture habituelle, donc c’est assez déstabilisant de lire quelque chose qui parle de votre œuvre sous cette forme.
    Du coup je ne sais pas quoi te dire pour t’aider, à part de chercher auprès de gens qui s’y connaissent, pour savoir si une présentation précise de ton roman ne pourrait pas passer par une autre forme que celle-là…
    Ceci dit, ce que dit @Keina est plutôt rassurant…


  • Plume d'Argent

    @bambi alors si j’en crois ce que je lis sur les blogs littéraires, et que confirme ma première expérience : le synopsis est unanimement reconnu comme le contraire de la magie. Pour certains c’est même un exercice du diable… ;) Ce qu’on cherche, c’est la clarté et la concision. Du coup, c’est moche.
    Mais, toujours d’après les avis d’auteurs expérimentés, les éditeurs ne cherchent pas à se faire une idée du style ni de l’ambiance. Le rôle du synopsis est 1) de prouver que l’auteur sait écrire en français, et surtout 2) de montrer que l’auteur sait construire et articuler un récit.

    Mais tu as lu le synopsis ? Euh… tu t’es spoilée toute la fin, du coup :astonished:


  • Plume d'Argent

    @bambi a dit dans Journal d'Isapass ou L'Aventure du même pas peur :

    @Isapass ton synopsis est le deuxième que je lis après celui de @Jowie, et je ressens la même chose, je crois donc que ça vient de l’exercice en lui-même, plutôt que de la façon dont vous tournez les choses dedans: j’ai l’impression qu’on perd toute magie en lisant un résumé de ce type.
    ça a un côté… je sais pas: scolaire? froid? scientifique? enfermant? je saurais même pas dire exactement, enfin bref, c’est à peu près le contraire de votre écriture habituelle, donc c’est assez déstabilisant de lire quelque chose qui parle de votre œuvre sous cette forme.
    Du coup je ne sais pas quoi te dire pour t’aider, à part de chercher auprès de gens qui s’y connaissent, pour savoir si une présentation précise de ton roman ne pourrait pas passer par une autre forme que celle-là…
    Ceci dit, ce que dit @Keina est plutôt rassurant…

    C’est normal comme impression. L’exercice du synopsis est contraire au principe même de la magie, puisqu’on montre directement les rouages qui se cachent en coulisse. C’est un texte technique qui doit montrer que l’intrigue tien debout. Pas d’ambiance, peu d’émotions. C’est scolaire et scientifique, au sens où il s’agit d’étudier la logique interne du texte.

    Il ne faut pas chercher une autre façon de présenter le roman. C’est bien cette présentation que les éditeurs attendent. @Isapass : c’est bien l’exercice du diable.

    J’ai l’impression pour ma part d’un syno clair et concis, bravo Isa. Je trouve la mention de l’enquête menée par les Princes intéressantes, je pense que tu as renforcé cet aspect dans le roman ? Moi, ce qui me gêne est lié à la structure même de la saga : il n’y a pas de résolution dans ce tome, mais c’est un choix de ta part et certains auteurs le font sans souci. C’est lié à mes gouts et ma façon d’écrire je crois.


  • Plume d'Argent

    @elikya Bon, ça me rassure : j’ai bien compris l’objectif du synopsis :)
    Oui, je sais que la construction de la saga te pose problème, nous l’avions déjà évoquée. C’est un pari en effet.
    Ce n’est d’ailleurs pas le seul : j’ai aussi une articulation de tome bizarre. Je le savais déjà mais l’exercice du synopsis me l’a confirmé : en fait, j’ai une structure assez classique en trois actes, sauf que la première partie forme une sorte de très long prologue…
    On verra bien ;)


  • Plume d'Argent

    Rohlala l’affreux exercice ! Quel horreur de spoiler la fin sans aucun effet de style pour rendre le truc un minimum intéressant x’D

    Après je me dis aussi que ce serait un bon test de début de projet, pour tester son plan ! Car si ce dernier est bon, on devrait pouvoir faire ce synopsis avant d’avoir écrit le moindre chapitre (pour ceux qui font des plans bien sûr, ce n’est pas universel du tout). Hey, je vais tenter pour mon roman en cours tiens ! Comme ça je verrai tout de suite si tout s’articule bien.

    Tu t’en sors très bien en tout cas, chapeau !

