Interview Chalice #NosImagineurs



  • Bonjour les Plumes !

    En l’an de grâce Panesque 2017, le temps était venu pour une nouvelle formule du Journal de voir le jour. Néanmoins, la rubrique des Imagineurs reste toujours d’actualité. Il faut dire que le site ne manque pas de Plumes à cuisi… présenter pardon !

    Surtout avec la récente vague d’arrivée de nouveaux membres (à croire que l’aura mirifique du PaCNo les attire !)

    La Plume qui a accepté mon invitation a d’ailleurs posé ses valises dans nos contrées il y a peu de temps. Mais, avec sa bonne humeur communicative et son, désormais célèbre, fouet à paillettes, elle a très vite su gagner notre affection éternelle. Merci d’accueillir @Chalice !

    1. Comment es-tu tombée dans la marmite pailletée de l’écriture ?

    Hey salut Slyth (comment te dire que la marmite et moi on est de grandes copines) ! Alors c’est une bonne question qui remonte à mes années lycée (genre il y a dix ans quoi) pendant lesquelles les heures passaient à une vitesse tellement lente (en cours de français surtout) qu’avec deux de mes amies, nous avons tout bêtement décidé d’écrire une histoire. Alors nous voilà en pleine soirée pyjama avec un vieux cahier tout moche (on n’allait pas en prendre un neuf quand même !) en train de chercher des idées de personnages et de péripéties. Bref, cette histoire est terminée (j’ai même ajouté un épilogue 5 ans après) et c’est vraiment du grand n’importe quoi. Aucune cohérence dans les dialogues, les personnages dormaient dans un appartement pour se réveiller dans un autre alors que …oh ! Mais il fait déjà nuit ?! BREF c’est franchement drôle de la lire. En fait, on se passait le cahier les unes les autres pour que chacune écrive du point de vue de son personnage et, du coup, comme on ne se relisait pas avant, ça donnait un sacré résultat. En tout cas, depuis cette période-là, je scribouille par-ci par-là sans vraiment me pencher sérieusement sur un texte. C’est seulement depuis le mois de juin 2014 (date à laquelle ma boite a coulé) que j’écris vraiment. Pour moi. Pour me détendre. Pour me poser des questions. Et surtout, parce que j’adore ça.

    2. Quels genres de fictions et de fanfictions aimes-tu lire sur le site ?

    Aussi bien dans l’IRL (ce monde étrange) que sur FPA, je lis exclusivement de la fantasy/imaginaire. J’ai énormément de mal à être emportée dans un livre s’il se rapproche trop de l’IRL tout simplement. J’ai besoin de me perdre dans un univers avant de pouvoir me perdre avec les personnages et l’histoire. Après il y a des exceptions, par exemple, j’aime beaucoup lire des comédies romantiques mais il faut que je sois dans le mood (mais kesskel dit ?!) enfin, que j’aie envie de changer complètement de lecture.

    3. Quelles sont tes attentes lorsque tu lis les écrits d’autres Plumes ?

    Hum, ce n’est pas une question facile. Parce qu’il y a des plumes avec qui je m’entends bien et donc, je voudrais aimer leurs écrits. Simplement parfois ce n’est juste pas mon style ou alors je ne suis pas dans le bon mood (ça y est elle recommence avec ce mot !). Sinon en règle générale, je m’attends à être surprise par l’univers, surprise par le style d’écriture, le caractère des personnages, les intrigues. Ce que j’attends beaucoup également, c’est de vivre de l’imprévisible. Il y a des lectures (que j’ai lu IRL) où la suite est tellement prévisible que ça gâche tout simplement le moment, alors quand il se passe des évènements inattendus ou des retournements de situations (enfin pas trop non plus mon cœur crousti-moelleux ne le supporterait pas) c’est vraiment chouette.

    4. Le thème du Journal tourne autour du couple (au sens large du terme) en ce moment. Est-ce que c’est une notion que tu as déjà eu l’occasion d’évoquer dans tes écrits ? Comment l’abordes-tu ?

