Anxiété face aux critiques @_@



  • J’ignore si je suis dans la bonne cession, mais voilà, j’ai envie de me confier sur quelque chose concernant la critique.

    Bon, avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais vous faire savoir quelques trucs sur ma personnalité : je suis hypersensible. Non pas juste “trop sensible”, mais clairement hypersensible : mes émotions sont très fortes, un rien peut me faire pleurer ou rire, je suis très souvent nerveuse et je pense trop. Et j’ai des troubles anxieux et je suis également sujette à des troubles dépressifs. De mon côté, j’essaye de gérer les choses : je suis sous médocs, je vois des spécialistes et je médite grâce à des chaînes YouTube.

    Bref, et là, je suis heureuse de partager mon travail. Mais, dès que je reçois une notification, c’est la panique : estomac noué, mains qui tremblent et prise de bonnes respirations. Je sais que je ne suis pas la seule à appréhender la critique, mais, franchement, je me trouve trop extrême dans mes attentes.

    Je sais que la critique est essentielle pour avancer : ça m’a fait vraiment plaisir de lire les commentaires reçus, qu’on ait pointé des défauts que j’ai pu rectifier. Ça m’a fait beaucoup réfléchir sur ma manière d’écrire et j’ai compris le refus des maisons d’édition. Les personnes qui ont commenté se sont exprimées de manière constructive et avec tact, ça m’a fait plaisir, honnêtement. J’en ai d’autres qui ont dit qu’elles ont adoré ce que j’écris. Bref, je me calme une fois le commentaire lu, donc ça va. Mais lorsque je reçois une notification, c’est la panique à bord T_T’

    Et j’aimerais vraiment savoir comment gérer ça. Est-ce que je me calmerais au fur et à mesure, à force de m’habituer à recevoir des notifications ? Est-ce que je devrais faire des exercices de relaxation, histoire de calmer mon anxiété ou en parler aux spécialistes que je vois ?

    Honnêtement, je n’arrive pas du tout à prendre du recul face à mon travail. J’ai grandi avec Synoradel, mon univers, je me réfugie quand j’en ai besoin et il me fait vibrer. Donc, dur, dur.

    Voilà, voilà. Si vous avez des conseils, si vous avez les mêmes soucis que moi, n’hésitez pas à me dire comment vous gérer ça.



  • Vu que tu es hypersensible, ce n’est pas simple de te conseiller. Mais sur PA, tout le monde est bienveillant (du moins je l’espère !). Il faut surtout apprendre un peu a mettre de la distance. Une critique ne te vise pas, toi personnellement. Mais ne vise que ton texte et comment l’améliorer. Y’a des gens qui sont parfois un peu brute (coucou @Xian-Moriarty ), mais même les gens un peu rendre dedans sont pas toujours méchant (xian n’est pas méchante, juste une belle bourrine) Important aussi, il faut que tu accpete ton hypersensibilité. Tu pleures pour un rien ? tant pis ;) pleure et puis ça ira mieux après.
    Tu peux faire des exercices de relaxation pour te détendre si tu veux.



  • Je comprend très bien ta situation, pour ma part j’ai énormément de mal à faire confiance aux critiques positives, au fond de moi je suis persuadé que quoi qu’il arrive tout le monde déteste ce que j’écris mais n’est gentil que pour des raisons d’étiquette ^-^
    paranoia paranoia, everybody’s comming to get me
    Mais je pense que ce qui pourrait t’aider c’est de te dire et de te répéter que ton écriture n’est pas parfaite et loin de là, et qu’elle ne le sera jamais. Attention, ton univers est peut être magnifique et tu as toutes les raisons du monde de te réfugier dedans, mais la manière que tu as de le raconter peut encore s’améliorer. Moi, ce que je me dis souvent c’est qu’une critique est là pour montrer les problèmes qui sont dans mes mains, pas dans ma tête. Je veux qu’on m’aide à mieux mettre mes idées sur le papier, je ne veux pas qu’on aide mes idées.
    Voilà ^_^ je ne sais pas si mon point de vue t’aide beaucoup mais j’espère qu’il t’aide un peu ^-^



  • Je pleure pour des publicités, pour des clips, lors de la parade à Disneyland (si, si…).

    Je me rappelle très bien de la fin de celui-ci, où j’étais en larmes, et ou mes deux frangines se sont fichues de moi comme pas permis :cry:

    J’avoue que lorsque j’ai reçu la première notification pour mon histoire, mon cœur a loupé un battement. J’osais à peine cliquer sur le lien de peur de ce que j’allais bien pouvoir lire. Puis c’était l’ancien FPA, le lien ne fonctionnais pas, j’ai pu recommencer à respirer :rofl:

    Après, ce qui m’aide, c’est que je me sens au service de mon histoire. Elle est importante, pas moi. J’ai envie que mon livre soit lu, pas qu’on sache que c’est moi qui l’ai écrit (je ne sais pas si c’est très clair ce que je raconte…). Du coup je m’efface, et tout ce qui fait que mon histoire sera meilleure est bon à prendre. Même si ce fichu ego en prend un coup.

