Décris-moi...


  • Plume d'Argent

    Hey !
    J’ai eu une idée de jeu hier, je me suis dit que j’allais tenter le coup.
    Le but du jeu est simple : il suffit de faire un paragraphe descriptif sur le sujet demandé par la plume précédente. Les sujets doivent provenir de la vie quotidienne, et le ton doit être indiqué.
    Par exemple : "Décris-moi ta chambre avec un ton comique"
    Vous pouvez mettre autant de détails que vous voulez ! Le tout est de réussir à faire des descriptions agréables et intéressantes, ce qui n’est pas toujours facile . Ça peut servir d’entraînement, bien sûr, mais il faut avant tout s’amuser à écrire ces descriptions !

    Bon, je ne tergiverse pas plus et j’inaugure.
    Donc. Ma chambre avec un ton comique.

    “Une atmosphère zen y règne” avait un jour dit Papi. Zen, ça faisait penser à Boudha, au rouge, au vert du bambou, mais que nenni, les couleurs dominantes étaient le bleu et le blanc. Une moquette électrique, des murs tantôt turquoises, tantôt immaculés, un mobilier blanc rehaussé de quelques paillettes deci delà. Pas de bambous à l’horizon. Sur la porte à l’extérieur étaient peintes les lettres d’un nom, alternativement mauves et turquoises (il n’y avait plus de bleu le jour où ça avait été fait, quelle tristesse). Le bureau s’offrait au regard quand on entrait, un ordi, un clavier et plein de petits trucs soigneusement alignés. Il était adossé à une bibliothèque. Là, des tiroirs, des livres, et une vitrine remplie de magnifiques sculptures en pâte à rêves. Le lit était tout au fond à gauche, à côté d’un tas de peluches et de revues SVJ, après la grande armoire. La nature était mise à l’honneur : la lampe accrochée au plafond projetait sur les murs l’ombre d’arbres, et les portraits d’animaux fixaient les intrus. Deux au-dessus du lit, un léopard et un tigre, un loup au-dessus du bureau et une bande de dauphins sous le plafond, ainsi qu’une photo d’orchidée sur le radiateur. Sans oublier, bien sûr, les innombrables peluches qui trônaient sur les étagères, ou plutôt croulaient sur les étagères. Il y avait dans un coin, comme il se doit, une chaise à bordel sur laquelle étaient vautrés quelques vêtements abandonnés. Est-ce que tout ça faisait zen ? Aucune idée, mais la chambre avait un surnom : le Sanctuaire.

    Bon, je l’ai fait au passé, mais ça peut être au temps que vous voulez !
    Précision la description et la demande pour le tour suivants doivent être en gras.

    Allez, on commence !
    Décris-moi… ton café/restaurant/bar préféré sur un ton nostalgique.


  • Plume d'Argent

    @audrey-lys … Je dois dire que ce sujet me perturbe beaucoup, parce que j’ai eu la exacte même idée de jeu pas plus tard qu’hier :flushed: (Inspirée par les sujets d’invention du bac, ceci dit, donc ça a peut-être joué un rôle dans cette télépathie non-prévue !)


  • Plume d'Argent

    @Rimeko XD le bac est tellement inspirant faut dire



  • Oh oui très bonne idée je veux jouée ! aller après ce Santuaire très zen proposé je vais essayée la nostalgie :)

    C’est à l’ombre d’une ruelle, perpendiculaire à la rue la plus connue de Bordeaux que se trouvait le lieu qui comblait les amoureux du thé. Petit café accolée à deux autres. Il était si simple de passé sans le remarquer. Du nom de Contoire cet endroit ressemblait vraiment à un nid douillé. Toujours calme et à l’abri des regards. Pour vitrine des pâtisseries maison pour tenter le ventre de ceux qui ont su le regarder. Mon amie et moi n’avons pas résisté… Puis c’est des heures à parler de tout sans s’en rendre compte qui passe. Et l’endroit devient Repaire. Assises sur les banquettes entrain de déguster chaque semaine les nouveaux parfums des thés. Jusqu’à en venir à discuter avec les gérants des prochaines arrivées. Pour renforcer l’effet cocon, les murs y étaient pleins. En face du contoire, des boîtes métallique soigneusement entreposées. Elles contenaient toutes les saveurs. Puis jusqu’à la petite entrée, des étagères chargées où la tentation se fut plus varié et utilitaire. Théières, tasses en tous genres jusqu’aux machines à cafés…
    Pour les habituées le dernier pan de mur était réservé à faire plaisir à nos yeux. Car les oeuvres y étaient de passage comme nous

    Je propose heu… un lieu sous la pluie avec un ton triomphant ? Oh, petit challenge ou facile ?


