La légende de la page blanche - et perte de l'envie de lire



  • J’ai toujours aimé écrire. Enfin, depuis que j’ai commencé. Lire, c’est pareil.
    Enfin, je crois.
    Depuis septembre, soit ma rentrée au lycée, je n’arrive plus à lire. Enfin, si, mais j’y prends nettement moins de plaisir, ou alors au bout d’une demi-heure de lecture forcée. Et ce, même avec mon livre préféré depuis cinq ans.
    Au niveau de l’écriture, ça allait, même si je trouvais ça plutôt mauvais. Cependant, cet après-midi, je me suis assise sur mon lit, mon ordinateur sur les genoux, comme je l’ai toujours fait - et rien. Rien du tout. Enfin, quelques mots, qui n’ont aucun sens, ne m’inspirent pas du tout. Même les images ne me disent rien. Même la musique.
    Je pense que c’est lié, mais honnêtement, je n’en sais rien et ça me brise l’espoir. Parce que c’est les vacances, que j’ai tout le temps que je veux, et que je suis strictement incapable de lire ou d’écrire. Oh, au fait, le bac français c’est l’année prochaine. Faudrait peut-être que je me construise une culture littéraire. Les livres m’attendent au pied de mon étagère. Les idées m’attendent sur mon ordinateur et sur un carnet.
    Et rien.
    Alors si vous avez des conseils, quels qu’ils soient, je suis preneuse.
    La page blanche, je l’ai toujours prise pour un mythe, je me suis toujours dit à ce sujet “quand on veut, on peut” (c’est balot, je l’ai toujours détestée cette expression), sauf que ça m’arrive T_T


  • Plume d'Argent

    @Yvaine je ne peux pas vraiment t’aider, puisque je n’ai jamais connu ça, mais je t’envoie un gros :heart:


  • Plume d'Argent

    Coucou Yvaine !

    Aie aie aie !
    Comme je compati !
    Libraire qui devient grumpy quand elle passe 4 jours consécutifs sans lire ( @Danan-Omeci peut témoigner !) ça m’est pourtant arrivé, et pas qu’une fois, de plus avoir le goût de la lecture !
    En général ça arrive sur des périodes / situations bien précises : redescente de stress et/ou de zone de fatigue (poste fêtes de fin d’année en magasin par exemple, ou post examens), zone émotionnellement instable (beaucoup à gérer, tête pleine de trucs qui parasitent, mauvais sommeil, mon début de burn out) ou encore quand y’a trop de fatigue physique… en général là mon cerveau ne peut rien faire d’autre que regarder 9gag, une série débile ou encore le vide intersidéral… surtout quand la lecture/écriture se pare d’obligation (faut que je lise ça pour le boulot, faut que j’écrive parce que c’est obligé) ou de culpabilité (aka : faut que faut que, ohmondieujesuisuncacaaaaajefaispaaas !)

    La seule solution que j’ai trouvé à ce jour c’est… laisser pisser.
    Passer quelque jours à faire autre chose, penser à autre chose : aller me balader avec un livre dans le sac pour le cas où, regarder des séries, dessiner, cuisiner, ou autre. Occuper gentiment mon cerveau avec d’autres pensées que la lecture et l’écriture, tout en ayant sur moi un carnet et un livre que je sais que si je le commence, je vais me laisser entraîner par l’écriture.
    Mais surtout, surtout, ne pas forcer. Y’a rien de pire…

    Après dans les trucs pas mal aussi, si tu as un ordi portable, c’est de te trouver un café dans lequel tu peux zoner avec ton ordi. Si tu écris, c’est bien, si tu écris pas, c’est pas grave, t’as bu un bon thé ou un bon café, t’as un livre qui traîne, peut-être que tu as lu, etc…
    Mais surtout, ne te force pas. Laisse ta tête décanter de tout ce que tu as accumulé au cours de l’année et de ces derniers jours… culpabilise pas… stress pas… ça va revenir =)
    Lire et écrire sont des plaisirs, et comme les aliments préférés, des fois, y’a besoin d’en faire une pause !