    J’aime beaucoup l’image que @cirano a utilisé : une critique est là pour montrer les problèmes qui sont dans les mains, pas dans la tête.

    Pour ta situation, qui reste particulière, j’en parlerais aux spécialistes que tu vois. Ils te connaissent et maîtrisent mieux l’hypersensibilité et ses manières de l’appréhender.

    Au passage, tu as lu “Je pense trop” de Christel Peticollin ?


  • Plume d'Argent

    Coucou Choubidou!

    Je n’ai pas beaucoup de temps pour te répondre, mais je pense que dans ta situation , tu pourrais mettre un petit mot au début de ton roman pour prévenir les lecteurs prêt à commenter que tu es sensible. Tu peux demander clairement à avoir des commentaires sincère mais à ce que les gens y aillent doucement.

    Et par ailleurs, n’oublie pas que tout le monde ici a reçu des critiques plus ou moins agréable. Même notre incroyable @Sorryf qui fait l’unanimité sur le fofo à du se battre contre d’infâmes lecteur. Même @Cricri (oups, c’est moi qui ait critiqué XD) avec tout l’amour qu’on lui porte.

    Quand on a un bébé poilu qu’on aime de tout son coeur, c’est hyper dur d’entendre qu’il n’est pas parfait comme il est, mais c’est justement parce qu’on a le nez dedans qu’on en voit pas les défauts ^^. On est tous comme ça.

    Et en vrai, je ne pense pas qu’il y ait d’histoires nulles, il y a juste pleins d’histoires en gestation ^^ en tant qu’auteur on progressera toute notre vie. Il ne faut pas oublier non plus que quand on fait un commentaire à quelqu’un c’est qu’on lui fait confiance pour s’améliorer, sinon on passe notre chemin (enfin c’est comme ça que je fais. ^^).




  • Pour être honnête, c’est quelque chose que j’ai dû mal à comprendre parce que j’ai toujours fais la distinction entre ce que j’écris et ce que je suis. Une mauvaise histoire fait pas de moi une mauvaise écrivaine ou personne. Elle demande juste plus de travail, de régler des problèmes internes qui font qu’elle ne fonctionne pas.
    Là, que ce soit ici ou sur d’autres plateformes d’écritures, on est dans des milieux où chacuns font des erreurs et s’améliorent. Des milieux d’entraide. Quelque part, tu seras toujours dans un cocon ici.
    Je trouve, et c’est mon avis, que ça devient plus dur quand tu te frottes au regard professionnel. Que le roman sur lequel tu as bossés des mois, des années se fait refuser en boucle. Pas assez bon ? Pas le moment ? Peu importe au final. Il faut que tu croies en ton projet. Et pour ça il faut croire en toi.
    Tu recevras toute la vie des critiques sur ton travail. Certaines t’aideront à t’améliorer, d’autres sont juste à jetter.
    Dans tous les cas, si tu as un professionnel à qui en parler, c’est le mieux. Je sais que c’est inutile de dire : ne t’inquiète pas, c’est normal. Mais poster sur internet c’est déjà un grand pas je trouve. Et à force de t’y exposer, tu auras l’habitude et surtout tu sauras faire la part des choses.



  • Coucou @DraikoPinpix , si je peux rajouter ma petite pierre… :hugging:
    Je comprends tout à fait ce que tu dis. Je ne suis pas hypersensible, donc là-dessus, je ne peux rien te dire. Mais je suis extrêmement perfectionniste (sur certains points^^…la ponctuation malheureusement ne rentre pas dans ce perfectionnisme) et je mets absolument tout mon coeur dans chaque ligne de mon roman en posant des questions à mes bétalecteurs, en réfléchissant quasiment 6 mois sur un chapitre avant de le poster).

