La chasse aux incohérences



  • Bonjour à toutes et à tous :vulcan:

    étant du genre hyper tatillonne, je voulais parler de cette chose qui me hérisse toujours le poil lorsque je lis un livre ou que je regarde un film ou une série.

    Un exemple parmi d’autres, histoire d’illustrer comme il faut: Harry Potter et le prisonnier d’Azkhaban: Face aux détraqueurs, Harry est sauvé par son propre patronus (enfin, celui invoqué par son “moi” futur) issu de son propre voyage dans le passé débutant quelques heures plus tard. Mais si il a été victime du baiser du détraqueur, il est censé ne plus avoir de conscience…Il n’a donc pas pu remonter le temps avec Hermione une 1ère fois et n’a donc jamais pu se sauver. Plus qu’une incohérence, c’est même un paradoxe!

    Je sais, on peut répondre “Ta g*eule, c’est magique” et ainsi éviter d’avoir à répondre à la question .Surtout que certaines personnes se contrefichent des explications (pas mal de gens de ma familles me disent “on s’en fout, c’est qu’une histoire” quand je soulève une incohérence). Mais moi, je n’arrive pas à passer outre. Je donne énormément d’importance à tout cela. Pour mes histoires, il faut que tout soit cohérent et explicable (en prenant en compte la magie. A mon sens, il faut poser un cadre et des règles, sinon tout obstacle fond comme neige au soleil, et cela n’a plus rien de divertissant). Parfois, une idée s’emboîte difficilement dans mon canevas, donc soit je tortille la chose pour qu’il y ait une explication plausible, quitte à réaménager les règles globales et le cadre, soit je la retire et tant pis pour elle. Je trouve que c’est respecter le lecteur que de faire attention tout cela.

    Et vous? Est-ce que vous êtes aussi pointilleux au niveau de la cohérence? Et comment réglez-vous les potentielles incohérences lorsque vous écrivez?



  • Coucou @Glywen , je me permets de répondre à ton message sur les incohérences.

    Je pense que déjà il faut être exigeant, mais également se ménager. Les incohérences, même pour les plus grands écrivains existent (comme tu l’as justement souligné avec HP3…que celui qui n’a jamais été incohérent jette la pierre à J.K. Rowling…).

    Après il existe à mon sens 2 types d’incohérence :

    • Celles qui ne dérangent pas l’intrigue, voire peuvent ajouter du mystère, voire c’est pas grave, on s’en fiche.
    • Celles qui nuisent vraiment au fonctionnement (d’ailleurs pour le HP3, cette incohérence pourrait rentrer dans cette catégorie, car ici J.K. Rowling pousse loin le jeu).

    Je dirai que tout dépend des lecteurs. C’est à eux en quelque sorte de décider ce qui fonctionne, de ce qui ne fonctionne pas. Il faut tester. L’objectif est de les réduire au maximum (sauf si les incohérences servent à faire progresser l’intrigue), mais également de ne pas trop s’en vouloir, si certaines nous échappent. Ecrire un livre c’est des migraines à n’en plus finir, des incohérences à chasser jusqu’au fond du lit, nous donnant des insomnies… si certaines nous échappent, d’autres personnes nous aideront à les pister.

    J’ai posté mon histoire sur PA en sachant très bien qu’il y avait des incohérences. D’ailleurs certaines ont été soulevées par les lecteurs et du coup, je sais que ça ne passe vraiment pas. Certains également m’ont donné des astuces pour y remédier. Souvent les cerveaux Paens règlent les problèmes ! :)

    Comment régler les incohérences, c’est à dire? lorsqu’on écrit dans notre coin ou lorsqu’elles sont relevées sur PA?


  • Journaliste PAen

    Intéressante conversation !

    Les incohérences, je trouve que ça devient un problème quand on les remarque et que ça perturbe l’immersion dans l’histoire. Mais je ne suis pas vraiment d’accord avec l’exemple que tu donnes, Glywen : les paradoxes temporels, c’est un ressort narratif que JKR n’est pas la seule à utiliser et ça me paraît dommage de les réduire à des incohérences. Harry a été sauvé par lui-même, donc il n’a jamais eu à subir le baiser du Détraqueur. C’est tordu, bien sûr, mais c’est le principe même d’un paradoxe temporel, ce n’est pas une incohérence à mon sens.
    Bref, de cette divergence d’avis, on peut tirer une première leçon : nous n’avons pas tous la même sensibilité en ce qui concerne les incohérences, c’est clair que tu as l’air beaucoup plus tatillonne que moi par exemple :grin: Une incohérence qui peut me gêner, c’est quand j’ai l’impression que l’auteur ne respecte plus ses propres règles, par exemple, ou bien qu’un personnage a changé d’une façon trop soudaine et pas suffisamment bien expliquée.