  • Plume d'Argent

    Je suis assez d’accord avec Vava, en général après de grosses séquences assez chargées je n’arrive pas à me remettre dans le bain d’une activité perso sans une période de rien du tout… C’est assez culpabilisant d’avoir enfin du temps et de ne rien en faire mais ce sont des passages qui permettent aussi de se ressourcer et de reprendre des forces.

    Je serai d’avis aussi de ne pas forcer et d’attendre de voir si c’est un blocage long terme ou simplement une fatigue temporaire : )



  • Je ne sais pas si je suis un exemple, mais ça peut peut-être t’aider à “déculpabiliser” :) Bon, déjà pour info, je me remets à peine (et encore, je touche du bois car ce n’est pas certain) d’une crise qui a duré au moins six mois. Je n’arrivais pas à écrire. Je me suis forcée à m’atteler à certains projets, malgré le peu de plaisir que j’en tirai. Mais en vrai, tout ce que j’écrivais était moche. Donc quelques mois de passage à vide, crois-moi, ça arrive à tout le monde, surtout face à de gros changements comme l’entrée au lycée.

    Ceci étant dit, j’ai eu une pause d’écriture de presque six ans, période pendant laquelle je n’ai pas beaucoup lu. À la sortie du lycée, j’ai eu personnellement des périodes très compliquées, des remises en question, une relation que je qualifie aujourd’hui de toxique, du stress dû à la licence, puis au master, etc., qui ont fait que je n’ai rien écrit et presque rien lu.

    Le point commun entre ce que tu vis, ce que dit @Vava-Omete et ce que j’ai vécu, c’est ces périodes de stress. Il y a des moments dans la vie où ça ne veut pas. Et ce n’est pas grave. Tu n’as pas à culpabiliser. Je répète ce que dit @Vava-Omete mais écrire et lire c’est un plaisir. Plus tu culpabilises, plus tu risques de te forcer à faire ce dont tu n’as pas envie et à terme, le risque c’est de ne plus aimer ça. Tu as du temps mais tu n’arrives pas à écrire ? Profites-en pour nourrir ton imaginaire. Tu peux regarder des séries, sortir, aller voir une expo, des films, etc. ; tu écriras et liras quand tu en auras l’envie.

    Pour la culture littéraire… tu n’es pas obligée de te la construire maintenant. Pas pour le bac, pas maintenant. Tu te la construiras petit à petit. Ne lis pas des choses parce que tu dois, mais parce que tu le veux. Tu peux commencer par simplement faire une liste des classiques qui t’intéressent. Pour plus tard ! Quand tu en auras l’envie. Si tu penses qu’écrire et lire font partie de toi, ça reviendra. Demain, après-demain, dans un mois ou dans un an, ça reviendra. Tu es jeune et t’as tout le temps que tu veux devant toi pour t’y remettre :D



  • Je suis d’accord avec tous les avis plus haut.
    Pour moi tu as deux types de personnes quand elles sont bloquées : tu as celles qui ont besoin de se forcer la main et un peu comme un bouchon qui saute, hop, ça repart. Et tu as celles qui ont besoin de repos, de s’aérer l’esprit et d’aller voir d’autres horizons pour aller mieux.
    Tu fais sans doute partie de la deuxième catégorie et c’est naturel, il n’y a pas de honte à ne pas avoir envie ! Tu n’as aucune obligation de résultats, la lecture et l’écriture sont des plaisirs avant tout ! :)
    Tout le monde se réveille un jour ou l’autre en mode “la flemme” !

    L’entrée au lycée c’est pas forcément évident non plus : je me souviens que j’étais très loin du miens, je rentrais crevée et tout ce que je voulais c’était dormir xD C’est peut-être aussi ton cas ! Et puis il y a plein de choses nouvelles à voir/digérer etc!