    D’une part, même si je suis une créature peu sociable, dès que je reçois un commentaire, je dois tout arrêter pour LE LIRE. A chaque fois, je me dis que:

    • toute critique est bonne. Déjà, on nous a lu. Dis-toi qu’on aurait pu passer outre ton histoire. Or la personne qui a commenté à déjà pris le temps de te lire, faire attention aux différents éléments de ton texte, rédiger un commentaire. Sauf si le commentaire fait 2 lignes, ça veut dire que la personne a tenu à t’aider et je me dis que c’est de la bienveillance.Et cela montre déjà que des personnes nous portent de l’intérêt ! :hugging:
    • Ensuite toute critique est bonne à prendre (certains commentaires pointaient du doigt des incohérences dans mon texte…elles avaient raison ! et celles qui pourraient sembler illégitime, elles offrent en tout cas la possibilité de voir un autre point de vue). Comme disait @Gueule-de-Loup , tout le monde a ses détracteurs. Même Harry Potter n’est pas aimé par tous les jeunes (si, si…ça existe, j’en ai déjà vu dans ma vie, je les ai pris en photo).
    • Ensuite, je pense qu’il faut vraiment se détacher. Lorsqu’on prend les choses à coeur (parce qu’on a mis tout notre amour dans une histoire par exemple… :hugging: ) On a l’impression d’être jugé en tant qu’écrivain, que personne. On a l’impression que sur notre front est écrit en toutes lettres “mauvais écrivain” ou “personne médiocre” (ça fait beaucoup sur un seul front). Mais en fait non ! Je suis prof et je sais que certains élèves adorent mes cours et d’autres non (ni ma personnalité) et bien c’est comme cela. On ne demande pas à nos commentateurs de nous aimer, mais de nous dire ce qu’ils ont pensé de notre histoire avec de la bienveillance. Ecrire sur une plateforme, c’est accepter le saut dans le vide, le regard d’inconnus qui jugent notre travail (et non nous !)

    BREFFF, ce n’est pas facile tous les jours, mais on apprend. On vieillit aussi, et on parvient à prendre un peu plus de recul. Il faut vraiment garder en tête qu’un commentaire critique ne signifie pas une histoire ou un chapitre mauvais !!! :hugging:

    En espérant que cela t’aide, et puis on t’envoie des millions d’encouragements. Et surtout, ne jamais répondre à un commentaire de suite, si le commentaire ne “te convient pas”. Tu as tout le temps de te poser dessus (et puis en discuter avec le commentateur !)


  • Journaliste PAen

    Je pense aussi que la note en début de chapitre peut aider l’auteur à faire attention, à prendre de délicates pincettes en écrivant. Cet état de stress et d’excitation, j’en ai un aussi quand l’histoire est nouvelle, quand je doute sur un chapitre… Mais ça s’apprivoise. Il faut voir ça comme le signe que tu t’investis dans ton histoire. Tu te dis pas "je pose ça là et puis :poop: ". Après, oui… Si ça prend de grosses proportions, je comprends la gêne…

    La note en début de chapitre peut t’aider à bien appréhender les notifications “Telle Plume a commenté votre histoire”.

    Bon courage en tout cas ! Sur PA, on grogne beaucoup, on torturé un peu, on chasse des coquillettes parfois, mais on est bienveillants dans le fond. N’aie crainte, tout ira pour le mieux ! :angel: ;)



  • C’est normal d’angoisser ! Bon déjà, il semble que tu te connaisses assez bien, ce qui est un plus parce que tu sais comment tu vas plus ou moins réagir. Donc déjà, il ne faut pas hésiter : tu vois une notif, tu pleures et ca ira mieux après :p Evacuer ses sentiments, c’est bien même si ca peut être chiant.

    Pour lutter contre l’anxiété, je suis mal placée pour donner des conseils parce que moi-même je n’y arrive pas. En plus, moi j’ai la mauvaise habitude d’anticiper ! Ce qui est pire car j’imagine déjà ce que les gens vont reprocher à mes textes !
    En fait, il faut apprendre à se détacher de son texte. Une fois qu’il est “dans la nature”, on en a plus tellement le controle. L’avantage de PA, c’est que c’est une communauté bienvaillante (enfin j’espère quand meme) qui t’aidra. Donc même si les commentaires sont négatifs, tu sais que ces “briques” sont là pour t’aider à tes construire. Même si on est d’accord qu’une brique dans la tronchhe, ca fait mal :p

    Il faudrait peut-être que tu essais d’instaurer un petit rituel détente avant de venir sur le site (même s’il n’y a pas de notif). Comme ca, même si le coeur fait boum, tu seras plus relax.

    Mais ne t’inquiète pas, ca prend du temps. Et je pense que comme beaucoup de chose, c’est aussi l’habitude et l’expérience qui feront que l’anxiété diminura.

    Et oui, même si je suis bourrine, je suis gentille :p


  • Administratrice

    @draikopinpix J’aimerais beaucoup partager avec toi ma propre expérience.

    Les premières années pendant lesquelles j’ai fait lire mes écrits à mes amis les plus proches, je me mettais dans tous mes états.

    De l’impatience, déjà. Je ne supportais pas de devoir attendre leurs réactions, j’en dormais mal, je me sentais sur des charbons, je vérifiais mon téléphone et mes mails à chaque instant.