    Mes remarques (certaines ont peut-être déjà été faites) :

    • " - à qui leurs capacités à lire… valent" je trouve cela un peu compliqué, pourquoi pas “- leurs capacités à lire… leur valent une haine unanime -” directement ?
    • ah, moi je préférai avant la phrase “Abzal ayant décidé de taire son secret honteux, il est nommé mentor”, le virgule + rapel du pronom, je trouve ça toujours un peu lourd et compliqué… à toi de voir : ) Et en plus effectivement cela donne l’impression qu’il y a un lien de cause à effet.
    • Peut-être répeter “… cérémonie, la reine Almena qui donnait…” parce que juste le prénom je ne suis pas sûre que ce soit évident de l’avoir déjà retenu en seulement quelques lignes aussi denses d’infos.
    • Pareil pour “Sous le choc, le prince Thérémid dont le coeur […] contraignant son frère Venzald à […]” ce serait peut-être plus sûr, mais je te laisse voir là aussi si ça te semble utile : )
    • Sauf erreur on ne parle pas d’Albérac avant qu’il ne sauve Venzald à la fin. Peut-être l’évoquer au début, après les trois sœurs genre “en compagnie des trois filles […] et de leur précepteur Albérac” ou une autre manière de le présenter plus tôt ?
    • j’aurai mis “avant que son cœur ne s’arrête” mais je ne sais pas si c’est plus juste ou simplement un effet de style de ma part, à voir avec Fannie au pire ^^"

    J’ai peut-être fait doublon avec d’autres, je n’ai pas tout vérifié, mais en tout cas, bien joué ! Ça ne devait pas être facile :clap_tone2:



  • @Elikya je comprends ce que tu dis sur les synopsis, mais je dois dire que ça me met encore plus mal à l’aise, « les éditeurs attendent ça » tu dis. Ça voudrait donc dire que tous les éditeurs attendraient la même chose ? A savoir : un roman qui remplit toutes les conditions attendues, une grille de critère ? Un roman qui « tient bien debout », qui rentre bien dans un cadre demandé ?
    Ce genre de position m’inquiète malgré moi toujours un peu, et me donne toujours l’impression que cela fait considérer les œuvres comme des produits.
    Pourquoi une intrigue devrait-elle « tenir debout »? Pourquoi ne pas accepter que certaines intrigues différentes, labyrinthiques, fluctuantes,sans structure cadrée, soient tout aussi touchantes, voir essentielles finalement pour les lecteurs ?

    Est-ce qu’une œuvre doit forcément obéir à des règles ? Est-ce que la richesse d’une création réside dans sa stabilité, ou dans ce qui échappe au contraire à son auteur ?
    Est-ce que l’importance de la rencontre entre l’auteur et le lecteur ne réside pas parfois dans tout ce qui ouvre d’autres possibles, dans ce qui transgresse ce que l’on croit établi?

    Si je prends La Maison dans Laquelle par exemple, dont on a parlé sur le forum et qu’on a découvert grâce à @Sorryf, il est absolument impossible de réaliser un synopsis de cette œuvre. Et pourtant c’est de loin un des meilleurs livres qu’il m’ait été donné de lire.
    Mais c’est sans doute parce que je suis plus dyonisiaque qu’apollinienne XD.

    @Isapass oui je me suis spoilée sévère, mais c’était le but.
    Je voulais voir si on avait quand même envie de lire le livre en entier, une fois qu’on avait lu un résumé pareil et la réponse est : OUI. J’ai toujours envie de lire les Princes donc c’est plutôt bon signe (concernant ton livre, et concernant cette forme de résumé).
    Je crois aussi que j’avais besoin/envie de dédramatiser sur le principe de la « fin » d’un roman.
    On stresse sur les fins mais est-ce que c’est ça qui fait l’important d’une œuvre ? Je suis quasi certaine que non. J’ai l’impression que c’est un peu comme si on résumait la vie d’une personne à la façon dont il meurt. Ou, moins violent, si on limitait la carrière de quelqu’un en regardant juste la dernière année où il a exercé.
    La fin c’est juste un élément, finalement. Honnêtement, les fins des romans je m’en tape un peu. C’est jamais ça qui me marque. C’est jamais ce qui compte pour moi.
    Mais je crois que je fais partie des gens qui préfèrent les chemins aux arrivées…


  • Plume d'Argent

    @bambi En l’occurence, je ne suis pas sûre que l’expérience soit vraiment probante parce que c’est la fin du tome 1 et pas la fin de l’histoire ;) Or (et c’est l’objet de la discussion avec @Elikya) c’est vraiment une histoire en deux tomes, et pas une série. Donc ici, la fin correspond au climax.