    En écrivant et en recevant des commentaires ici, plusieurs incohérences me sont apparues dans ma propre histoire. Pour beaucoup d’entre elles, elles se sont résolues de manière quasi magique ; en tout cas je l’ai ressenti comme ça xD À force de les ruminer, j’ai eu des espèces d’illuminations et ces éléments que je prenais pour des incohérences sont devenus non seulement explicables et justifiables, mais aussi essentiels à l’histoire que je voulais raconter. Dans mon processus de création, les incohérences ont joué un rôle très important, je ne les ai pas vues comme des obstacles mais comme des… trampolines, d’une certaine façon !
    Donc pour répondre plus précisément à tes questions, oui, je trouve aussi qu’une bonne histoire se doit d’avoir un équilibre interne, mais j’ai apparemment une tolérance un peu plus large que la tienne en la matière (si je retrouve un exemple d’incohérence qui m’énerve, parce que ça arrive assez régulièrement quand même, je viendrai la raconter ici, là je n’ai rien en tête…). Je fais attention à ça dans mes histoires mais quand je pressens qu’un truc risque de coincer au niveau cohérence, je n’ai pas trop de scrupule à le dissimuler en espérant que personne ne s’en rendra compte ^^’ Ce qui compte c’est l’histoire que je veux raconter, pas l’exactitude et l’équilibre parfait de chaque morceau de mon univers. Enfin, pour résoudre les vraies grosses incohérences, je n’ai pas vraiment de méthode, je les rumine jusqu’à ce qu’elles se résolvent d’elles-mêmes ou bien jusqu’à ce qu’elles se fassent oublier.


  • Plume d'Argent

    Super intéressant, ce sujet, @Glywen ! Je trouve aussi très important d’avoir une cohérence globale dans une histoire. Les incohérences sont pour moi soit des erreurs pures et simples, soit s’apparentent plus à des facilités scénaristiques.

    Si ce sont des erreurs (ce qui peut arriver, comme le perso qui change de couleur d’yeux, ou un voyage qui n’a matériellement pas le temps de se dérouler, ect), ce sont des choses à corriger par des relectures de l’auteur, des BL et du travail éditorial. Bref, ça ne devrait pas arriver jusqu’à la version finale ou alors c’est que c’est vraiment subtil.

    Si ce sont des facilités scénaristiques, ça s’apparente au “deus ex machina”, comme la bonne grosse coïncidence qui vient sauver la situation, ou comme tu dis, la règle de magie qui arrange bien tout. Là c’est plus gênant, parce que si l’histoire tient sur ce genre de facilités, ça peut tout mettre par terre que d’essayer de la corriger… Donc je dirai qu’il faut s’interdire de céder à la facilité. J’avais lu une fois que les coïncidences sont acceptables dans les histoires seulement si elles compliquent la vie du héros (et pas si elle la lui facilitent), ce qui me semble un bon principe, même si dans la vie, des coïncidences heureuses peuvent se produire.

    En général, si je repère une incohérence dans mon déroulement ou dans le comportement d’un personnage, je n’ai pas d’autre choix que de la corriger, quitte à revenir en arrière, parce que ça m’empêche tout net d’avancer plus loin…

    Ps : pour l’exemple que tu donnes, c’est plus un paradoxe temporel qu’une incohérence, les histoires de retour dans le temps en sont pleins, c’est le risque de jouer avec le temps…


  • Plume d'Argent

    Je suis du genre hyper tatillonne sur les incohérences comme toi Glywen (même si pourtant je rejoins Ery et Rach sur l’exemple HP que tu donnes, la notion de “paradoxe temporel” est très connue et récurente de nombreux récits - notamment SF mais pas que, la preuve - et pour moi il s’agit bien d’un paradoxe assumé, pas d’une incohérence, ce qui ne me pause aucun problème au contraire, ça me fascine toujours autant comme sujet, des conférences entières peuvent être faite sur la question avec des schémas et tout, mais bref c’est pas le sujet), mais j’ai l’impression de relever, comme Rachael, deux sortes d’incohérences quand je suis spectatrice/lectrices :

    • les incohérences d’inattention qui résulte de la difficulté pour un petit cerveau humain de prendre en compte l’ensemble des tenants et aboutissants de son propre univers et de tous les embranchements possibles de sa propre fiction. Pour moi c’est naturel d’en faire, personne n’est à l’abri et c’est pour cela que la lecture par d’autres personnes est absolument primordiale pour les relever.
    • les incohérences de facilité scénaristique parce que “alleeeeeez ça paaaaaaasse et ça m’arrange bien” qui pour moi sont plus de l’ordre d’un manque d’honnêteté de l’auteur et qui me gênent bien plus encore dans l’intention. Je n’aime pas que l’on se moque de moi or c’est le sentiment que cela va provoquer.

