Show don't tell et roman policier



  • Bonjour à tous,
    en ce moment j’écris un roman policier futuriste (bon en vrai c’est pas vraiment un roman mais plutôt une série d’histoires courtes, mais c’est pas le sujet), et j’ai un problème sur le côté dynamique de l’histoire : Pour les besoins de l’histoire, les principales avancées des héros se font grâce à des dialogues avec d’ autres personnages. Du coup j’ai l’impression d’écrire quelque chose de très bavard et pas forcément super agréable à lire. Mais en même temps, c’est un policier, donc j’imagine que je ne peux pas échapper aux phases d’interrogatoire ou au moins de discussion avec d’autres personnages.
    est ce que certains d’entre vous ont déjà écrit des policiers ? Avez vous eu les même problèmes, et avez vous des stratégies pour les éviter ?


  • Plume d'Argent

    @dworkin Dans son bouquin sur l’écriture, Elizabeth Georges parle de « technique anti-moulin à paroles ». Elle suggère d’occuper les personnages qui parlent pendant le dialogue pour « couper » celui-ci et éviter qu’il soit trop lourd. Ils font la cuisine, circulent en voiture, ont des tics…
    J’avoue que c’est quelque chose qui m’a parlé et j’y fais très attention quand j’écris maintenant. Ça peut peut être être une piste pour toi?



  • Hmm… j’aime bien ce que propose @Alice mais je me demande en quoi est-ce qu’un “roman bavard” est un vrai problème ? Je trouve pas que les dialogues soient la partie la plus chiante d’un roman xD



  • @Alice : C’est une piste intéressante. A voir si ça suffit à dynamiser les choses.
    @Litchie : Je ne sait pas, j’ai la sensation que les dialogues ne sont pas chaints tant qu’ils sont utilisés avec parcimonie. Je sait que quand j’écrit, j’ai naturellement tendance à en mettre trop (en même temps, j’écrit souvent des scénarios de film, et la le problème ne se pose pas pareil). Du coup, dans un roman policier, je risque vraiment d’avoir tendance à en mettre beaucoup, et surtout, à en faire le seul moteur d’avancée de l’histoire. Et j’ai l’impression que dans une bonne histoire les personnages agissent et ne font pas que parler (y compris dans les histoires orientées enquête).


  • Plume d'Argent

    @Dworkin moi aussi j’ai tendance à faire beaucoup de dialogues interminables. Je les coupe, comme le suggère @Alice avec les mouvements des persos (un peu comme de la mise en scène) et avec leurs introspections, pour montrer l’impact des échanges sur eux, leur ressenti.
    D’autre part, tu peux aussi narrer une conversation sans la mettre sous forme dialogue. Ou tu commences en dialogue et tu finis en narration.


  • Plume d'Argent

    En plus du conseil d’Alice, il y a aussi les ellipses ! : D
    Parfois ne pas citer le dialogue pour aller directement à la scène qui suit peut-être un bon moyen de faire comprendre la teneur de la conversation au lecteur via des éléments détournés : réactions des personnages a posteriori, nouvelles pistes de réflexions ouvertes suite à l’interrogatoire, résumé de l’échange via un monologue intérieur, etc., cela permet aussi de maintenir un certain suspens et certains mystères ^^"

    Bon j’avoue que par contre, c’est plus facile à conseiller qu’à faire :thinking: :)

    Et puis je rejoins aussi Litchie, si les dialogues sont savoureux et les échanges rythmés, ce n’est pas grave qu’il y en ai beaucoup après tout !


  • Plume d'Argent

    @litchie a dit dans Show don't tell et roman policier :

    je me demande en quoi est-ce qu’un “roman bavard” est un vrai problème ? Je trouve pas que les dialogues soient la partie la plus chiante d’un roman

    C’est plus la quantité qui pose problème non ? Ou le déséquilibre avec les autres formes de narration, comme de l’action, de l’introspection, des descriptions…

    @Dworkin, pour une enquête, les persos vont interroger, discuter, mais aussi remarquer des détails, observer les réactions de ceux qu’ils interrogent, réfléchir, etc. Il devrait donc y avoir moyen d’obtenir une narration équilibré entre dialogue et autres formes narratives, non ?



  • @isapass a dit dans Show don't tell et roman policier :

    @Dworkin moi aussi j’ai tendance à faire beaucoup de dialogues interminables. Je les coupe, comme le suggère @Alice avec les mouvements des persos (un peu comme de la mise en scène) et avec leurs introspections, pour montrer l’impact des échanges sur eux, leur ressenti.
    D’autre part, tu peux aussi narrer une conversation sans la mettre sous forme dialogue. Ou tu commences en dialogue et tu finis en narration.

    Il faut que j’apprenne à faire ça. J’ai beaucoup de mal à ne pas écrire les dialogues au style direct.

    @itchane a dit dans Show don't tell et roman policier :

    En plus du conseil d’Alice, il y a aussi les ellipses ! : D
    Parfois ne pas citer le dialogue pour aller directement à la scène qui suit peut-être un bon moyen de faire comprendre la teneur de la conversation au lecteur via des éléments détournés : réactions des personnages a posteriori, nouvelles pistes de réflexions ouvertes suite à l’interrogatoire, résumé de l’échange via un monologue intérieur, etc., cela permet aussi de maintenir un certain suspens et certains mystères ^^"

    En policier, je pense qu’il est dur de doser entre style direct et elipse. Il ne faudrait pas que seul les phrases contenant les indices soient inscrit au style direct, sinon ça va trop orienter le lecteur.

    @rachael a dit dans Show don't tell et roman policier :

    @litchie a dit dans Show don't tell et roman policier :

    je me demande en quoi est-ce qu’un “roman bavard” est un vrai problème ? Je trouve pas que les dialogues soient la partie la plus chiante d’un roman

    C’est plus la quantité qui pose problème non ? Ou le déséquilibre avec les autres formes de narration, comme de l’action, de l’introspection, des descriptions…

    @Dworkin, pour une enquête, les persos vont interroger, discuter, mais aussi remarquer des détails, observer les réactions de ceux qu’ils interrogent, réfléchir, etc. Il devrait donc y avoir moyen d’obtenir une narration équilibré entre dialogue et autres formes narratives, non ?

    C’est la dessus que j’ai du mal :
    Ils font surtout de l’interrogation et de la réflexion. J’ai du mal à leur faire chercher/trouver des indices. Du coup ça fait vraiment léger en action.
    En tout cas, merci à tous les trois pour vos conseils :-)


  • Plume d'Argent

    @Dworkin j’arrive à la ramasse, mais je te conseille d’aller jeter un coup d’oeil à “Des Cafards et des Âmes” de @Seja sur le site. C’est uniquement du dialogue, mais là façon dont c’est écris donne l’impression qu’on à toutes les descriptions ^^

    Sinon je rejoins les avis des autres globalement.
    Tu peux aussi peut-être faire lire tes passages afin de voir si le lectorat comprend où tu veux en venir ?



  • @vava-omete Je suis allé lire “Des Cafards et des Âmes”, ça ressemble pas du tout à ce que je veux faire, mais c’est très sympa comme écrit. :-)
    Dès que j’aurai un bout suffisamment lisible je le ferait lire pour avoir des retours, mais pour le moment j’en suis encore loin.


Log in to reply
 

Looks like your connection to Forum Plume d'Argent was lost, please wait while we try to reconnect.