    @itchane je suis désolée, j’aurais dû le préciser, mais grâce aux remarques précédentes, j’ai fait une autre version entre temps… Bon, ceci dit, tes remarques rejoignent celles des autres et ça me confirme que j’ai eu raison de faire une autre version ;) Merci à toi.

    Du coup, la troisième version :

    Dans le royaume de Cazalyne, prospère depuis des décennies, le roi Einold Kellwin n’a pour seule inquiétude que la grossesse gémellaire de son épouse la reine Almena. Pourtant, malgré l’apparente paix, les bouchevreux sont haïs, souvent persécutés à cause de leurs capacités à pénétrer dans les esprits. Et dans l’ombre, un complot se trame entre l’Ordre du Haut-Savoir et un mystérieux homme au manteau bleu qui rêve de prendre le pouvoir.
    Abzal, le demi-frère du souverain, apprend avec horreur qu’il est un bouchevreux. Pour conserver l’estime d’Einold à qui il voue une admiration mêlée de jalousie, il décide de taire son secret.
    Einold est appelé auprès de sa femme pour la naissance difficile des jumeaux. Pour sauver la reine et les enfants, une rebouteuse ouvre le ventre de la mère pour en extraire les petits. Le roi découvre ses fils avec stupeurs : les princes sont fusionnés par la hanche et l’épaule.
    Abzal est nommé mentor des nouveau-nés par son frère. À l’issue de la cérémonie, Almena qui donnait des signes de guérison est retrouvée morte.
    Douze ans plus tard, les princes Venzald et Themerid profitent d’une enfance protégée à Arc-Ansange chez le seigneur Godmert de Hénan, en compagnie des trois filles de la maison : Flore, Elvire et Alix. Les jumeaux s’accommodent très bien de leur particularité, mais supportent mal l’intolérance des étrangers à leur égard. Mélancolique et irascible depuis la disparition de son épouse, Einold leur rend très rarement visite. Abzal s’avère en revanche un parfait mentor.
    Dans le royaume, une épidémie inconnue appelée blé de cendre commence à ravager les récoltes ; des incursions régulières en provenance de la Rémance voisine mettent en danger les provinces frontalières ; l’Ordre du Haut-Savoir s’accroit en achetant des terres sur toute l’étendue de Cazalyne.
    Apprenant par hasard que leur mère n’est pas morte en couche, mais a été empoisonnée sans que son meurtrier soit identifié, les princes jurent de découvrir qui l’a tuée. Lors d’une promenade avec les filles de Hénan et leur précepteur Elric d’Albérac, un attentat perpétré contre eux met un terme à leur vie à Arc-Ansange : Einold vient en personne chercher ses fils pour qu’ils commencent leur apprentissage de rois.
    Les princes résident à Terce, la capitale, depuis trois ans quand ils découvrent que c’est une fille de cuisine qui a administré le poison à leur mère. Ils ignorent encore le nom du commanditaire, mais ils doivent interrompre leurs recherches pour partir avec Einold vers les provinces du nord. La famine s’installe sur le pays et le Haut-Savoir montre ostensiblement son refus d’allégeance au roi. Peu après leur retour, la santé du souverain se dégrade. La famille de Hénan se réfugie à la capitale après l’incendie mystérieux d’Arc-Ansange. Malgré leurs préoccupations respectives, les princes et les demoiselles goûtent leurs retrouvailles.
    Cependant, quelques jours plus tard, Einold meurt au terme d’une agonie foudroyante et douloureuse. Secrètement poussé par l’Ordre, Abzal prend alors la gouvernance du royaume jusqu’aux dix-sept ans des princes, comme le prévoit la Loi Régalienne. Il accepte aussitôt une proposition du Haut-Savoir que son frère avait violemment rejetée : l’Ordre fournira du blé à condition de se voir attribuer la prévôté de toutes les provinces.
    Themerid, dont le cœur a déjà montré des faiblesses, s’enfonce dans une profonde léthargie, contraignant Venzald à rester alité à ses côtés. Ce dernier sombre peu à peu dans la dépression quand une silhouette fantomatique s’introduit dans leur chambre, le sépare de son frère d’un coup d’épée chauffée au rouge et tente de le faire enlever.
    Persuadé que le régent est responsable, Albérac réussit à arracher le prince des mains de ses agresseurs puis, suivi par Alix de Hénan, il trouve refuge chez la rebouteuse qui avait fait naître les jumeaux fusionnés. Retrouvés par la garde royale, ils doivent fuir tous les quatre. Venzald souffre de ses blessures et de l’éloignement de son frère.
    Sous la régence d’Abzal, un nouveau régime s’établit sur Cazalyne, interdisant aux femmes et aux paysans l’accès à la connaissance et exécutant par dizaines les bouchevreux présumés.
    Poursuivis par les pélégris de l’Ordre, les fugitifs parviennent à rejoindre la côte pour quitter le pays par la mer. Ils veulent trouver le remède au blé de cendre avant de revenir chasser le Haut-Savoir.
    À Terce, Themerid s’éveille un instant de son long sommeil en criant le nom de son frère avant que son cœur s’arrête. Au même instant, sur le bateau qui emmène Venzald loin de Cazalyne, celui-ci est transporté par une vision dans l’esprit de son jumeau.