    Mais parfois des petits miracles se produisent, une histoire qui arrive à me faire débrancher mon esprit analytique pour me porter tout à fait ailleurs. Je ne saurai pas reconnaître les ingrédients précis de ces histoires qui, bien que contenant des éléments ne s’expliquant pas vraiment, parviennent à me porter jusqu’au bout sans me faire décrocher, j’arrive à leur “pardonner” alors que cela me ressemble très peu sur ce genre de sujet. J’ai l’impression que le point commun reste l’intention de l’auteur, une idée très forte et très “tendue” de celle/celui qui sait exactement où il veut me mener, sans concession et sans chichi, en toute honnêteté et dans un univers extrêmement cohérent par ailleurs dans l’objectif pour lequel il a été créé. En ce point aussi, je pense rejoindre Ery. Si l’auteur est honnête envers lui-même, envers ce qu’il a envie de raconter, envers son lecteur et envers son propre cœur, alors il saura de quelle rigueur exactement son récit à besoin.



  • Un paradoxe, à moins d’être voulu, ça reste une incohérence. Pour le voyage dans le temps, si on considère que tout retour dans le temps ouvre une nouvelle timeline ou les choses sont modifiées, ça fonctionne, mais sinon, un retour dans le temps pour empêcher une chose en restant dans la même timeline, ça ne marche que si la volonté d’y empêcher y déclenche finalement ou échoue (exemple: Alice de l’Autre côté du miroir et Outlander). Harry n’a pas pu être sauvé par lui-même car la boucle doit avoir un début. Ça marche pour Buck, mais pas pour lui.
    Enfin bref, généralement quand on veut faire un voyage dans le temps, il faut être sûr de son coup, sinon, il y a de grandes chances que cela se transforme en incohérence (avec le “TGCM”).

    Pour l’une de mes histoires, j’ai dû créer un monde avec son fonctionnement. J’avais un fil grossier de l’histoire passant de notre monde à l’autre pour revenir au notre. J’ai tout dû déterminer de A à Z dans ce monde faisant un peu fantasy avec ses règles. Dès que je pensais intégrer certaines scènes importantes, parfois, cela entrait en contradiction avec ce que j’avais déterminé. (exemple: dans “l’autre monde”, il y a des statut sociaux différents et les personnages évoluent vers le haut. Je savais que l’un des personnages devait pouvoir revenir vers notre monde à la fin, et que ceux de son statut devait pouvoir aller sur terre, mais pas tout le temps. Cela entrait en contradiction avec ce que j’avais décidé. Donc, j’ai dû approfondir les spécificités de ce statut-là et trouver le moyen qui lui permettrait de remonter ensuite. Et sans que ce soit incohérent ou ne fasse apparaître d’autres problèmes.) En fait, je n’ai pas créé un univers et ses règles en laissant les personnages se débrouiller pour s’en sortir. J’ai créé une histoire avec un fil et des buts, et c’est le scénario et son élaboration qui ont mené à des règles auxquelles le reste de l’histoire doit se plier. C’est interdépendant.

    Je fais vraiment hyper attention à tout ça parce que vu que ça me fait tiquer chez les autres, j’estime ne pas pouvoir y laisser passer chez moi.


  • Plume d'Argent

    Oucouc !

    La chasse aux incohérences est quelque chose qui me parle beaucoup, vu que je suis aussi un peu sensible à ça, même si pas autant que toi j’ai l’impression ^^ Et clairement, j’essaie de faire gaffe autant que possible dans mon histoire où c’est le bordel monumental.

    Mais je ne vois peut-être pas ça de manière aussi dramatique que toi. Alors, avoir une incohérence, c’est pas top, on est d’accord, mais personnellement, à chaque fois que j’ai eu une incohérence, ça ma fait fonctionner les neurones pour trouver une pirouette pour expliquer l’incohérence ou la corriger de manière inventive et, en générale, ça a toujours été profitable au texte. Clairement, CE n’aurait pas été CE sans tout le bricolage pour réparer les incohérences.