    Pour moi, c’était quelque chose d’extrêmement intime que je livrais ainsi aux regards. Comme je n’arrivais pas à exprimer mes émotions à l’oral devant les autres, à toujours me forcer à faire bonne figure ou à me tourner en auto-dérision, mes histoires me permettaient de dire qui j’étais réellement à l’intérieur. Je n’étais pas du tout intéressée par la notion de “travail” dans l’écriture, je voulais écrire comme ça venait, spontanément.

    Un jour, un de mes amis m’a dit à propos d’un tout premier roman : “On sent que c’est un coup d’essai. C’est sympa, mais c’est à améliorer. Toi-même tu le sentiras avec du recul”.

    Bien sûr qu’il avait raison, mais sur le moment, je l’ai hyper mal vécu. Je me suis renfermée sur moi-même. Je n’ai plus rien voulu lui faire lire de moi, non pas parce que je le boudais, mais parce que j’avais honte. Honte de ne pas être parfaite. J’ai pensé que si je n’étais pas capable de produire une oeuvre achevée d’office, alors je n’étais pas faite pour écrire. (Ah, ah, j’en ri tellement à présent xD mais sur le moment, j’étais si mal.)

    Plume d’Argent a été pour moi une nouvelle étape, quand j’ai commencé à écrire la Passe-miroir. Je n’avais plus d’amis disponibles pour lire ce que j’écrivais et j’avais toujours en moi ce besoin énorme de dresser des ponts entre moi et les autres avec mes histoires.

    Je n’ai jamais reçu ici un seul commentaire mal intentionné. Pas un seul.

    Et pourtant, cent fois j’ai voulu retirer mon histoire du site. C’était émotionnellement trop éprouvant. Dès que je recevais un commentaire, c’était le yoyo dans mes veines : le sang me montait à la tête d’un coup, j’avais la trouille, je cliquais pour vite en finir, puis, une fois le commentaire lu, une fois rassurée (ouf, le chapitre a plu), le sang repartait comme une vague. Mais attention : si on émettait une réserve sur un personnage ou sur un choix narratif… c’était comme un coup de poing dans le bidon. Je n’en dormais quasiment pas de la nuit. J’étais à la fois vexée et triste et honteuse et désorientée.

    Mais j’ai fini par franchir ici, sur PA, un nouveau cap. J’ai réalisé un jour que la première version des histoires que j’ai écrites jusqu’ici n’était pas “la plus consciente”. J’ai longtemps reproduit beaucoup de clichés psychologiques ou de schémas scénaristiques sans jamais les questionner. Pourquoi écrire telle scène ainsi plutôt qu’autrement ? Pourquoi prêter à tel personnage tel comportement ? A partir du moment où j’ai su pourquoi je faisais tel ou tel choix, j’ai pu mieux l’assumer. J’ai aussi réussi à établir une distinction entre l’histoire que je me raconte dans la tête et toutes les incarnations possibles qu’elle peut prendre dans les mots.

    C’est cette incarnation qui fait l’objet de critiques : pas l’essence même de l’histoire et pas ce que je suis moi-même fondamentalement.

    Ça m’aura pris des années, mais j’ai un rapport au jugement des autres beaucoup plus apaisé. Quand quelqu’un me dit sincèrement, sans méchanceté, qu’il n’a pas réussi à entrer dans mon histoire, que ce n’est pas sa tasse de thé, je n’ai plus aucun problème avec ça. J’ai toujours plus de mal à gérer la déception (des lectrices&lecteurs qui ont aimé l’histoire jusqu’à ce que je fasse tel ou tel choix qui a gâché leur lecture), mais le lendemain je n’y pense déjà plus - ou j’y pense sans douleur.

    Tu parlais de méditation, draikopinpix. Ce qui m’aide beaucoup, dans les moments de grosse montée émotionnelle, c’est de ne rien rejeter. J’observe mes vieilles peurs se réactiver, j’observe l’effet que ça produit sur mon corps, j’observe le coeur qui bat plus vite, les yeux et le nez qui piquent, le sang qui afflue et reflue, j’observe ce grand cri intérieur. J’observe et j’accepte tout sans rien juger. Parce que je ne suis pas l’émotion (tu n’es pas l’émotion), je ne suis pas la peur (tu n’es pas la peur), je ne suis pas la détresse et le cri (tu n’es ni la détresse ni le cri) : je suis (tu es) ce qui voit tout cela. Et puis ça passe. Seul reste l’essentiel : toi :slight_smile:



  • @DraikoPinpix Etant donné ta situation, c’est assez compliqué, mais j’ai envie de te dire que c’est normal dans une certaine mesure. Quand on a créé un univers qui est nôtre, qu’on le chérit, et qu’on se met d’un coup à le soumettre aux avis des autres, ça fait peur. Le coeur serré, les mains qui tremblent, c’est normal : si quelqu’un te dit que c’est pourri sans plus d’explications, tu vas tout dénigrer et il y a un risque que tout tombe à l’eau. Ton histoire, c’est ton bébé, et tu veux le protéger, et te protéger en même temps. Dans mon cas, c’est vite passé quand j’ai vraiment compris que j’étais entourée de gens bienveillants. Ceux qui lisent ton histoire sur Plume d’Argent ne sont pas là pour te casser, leurs critiques sont constructives et elles t’aident toujours à avancer. Je pense que c’est une question d’habitude, que ça va passer.
    Et puis, @Cricri a tout à fait raison lorsqu’elle dit que tu n’es pas tes émotions. Elles te guident, elles t’envahissent, mais elles ne sont pas là. C’est tout !