    Donne toi du temps, prends soin de toi et puis, comme la mer qui revient toujours sur la rive, ça reviendra ! ;)



  • Tout d’abord, merci beaucoup pour tous vos messages. Vous êtes des anges :heart:

    @Audrey-Lys Je te souhaite que ça ne t’arrive jamais ! Merci :'3

    @Vava-Omete Je me reconnais pas mal dans ce que tu décris, la culpabilité, l’instabilité émotionnelle, tout ça tout ça.
    En effet, ça m’est déjà arrivé plusieurs fois, et passer quelques jours sans y penser a fait revenir l’inspiration et l’envie. Ce qui m’embête cette fois-ci, c’est que ça fait presque dix mois que je ne lis plus avec plaisir et environ deux où je n’ai rien écrit (enfin, dix où c’est rien de potable).
    C’est une bonne idée, le café. J’essaierai un de ces jours c:
    Merci beaucoup :heart:

    @itchane C’est très culpabilisant, effectivement !
    D’après moi, c’est long terme (à mon malheur). Comme je l’ai dit à @Vava-Omete, j’ai déjà eu des périodes de ce genre, mais assez courtes (un mois à tout casser). Là, ça fait dix mois que je ne prends plus plaisir à lire, et deux pendant lesquels je n’ai rien écrit (sans compter les huit précédents où j’écrivais, mais peu et très mal). Mais bon, je garde espoir !

    @Litchie J’ai réussi à lire une heure ce matin, j’ai très peu avancé mais c’est mieux que rien. J’y ai pris du plaisir au bout de… 45 minutes ? Enfin, un truc dans le genre.
    Le problème au niveau de la culture littéraire, c’est que je me suis toujours dit “pas maintenant, j’ai le temps”, sauf que je n’en ai plus tant que ça. J’ai envie de connaître de grands auteurs, de pouvoir avoir des discussions à ce propos avec mes amis, et j’ai besoin de les connaître pour le bac français. Donc bon, j’essaie.
    J’ai déjà fait la liste, elle n’est pas trop longue pour l’instant xD Je pense lire les essentiels (Le Rouge et le Noir et autres) pour la Première, et tout ceux qui me font envie quand j’aurais retrouvé mon petit plaisir qui s’est perdu en cours de route.

    @Soah Je trouve compliqué d’être en pleine adolescence de nos jours. On nous demande quinze mille choses en même temps et on doit savoir toutes les faire du premier coup, comme par magie, alors que c’est impossible. Ça ne doit pas aider.
    Je l’espère :)

    Ce que je retiens de tous vos messages, c’est “l’écriture et la lecture sont un plaisir” ^^ Je vais prendre du temps pour moi, essayer de faire quelque chose, et je verrai bien quand ça reviendra. Merci beaucoup beaucoup beaucoup :heart:


  • Plume d'Argent

    Ça m’est arrivé il y a quelques années, et j’en suis sortie quand ma sœur m’a offert “L’âme de l’Empereur” de Brandon Sanderson, qui est court (donc ça va bien pour reprendre) et tellement captivant !
    Parfois il faut un livre déclic pour reprendre je pense.
    Bon courage !


  • Plume d'Argent

    Est-ce qu’il y a un truc en particulier qui s’est passé il y a 10 mois ?
    Il y a deux ans, j’ai passé presque 1 an sans lire (j’ai dû lire genre… 10 romans dans l’année ?) parce que j’avais trop de boulot et que du coup j’avais pas le goût (je lisais les BD et les mangas du boulot en diagonale du coup) et j’ai rien écris du tout durant cette période là… c’est frustrant et angoissant, mais ce n’est pas une fatalité é.è

    C’est trop cool que tu ai réussi a lire ce matin !
    Et tu fais bien de picorer les classiques “dont tu as envie” ^w^/ parce que les classiques, c’est toujours un peu indigestes à lire, du coup… faut les prendre parce qu’on veut, pas par obligation !