    D’ailleurs, dans tes réflexions sur les règles de magies, je te conseille d’aller voir ce que Brandon Sanderson a écrit sur les systèmes de magie, je pense que ça pourrait énormément t’intéresser, surtout que bon,ses livres sont magistraux pour tout ce qui concerne les systèmes de magie et comment ils jouent avec les règles, les limites et autre. Donc grosse recommandation !

    Et sinon, je ne suis pas d’accord avec toi sur le paradoxe temporel. Pour moi, c’est pas une incohérence, surtout quand l’auteur joue clairement dessus. C’est clairement volontaire. Juste, à partir du moment où Harry est sauvé, le futur est déterminé jusqu’au moment du sauvetage car, si ça n’arrive pas, ce présent ne peux pas exister.

    Mais la question des paradoxes temporels est compliqué, mériterait à sujet entier. Mais pour moi, c’est trop limitateur de restreindre ça à une incohérence qu’il faudrait éliminer.



  • Je te rejoins aussi @Glywen, ainsi que @Rachael et @Itchane.
    Il faut traquer l’incohérence, elle peut foutre une histoire par terre et lui ôter toute crédibilité.

    Comme Rachael, si je découvre un incohérence dans mon histoire, je ne la supporte pas, et je cherche le moyen de l’éradiquer.

    Dans Harry Potter, il y a bien d’autres incohérences que celles-ci. À une époque, je m’étais amusée avec mon fils à les relever. Cela dit, lorsqu’on écrit des milliers de pages, certaines incohérences peuvent voir le jour sans même qu’on s’en rende compte. Il m’est arrivé, alors que j’étais certaine d’avoir parfaitement ficelé mon histoire, de retrouver des incohérences énormes que je n’avais pas vues et qui n’avaient pas non plus sauté aux yeux de celles et ceux qui me lisaient. Je suppose que c’est de cette façon que les éditeurs laissent passer eux aussi de grosses bourdes. Tout dépend donc de la “taille” de ladite incohérence et de son impact sur l’histoire.

    Mais tu as raison, il est inconcevable de pas chercher à traquer ce genre d’erreurs (je me souviens d’une auteur jeunesse qui avait tué un personnage au tome 2 , personnage qui réapparaissait au tome 4 comme si de rien n’était. Sa seule réponse avait été : (tenez-vous bien) : Oups !

    Traquer les incohérences c’est aussi croire en son histoire, faire en sorte que d’autres y croient et respecter ses lecteurs.



  • Quelqu’un a dit “incohérence” ? se ronge les ongles

    C’est vraiment la chose que je veux le plus éviter, comme beaucoup ^^ Mais oui c’est parfois compliquer de les repérer et souvent on ne les remarque que bien plus tard. Ça m’est arrivé d’en repérer dans des mangas lorsque je les ai relus quelques années plus tard et avec toute l’histoire en tête. On retrouve des dialogues qui ne pourraient plus tenir dans la fin de l’oeuvre.

    Sinon pour l’exemple d’Harry Potter, je ne trouve pas qu’il s’agisse d’une incohérence mais contrairement aux autres ce n’est pas non plus un paradoxe selon moi. Tout dépend de comment J.K.Rowling a décidé de manifester le temps dans son univers. Je prend exemple sur le mien par exemple : Le temps n’est pas apparu du passé vers le futur, mais tout en même temps. Le passé a autant d’influence sur le futur que le futur en a sur le passé.
    Aussi je te conseille de regarder “Au fond du lac” et “Avant l’inondation”, deux épisodes de la saison 9 de Doctor Who où justement ce paradoxe est évoqué.


  • Plume d'Argent

    inco-quoi ? chut je ne veux rien savoir :hear_no_evil: :see_no_evil: :speak_no_evil:

    Plus sérieusement, -> pour les incohérences en tant qu’auteur, j’essaie de faire de mon mieux, bravement, tout en sachant que je suis pas infaillible (d’ailleurs je compte sur PA pour toujours me pointer les moindres petites failles :rofl:)

    -> les icohérences en tant que lectrices… Je réagis à l’opposé d’@Itchane :
    @itchane a dit

    les incohérences d’inattention qui résulte de la difficulté pour un petit cerveau humain de prendre en compte l’ensemble des tenants et aboutissants de son propre univers et de tous les embranchements possibles de sa propre fiction. Pour moi c’est naturel d’en faire, personne n’est à l’abri et c’est pour cela que la lecture par d’autres personnes est absolument primordiale pour les relever.
    les incohérences de facilité scénaristique parce que “alleeeeeez ça paaaaaaasse et ça m’arrange bien” qui pour moi sont plus de l’ordre d’un manque d’honnêteté de l’auteur et qui me gênent bien plus encore dans l’intention. Je n’aime pas que l’on se moque de moi or c’est le sentiment que cela va provoquer.