    Alors dans mes écrits de lycée oui, c’était même la grande histoire d’amour avec tout le tralala (ça ne veut rien dire ça !) qui va avec. Par contre, pour Chargée d’épines, ce n’est vraiment pas le thème principal, même si j’ai peut-être de futurs plans pour aller dans ce sens. Cependant, ce ne sera qu’un thème secondaire selon si Mae y met du sien ou non (tu sais que c’est toi qui décide quand même non ?) et dieu sait qu’elle n’y met VRAIMENT pas du sien celle-là ! Oui parce que des fois je me dis que Mae pourrait faire ou dire ça et puis je l’imagine dans ma tête en train de faire ou dire complètement autre chose du coup je me sens obligée (mais pourquoi ?!) de faire ce qu’elle veut elle… tête de l’auteur martyrisée par ses propres personnages

    5. Parlons de Chargée d’épines justement, ton texte que les lecteurs connaissent (peut-être) déjà… Comment as-tu mis sur pieds cette histoire ?

    Ah si tu savais ! (bah elle va savoir vu qu’elle te pose la question !) Alors en fait, je n’étais pas DU TOUT partie sur cette histoire. Je voulais écrire sur l’univers des cauchemars, avec un dieu qui règne sur ce merveilleux endroit (la blague) et avec Mae. Et puis, je ne sais pas, ça ne collait tout simplement pas, du coup j’ai quand même écrit le début parce que Mae au final je ne l’ai pas vraiment changée. Au fur et à mesure de mes scribouillages, j’ai trouvé l’idée principale et puis tout est venu naturellement. J’ai récemment découverts Scrivener, qui m’a aidé à organiser mes chapitres (j’en avais déjà 25 donc il était temps) et à avoir une vue d’ensemble de l’histoire. Mais sinon les idées sont vraiment venues d’un coup et après, j’avais tout en tête. Tout ça pour dire que je voulais écrire sur les cauchemars et que je ne l’ai pas fait. Donc pour me venger, je fais faire des cauchemars à mes personnages. (Ouais je suis comme ça moi !)

    6. Tu as choisi une narration à la première personne, est-ce pour une raison particulière ? Quels sont, pour toi, les avantages et les inconvénients de ce type de narration ?

    Comme l’histoire est racontée essentiellement du point de vue de Mae, je me suis tout naturellement penchée vers la première personne. Son personnage est relativement complexe dans le sens que sa vie n’est pas drôle, mais elle, elle est vraiment optimiste et enjouée. Elle fait complètement abstraction de sa situation (qu’elle trouve tout à fait normale) pour appréhender la vie. Et je trouve que le meilleur moyen de faire comprendre ces traits de caractère aux lecteurs, c’est en passant par la première personne et par l’humour. Mae se moque beaucoup d’elle-même (oui parce qu’elle n’est vraiment pas douée aussi) et avec la première personne, c’est plus prenant je trouve. Après, c’est un avis personnel et puis il faut dire que je suis plus à l’aise à la première personne tout simplement. Ce qui est amusant, c’est que j’ai moi-même du mal avec les lectures écrites à la première personne.

    7. Comment as-tu reçu les réactions des Plumes sur ce texte et de quelle manière prends-tu en compte leurs commentaires ?

    Ah ah…TELLEMENT MAL. Je suis vraiment susceptible avec les commentaires dans lesquels je dois retravailler mon texte. Je me soigne ne t’inquiètes pas, surtout que les commentaires sont complètement justifiés. Mais à la première lecture, j’ai vraiment du mal et puis après je me secoue (tu m’expliques comment physiquement du peux faire ça ?) et je relis le commentaire avec un regard plus concentré. Et, au final, je me sens chanceuse d’avoir des personnes qui s‘intéressent assez à mon texte pour prendre le temps de me donner leur avis/conseils/remarques pour que je puisse améliorer celui-ci. Je travaille sur moi et je me relis beaucoup plus souvent maintenant. Et je remercie toutes les personnes qui ont pris le temps de me laisser un commentaire d’ailleurs !

