Interview Dédé #NosImagineurs



  • Salut les Plumes !

    L’hiver et le froid battent leur plein, mais PA est toujours là pour nous réchauffer le cœur : que ce soit à coup de déménagement surprise ou de PaCNo ensoleillé !

    De mon côté, je vous propose de découvrir un autre de ces phénomènes haut en couleur… merci d’accueillir @Dédé !

    1. Comment te présenterais-tu aux nouvelles Plumes qui nous ont rejoint dernièrement ?

    Je commencerai par dire que ce n’est pas parce que je ne traîne pas trop dans la section «Présentation des patients» que je suis forcément sauvage. Je crois que je préfère faire connaissance avec les Plumes « en situation » : sur les journaux de bord, autour d’un topic ou sur le PAchat (la Shoutbox de Plume d’Argent). On fait énormément connaissance sur le PAchat. Et j’y suis connecté le plus souvent possible. J’ai même pris le réflexe de me connecter depuis ma voiture, entre deux cours, pour me redonner du courage quand il m’arrive d’en manquer cruellement. Bref, vous savez où me trouver si jamais ! Voilà !

    Sinon, certains diront que tout ce qui se passe (en négatif) sur Plume d’Argent est de ma faute. Ne les écoutez pas ! C’est faux ! Et je ne suis ni dépravé ni nécrophile !

    Maintenant que c’est dit, je peux aussi vous prévenir que j’ai à l’heure actuelle une bonne petit treizaine de projets à mon actif. Niveau scribouille, j’aime toucher à tout.

    Entre deux projets d’écriture, je suis aussi journaliste pour le PAen. J’écris des Potins qui sont très attendus des Plumes. Pas plus tard que l’autre jour, on m’a demandé quand allait sortir le prochain numéro ! Protégez-moi de ces Plumes fanatiques ! Please…

    2. Dis-nous tout : quelles bonnes résolutions as-tu prises pour cette année ?

    Ces dernières années, je dis toujours que cela ne me sert à rien de prendre des bonnes résolutions car je ne les tiens jamais. Or, je m’aperçois que chaque année, j’ai des objectifs tout de même. D’abord, je voudrais avancer significativement dans ma trilogie et sur d’autres romans que j’ai laissés de côté ces dernières années… J’ai envie qu’en arrivant fin 2018, je sois fier de l’avancée dans mes romans en général. Oui, c’est un peu fou, j’en ai conscience…

    Sinon, l’écriture mise à part, j’aimerais lire davantage, que ce soit en piochant dans ma bibliothèque ou dans les nombreuses fictions sur FPA qui méritent tellement le coup d’oeil ! Je suis gêné de passer pour celui qui écrit et reste un peu dans son coin sans regarder ce que font les copains. Ce n’est pas dans mon tempérament et c’est sans doute la faute à la treizaine de projets et l’IRL mouvementée…

    Et j’aimerais aussi faire du sport régulièrement. Je suis inscrit dans une salle de sport. Je n’arrive plus vraiment à scribouiller quand le moral n’est pas là. Hé bien ! Le sport, je me dis que cela peut m’aider à y remédier.

    3. Dirais-tu que ton aventure sur PA t’a fait grandir ? En quoi ?

    Évidemment que PA m’a fait grandir et continue de me faire grandir ! Déjà, ma liste de projets s’en ressent. (rires) Je n’en avais pas autant à mon arrivée. La communauté donne confiance en soi, donne envie de se dépasser. Une histoire me gratte ? Allons voir jusqu’où elle gratte ! Sans parler des nombreux événements organisés par les génialissimes déesses admines (spéciale dédicace à Seja, Dan et Cristal). Les PaCNo, les nuits d’écriture, les commentaires constructifs sur FPA, il faut dire que PA est un lieu vraiment stimulant pour tout auteur.

    Le fait d’être entouré y fait beaucoup. Même si le PAchat dérive vite niveau discussion, il y arrive qu’un auteur confie ses dilemmes, ses doutes, ses soucis d’écriture et c’est ainsi que l’on s’entraide, que l’on s’inspire les uns les autres. Par exemple, quand j’ai un doute sur la syntaxe de ma phrase ou bien sur la trame de mon histoire, je sais que je peux compter sur les Plumes pour m’écouter et me conseiller. Sur PA, on n’est pas seul. C’est une source d’inspiration ! Comme l’autre jour, par exemple, en écrivant Bloody-Mary et la Lavandière de Nuit, je parlais en même temps avec Loki au sujet de légendes bretonnes et on comparait un peu avec les légendes urbaines. C’était passionnant !

    PA, c’est de l’échange, des relations réciproques qui poussent la Plume vers le haut !

    4. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans l’écriture ? Imagines-tu plutôt tes textes comme des films, des mangas, des BD… ou autre ?