    Pour moi, les incohérences du premier type, disons d’étourderie, sont bien plus crispantes si elles sont pas corrigées à l’arrivée. Je me rappelle d’un Marie-Aude Murail ou ils nous disent tranquilou qu’un don de plaquette il y a une chance sur un million de compatibilité, et que le donneur souffre atrocement avec une aiguille plantée jusqu’à l’os… Bon, à mon avis ils ont juste confondu le don de plaquettes et le don de moelle osseuse c’est pas un drame… mais tomber sur une erreur comme ça dans un roman publié moi je trouve ça impardonnable (d’autant plus que c’est facile à vérifier, facile à corriger)
    Le deuxième cas, les incohérence de flemme, ça me dérange moins. Pour revenir à cette histoire de don de plaquettes (c’est dans Oh Boy) même un don de moelle osseuse, ce serait quasi impossible vu que les personnages ne sont pas frères mais demi-frères, les chances de compatibilité redescendent vraiment à un sur un million (je crois :thinking: )… mais bon, pour moi ce genre d’incohérence ça passe, ça sert l’histoire.

    Quand il y a un propos, un sujet, une vision, c’est dommage d’être freiné par des questions de cohérence dont au fond tout le monde se fout à la : “mais si vous êtes immaterielle, pourquoi vous passez pas à travers le canapé ?”

    Donc, je dirai : relax ! les incohérences il faut les traquer et les évincer, les anéantir… mais garder un peu de pitié de temps en temps ! La cohérence doit pas détruire la vision.

    Après il y a les incohérences de type “coïncidence”, s’il y en a peu ça me dérange pas, mais s’il y en a à toutes les pages ou que c’est vraiment trop énorme moi ça m’agace :angry: ! à moins qu’il y ait une notion de destin derrière, que ça tape dans le réalisme magique, là ça me va… mais sinon aie aie aie.

    Quand aux paradoxes temporels : perso j’adore ça :hugging: ! c’est un peu le mindfuck ça me fait buguer le cerveau, ça me dérange pas du tout. Bon, je me rappelle pas assez du paradoxe temporel dans Harry Potter pour savoir s’il est bidon, mais quand j’ai lu ce passage à 12ans je me suis dit WOOOOW :dizzy_face: . J’aime beaucoup les histoires de voyages dans le temps et la manière dont les paradoxes temporels sont traités dans les différentes fictions ! d’ailleurs je vais peut-être aller mater les épisodes que tu conseilles @Draguel !


  • Plume d'Argent

    Pour le coup je serais assez d’accord avec @sorryf !
    Et pourtant je suis la première à vouloir justifier scientifiquement ce qui se passe dans mes histoires, à chercher à coller au plus près à la réalité même quand cela implique passer du temps à faire des recherches chelous sur le Net, mais… avouons-le, on aime la plupart des histoires qu’on nous présente justement parce qu’elles ne sont pas toujours du domaine du possible.
    Tiens, pour revenir à Harry Potter, c’est assez bizarre que le monde des sorciers laisse un gamin se débrouiller autant tout seul, élu ou pas, franchement aucun adulte n’assure vraiment dans cette saga, ni le Ministère ni Dumbledore ni même aucun des professeurs de Poudlard. (Et au passage, qui laisserait ses enfants dans une école aussi dangereuse, franchement ?) Pour moi, c’est une incohérence, mais c’est surtout et avant tout ce qui permet à l’histoire d’exister.
    Bon, après, si on pouvait éviter de ressusciter de façon impromptue ses personnages décédés, comme dans l’exemple d’ @Aranck, c’est quand même pas plus mal :laughing:



  • Je ne suis pas quelqu’un qui voit les incohérences du premier coup, enfin, quand elles sont petites ^^ (encore même, les grosses, je peux les louper XD )

    Quand j’écris un roman, c’est une de mes obsessions : que mon univers ne tienne pas debout, qu’il y ait d’énormes failles. Quand j’écris, je suis toujours en train de me poser des questions. A force de travailler, je les vois apparaître. Comme beaucoup l’ont dit ici, il y a plusieurs types d’incohérences : les étourderies, les maladresses, la flemme ou une histoire/univers qui manque de consistance. En-dehors de se poser beaucoup de questions, de réfléchir, le regard des lecteurs et lectrices m’aide pas mal. Pour l’instant, on ne m’a pas révélé de grosses incohérences, juste des petits trucs dus à un manque d’informations.