  • Plume d'Argent

    Je me reconnais un peu dans ton message @DraikoPinpix. Ou plutôt je reconnais mon ‘‘moi’’ passé même s’il y a de gros restes.

    C’est compliqué d’exposer une histoires qui nous tient à cœur, sur laquelle on planche à longueur de temps. Bien sûre, la critique est nécessaire, vitale même, mais comme toi, à chaque fois que je montrais quelque chose, j’avais l’impression de mettre ma vie en jeu. Aujourd’hui encore, je panique dès que je donne un chapitre à ma bêta, tout le temps où elle la à disposition, et lors de la premier lecture de son retour. Ensuite, le processus se met en marche, je suis déjà à la recherche de solutions, d’améliorations. Je discute avec elle, et le stresse s’envole… Jusqu’à la prochaine fois.

    Je n’ai pas trouvée de réelle solution, sinon de faire autre chose, de prenant, en attendant ses retours. Après, c’est vrai qu’à la longue, je sais que je m’en sors toujours, que je retombe sur mes pattes, et que mon histoire en ressort bien plus aboutit.

    Bref, à part le temps, je ne sais pas trop quoi te conseiller… Ce n’est pas miraculeux, d’ailleurs, mais je n’ai plus peur quand je vois un com sur PA :) (Il faut dire qu’à ce moment là, mon chapitre est déjà passé sous un regard aiguisé, et que je m’habitue ;) )



  • Bonjour @DraikoPinpix :slight_smile:

    Je voulais te remercier pour avoir ouvert ce topic et aussi te dire bravo car j’imagine que cela n’a pas forcément été facile à faire pour toi !
    Peut-être même qu’en ce moment, tu appréhendes les réponses des Plumes sur le sujet ?

    Je suis moi-même hypersensible, donc je comprends bien ton ressenti. Même si on a tous une hypersensibilité différente. Mais, personnellement, ça me fait toujours beaucoup de bien de savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas et que mes réactions ne sont pas complètement anormales.

    Il me semble que tu as déjà reçu de très belles réponses et de supers conseils ici, je ne pense pas avoir quelque chose de pertinent à ajouter.

    Juste te dire que, depuis que je suis inscrite ici (ça date de 2011), je n’ai jamais reçu de commentaire mal intentionné, qui m’a descendue plus bas que terre ou blessée profondément.
    Et pourtant, je peux te dire que je le craignais affreusement ! D’ailleurs, j’ai toujours une certaine appréhension quand je reçois une notification qui m’annonce un nouveau commentaire.
    Mais, à travers PA, j’ai découvert une communauté d’une bienveillance rare avec une volonté d’entraide et de soutien très forte. Cela a été une magnifique surprise et encore aujourd’hui, je me sens infiniment chanceuse d’avoir trouvé le chemin jusqu’ici : honnêtement, je ne sais pas où j’en serais sans les Plumes. Je n’aurais probablement jamais autant persévéré dans l’écriture ni fait autant de progrès.

    Ce que je peux te dire aussi c’est que, pour ma part, mes réactions se sont calmées avec les années. Je suis moins en panique quand j’apprends que quelqu’un a lu un de mes textes et je m’auto-flagelle moins (j’aimerais pouvoir dire “plus du tout”) quand je reçois une critique. Aussi parce que j’ai moins tendance à prendre les choses contre moi, contre ce que je suis parce que, même si mes textes/univers comptent infiniment pour moi et que je ressens le besoin de m’y réfugier fréquemment, ce n’est pas parce que quelqu’un questionne un aspect de ces textes ou ne les apprécie pas que ça signifie que je suis quelqu’un de nul, sans valeur et qu’il vaudrait mieux que j’arrête d’écrire de vulgaires torchons dont personne ne se soucie.
    (Oui nous sommes notre pire ennemi, au fond)

    Avec le temps, l’aide (parfois inconsciente) des Plumes et un travail sur moi-même, j’ai compris que j’avais le droit d’apprécier mes textes, que ce n’était pas grave de devoir les retravailler quand je recevais des suggestions constructives mais que j’avais aussi le droit de, parfois, refuser de changer certaines choses (et cela sans blesser la personne en face, tout en la respectant et en me respectant moi).

