Interview Praline #NosImagineurs



  • Joyeux Halloween !

    (ça compte encore de dire ça le 1er, n’est-ce pas ?)

    Quoi qu’il en soit, après cette nuit agitée par le retour des morts, me voici de retour pour vous hanter avec une nouvelle interview.

    La Plume qui a accepté de me confier son âme a sans aucun doute beaucoup apprécié les sucreries de la soirée dernière… merci d’accueillir @Praline !

    1. Tu es inscrite sur PA depuis un peu plus d’une année… comment as-tu survécu à cette communauté déjantée et à ses méandres nébuleuses ?

    Eh bien, je n’ai pas survécu. Je suis actuellement décédée et c’est mon hologramme qui répond à tes questions et qui apparaît de temps à autres sur le PAchat.
    Trêve de plaisanterie, je suis toujours en vie, et justement grâce à Plume d’Argent. C’est bien la première fois que je me sens chez moi, dans une communauté déjantée justement, où j’ai pu rencontrer des plumes qui me ressemblent et avec qui je peux échanger sur ce que j’aime réellement. Et où je peux être la vraie moi.
    J’y ai même rencontré celle qui est devenue une de mes meilleures amies IRL (Loki, si tu passes par là… !)
    Bon, parfois, Seja me fait un peu peur avec sa hache et ses menaces, mais je crois que je suis un peu masochiste parce que j’adore ça.

    2. Rares sont les membres qui viennent uniquement pour lire, alors dis-nous : comment le goût de l’écriture t’est-il venu ?

    Question piège ! Eh eh eh.
    Pour être franche, je ne sais pas exactement comment il m’est venu. Mais je sais que, déjà toute petite, j’adorais les rédactions à l’école, j’écrivais des lettres à Saint-Nicolas (une sorte de Père Noël que nous fêtons en Belgique) et je créais même des petits livres illustrés. En fait, je pense que ça a toujours fait partie de mon enfance, grâce à mes parents qui m’ont inculqué le goût de la lecture et des histoires très tôt déjà.

    Et, avant de savoir écrire, je racontais des histoires à voix haute, tout le temps, partout. Ce qui avait le don d’énerver mes parents et mes institutrices à l’école héhéhé.

    3. Est-ce que tu as des attentes lorsque tu lis les écrits des Plumes sur FPA ?

    Je ne suis pas bien placée pour avoir des « attentes » envers mes collègues Plumes, mais il est vrai que j’ai toujours l’espoir de lire une histoire qui m’embarque et qui me fasse voyager dans l’imagination de celui ou celle qui l’a écrite. Ce qui fonctionne à chaque fois tellement ce site regorge de talents ! (comment ça je flatte pour être dans les bonnes grâces des admins ?)
    Plus sérieusement, tout ce que j’ai lu jusqu’ici m’a fait rêver et même parfois baver un peu d’envie.

    4. Tu as récemment été lauréate du Prix du jeune écrivain de langue française, félicitations ! Comment as-tu vécu cette expérience ?

    Merci beaucoup ! Je n’en reviens toujours pas moi-même et j’ai eu du mal à réaliser quand on m’a annoncé au téléphone que j’étais reprise.
    En fait, il y a plusieurs sélections dans ce concours (trois si je me souviens bien). Chaque fois que je recevais un mail comme quoi j’avais passé la sélection, je me disais « c’est la dernière que je passe, je n’irai pas plus loin ». Donc j’ai été vraiment très surprise, très contente aussi car c’est la toute première fois que je participe à un concours d’écriture, et bien sûr très impatiente de pouvoir aller au salon du livre de Paris !

    5. Parlons maintenant de l’une de tes histoires que les lecteurs connaissent (peut-être) bien…comment as-tu élaboré La Recenseuse des Mondes ?

    Ah, La Recenseuse… C’est une histoire qui me trotte dans la tête depuis un moment et que j’ai décidé de mettre par écrit le jour de mon inscription sur PA.
    L’idée m’est venue pendant une période un peu trouble de ma vie où j’avais du mal à trouver ma place et où j’avais besoin de m’évader, avant de dormir ; dans un monde imaginaire dans lequel les gens n’auraient pas à se soucier de la trouver, qu’elle serait décidée pour eux. De là est partie l’aventure de Louise, qui est un petit peu à mon image quand même, et depuis j’ai continué à peaufiner son univers avec des lois, une histoire, une géographie, etc.
    Le plus difficile, ça a été de transposer ce monde imaginaire en un monde de mots, avec des codes et une logique qui tiennent debout, sinon l’histoire elle-même devient bancale. Je crois même qu’en écrivant, je continue à élaborer ce monde un peu complexe, mais ça fait partie du défi !