    Au début, j’écrivais dans l’idée de faire comme des séries télévisées. Oui, j’écrivais des webseries dont l’écriture laissait à désirer (soyons gentils envers soi-même même si je meurs d’envie de dire que l’on était proche du caca pourri…). J’écrivais donc des épisodes, organisés en saisons. Bref, des séries, donc. Et puis le concept de webroman a débarqué et je me suis laissé porter. Donc, je dirai que je vois l’écriture comme ce qu’elle est, maintenant. Pour moi, mon roman est un roman.

    Même si, je l’avoue, j’aimerais bien voir certaines de mes histoires adaptées au cinéma, à la télévision ou en bande dessinée. Pourquoi pas…

    L’écriture me permet d’expérimenter des trucs. C’est un terrain de jeu dans lequel je m’amuse comme un petit fou… Je touche à un peu tous les genres (absurde, épistolaire, fantastique, SF post-apocalyptique, full-dialogue…), tous les styles (narration à la 1e personne en masculin comme au féminin, 3eme personne…), je regarde quels thèmes je suis capable de traiter, quelles émotions j’arrive à susciter chez le lecteur. C’est pour cela que j’ai une treizaine de projets qui n’ont pas grand chose en commun.

    5. Parlons maintenant de l’une de tes histoires que les lecteurs connaissent (peut-être) bien…comment as-tu élaboré Mais où est donc Ornikar ?

    Mais où est donc Ornikar ? ce n’est pas ma première histoire et pourtant, je pense que c’est celle que l’on retient (aussi bien le lecteur que moi-même). C’est le roman sur lequel je passe le plus de temps (depuis l’été 2015). Et encore, je ne suis qu’au premier tome ! Parce que, oui, il est prévu qu’Ornikar devienne une trilogie.

    Comment j’ai élaboré ce projet ? Je me souviens que Seja m’avait envoyé le lien du concours Gallimard deuxième édition de 2015. Et là, je me suis aperçu que je n’avais pas vraiment de roman jeunesse à mon actif. Et aussi étrange que cela puisse paraître, c’est le titre qui m’est venu en premier. Étant littéraire et dans les études pour devenir enseignant à l’époque, les conjonctions de coordination ont sans doute intrigué mon subconscient. Et, j’ai eu envie de partir à la chasse de l’Ornikar ! Je n’avais pas d’histoire, juste un titre. Et j’ai longtemps fonctionné à l’improvisation. J’écrivais chaque chapitre sans idée précise de ce qui allait se passer par la suite. Le résultat a été plutôt joli (pour un premier jet). Joli déjà dans le sens où j’ai réussi à terminer le premier tome. Depuis, je retravaille pour uniformiser le tout.

    6. Quel(s) lien(s) peux-tu faire entre ton texte et le thème de ce trimestre « Grandir » ?

    Hormis le fait qu’au départ, le texte ne devait s’étendre que sur un seul tome et que maintenant il est question d’une trilogie ? (rires) En tant qu’auteur, ce texte m’a fait grandir. J’apprends à approfondir la psychologie des personnages, à développer le contexte et l’arrière-plan de l’histoire.

    Dans l’histoire aussi, on peut faire du lien avec le thème «Grandir». Le personnage principal, Véra (il n’y a pas de noms de famille dans la trilogie, nul besoin de chercher), va apprendre la vie, mûrir, évoluer et j’aime la personne qu’elle est devenue aujourd’hui. Au début, je me souviens que son extrême naïveté me tapait un peu sur le système nerveux. Mais, c’est beau les personnages qui évoluent, qui cherchent à s’améliorer tout en restant fidèles à eux-mêmes. Cela fait peut-être écho à ma philosophie de vie. Peut-être que, quelque part, Véra grandit de la même manière que ce que je voudrais grandir moi aussi. Sauf que je sais que je ne suis pas Véra, j’ai déjà trouvé mon Ornikar contrairement à elle ! (rires)

    7. Tu décris cette histoire comme de la « fantasy absurde » : as-tu déjà eu affaire à des commentaires bizarres de la part de lecteurs dont tu aimerais parler (des groupies folles furieuses, de futurs contrats de mariage ou au contraire des menaces de mort) ?

    Sur PA, on a forcément des groupies folles furieuses, des contrats pré-nuptiaux et des menaces de morts. Pour Ornikar, je pense à Fabie qui tient vraiment à changer le nom de «Monsieur X» en Arthur Bonafant. Heureusement, j’ai appris plus tard que ce n’était pas du fanatisme : Fabie croyait sincèrement que le «X» était là parce que je n’avais pas encore trouvé de nom pour le personnage. J’ai trouvé l’attention très mignonne et assez cocasse, pour le coup. Sinon, je sais que Fabie et Chalice (oui, je balance des noms sans peur aucune) sont là pour traquer le moindre bisou dans l’histoire. Et je pense également que certains sont partis à la chasse aux roux ou aux bouclettes. Je soupçonne Chalice d’avoir voulu épouser Xander (le fameux «Monsieur X») à un moment donné.