    Bref, je parle un peu trop de moi là désolée ! :sweat_smile:

    Le plus important c’est que tu sois douce avec toi-même. N’hésite pas à utiliser tous les moyens qui peuvent t’aider à mieux gérer et à te sentir plus apaisée (respiration abdominale, méditation, en parler aux spécialistes qui te suivent, …). @Cricri parle extrêmement bien des émotions aussi et je ne peux qu’être d’accord avec elle : garder les choses à l’intérieur ne produit rien de bon au final (comme un couvercle qu’on laisse sur une casserole d’eau bouillante : tôt ou tard, ça finit par sauter). Si ça doit sortir, autant que ça sorte. C’est important d’observer ce qu’on ressent et d’essayer de comprendre le message qu’il y a derrière l’émotion ressentie. Puis, en fonction de ce décodage, choisir d’accepter, d’améliorer ou de quitter et d’agir.
    (désolée, je m’emballe un peu : j’ai commencé tout récemment une formation pour apprendre à mieux gérer son hypersensibilité et à vivre épanoui et tout cela me parle beaucoup !)

    Alors voilà, sache que tu n’es pas seule, tu trouveras toujours un soutien ici.
    Fais de ton mieux, sois patiente et surtout douce avec toi-même.
    Et prends soin de toi. <3

    P.S : pour quelqu’un qui n’avait rien de pertinent à ajouter, c’est un long message ! :sweat_smile:
    J’espère que tu auras pu y piocher quelque chose qui pourra t’être un minimum utile.



  • Les gens, je vous remercie infiniment pour vos commentaires. Ça fait du bien également de lire vos expériences et votre ressenti face aux critiques.

    Comme l’a dit @Cricri , oui, il y a toujours une certaine honte quand on pointe un truc qui ne va pas. J’étais en mode “non, il faut vite que je m’en occupe ! Ça ne va pas du tout !” Surtout quand plusieurs personnes le font remarquer. Au final, c’est toujours utile, parfois, c’est rageant mais ça en vaut la peine. Mais bon, je me dis aussi “j’ai fait ça, il y a des raisons, c’est normal qu’on va se poser des questions”.

    Sur PA, c’est spécial : on montre un chapitre et on reçoit une critique sur le chapitre en question, et non sur tout le roman écrit. C’est vrai que c’est intéressant, mais ça me fait poser beaucoup trop de questions, de craintes aussi. Le truc, c’est que comme je rêve d’être publiée un jour, d’être lue, par moment, je me dis : “nan mais, si tu n’arrives pas à gérer tes émotions sur un site où les gens savent que ton travail sera à revoir, qu’est-ce que tu feras quand ça sera fini ?” Mais oui, je pense qu’au final, une fois que le travail est abouti, une fois que tout est bouclé, on assume ce qu’on a fait et sait se défendre face à la critique.

    Quand je construisais Synoradel, j’en ai parlé à personne. Je disais juste “je construis un univers”, “j’ai des projets de roman dans cet univers”, “j’en suis là”, “je l’ai presque terminé”. Et, un jour, je l’ai fini et j’ai commencé à appréhender tout ce qui pouvait m’arriver. En fait, comme tu le dis @Slyth , je suis très dure avec moi-même. La vérité, c’est que je manque de confiance en moi. Quand j’ai terminé “une Fleur dans les Brumes”, j’ai eu l’impression que je savais faire quelque chose. J’ai compris que je pouvais aller au bout d’un projet qui s’étalait sur des mois. Ce roman, j’en parle souvent avec fierté, avec cette pensée “voilà, j’ai écrit un roman, j’ai fait sans doute quelque chose que mon/ma interlocuteur.rice n’aurait pas été capable de faire”. Je me dis souvent : “voilà, t’es loin d’être stupide : tu as écrit un roman ! Tu as créé tout un univers !”. Ce sont parfois des pensées arrogantes qui me permettent de me sentir mieux, mais ça cache un manque de confiance en moi. Ce roman, parfois, il est la preuve que j’ai su faire quelque chose dans ma vie, que j’ai su faire quelque chose avec mes capacités intellectuelles : pourtant, je n’ai pas à me plaindre de ce que j’ai vécu : j’ai fait des études supérieures que j’ai réussi, mais je n’ai jamais été une élève modèle. Quand j’étais mal à l’école, je me réfugiais dans l’écriture avec ce sentiment que je savais faire quelque chose. Ouais, c’est dingue, ce que je dis, mais c’est vraiment mon ressenti. En gros, j’ai vraiment envie de prouver ma valeur à travers mon travail. Mais, comme beaucoup l’ont dit, ce n’est pas moi qu’on critique mais mon travail.