  • Plume d'Argent

    @bambi a dit dans Journal d'Isapass ou L'Aventure du même pas peur :

    @Elikya je comprends ce que tu dis sur les synopsis, mais je dois dire que ça me met encore plus mal à l’aise, « les éditeurs attendent ça » tu dis. Ça voudrait donc dire que tous les éditeurs attendraient la même chose ? A savoir : un roman qui remplit toutes les conditions attendues, une grille de critère ? Un roman qui « tient bien debout », qui rentre bien dans un cadre demandé ?
    “Les éditeurs attendent ça” => je parlais du synopsis et de la façon dont Isa le rédige, pas du roman qu’il y a derrière. N’importe quel roman peut donner lieu à un synopsis, c’est un exercice plus ou moins facile, mais toutes les histoires peuvent se résumer ainsi. C’est un savoir faire, comme la quatrième de couverture ou le pitch.

    “A savoir : un roman qui remplit toutes les conditions attendues, une grille de critère ? Un roman qui « tient bien debout », qui rentre bien dans un cadre demandé ?”
    => tenir debout ne signifie pas rentrer dans un cadre. Tenir debout signifie une intrigue cohérente, sans contresens ni contradiction.

    “Ce genre de position m’inquiète malgré moi toujours un peu, et me donne toujours l’impression que cela fait considérer les œuvres comme des produits.”
    => pour un éditeur, un roman est un produit. Il investit dessus, il attend une rentabilité. Je sais que tu ne vas pas aimer, mais c’est vrai. La littérature est un marché sur lequel on vend des produits, même si les produits en question sont les œuvres dans lesquelles nous mettons tout notre cœur et l’essence même de notre âme.
    => C’est la raison pour laquelle une éditrice m’a dit : pas la peine d’écrire un roman sur le thème du cirque, ça ne se vend pas. Je l’ai écrit quand même, cette histoire, elle est publiée et tâche de trouver ses lecteurs. Tu vois tout de même le raisonnement, c’est affreux, mais c’est la réalité du monde éditorial.


  • Journaliste PAen

    Eh bien c’est hyper encourageant et constructif tout ça ! Vive le capitalisme dans le monde du livre !


  • Plume d'Argent

    J’aime bien ce nouveau jet ! Encore mieux que le précédent je trouve : )
    C’est plus représentatif de l’ensemble des événements il me semble et plus évident à suivre. J’ai l’impression de vraiment retrouver le tome 1 ici.

    Trois mini remarques :

    • “Almena qui donnait des signes de guérison est retrouvée morte.” > j’aurai peut-être ajouté “qui donnait pourtant des signes” pour bien montrer le caractère étrange de sa mort.
    • Et sinon j’avais déjà fait la remarque pour le résumé précédent, mais pourquoi pas rappeler de temps en temps les titres avant les prénoms genre “le roi Einold” ou “leur père Einold” ou “le prince Themerid” ou “le précepteur Albérac” histoire d’être sûr de bien resituer les persos au fur et à mesure… peut-être pas à chaque fois mais des petites piqûres de rappel par-ci par-là ne ferai peut-être pas de mal. À voir avec les autres plumes : )
    • peut-être rappeler à quoi est due la famine, tu parles bien du blé de cendre en amont mais ensuite d’autres événements ont lieu et quand tu reparles du voyage des princes et du roi le lien de cause à effet n’est plus si évident. À réfléchir éventuellement pour une remise en contexte genre “ils découvrent que la maladie de blé de cendre s’est étendue au point d’installer la famine sur le pays et que le Haut-savoir…” ou une autre formulation montrant l’avancée progressive du mal et le fait que le pouvoir ne réalise vraiment l’étendue de ce qu’il se passe qu’à ce moment là.

    Sinon ça me semble vraiment chouette comme résumé ! : )


  • Plume d'Argent

    @itchane merci, je vais regarder. Mais j’essaie aussi de faireau plus court. Bref, il faut jongler ;)


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