    J’espère que tu vas pouvoir déculpabiliser, te détendre et profite ^w^/
    Et que la technique du café t’aidera ;)

    Courage ! :heart:



  • @Yvaine je suis navrée d’apprendre cela. Pour ma part j’ai rencontré une crise dans la lecture au lycée. Je ne parvenais pas à trouver un livre qui me satisfaisait, c’était affreux. Mes exigences s’étaient haussées brutalement alors qu’avant je pouvais lire absolument n’importe quoi. (pour les détails, j’ai eu une prof de littérature géniale en première, suite à quoi tout ce que je lisais dans la littérature d’aujourd’hui me semblait insipide (notamment les trucs YA…)).
    Cette réticence est restée assez longtemps même si ça a été la période de la Passe-miroir qui m’a redonné foi en la littérature. De ce que j’ai appris, c’est que dans ce cas-là il faut trouver le livre qui te fera vibrer, peut-être quitte à retourner taper dans les lectures que tu as déjà eu mais que tu as adorées. Personnellement j’ai du mal à lire des classiques, alors je n’ai pas réussi à passer ce cap de dégoût de la lecture en essayant d’en lire, je n’en avais pas le cran. Pendant trois-quatre ans ça a été dur avec la lecture.
    (D’ailleurs, par rapport aux classiques, c’est bien vu d’avoir une culture, d’avoir lu tel et tel livre, mais ce n’est pas grave si tu ne l’as pas, je ne l’ai pas non plus, l’important c’est de lire ce qui te fait envie, ce qui te fait plaisir ! La culture qui compte, c’est celle qu’on aime !)
    J’avoue que les Veillées de lecture organisées sur PA m’ont été bien utile pour reconnecter. L’année dernière, cela m’avait donné un objectif autre que la lecture pour la lecture, mon esprit de compétition s’y était mis également. Et petit à petit j’ai fini par retrouver un certain besoin de lecture aussi avide qu’auparavant. Des fois il s’en va, mais je ne suis plus à couteaux tirés.
    Concernant la panne d’écriture, ça m’est arrivé aussi, c’est très personnel et par rapport à mon cas particulier, je ne sais pas si cela t’aidera. (attention, tartine)

    C’est quand j’ai pris conscience de mes problèmes de santé mentale que ça m’a fait défaut. (dis comme ça je passe pour une folle, non ? xD ) Pendant six mois, ça a été le vide total, j’ai cru que je n’écrirai plus jamais, que je m’étais leurrée toute ma vie, que mes rêves d’enfants n’avaient été qu’une stupidité. J’en voulais même à mes parents de ne pas m’avoir interdit d’écrire ! Pour te dire l’étendue de mon désespoir… Puis finalement ça a fini par se dérouiller.
    Longtemps j’ai eu encore des soucis, je n’écrivais qu’à certains moments particuliers, ça me faisait beaucoup souffrir de ne pouvoir écrire en dehors de ces moments-là, j’avais l’impression d’être encore plus à la merci de mes soucis mentaux, qu’ils contrôlaient jusqu’à mon écriture et comme c’est l’une des parties les plus importantes de moi-même, c’était très dur.
    Comment je m’en suis sortie ? je ne m’en suis pas sortie, tout simplement. Je vis avec (mais ça va mieux, quand même, beaucoup mieux). Je me suis éduquée, instruite, j’ai travaillé sur moi-même, à défaut de débloquer certains blocages j’en ai pris conscience. C’est aussi à peu près à cette période que je suis arrivée sur PA, ce qui m’a aussi permis d’apprendre sur l’écriture et d’autres sujets si divers qui tiennent à coeur aux plumes.
    Bref, j’ai gagné en savoir et en soutien, et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui c’est vivable. (On dirait que ma vie est un enfer, là… pas du tout !)
    Je crois que c’est le meilleur conseil que je pourrais te donner, Yvaine : travailler sur toi, chercher du soutien, et y laisser le temps, surtout surtout, être patiente et indulgente avec toi-même. C’est trop facile de s’autoflageller, et en plus c’est contre-productif ;)



  • @Yvaine je me reconnais un peu dans ce que tu décris (même si on n’a pas du tout le même âge XD)…

    Tu sais, moi aussi je peux rester des mois entiers sans lire un livre, et je décroche hyper vite si ce que je lis ne me correspond pas (que ce soit un classique, ou une œuvre récente, ou même un truc censé être divertissant mais qui va pas du tout marcher sur moi).