    D’ailleurs, je pense que toute histoire a ses incohérences. Peu importe qui on est, notre histoire en comportera. Il y aura toujours quelqu’un pour dire que quelque chose ne va pas. Parce qu’il a eu une idée différence de l’auteur ou de l’autrice, parce qu’il manque d’imagination, parce qu’il aurait aimé qu’on explique une certaine chose… Mais, après tout, notre monde aussi est rempli d’incohérences, aussi. x)


  • Plume d'Argent

    Je suis d’accord avec @flammy : personnellement, résoudre les incohérences à apporter beaucoup de profondeur à mon histoire. :D Je les traque, et je jongle aussi pour les résoudre, même si, évidemment, je ne vois pas tout toute seule.

    En tant que lectrice, ça me dérange vraiment quand elles sont répétitives ou trop flagrantes. Mais ce qui m’agace surtout, c’est quand les agissements d’un personnage ne collent soudainement plus avec son passif ou sa personnalité. Je vis principalement une histoire avec les émotions, donc, pour moi, m’attacher au personnage est primordial. Sans ça, l’histoire peut être géniale, ce sera le flop. :smile: Du coup, si le perso se trahi, je décroche, purement et simplement. Échec et mat :/

    Je n’aime pas spécialement la facilité non plus. Ça passera une fois, mais pas beaucoup plus. Et (oui, ça fait beaucoup de « et » :smile: ) ça m’horripile quand les super-pouvoirs ne fonctionnent plus, pile au moment crucial ! Si on dote ses personnages de capacités, alors on les lui laisse, et on se creuse la cervelle pour réussir à les contrer de manière crédible ! Non mais oh ! :smile: (PS : je ne dis pas ça parce que j’ai dû créer une fleur qui empeste à 100m pour bloquer l’odorat d’un gros chat… :angel: )


  • Plume d'Argent

    Ah oui, tu as raison, @LionneBlanche ! En réfléchissant, je me dis que ce que je déteste le plus côté incohérences, ce sont les incohérences dans les actions/pensées des personnages : des personnages qui changent soudainement de personnalité pour servir l’histoire, c’est insupportable, et pour moi, ce sont les pires de incohérences…


  • Plume d'Argent

    Étant donné que chez moi, ce sont les personnages qui déterminent l’histoire, je ressens la même chose que @Rachael.
    Comme j’ai une mémoire de poisson rouge 0_1571733978161_poisson rouge1.png , souvent je ne remarque pas les incohérences dans l’intrigue, que ce soit dans les livres ou dans les films. Tant qu’elles ne sont pas grossières, j’ai tendance à penser que c’est moi qui ai oublié ou mal compris.



  • :confounded: Oui, j’avoue moi aussi être un vrai poisson rouge ! J’oublie même ce que j’écris et quand je reviens dessus, je m’étonne (ça n’aide VRAIMENT pas à chasser les incohérences).

    Je pense que la chasse aux incohérences c’est important, mais parfois elle peut créer un vrai blocage dans l’écriture, comme elles nous tétanisent ou on arrive pas à les régler. Longtemps, une micro incohérence m’empêchait d’écrire pendant des semaines voire des mois parce que je n’arrivais pas à la régler.

    Maintenant j’ai l’impression qu’il vaut mieux écrire et avancer, même si l’incohérence est toujours là.
    -Au mieux on retrouve un moyen pour retomber sur nos pattes.
    -Au pire, on a au moins eu des idées et même s’il faut réécrire tout voire certains passages, on est “resté” avec nos personnages et notre histoire. J’ai l’impression que si on est bloqué face à une incohérence, il vaut mieux faire une incohérence, que l’oeil paen la détecte et qu’on trouve une solution ensemble, plutôt que broyer du noir seul avec son incohérence ! :) :imp:


  • Plume d'Argent

    @arabella J’ai avancer longtemps avec des incohérences que je connaissais pourtant. Des fois, la solution est simplement plus loin, et en effet, je trouve qu’il vaut mieux continuer en la gardant en tête, que d’enrager devant et s’enraciner sans savoir comment remédier à la situation.


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