    Le pire, quand j’étais gamine, je parlais beaucoup de ce que j’écrivais avant Synoradel. Je faisais lire mes premiers jets, je les montrais même à des profs de français. Je n’ai pas eu le souvenir d’avoir paniqué autant. Mais bon, quand on a broyé ma confiance en moi, je pense que ça a changé ma vision et mes émotions, ce qui revient à ce que je vous ai dans le paragraphe précédent.

    J’ai pas l’intention de mettre des avertissements comme quoi je suis sensible, je veux vraiment prendre les critiques comme elles sont. Je dois apprendre à avoir du recul par rapport à ce roman, je dois me calmer, me dire qu’effectivement, ces émotions, ce ne sont pas moi. Vos conseils m’ont beaucoup fait réfléchir, merci <3

    Bon, peut-être que tout ça était très fouillis comme réponse, mais voilà, c’était tout ce que j’avais à dire ^^



  • allez courage :) on est beaucoup à passer par là ! Le manque de confiance en soit est très récurrant partout ! Surtout dans un système qui ne rabaisse sans arrête ! Mi aussi j’ai réussis des études supérieurs (bac +8) alors que j’ai été refusé en prépa “car pas le niveau” …
    Encore un conseil : tu n’as rien à PROUVER à PERSONNE. Tu peux faire des choses, tu en es capable, et fuck les autres. Crois en toi, fais ce qu’il te plaît et t’occupe pas des autres, tu n’as rien à leur démontrer. Aller au bout de quelque chose c’est suffisant, même si à l’arrivée “on se plante” c’est le chemin qu’il faut regarder !



  • C’est vrai, j’ai tendance à vouloir montrer ma valeur. Ayant eu une enfance difficile (harcèlement scolaire), des embûches et étant actuellement au chômage (bonjour l’anxiété bien visible lors des entretiens d’embauche ^^’), ben je m’appuie beaucoup sur l’écriture ou ce que je sais faire, au final. Tu as également relevé un point : j’ai tendance à être obsédée par ce que pensent les autres de moi, ou alors, à vouloir être à la hauteur de leurs attentes (pas toujours, non plus. Par exemple, lorsque j’ai été en stage en librairie, mon but était de faire le maximum pour que les clients soient satisfaits, j’imaginais toujours ce qu’ils pensaient de moi -alors que je n’étais que stagiaire, quoi…). Je suis très exigeante avec moi-même alors que je ne le devrais pas.

    Mais bon, j’ai conscience de ce problème. Je sais qu’il y aura des échecs dans la vie. J’ai su me relever après certains, d’ailleurs. Je reste toujours déterminée dans les moments difficiles. En fait, je dois surtout travailler sur moi-même.



  • @DraikoPinpix courage, moi aussi j’ai été harcelé à l’école (pendant 6 ans), donc je sais c que c’est de se sentir “comme une sous merde” alors qu’on a de la valeur, c’est juste qu’on la voit pas car les autres nous en on mis plein la gueule. Le jour où je me suis dis “merde les autres, s’ils sont pas contents avec ce que je suis, ils vont se faire cuire le cul !” et bien j’ai beaucoup avancé. J’ai fais MA vie, comme je voulais, avec ce que je voulais etc (et vu que j’ai encore une vie qui sort du “classique”, je prends des remarques)… j’écris encore “pour moi” car j’ai besoin d’exprimer des choses, et si les autres ça leur plaît pas, tant pis. Les goûts les couleurs etc … C’est à toi de faire ton chemin, pas aux autres. C’est dur ce que je dis, et c’est pas “si simple” mais tu peux y arriver !


  • Plume d'Argent

    Moi aussi je me permet de partager mes impressions sur ce sujet difficile.

    Je pense tout d’abord que c’est vraiment normal d’être sensible aux retours sur un texte, moi aussi je stresse quand j’attends un avis important pour moi, et quand un lecteur me dit : « j’ai lu ton livre. »

    Je sais qu’une critique sur mon travail n’est pas une critique personnelle, et que cela n’a rien à voir avec ma valeur en tant que personne. Parfois, cette pensée m’aide, mais parfois pas.

    Avant d’être publiée, je croyais que cette reconnaissance par un éditeur m’apporterait une certaine confiance en moi, et donc moins de difficulté à affronter les critiques. Mais en fait, quand mon roman est sorti, pendant un bon moment j’étais folle de stress. Je me jetais sur les chroniques, et la moindre critique me laissait le coeur battant. Pourtant, les retours sont globalement positifs, ce n’était pas rationnel, c’était toutes mes angoisses qui ressortaient. Il m’a fallu du temps pour passer ce cap.