    Par contre il y a des livres (classiques ou récents pareil, sans distinction) qui m’ont captivée totalement, en mode addict, et que je peux relire indéfiniment.

    En fait, ce que je lis doit me surprendre autant que ça me touche. Et malheureusement, autant je peux être hyper facilement touchée par plein de trucs, autant il en faut vraiment beaucoup pour m’étonner, donc ça réduit les possibles.

    Concernant ce que tu dis sur la nécessité de te construire une culture littéraire, pour pouvoir en parler avec d’autres et passer le bac de français, je suis pas sûre…

    T’es vraiment pas obligée de lire d’un bout à l’autre des œuvres qui te rebutent !
    Il y a mille façons de rentrer dans une œuvre, et pas uniquement en restant seul face au truc, ça peut être hyper décourageant, voir impossible!
    Tu peux très bien commencer par lire les profils et seulement les extraits les plus forts, pour entrer dedans, te laisser apprivoiser.

    Perso y a un truc que j’adore, c’est entendre parler « autour » d’une œuvre par des gens qui l’aiment vraiment, y a des gens qui sont passionnants et qui te communiquent leur amour pour quelque chose, et ça te donne envie de connaître l’œuvre, et ensuite quand tu la lis, tu la vis complètement différemment, parce que c’est comme partager quelque chose…

    Tu as vu « Looking for Richard » ? c’est un film qui parle de Richard 3, de Shakespeare, avec Al Pacino et c’est magique comme c’est traité, hyper fort, tu t’ennuies pas une seconde, et quand tu termines, tu as apprivoisé Richard 3, grâce au prisme d’Al Pacino qui en parle et le vit.
    Si tu as envie de le lire ensuite, tant mieux, si tu as envie d’aller le voir au théâtre tant mieux aussi (selon moi les pièces sont faites pour être jouées, et non pas lues…)
    Si tu n’as pas envie d’aller plus loin tu peux aussi, mais en tout cas, une fois que tu as vu ça, Shakespeare fait partie de toi. A toi de choisir jusqu’où tu iras avec lui…

    Entrer dans certaines œuvres, ça demande des efforts, alors bien sûr il ne faut pas renoncer à cet effort et n’aller que vers la facilité, sinon on ne s’ouvre jamais vraiment à autre chose.
    Mais d’un autre côté, si on est seulement dans l’effort, et pas dans l’envie ni le plaisir, on ne s’ouvre pas non plus, on va dans une impasse!

    Donc en résumé, ce que je voulais te dire, c’est que, lire des œuvres d’un bout à l’autre tout seul, c’est loin d’être l’unique façon d’entrer dans les histoires, de les faire résonner en toi, de te les approprier.

    T’as ta vie à vivre, les livres sont là pour t’accompagner et t’aider à ça, pas pour te plomber. Pareil pour l’écriture.
    Et surtout, ça ne repose pas du tout sur ta volonté seule : aide-toi de toutes les clés qui existent pour y entrer!



  • @Yvaine comme @Bambi je ne suis pas sûre du tout que tu en aies besoin pour le bac français. Crois-moi, je suis passée par un bac littéraire et je ne lisais que très peu de classique en dehors des “obligatoires” (ceux que je devais lire dans le cadre des cours donc). Je m’y suis mise peu à peu, en découvrant d’autres choses. Et je suis LOIN d’avoir tout lu, plus de dix ans après l’oral ! Très très très très trèèèès loin. Donc si, tu as le temps. Ne te mets pas la pression ;)


  • Journaliste PAen

    Salut @Yvaine !

    Déjà, je suis désolée que ce passage à vide t’affecte autant. Je sais ce que ça fait, de mon côté j’ai arrêté d’écrire pendant 2 ans et de lire pendant plus de 6 mois. Au début, je me sentais mal, parce que j’avais l’impression de ne rien faire sur mon temps libre. Et puis, finalement, au bout de quelques semaines je me suis rendue compte que ça m’enlevait du stress que je me rajoutais inutilement.