  • Plume d'Argent

    Un ton triomphant ? Bon, d’accord, il est tard mais je vais voir ce que je peux faire, j’ai le triomphe dans le sang :muscle: (ça commence bien…)

    La pluie en forêt, il n’y a rien de plus insidieux. Elle ne tombe pas comme dans une rue de métropole, comme un rideau bien droit. Elle ne coule pas dans des caniveaux en béton parallèles à la margelle du trottoir. La pluie dans les bois, elle n’en fait qu’à sa tête. Vas-y que je ricoche sur les feuilles, que je te mouille quand t’effleure les branchages, que je dégouline dans les rigoles boueuses du sentier au gré de mes envies. La plus grande des satisfaction par ce temps pluvieux que tout le monde connaît, ce n’est pas de tenir un parapluie au-dessus de sa tête ou de trouver abri sous la devanture d’une boutique. La plus grande des victoires, c’est de vaincre cette averse-là, la plus sournoise, la pluie des forêts. Et nous, sans parapluie, sans bâtiment en dur, c’est ce qu’on a fait.
    Ah, ça n’a pas été facile ! Tendre la bâche avec ce qu’il nous restait de ficelle, trouver un pieux à mettre au milieu pour que la toile en plastique ne se transforme pas en piscine. Puis, une fois monté ce chapiteau bleu, creuser des rigoles autour de notre parcelle de terre sèche, isolée au milieu d’une forêt mouillée. Mais on l’a fait ! (We did it, comme disent nos amis les anglais.) Pendant ce temps, il fallait aussi aller vérifier la tente surélevée, repérer les fuites, les boucher, les réparer, les rafistoler. Pas question d’abandonner en rassemblant nos affaires au milieu ! Ce sont les lâches qui cèdent ainsi du terrain à l’ennemi. Nous avons réussi, bloqué l’invasion de la moindre goutte de pluie. La nature est un adversaire sans merci, mais nous l’avons défait! Et nous le ferons encore, chaque fois qu’il prendra l’envie au bon Dieu, tout là-haut, d’arroser ses petits haricots.

    Voilà, vous devinez peut-être, j’ai fait pas mal de scoutisme, et je rechute d’ailleurs cet été (Sûrement une peur sourde de finir trempée qui revient m’attaquer ce soir). Je vous assure que pendant un camp de quinze jours, parfois ça c’est la vie quotidienne :sweat_smile:

    Et je propose : la cuisine, ton épique.



  • Quelle chouette idée ! Et de description rigolotes ! Ah ah !
    En tout cas, le sanctuaire a l’air plus gai que le café ! Et si vous vient l’idée d’aller faire du camping sous la pluie, on a une professionnelle je vois… !!!

    Bon… Allez, j’ai l’âme d’une guerrière !

    Les couteaux suspendus au mur regardaient avec hargne les vieilles casseroles de cuivre. Quel feu grand-père avait donc bien pu mourir et laisser cette camelote vieillissante rivaliser avec les prestes lames surmontées de plastique de la grande armée du général Toper Ouar ? Tout excitait les ustensiles. Le futur champ de bataille était gris comme la cendre des derniers restes qui avaient fini dans le poêle. Cruel destin quand il n’y avait pas de prisonniers de la grande boîte gelée toute aussi grise ! Sur les étagères, les herbes s’agitaient, impatientes d’épicer, telle de la poix bouillante les petits plats cuisinés dans la fonte de la commandante Tefa All. L’ordre régnait cependant dans les rangs tant qu’aucun ordre n’était donné. Si tous étaient prêts à mourrir au combat, aucun bocal, aucune boîte décorée d’un flamand rose ou d’un ringard Tony Tigré n’osait bouger d’un pouce. C’était le calme avant la tempête. Le calme avant que la grande guerre ne commence. Le calme avant que les mains s’emparent des armes et découpent avec ferveur sur la planche de bois qui faisait office de territoire neutre, les corps sans défenses des envahisseurs des courses du vendredi. Toute la cuisine s’apprêtait alors à s’engouffrer dans le chaos. L’atmosphère si calme auparavant et si ordonnée, devenait aussi rude et sanglante qu’un no man’s land.

    Je propose pour ma part… Le bureau/coin travail avec un registre lyrique.



  • @Audrey-Lys et ses idées géniales de contraintes d’écriture, une fois de plus j’adore.
    Ils sont supers tous vos textes! Je me lance pas, mais j’applaudis!
    @Asmodée tu m’as fait trop rire! " Tout excitait les ustensiles" XD


  • Plume d'Argent

    @Bambi merci^^

    @Asmodée excellent ! XD


  • Plume d'Argent

    @asmodée J’adore les noms :rofl:


  • Plume d'Argent

    @Asmodée je ne verrai plus jamais ma cuisine du même œil XD



  • @Audrey-Lys , @Rimeko, @Gabhany et @Bambi, je vous fait une suite si vous voulez. J’aurais pu continuer des heures… ! xD Quand il s’agit d’écrire des trucs stupide, je suis la première…
    Une fois on avait fait un jeu avec des amis où il fallait écrire la suite d’une histoire avec des lapins… J’avais AUSSI la contrainte épique. Si ça vous intéresse, je le posterai… (reste à savoir où…)

    Ca n’empêche mon défi ensuite hein !


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