    Pour mes autres histoires, j’ai eu droit à un dessin de Léthé où certaines Plumes me torturaient. Je me vois encore sur cette rôtissoire géante avec une corne de licorne sur la tête, me semble-t-il et les Plumes dessous, avares de récolter le moindre intestin et la moindre goutte de sang. Atrocités, l’histoire en question, m’a donné une réputation de pervers nécrophile et voilà le résultat… (soupirs)

    8. Tu tentes l’aventure du concours de Gallimard avec ce projet, qu’est-ce qui t’a motivé à participer ?

    Le challenge en soi est motivant ! C’est l’occasion de mettre un terme à la session de correction/réécriture du premier tome d’Ornikar. Je réorganise les chapitres, j’en fusionne, je rajoute de tout nouveaux chapitres si besoin, j’approfondis la psychologie des personnages, j’essaie de dynamiser les aventures des personnages… C’est un travail presque à temps plein qui traîne un peu. Le concours Gallimard est ma façon à moi de dire «Stop ! Cette fois, c’est la dernière fois que je retouche au texte». Et j’aimerais vraiment beaucoup que mon premier roman publié soit celui-là.

    Et puis, le concours Gallimard, Ornikar et moi, nous avons une relation un peu particulière. En 2015, j’ai donné naissance au premier chapitre d’Ornikar après avoir pris connaissance de l’existence du concours. Les choses ont fait que, sur le plan créatif, j’ai bloqué sur l’histoire et je n’ai pas pu envoyer à temps à l’époque. D’avoir appris que Gallimard lançait la troisième édition maintenant, alors que j’ai le nez dans les entrailles de l’histoire, je me dis que c’est peut-être un signe. Une deuxième chance. Une manière de boucler la boucle : Ornikar est née grâce à ce concours et pourrait se faire connaître également grâce à lui.

    9. Tu apprends que tu vas être publié par une maison d’édition, comment réagis-tu ?

    Quand j’ai appris le 19 décembre dernier que mon petit texte d’une deux-centaine de mots allait être publié dans les éditions Vermiscellanées (suite à un appel à textes : « 99 Variations façon Queneau »), je ne savais plus où me mettre et j’ai eu beaucoup de mal à réaliser. Alors, si un jour, une maison d’édition accepte de me publier, notamment avec Ornikar, je crois que je vais avoir encore plus de mal à y croire. J’imagine que ce que l’on ressent pour un petit texte de 200 mots est décuplé pour un premier tome de trilogie pour lequel on a consacré pas moins de trois ans de sa vie !

    Je risque de sautiller de partout, de relire le mail confirmant ma publication une bonne centaine de fois par jour. Et, me connaissant, je vais avoir des difficultés à garder l’information pour moi.

    10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

    Cette publication dans l’anthologie « 99 Variations façon Queneau » est un petit accomplissement que j’apprécie beaucoup. Je suis honoré d’avoir été sélectionné. Et c’est peut-être ce qui va me motiver en 2018 pour avancer encore plus loin avec mes autres projets. J’ai de grands projets pour Ornikar (concours Gallimard ou pas), j’ai des envies d’auto-édition pour mes projets un peu trop farfelus pour les maisons d’édition. J’ai toujours pensé que j’étais le genre de personnes à commencer «en bas de l’échelle» pour grimper les échelons petit à petit à la surprise générale. Et je souhaite la réussite à toutes les Plumes ! Autant les ancêtres que les petits nouveaux ! Nous ne sommes pas seuls dans notre coin et ensemble, on peut aller loin dans nos projets respectifs !

    Ainsi s’achève cette interview.

    Je tiens à remercier Dédé pour son investissement : il s’est tout de suite montré très enthousiaste et m’a renvoyé ses réponses en un temps record ! Je crois d’ailleurs qu’elles reflètent bien sa belle personnalité et, en ce qui me concerne, j’ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir !

    Tout comme Dédé, je vous souhaite de la réussite dans vos projets les Plumes, qu’ils soient scripturaux ou non d’ailleurs !

    Gardez vos plumes affûtées,

    Slyth

    (interview du 22 février 2018)


  • Plume d'Argent

    Et du coup @Dédé, c’est quand le prochain numéro des potins ? :stuck_out_tongue_winking_eye:


  • Journaliste PAen

    @Isapass : A vrai dire, je réfléchis depuis plusieurs mois maintenant (le temps passe vite, l’IRL me freine) à une nouvelle formule ou à un éventuel abandon. Je manque d’inspiration (si, si).


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