    6. Qu’est-ce que le thème de ce trimestre, la famille, évoque pour toi (que ce soit en lien avec ton texte ou avec l’écriture en général) ?

    La famille est primordiale dans La recenseuse des Mondes, la relation de Louise, le personnage principal, avec la sienne étant très complexe. Sans trop spoiler, ses parents ont envers elle des attentes qui pèsent très lourd sur ses épaules et qu’elle a du mal à vivre. Quant à son frère, il préfère le travail et la gloire que de soigner ses relations avec sa petite sœur et d’essayer de la comprendre.
    Je pense que la famille peut tout aussi bien représenter le bonheur, le partage, l’amour comme elle peut être un fardeau, une obligation, et qu’elle n’est pas forcément la mieux placée pour nous comprendre. Elle est souvent idéalisée dans les films et les livres, alors que les relations sont bien plus complexes que ça. J’ai voulu montrer ces nuances dans mon récit, en décrivant une famille ni toute blanche ni toute noire, mais une famille avec des failles et des défauts.
    Je vous rassure, j’aime ma famille 😉

    7. En cas de blocage, comment te débrouilles-tu ? As-tu inventé des rituels particuliers pour te débarrasser du « syndrome de la page blanche » ?

    Si un jour je trouve le secret pour le surmonter, je vous le dirai !
    Quand je suis bloquée, j’ai beaucoup de mal à lâcher l’affaire et du coup, je me bloque encore plus. Mais je finis toujours par accepter que parfois, on bloque et qu’il faut laisser reposer le texte un moment plus ou moins long (parfois, ça peut me prendre des mois). Je prends alors le temps de m’aérer, de faire autre chose et de lire des romans. Je sais que de toute façon, mon idée reste quelque part, dans un coin de ma tête, et qu’un jour, je vais avoir l’inspiration pour la reprendre.
    Sinon, en cas de gros blocage, je sais que je peux me tourner vers les Plumes pour essayer de débloquer la situation.

    8. Question de fan : Tes personnages principaux sont-ils inspirés de ta propre personnalité ? Celle de ton entourage? Ou sont-ils complètement originaux ?

    Zut j’ai déjà vendu la mèche ! En effet, mon personnage principal, Louise, est fortement inspirée de mon ressenti personnel. Pas tant en terme de personnalité, je dirais, mais en terme de difficultés dans sa vie.
    Par contre, mes autres personnages sont originaux, dans le sens qu’ils ne ressemblent à personne de mes proches. Ils peuvent cependant avoir des inspirations de gens que je peux croiser dans la rue et qui ont une caractéristique que je trouve intéressante (bien souvent physique, ou dans une attitude). Sinon je pense que mes influences littéraires et cinématographiques doivent beaucoup jouer dans les portraits de mes personnages.

    9. As-tu d’autres projets d’écriture en cours ou à venir ?

    Pour l’instant, non. Je voudrais venir à bout de La Recenseuse qui est un gros morceau, et corriger mon texte pour le Prix du Jeune Écrivain. Mais je n’écarte pas la possibilité qu’un jour je trouve une idée et que je doive l’écrire !

    10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

    Je n’ai qu’une seule chose à dire : quand vous êtes triste, mangez du chocolat ! 😀

    Ainsi s’achève cette interview.

    Je tiens à remercier Praline qui a accepté cette interview et y a répondu à la vitesse de l’éclair avec beaucoup d’enthousiasme et de sincérité !

    Merci également à la Plume-Dont-On-Ne-Prononcera-Pas-Le-Nom (mwahaha !) qui a joué le jeu de la question de fan !

    Et finalement, merci à vous chers lecteurs et lectrices d’être toujours fidèles au rendez-vous des Imagineurs !

    Finalement, je crois qu’il ne nous reste plus qu’à mettre en pratique le dernier conseil de Praline, et ce quelle que soit notre humeur, qu’en dites-vous ?

    Gardez vos plumes affutées,

    Slyth

    (interview du 1er novembre 2017)



  • Oh,que je n’aie jamais lu cette interview ! :o
    Je sais que @Praline a menti, à moins que ce soit son clône que j’aie croisé à diverses reprises… Mais peut-être qu’elle est morte entre temps, toujours là, Pralinou?
    Merci encore @Slyth de (re)partager ces interviews, j’ai vraiment raté quelque chose en n’allant pas voir dans le PAen avant…



  • Avec plaisir @Mart, merci à toi de prendre le temps de lire et de réagir ! :smiley:
    @Praline, nous aurais-tu caché la vérité ? :scream:


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