    Écrire, ça ne doit pas être une torture, un stress, une angoisse. Si ça devient ça pour toi, vraiment, je te conseille de prendre du temps pour toi et de te plonger dans une autre de tes passions (pour moi, c’était les jeux vidéos et les séries) !

    Voilà. Cela étant dit, si vraiment tu te sens mal d’écrire parce que tu as plein de choses à dire mais que tu es “bloquée” (syndrome de la page blanche), ce que je peux te conseiller et qui fonctionne, c’est de découvrir des choses en rapport avec ton histoire.
    Tu écris de la fantasy ? Peut-être qu’il y a un coin naturel ou un château pas loin de chez toi, n’hésite pas à y faire un tour.
    De la romance ? Il y a des tonnes de comédies romantiques, de musiques, de livres qui traitent du sujet de mille façons différentes.
    Dernièrement, j’ai eu une nouvelle idée de roman en tête avec des personnages issus de quartiers sensibles : je me suis mise à écouter beaucoup de rappeurs originaires des banlieues parisiennes. J’ai beau ne pas trop apprécier le rap en général, dès que j’écoute ça, j’ai des bouffées d’adrénaline et les idées qui se bousculent. Je les note en vrac sur un doc word. Je n’écris pas de suite un bout de roman, je laisse reposer et j’y reviens beaucoup plus tard.

    Ce que je veux dire, c’est que même si tu n’arrives pas de suite à écrire quelque chose de “bien”, tu peux aussi jeter tes idées en vrac, peu importe que ce soit mal écrit, et y revenir quelques semaines/mois plus tard.

    Mes conseils ne sont peut-être pas les meilleurs, ils ont quand même fonctionné sur moi alors que j’ai eu un blocage très long, très douloureux T_T

    Quoiqu’il en soit, vraiment, ne stresse pas pour ça <3



  • @Olek Je me dis aussi que les livres courts peuvent être sympas pour la reprise, c’est encourageant d’en finir un et de pouvoir se dire qu’on l’a aimé c:

    @Vava-Omete L’entrée au lycée et tout un tas de choses personnelles, stress, questionnements et soucis de famille.
    Ouch, un an ><
    Après, c’est décourageant quand même, parce que l’exemple type du classique dont j’ai envie, c’est Le rouge et le noir, qui est tout de même assez épais, et dans une période comme celle-ci, mieux vaut commencer par du fin comme le dit @Olek.
    J’essaie c:

    @Tac Oh, je comprends. Ça doit jouer aussi, une fois qu’on a vu du bon, on ne veut plus que ça !

    Ne t’en fais pas, tu ne passes pas pour une folle c:
    Dans ma famille, on a facilement des problèmes de ce côté-là, tout ce qui est burn-out, déprimes (comme tout le monde sur ce point-là), voire dépression. J’ai fait une grosse déprime cette année, je n’irai pas jusqu’à appeler ça “dépression” mais c’était très lourd. Je pense que ça peut jouer sur ma capacité à prendre du plaisir.

    Merci beaucoup pour ces conseils :heart:

    @Bambi L’âge est un détail xD
    Ça me semble intéressant d’entendre parler de l’ouvrage avant de le lire, mais du coup, tu n’es pas un peu influencé par l’avis des autres au moment où tu te mets à la lecture ?
    Je me renseignerai sur le film c:
    C’est un autre regard sur la lecture que tu me présentes là, c’est très intéressant. J’essaierai les extraits, c’est déjà ça si jamais je ne veux pas aller plus loin dans le livre.
    Merci :heart:

    @Litchie Compris ! On laisse le temps gérer ça c:

    @Léthé C’est un peu ça, j’ai toujours l’espoir de changer le monde avec des mots (rêve d’enfant, on dira), toujours autant de choses à raconter, mais je n’arrive pas à les mettre en forme. En fait, j’ai l’idée de base mais créer un personnage, un début, des rebondissements, ça devient vraiment compliqué.
    C’est une bonne idée, il y a tout un tas de films qui parlent de mon dernier projet en plus ^^
    Tes conseils sont très bien c: Merci !