    Avec le temps, les émotions se calment, on s’habitue peu à peu, et la sérénité revient. Il ne faut pas se décourager, même si c’est parfois difficile. 💕



  • @salyna_cushing-p Même durée, aussi pour ma part. J’ai également une vie qui sort du schéma classique et des projets qui ne sont pas attendus par ce que veut la société. Aujourd’hui même, je suis encore la bizarre d’un groupe. Même si je suis en mode “c’est ma vie, allez vous faire mettre !”, “c’est ma personnalité, je suis comme ça, c’est tout !” ben les jugements, ça reste très lourd. Mais oui, les goûts et les couleurs… on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est sûr.

    @elikya Oui, c’est ça aussi qui me fait peur : être folle de stress si je suis publiée. Je traîne tranquille sur Livraddict pour me détendre, j’ose pas imaginer le jour où je serai publiée @_@
    Et pourtant, les commentaires sous mes chapitres ont toujours été positifs, même si on me pointait quelques défauts. Ça m’a fait beaucoup de bien, ça m’a permis de me dire que oui, je savais écrire et intéresser des gens. Comme tu l’as dit, je pense qu’on finit par s’y habituer, au final. Ça prendra du temps, mais j’y arriverai :)



  • @draikopinpix a dit dans Anxiété face aux critiques @_@ :

    Quand j’ai terminé “une Fleur dans les Brumes”, j’ai eu l’impression que je savais faire quelque chose. J’ai compris que je pouvais aller au bout d’un projet qui s’étalait sur des mois. Ce roman, j’en parle souvent avec fierté, avec cette pensée “voilà, j’ai écrit un roman, j’ai fait sans doute quelque chose que mon/ma interlocuteur.rice n’aurait pas été capable de faire”. Je me dis souvent : “voilà, t’es loin d’être stupide : tu as écrit un roman ! Tu as créé tout un univers !”. Ce sont parfois des pensées arrogantes qui me permettent de me sentir mieux, mais ça cache un manque de confiance en moi. Ce roman, parfois, il est la preuve que j’ai su faire quelque chose dans ma vie, que j’ai su faire quelque chose avec mes capacités intellectuelles : pourtant, je n’ai pas à me plaindre de ce que j’ai vécu : j’ai fait des études supérieures que j’ai réussi, mais je n’ai jamais été une élève modèle. Quand j’étais mal à l’école, je me réfugiais dans l’écriture avec ce sentiment que je savais faire quelque chose. Ouais, c’est dingue, ce que je dis, mais c’est vraiment mon ressenti. En gros, j’ai vraiment envie de prouver ma valeur à travers mon travail.

    Je me retrouve parfaitement dans ce que tu dis là !
    Quand je vais mal, j’essaie de me remémorer tout ce que je suis parvenue à faire alors que je ne m’en pensais pas forcément capable (j’ai même un petit carnet où je liste tout ça). Et “être parvenue à écrire un roman par moi-même” en fait partie. Ça me donne le sentiment de ne pas être complètement inutile (une grosse crainte dans ma vie), d’être parvenue à faire quelque chose de mes dix doigts.
    Je ne sais pas si c’est vraiment arrogant mais, comme tu dis, ça fait du bien et c’est gratifiant aussi !

    Comme toi, je sens que j’ai besoin de prouver que je vaux quelque chose. Aux autres mais aussi à moi-même.
    Comme toi, j’ai envie/besoin d’être à la hauteur des attentes des autres. Des attentes que, souvent, je ne fais qu’imaginer, d’ailleurs. Je me fais énormément de films, le plus souvent négatifs.
    Comme toi, je suis très (trop) exigeante avec moi-même la plupart du temps. Je pense que c’est bien de l’être un peu, mais il y a un juste équilibre à trouver.

    L’important, c’est de persévérer, de se relever malgré les chutes et de prendre/apprendre tout ce qu’on peut de constructif des choses qui ne se sont pas passées comme on l’espérait/attendait.
    Chacun trace son propre chemin. La seule personne avec qui l’on passe toute sa vie, c’est nous-mêmes. Alors autant que l’on apprenne à s’estimer et à s’apprécier non ? :slight_smile:
    C’est un travail de longue haleine, peut-être même celui de toute une vie mais cela en vaut tellement la peine quand on peut se sentir épanoui, en harmonie avec soi-même et avec les autres !

    Bref, je suis encore en train d’écrire une tartine moi hein :sweat_smile:

    C’est un sujet qui me touche beaucoup, qui me parle énormément et, comme j’ai senti le besoin d’y réagir, j’essaie de suivre mon intuition.

    Je voulais aussi te dire que si tu souhaites échanger, partager davantage au sujet de l’hypersensibilité par MP, ma “porte” (messagerie, plutôt) est toujours ouverte :blush:

    Belle journée à chacun(e), prenez soin de vous ! <3


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