Golem, une série signée Murail(s) #Livresquement vôtre


  • Journaliste PAen

    Bonjour les Plumes ! Aujourd’hui, je vous présente une de mes séries jeunesse préférée !

    Au programme : des jeux vidéos, des ados insupportables, de la pâte à prout, une petite fille malade, un gérant de supermarché con, djeun et cool, un ectoplasme électrique, un prof de Français qui vit toujours chez sa maman, un tueur à gages albinos, une multinationale louche, une réplique de Lara Croft en blonde, une prof d’SVT qui zozote, des coups de flippe, de cœur et de théâtre, des frissons, et enfin des gros fous rires.

    Et si je devais résumer, je dirais que GOLEM, c’est l’histoire de Jean-Luc de Molenne, jeune prof dépassé par l’ampleur de la tâche et qui devient ami avec un de ses élèves… Ou non, c’est plutôt l’histoire de cet élève, Majid Badach, qui remporte un ordinateur et qui… Ou alors attendez, en fait c’est l’histoire de cet ordinateur qui contient un jeu vidéo, Golem, qui se manifeste sous forme de bugs et qui va prendre de plus en plus de place chez ceux qui y jouent, et… Rah, non, disons que l’histoire se passe principalement dans une cité et que les habitants observent de drôles de phénomènes qui, euh, qui vont finir par brouiller la limite entre jeu et réalité, mais c’est surtout la faute de la MC, ou alors d’Albert, qui est un clochard au passé, euh, intéressant… Enfin je veux dire…

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    Bon, ok. Échec total. Prenons ça autrement.

    GOLEM, c’est une série écrite à six mains par la fratrie Murail : Marie-Aude, à laquelle nombre d’entre nous ont déjà dressé un autel (QUE LES MÉCRÉANTS SE DÉNONCENT), sa sœur Elvire, plus connue sous le pseudonyme de Moka, et leur frère Lorris, auteur que je connais moins mais qui a écrit autant pour la jeunesse que pour les adultes. Au début de mes bouquins, il y a une photo d’eux trois, enfants (si choupis), et un petit texte qui parle de leur collaboration (« Tous trois ont eu envie de retrouver les jeudis de leur enfance, quand ils se demandaient : « À quoi on joue ? » Pendant deux ans, ils ont écrit les cinq tomes de GOLEM. À vous de jouer maintenant ! »)

    Je pense que c’est notamment le fait de mêler leurs différentes manières d’écrire, leurs univers, leurs sensibilités, leurs spécialités, qui a donné ce cocktail si explosif qu’est Golem ♥ Cette série est difficile à résumer en raison de ses multiples ramifications, et laissez-moi vous dire que chaque piste explorée donne pleine et entière satisfaction dans sa résolution !

    Et puisqu’on parle de TECHNOLOGIE pour ce trimestre, autant vous avertir, ici point de vaisseaux spatiaux, de cyborgs ou de portails de téléportation. Au début, tout a l’air parfaitement normal : conseils de classe, scènes de famille, courses au supermarché, quelques parties de jeux vidéos… C’est par ce dernier biais que la technologie s’installe, subrepticement, et c’est ce que j’aime dans cette série, c’est que ça se fait tout en crescendo, et que les auteurs ne s’arrêtent pas avant d’avoir exploité jusqu’au bout leur idée. Et pouf, finalement, on se retrouve avec des questions sur l’intelligence artificielle, la vie, l’amour, le bonheur – des thèmes qui sont très chers à de nombreuses œuvres de SF ! Tous les personnages, qui sont à vue de nez une bonne vingtaine, et presque tous narrateurs à un moment ou à un autre, sont confrontés à au moins un des aspects de cette technologie, et ils réagissent de tellement de manières différentes (flipper leur race, mener l’enquête, devenir superstitieux ou parano, tomber amoureux, ou même tout simplement ne rien capter de ce qui se passe sous leurs yeux) qu’on finit forcément par se retrouver, quelque part dans tout ce bazar.

    La technologie dans GOLEM est d’abord amusante, puis inquiétante, puis séduisante, puis se révèle terriblement dangereuse, mais finalement peut-être très humaine, tandis que l’inhumanité de certains humains est montrée du doigt. C’est une recette simple, mais tellement efficace, et tellement bien traitée ici, avec une écriture qui m’a fait rire aux éclats et sangloter d’émotion – attention si vous commencez, le bouquet final est absolument grandiose, je vous défie de ne pas lâcher une larmichette.

    Cette série m’a passionnée et je vous garantis qu’elle peut plaire aux plus jeunes (à partir de neuf ans par exemple) comme aux plus vieux (mais je ne vise personne hein, et ne suivez pas mon regard). J’ai même très envie de la relire maintenant que j’ai écrit cet article. C’est LA série que je voudrais donner à lire à mes élèves si je deviens bien prof de Français comme je le projette. Une dernière information avant de vous laisser vous ruer chez votre libraire (oui, j’y CROIS) : je possède personnellement les cinq tomes en Pocket Jeunesse, avec des couvertures pas trop mal, mais il existe également des intégrales, et vu que les tomes sont courts c’est une bonne solution, je pense. Par contre, attention : une des éditions d’intégrales a une couverture toute pourrave (rouge avec une meuf blonde, ridicule), mais l’autre est assez stylée. Je vous laisse faire vos recherches si ça vous intéresse, ce que j’espère grandement !

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    J’aime quand même beaucoup la couverture du tome 2 ♥

    À bientôt pour de nouvelles aventures !


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