  • Plume d'Argent

    @Yvaine Dans une situation comme la tienne, il est difficile de ne pas se mettre la pression pour repartir au front. Cependant, je pense que, quand l’écriture est une passion, elle ne doit pas devenir une douleur comme ce que tu décris. Je rejoins les autres dans leurs conseils : décide sciemment de faire une pause et continue à faire travailler ton imaginaire de façon détournée.
    Lorsqu’on a l’esprit plein de contrariétés, de soucis, il est difficile de laisser la place à l’énergie nécessaire pour construire des phrases sympas ou même se concentrer sur une histoire à lire.
    Je vois mon cerveau comme un disque dur. Parfois, il a besoin de ménage, de faire de la place. Sinon, il bloque.
    En tout cas, je suis sûre que cette mauvaise passe va finir par se terminer :slight_smile:



  • @Alice Merci c:
    C’est une belle vision de l’esprit ^^
    Je l’espère !



  • J’viens apporter mon expérience à l’édifice, en répétant pas mal de choses, parce que j’ai littéralement été incapable d’écrire pendant deux années consécutives (et je suis encore techniquement dedans, mais j’en sors petit à petit). J’espère en tout cas que ça pourra t’aider à déculpabiliser (parce que vraiment, il ne faut pas). En particulier, pour les lectures et le bac littéraire, je suis passée par la classe prépa et je viens de terminer ma licence… Et ben en fait, y’a des gros classiques que j’aurais dû lire et que je n’ai tout simplement pas lu ou fini de lire. La culture littéraire, ça se fait au fil des années, des envies, mais il faut surtout que ça reste un plaisir. Sinon, ça devient une corvée et ça ne doit pas le devenir !

    Globalement, tout a été dit, soit on se force, soit on s’aère et on s’éloigne de l’écriture un temps pour mieux y revenir. Pour ma part, j’ai arrêté d’écrire après des gros problèmes dans ma vie et le coeur beaucoup trop chargé émotionnellement avec pas mal de changements et d’instabilité. J’ai dû soit me forcer (le défi du NaNoWriMo m’a pas mal aidé de ce côté-là. Ecrire en groupe, avec des gens en direct également. Y’a une énergie, une bonne humeur à ce moment-là qui m’a aidée à aller en avant, je ne saurais pas dire pourquoi), soit laisser couler. Je n’arrive pas à écrire ? Tiens, et si je me remettais à la pâtisserie, au tricot, au dessin, à la peinture, l’aquarelle ou à apprendre une langue de manière complètement aléatoire ?

    Plutôt que d’écrire sur ordinateur, j’ai aussi pas mal écrit des brouillons et des tentatives sur des petits carnets papiers. Comme je les avais sous la main tout le temps, quand une inspiration soudaine me venait alors que je n’arrivais pas à écrire dix mots sur mon clavier, hop, je pouvais la poser et la développer plus tard. J’avançais doucement dans ce cas-là, mais c’était au moins ça de gagné. Pour écrire d’autres choses que juste de la fiction, j’ai aussi créé un petit carnet de bord, où je notais les films que j’avais vus ou les expositions d’arts, les sorties dans la nature ou simplement un évènement quotidien que j’avais vécu. C’est un peu comme un journal de bord, mais je faisais ça de manière inégale et sporadique. Mais ça m’a beaucoup aidée à reprendre doucement l’écriture, à développer ce que je ressentais et à pratiquer un autre type d’écrit que la narration, surtout dans une période où j’avais l’impression de saturer sous la pratique et la création.

    En espérant que ça t’aidera à déculpabiliser et que certains de mes conseils pourront éventuellement t’aider !