    8. En cas de blocage, comment te débrouilles-tu ? As-tu inventé des rituels particuliers pour te débarrasser du redouté « syndrome de la page blanche » ?

    Quand je bloque (comme pendant tout le mois de décembre par exemple), je sais que ce n’est pas la peine de forcer. Je l’ai déjà fait, et ce n’est vraiment pas joli à voir. Donc je préfère me prendre un bon bouquin et oublier tout simplement ce que j’étais en train d’écrire pour pouvoir y revenir sereinement plus tard (donc là ça fait un mois que je lis en attendant d’être sereine ah ah !). Il y a aussi une autre technique que j’aime bien faire, c’est de me jouer les scènes en tête. Je mets toujours beaucoup de temps à m’endormir (mais pourquoi tu racontes ta vie ?) et souvent je reviens sur les moments où je suis bloquée et je me joue les scènes. Je vois les personnages qui dialoguent, les décors et il m’arrive assez souvent de trouver la solution ou la petite phrase qu’il faut pour faire disparaître le blocage. Et le lendemain (si je m’en souviens, et ça, c’est plus rare) je peux me remettre à mon histoire et continuer avec les éléments que j’ai imaginé.

    9. As-tu de grandes ambitions en tant qu’auteure (transmettre des messages de paix et de tolérance à travers tes textes, être traduit(e) en 25 langues, que l’on achète les droits de ton œuvre pour le cinéma… ou tout autre projet machiavélique) ?

    Alors mes deux réelles ambitions seraient de premièrement, terminer mon premier tome (oui parce que j’en ai prévu un second) et de l’envoyer aux éditeurs. Et je trouve que là, ça serait déjà pas mal en termes d’ambitions personnelles. Après, quand les lecteurs lisent Chargée d’épines, j’ai surtout envie de leur faire vivre une aventure pleine d’émotions, qu’ils puissent rire et se poser des questions. Susciter des émotions auprès de ses lecteurs, je trouve que c’est vraiment la plus belle des ambitions, parce que ça voudra dire que ce que j’ai essayé de transmettre a fonctionné. Que lorsque je riais tout seule (oui oui ! je fais ça) pendant une scène, eh bien les lecteurs ont ri aussi. Ou quand je dévoile un indice, ils se posent des questions et encore mieux, font leurs propres théories (et dieu sait que j’en ai eu des théories à se rouler par terre !!) et viennent me les exposer. Tous ces éléments créent une complicité auteur/lecteur qui est juste géniale à vivre et que j’espère continuer à vivre encore longtemps.

    10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

    Déjà, je voudrais te remercier pour cette interview à laquelle j’ai beaucoup aimé répondre (surtout les passages entre parenthèse) ! Sinon quoi dire de plus aux plumes que de continuer à écrire, à rêver, à dessiner (Lé m’entends-tuuuuu ?) et à être vous-mêmes. Parce qu’il n’y a rien de plus chouette que de pouvoir faire ce que l’on aime. Je vous jette dignement des paillettes sur vos truffes pour vous souhaiter tout plein de courage et de scribouilles…Ah oui, aussi, pensez à la paix dans le monde et à l’environnement aussi quand même. VOUALA.

    Ainsi s’achève cette interview.

    Un grand merci à toi, ô rayonnante Chalice d’avoir si joyeusement consenti à répondre à mes différentes questions ! Je te souhaite de pouvoir continuer à martyriser tes personnages en paix (parce qu’au fond, on est tous un peu masos), de te jouer des scènes sans oublier de prendre note des solutions que tu trouves et de susciter toute une palette d’émotions chez tes lecteurs/trices !

    Un grand merci également à vous tous, abonné(e)s du Journal pour votre fidélité et vos retours sur les différents articles du Journal !

    Je vous dis à bientôt pour une prochaine interview.

    Gardez vos plumes affûtées,

    Slyth

    (interview du 15 février 2017)


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