  • @Liueruce Tiens, la prépa littéraire… J’hésite à y aller, justement parce que ça me fait peur tout ça.
    C’est intéressant tout ce que tu dis c: Merci ! En ce moment, je me remets aux films (je fais descendre ma PAV), parce que je n’ai aucun talent en dessin ou peinture et que ça me désespère xD
    Cette idée de journal de bord au feeling, ça peut être pratique pour s’y remettre doucement, comme tu dis.
    Merci c:



  • Je me reconnais tellement dans ton SOS, Yvaine. J’ai traversé le désert pendant deux longues années : aucune lecture, aucune ligne sur un projet. Par, contre, j’ai continué à écrire au travers de RP. J’ai tellement vibré avec ce type d’écriture sur forum, avec d’autres joueurs. Je me suis découverte capable d’écrire du point de vue de personnages masculins et j’ai expérimenté divers styles. Mais… aucune fucking ligne sur mes projets. Et, des idées, j’en avais toujours à la pelle !

    Ce n’était même pas frustrant, c’était PIRE car je me dénigrais et je culpabilisais. Terrible. C’était terrible !

    Puis, en juin, je suis partie en vacances. J’ai décroché du téléphone, de l’ordinateur et je me suis posée avec moi-même sur un transat. Là, j’ai fait le bilan de mon année, de l’année précédente aussi. J’en ai parlé de vive voix à mon homme (qui ne partage pas du tout mes passions lecture et écriture) et d’en parler, ça m’a libérée.

    L’écriture est un art difficile. On le pense à portée de tous, mais non. Écrire pendant des mois sur un même projet, parfois sur des trilogies et séries, c’est difficile. Tu peux avoir des doutes, ces petits doutes de merdouille qui te bloquent. Ces craintes que tu n’as jamais exprimé qui te rongent un peu. Les avouer à quelqu’un de vive voix, ce n’est pas si évident, mais ça libère.

    Depuis, j’arrive à relire (un peu), je me suis inscrite au CampNano, j’ai embarqué deux copines dans mes galères et on se fait des sessions écriture ensemble (à distance) de 15 minutes. Ensuite, on rigole, on papote, on discute de nos problèmes au moment où ils se présentent. On sort les pompons pour encourager, parfois le fouet - parce qu’on aime trop ça.

    L’écriture en groupe, comme recommande Liueruce, c’est efficace. S’installer dans un parc ou un café aussi, c’est une bonne approche de changer ses habitudes.
    Et, si tu sens que ma muse danse toujours ailleurs, alors décroche. Va vagabonder à ses côtés, c’est bon pour le cerveau. Tu as tes études à gérer, c’est déjà énorme ! Là, tu dois juste avoir besoin de souffler, c’est normal.
    Ça reviendra, quand ce sera le bon moment :heart:



  • @Justdream Je suis vraiment désolée de ne te répondre que maintenant, j’ai complètement zappé ton message ><
    Je déteste le RP, j’ai essayé étant plus jeune et ça m’énervait de devoir improviser en fonction des autres, je ne pouvais pas suivre mes plans. En revanche, pendant ces deux mois de vacances, j’ai gardé mon téléphone à portée de main afin de noter toutes les idées qui me sont passées par la tête. Il y en a eu tant que j’ai dû créer un dossier “Série des idées de l’été 2019” sur mon ordinateur ! Des tas d’idées, partout, dont certaines tellement détaillées qu’elles sont exploitables, mais pas franchement le courage de me lancer dans une nouvelle histoire. Pourtant, j’ai avancé un peu sur celle qui me suit depuis juillet.
    Se poser est une bonne solution, en effet, ça m’a vachement aidée d’arrêter de me mettre la pression !
    En effet, quand on écrit, on doute beaucoup, on se dit souvent que c’est pourri, et on en arrive à ne plus rien faire, ce qui est pire encore…
    Je n’ai jamais testé l’écriture en groupe, c’est quelque chose à faire. J’ai une amie qui écrit aussi, il y a moyen !
    Merci pour ton soutien :heart: Lentement, ça revient (j’espère sûrement) !


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